Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

dimanche 24 mai 2015

Infinités Plurielles

La maitrise du corps des femmes est politique et les questions liées aux représentations et au sort des femmes ont pris de plus en plus de place dans ma création ces dernières années.

par Marie-Hélène Le Ny

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dimanche 24 mai 2015

La fille de Murasaki (Dai Ni No Sami)

Vivre sa vie (JL Godard, C. Hoebecrau)
Heureuse, je suis (Marika Kinaropoulou, A. Papadiamantis)
Rencontres dans la forêt (paysages du XVIIe)
J’ai tout arrangé (Shakespeare, R. Musil)

par Joël Roussiez

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dimanche 26 avril 2015

Cartes à jouer d’une mémoire transversale

Avec Foto Galatasaray (Open Archive / Istanbul, 2011) Tayfun Serttas a réalisé un projet basé sur la reprise complète des archives professionnelles de la femme photographe Maryam Sahinyan (Sivas, 1911, Istanbul, 1996), qui travailla dans son modeste studio de Galatasaray, Beyog-lu,de façon ininterrompue entre 1935 et 1985. Ce sont certaines de ces images, tirées dans de nouveaux formats absolument adaptés au lieu, qu’il a présentées pendant quelques jours à Paris, lors des Moments Artistiques, manifestation qu’organise Christian Aubert chez lui une fois par mois.

par Jean-Louis Poitevin et Tayfun Serttas

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dimanche 26 avril 2015

Fantômes d’Anatolie

Fantômes d’Anatolie explore les traces et la place du génocide arménien dans l’histoire turque et l’inconscient collectif turc.

par Pascaline Marre

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dimanche 26 avril 2015

L’expression du vert

« Le paysage c’est le monde. Le monde tel qu’il est. Le monde tel qu’il va. Tous les signes et stigmates sont là. Outre la beauté brute et têtue de la nature, l’irréductibilité, par exemple, de la Méditerranée, des Alpes ou du plateau de Millevaches ; outre la situation particulière de ces territoires, les balafres et strates inexpugnables des infrastructures portuaires et industrielles, l’avidité dévoreuse des zones d’habitat urbain ; il y a l’épreuve physique. Celle du regard. Celle de la marche. Le flux des sensations et de la pensée. Celui des images, des mots et des sons pour l’approcher, l’apprivoiser et en rendre compte. Tout ce "chant général" qu’on peut aussi appeler : poétique du territoire. »

par Brigitte Palaggi , Christophe Galatry et Olivier Domerg

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dimanche 26 avril 2015

Disparaître dans la joie

Porté par le courant dans la rivière qui scintille, voguant dans les ondulations des eaux, effleurant les galets lisses qui parfois se déplacent et se heurtent…

par Joël Roussiez

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mercredi 25 mars 2015

Le grand « lego »

Beomsik WON poursuit actuellement sa recherche sur les formes impossibles en architecture à travers un travail inlassable de montage dont le fondement est un travail de déconstruction. Démonter les formes existantes - ces assemblages qui forment aujourd’hui le visible urbain - et les remonter en fonction d’un plan mental ne tenant pas compte des impératifs imposés par les lois de la gravité, tel est l’enjeu de ces archisculptures portant le titre générique d’Antigravity.
Ici la déconstruction derridienne côtoie les fantômes encore non vus d’un futur ayant commencé de faire muter la réalité. C’est un éveil du regard qui constitue le véritable chantier de ce travail.

par Beomsik Won et Jean-Louis Poitevin

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mercredi 25 mars 2015

À qui le tour ?

Jeune artiste américano coréen, Gregory Bae est revenu dans son pays d’origine pour la première fois comme adulte pour un séjour long, une résidence au Cheongju Art Center. Une activité débordante et quelques expositions ont jalonné ce séjour d’un an qui se termine bientôt, durant lequel il a déployé les questions qui le constituent. Une bipolarité évidente, concernant sa double origine et sa double appartenance, traverse les œuvres qu’il a présentées lors de son exposition personnelle en février à Cheongju intitulée « Go big or go home ! ». Cette bipolarité y a été portée par un questionnement plus global concernant notre relation actuelle à la terre et au cosmos qui l’abrite.

par Gregory Bae et Jean-Louis Poitevin

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mercredi 25 mars 2015

Dans l’atelier de réparation

En publiant un livre intitulé « Rêver de réparer l’histoire, psychanalyse, cinéma politique », Jean-Jacques Moscovitz montre comment sa passion pour le cinéma et sa pratique de l’analyse peuvent conduire à l’élaboration de questions essentielles.
Par la présentation non dogmatique des blessures qui à la fois déchirent la société dans laquelle nous vivons et laissent en chacun des plaies qui restent souvent ouvertes la vie durant, ce livre nous propose une réflexion où se mêlent esthétique et éthique.

par Jean-Louis Poitevin

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