Images

Surface signifiante, animée, pixellisée ayant envahi les écrans et les cerveaux, l’image est devenue aujourd’hui un opérateur perceptif et cognitif.

Une image est une surface signifiante sur laquelle apparaissent des éléments, lignes, couleurs, formes diverses, qui entretiennent des relations ne relevant pas de la logique verbale et textuelle, mais d’une dimension « magique ». Fixe pendant des millénaires, l’image s’est animée avec l’invention du cinéma. Depuis l’invention de la vidéo et des appareils numériques elle ne peut plus être perçue comme analogique. Définie par les programmes des appareils, elle n’est plus qu’une organisation transitoire de pixels qui oscille entre émergence de manifestation visuelle offrant à la vision humaine des éléments reconnaissables et disparition ou brouillage de ces mêmes éléments. Tout a lieu en permanence sur les écrans de la planète. Multipliée à l’infini, elle envahit la réalité et les cerveaux comme une hallucination continue. Prenant la place du texte dans le champ élargi de la connaissance, elle est devenue un opérateur perceptif et cognitif.

jeudi 30 juillet 2026

L’Allégorie de la Caverne

Joskun Suleymanov explore à travers ses séries les thèmes de l’illusion perceptive, de l’inconscient, de la mémoire et des structures invisibles de la condition humaine, dans une approche rigoureusement analogique et matérielle de l’image. Dans la déconstruction de l’espace physique, la distorsion optique élimine les repères géométriques pour forcer le regard à chercher la vérité au-delà des formes conventionnelles.

par Joshgun Suleymanov

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jeudi 30 juillet 2026

Deformario

Deformario n’est qu’une tentative imprudente, un élan indiscipliné pour naviguer parmi les débris graphiques de cette impossibilité. Le besoin de donner forme au chaos et de déformer le monde, afin que, dans la contorsion, de nouvelles possibilités s’ouvrent.
Deformario, c’est un parcours à travers les péripéties que mène ce dessinateur errant, pour tenter de contempler l’extraordinaire qui se cache dans le quotidien des personnes et des choses. Le terrible et l’insondable. La beauté d’une tempête inavouable.

par Vincente Ocho

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jeudi 30 juillet 2026

Les Corps Effacés

C’est à force de peine que tu tireras ta nourriture tous les jours de ta vie. Les photographies montrent des architectures industrielles, structures d’acier, volumes de béton, lignes de force, mais l’ouvrier en est absent. Son effacement n’est pas anecdotique : il constitue le cœur du projet. Cette série interroge la disparition du corps dans l’espace productif.

par Didier Louineau et Patrice Delory

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jeudi 30 juillet 2026

(DÉ)GÉNÉRÉ(E)S

Quarante-deux artistes aux pratiques parfois contradictoires partagent une même méfiance envers les récits trop simples. Présentées sous la forme d’un vaste cabinet de curiosités contemporain sous le commissariat de Nicolas Havette, les images se répondent, se contredisent parfois, se contaminent souvent. Retour sur une exposition du Off à Arles, qui était présentée en juillet dans la maison d’enfance de Lucien Clergue.

par Nicolas Havette

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samedi 4 juillet 2026

Ad Ultimam

La série présentée porte le titre « Ad Ultimam », expression latine signifiant littéralement jusqu’à l’extrême limite, et pour le cas précis de cette suite d’images, elle rend compte d’une altération qui mène à son effacement, et au-delà, jusqu’à sa perte.
Dans l’art, le créateur à la recherche "ad ultimam" de la perfection dans chaque détail, poursuit son œuvre jusqu’à la quête de la dernière nuance possible.

par Jean-Guy Lathuilière

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samedi 4 juillet 2026

Vacance

J’ai découvert il y a quelques années à l’occasion d’un voyage à Montpellier l’application « vignette » de mon smartphone. Vers 2010. Elle propose dans un format carré qui évoque celui de mes polaroids des années 1990, une belle saturation des couleurs et un léger vignettage qui produit une impression de resserrement de la vision vers une intériorité subjective et onirique.

par Yannick Vigouroux

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samedi 4 juillet 2026

Marche Arthur Batut

Un propos anti-carte-postale et anti-mythologique qui va à l’encontre de la communication dont nous abreuvent continuellement les diverses institutions des métropoles.

par Nicolas Fremiot

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samedi 4 juillet 2026

Catherine Larré compile, collectionne et...

Catherine Larré compile, collectionne et archive des images. Elle a ainsi créé un vaste catalogue, sans cesse alimenté, dans lequel elle puise pour en extraire une matière première à tordre, à transformer.

par Catherine Larré

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samedi 4 juillet 2026

Inventaire avant dispersion

Je travaille depuis des années sur les lieux de mémoires : les musées, les collections, les lieux patrimoniaux, les dépôts lapidaires, les ruines. Il y a maintenant dix-huit mois un collectionneur me contacte pour me demander si j’accepterais de photographier l’appartement de ses parents, dans lequel ils vécurent cinquante ans. Il s’agit alors de faire plus qu’un inventaire de ce patrimoine, il s’agit de restituer une vision sensible et poétique qui participe à la mémoire de sa familiale.
Ces photographies ont alors une charge, une mission pour chacun des membres de cette famille, mais au-delà, elles portent un message universel, c’est le deuil de chaque enfant qui opère en revenant sur les lieux de ses parents, de sa propre enfance. Nous avons, un jour ou l’autre à vider l’appartement ou la maison de nos parents.

par Jean-Christophe Ballot

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