Cerveau

Élément central du fonctionnement vital et psychique, le cerveau est chez l’homme l’organe sans lequel la relation entre corps et monde, pensée et affectivité, serait impossible.

Élément principal du système nerveux central, le cerveau est constitué en particulier de deux hémisphères au fonctionnement relativement spécialisé et des éléments qui les relient et les prolongent, d’un système limbique hérité des mammifères primitifs et d’un tronc cérébral. Composé d’environ 100 milliards de neurones, il est, selon la formule de Jean-Pierre Changeux, « un système auto-organisé “ouvert” et “motivé”, producteur de représentations qu’il projette sur le monde extérieur ».
Courant électrique et composés chimiques en assurent le bon fonctionnement. Ils permettent la réversibilité du passage des « informations » entre ce qui est reçu du « dehors » et ce qui est construit au « dedans ». La faculté majeure du cerveau est de simuler le monde extérieur. Il le fait le plus souvent en vue de permettre à l’individu qu’il constitue d’agir sur le monde ou du moins de s’y maintenir vivant. Cela implique, à chaque moment et selon les situations, que soient activés des ensembles de neurones souvent éloignés les uns des autres dans l’espace matériel que constitue le cerveau.
Si, d’après Alain Berthoz et comme l’a montré LLinas, « l’origine de la pensée réside dans la nécessité de bouger, dans le mouvement », on peut aussi dire avec lui que la puissance propre du cerveau semble bien être la simplexité, cette faculté de transformer des ensembles complexes de données et d’informations liées à des situations nouvelles par des réponses simples.

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dimanche 3 mai 2026

Limitrophie et regard animal

La performance se déploie en concomitance avec la projection de la vidéo « Regard de Dieu », réalisée en Inde. Ce film documente la présence de vaches sacrées — inscrites dans une tradition de zoolâtrie — au sein d’une ville du Tamil Nadu, où elles apparaissent parées, circulant librement et cohabitant étroitement avec les humains. Ces animaux divinisés ne relèvent ni d’un régime de domestication, ni d’une relégation au second plan ; leur présence constitue au contraire un élément structurant du paysage urbain contemporain, où elle demeure quotidiennement perceptible. Cette configuration ouvre un champ d’interrogation sur les modalités du regard ainsi que sur les frontières entre humains et non‑humains.

par Eun Young Leepark

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dimanche 3 mai 2026

Le temps de l’œuvre

Dans « la condition de l’homme moderne », un texte qui date de 1958, Hannah Arendt écrit cette phrase qui résonne aujourd’hui cruellement :
« L’Homme moderne a perdu le monde pour le Moi. »

par Jean-Marie Hordé

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dimanche 3 mai 2026

Tout en un

J’ai du mal à travailler lorsque je ne suis pas sollicité. Est-ce le besoin de me sentir utile qui m’anime ou le désir d’être aimé tout simplement ? C’est compliqué lorsqu’on a choisi l’invention comme vecteur vital depuis toujours. J’imagine que, enfant timide, l’extraversion représenta rapidement l’échappatoire. Cela n’a pas été facile.

par Jean-Jacques Birgé

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dimanche 3 mai 2026

La Boite Blanche de Pont-Aven

Me préparant à quitter mon atelier pour un autre lieu de création, j’ai entrepris de trier papiers, cahiers, fiches d’inventaires, communiqués, certificats, attestations, comptes rendus d’études, textes de conférences, correspondances et notes diverses concernant divers projets abandonnés ou réalisés.

par Jean-Pierre Brazs

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dimanche 5 avril 2026

Rodin vs Epstein

Eichmann tel que le décrit Hannah Arendt était un homme banal, médiocre. Dans un de ses romans, le romancier hongrois Maraï raconte un dîner de fête à l’époque de l’occupation allemande. Le dîner rassemble des amis anti-fascistes, sauf un, qui, à bout d’arguments pour défendre sa position, déclare : peut-être avez-vous raison, mais le fascisme, c’est fait pour les gens comme moi, sans talent.

par Jean-Marie Hordé

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dimanche 1er mars 2026

Quant à la mémoire

À supposer que la Terre ne soit pas aussi plate qu’une image et que nous ne soyons que poussières d’étoiles, la série « Bruit de fond » convoque, à sa manière, mon histoire personnelle intimement liée à celle du siècle passé, point asymptotique de fusion entre la petite et la grande histoire immobilisée dans le grain de la matière argentique. Mes proches y figurent, la mère, mes enfants, comme tatoués par les miettes de texte dactylographiés qui convoquent d’autres événements qui ont marqué ce temps auquel j’appartiens. Pour ne pas oublier, en effet.

par Lionel Fourneaux

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dimanche 1er mars 2026

De l’extérieur vers l’intérieur

Les œuvres qui traitent parfois de la question de l’existence peuvent sembler très subjectives ou pédantes. Pour ma part, je préfère travailler avec une narration qui permet une lecture plus lisible et plus accessible de ce thème.
À travers la relation entre le monde extérieur et moi-même, les deux vidéos présentées cherchent à poser la question de ce que signifie exister.

par Ka-Ae CHA

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mardi 3 février 2026

Gaëtan Viaris de Lesegno

Notre ami Gaëtan a disparu en ce début d’année à quelques jours de son 86ᵉ anniversaire. Il nous accompagnait depuis des années en nous présentant ses expositions et proposait des créations spécifiques pour TK-21 LaRevue.

par Martial Verdier

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mardi 3 février 2026

Que Dire ?

Lorsque Martial Verdier m’a proposé d’écrire un article pour TK-21 LaRevue, je fus touché par sa confiance. Rentré chez moi, je me suis trouvé dépourvu.
Que dire ?

par Jean-Marie Hordé

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lundi 2 février 2026

La vie est une création continue

Après l’analyse, la poésie suit la philosophie. Comment ne pas écrire des poèmes pour Henri Bergson, cet homme qui insiste tant sur l’intuition et l’immédiat instant ?

par Bernard Gast

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