Appareil

Dispositif articulant des programmes hétérogènes, un appareil permet la manipulation d’objets ayant des propriétés analogues à celles du monde ordinaire. C’est « un jouet simulant la pensée ».
Vilém Flusser

Un appareil est un dispositif simple ou complexe articulant entre eux des programmes hétérogènes qui ont pour objectif d’agir sur la réalité et pour effet d’en transformer les modes de perception.
L’appareil photographique est la matrice de tous les appareils. L’ordinateur est un dispositif assurant à la pensée humaine la possibilité de se décharger de certaines fonctions. Les appareils entraînent des effets de rétroactions qui emportent les concepteurs et les utilisateurs dans une mutation matérielle et psychique dont aucune conséquence ne peut être prévue à long terme.
L’univers textuel sous l’assaut des algorithmes (concept pratique, traduisant la notion intuitive de procédé systématique, applicable mécaniquement, sans réfléchir, en suivant simplement un mode d’emploi précis) des programmes se transforme en un univers visuel rétroagissant sur tous les aspects de la perception et de la pensée.
Les langages de programmation permettent aujourd’hui la manipulation de structures et d’objets ayant des propriétés et des comportements analogues à ceux du monde ordinaire.
Selon la formule de Vilém Flusser, un appareil est « un jouet simulant la pensée ».

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mercredi 29 août 2018

Attraction/Répulsion

Approche symbolique d’une installation de l’artiste belge Laurence Dervaux relative à la quantité de sang pompée par le cœur humain, œuvre de la collection de la Province de Hainaut et du Bps22.

par Laurence Dervaux

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mercredi 29 août 2018

Corps à corps

L’intervenante-performeure se lève de sa chaise située derrière la table de conférence. Elle tient dans ses mains une ramette de feuilles de papier de format A4. Elle fait quelques pas vers l’auditoire et se dirige à sa gauche. À cet endroit, l’espace est libre. Elle sort une feuille de l’ensemble et la dépose au sol. On peut voir l’image de la tête d’une statue romaine d’Aphrodite [1]. Elle se place devant la table, face au public, et commence à lire un extrait de la pièce Le Somnambule de Gao Xingjian, sans en indiquer la référence.

par Simona Polvani

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mercredi 29 août 2018

À fleur de peau

La peau, à la fois matière et réseau, interface relationnelle et contenant individuel, imprime, partage, cartographie, nous place dans une alternance fusion-scission, nous tisse aux différents mondes du dehors et du dedans.

par Maria Clark

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mercredi 29 août 2018

Corps, Rituel et temporalité

Le travail de Matthew Barney River of Fundament (2014), basé sur Ancient Evenings, le roman de Norman Mailer, se joint à un opéra de cinq heures et demie de film et performances réalisés sur une période de sept années et à l’installation d’une série de sculptures dans l’espace d’une galerie.

par Angélica Maria Alves de Carvalho

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mercredi 29 août 2018

Est-ce réel ? : Corps (méta)physique, icônes et transmutation

L’image numérique, que je rapproche davantage de la peinture que de la photo, me permet de représenter d’une manière crédible mes obsessions concernant la perception d’un monde se situant au-delà du sensible. Dans celle-ci le corps/monde est une allégorie de la représentation.

par REED 013

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mercredi 29 août 2018

Quand le sujet se barre

Un document garde l’enforme d’un autre. Un corps garde l’enforme d’un autre. Nous observerons dans l’art contemporain cette dilatation du sujet et du corps à partir de trois dispositifs et projets artistiques. Dans la vidéo To be continued [2] de Sharif Waked, un martyr kamikaze [3] filmé dans le protocole suicidaire lit Shéhérazade à la place du Coran. Ryan Trecartin et Lizzie Fitch, deux jeunes artistes post-internet, proposent un véritable techno-nomadisme des identités et des corps : toute vie érotique se présente comme artificielle dans une autre psychologie et une topologie des masques. Quant à Vincent Macaigne, les excès de corps poursuivent leur route pour nous sortir de notre anesthésie actuelle politique, affective, libidinale, érotique, etc. On déboulonne tous les fétiches sur scène pour boire une bière.

par Diane Watteau

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mercredi 29 août 2018

Intime invisible, corps dévorés

Là où se forme une communauté épisodique entre deux êtres qui sont faits ou qui ne sont pas faits l’un pour l’autre, se constitue une machine de guerre, ou pour mieux dire une possibilité de désastre qui porte en elle, fut-ce à dose infinitésimale, la menace de l’annihilation universelle. (Blanchot) [4].

par Jeanne Laurent

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mercredi 29 août 2018

Un corps qui « éprouve » et s’abîme

La performance en gagnant les scènes contemporaines a généré nombre de bouleversements. Les formes spectaculaires qui en résultent multiplient les caractéristiques modifiant les repères traditionnels. Le corps des performers devenu « corps-relieur » s’y fait médiateur entre l’individu et la société. Tour à tour présenté comme un objet submergé, malmené, attaqué, meurtri, il devient emblématique d’une période mêlant outrage et outrance. Notre propos est d’effectuer une analyse panoramique, tout en privilégiant un thème devenu dominant aujourd’hui, celui de la violence, son enjeu, sa signification culturelle : manifestations effervescentes, débridées, atteintes physiques, souffrances, autant de brisures et de chocs qui saturent l’espace scénique contemporain.

par Sylvie Roques

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vendredi 1er juin 2018

Reliques du futur

Pour l’exposition Straight Battlefield, Floryan Varennes a choisi de déployer le fruit de recherches prenant leur source dans une certaine approche de l’univers médiéval.

par Floryan Varennes

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