poésie

vendredi 30 octobre 2026

Réel-Surréel

Réel-Surréel ne se situe ni entre le réalisme et le surréalisme, ni après eux comme un compromis. Il définit une troisième fonction de l’image : partir du réel non pour le reproduire, ni pour le rompre par l’introduction d’une étrangeté ou d’une altération venues d’ailleurs, mais pour rendre visible l’excédent qu’il contient déjà. La matière, le lieu, le corps ou la sensation, lorsqu’ils sont soumis à une élaboration suffisamment insistante, peuvent devenir davantage que leur donnée première sans cesser d’être la source active de leur propre métamorphose. Le trait d’union de Réel-Surréel est essentiel : sans le réel, le surréel risque de devenir arbitraire ; sans le surréel, le réel risque de s’épuiser dans son apparence plate, unidimensionnelle. Réel-Surréel désigne précisément cet intervalle où quelque chose devient plus que ce qu’il est sans cesser de procéder de ce qu’il était.

par Akis Parodis

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vendredi 30 octobre 2026

La vision de Robert Walser

Les points communs entre l’artiste Jean-Michel Alberola et moi-même (lieu de naissance, art à tendance philosophique, etc.) ont bien souvent rapproché nos deux créations, particulièrement lorsque je travaillais avec la galerie Guy Mondineu, ami de Jean-Michel. Or, à l’entrée même de l’exposition Dessins sans limite au Grand Palais, je découvre de Jean-Michel Alberola, La Vision de Robert Walser (paupière supérieure, paupière inférieure). Don de la Collection Guerlain, ce dessin (encre, gouache et craie sur papier) au format de 156 x 140 cm est clairement en place d’ouverture parce qu’il s’agit d’une œuvre liminaire...

par Bernard Gast

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jeudi 1er octobre 2026

Nezahualcoyotl

Je ne sais plus exactement pourquoi ni comment j’en étais arrivé à parler de lui.
Il me faut rassembler quantité de fragments éparpillés ici et là dans mon cerveau, bribes de mémoire et de vagues réminiscences, et c’est là un exercice vraiment difficile... Et puis, j’ai ressorti tout un tas de notes que j’avais prises, sortes d’emplâtres scripturaux...
Ah oui !... Il y a longtemps maintenant, mais pas tant que cela quand même.

par Denis Schmite

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jeudi 30 juillet 2026

Le feu et ses « complexes »

Donc ! Le feu prévaut sur tous les autres éléments, tout le monde semble peu ou prou s’accorder là-dessus, et pour ce qui est du feu, la pensée de Gaston est incontournable. Vous savez, vous, combien je l’aime Gaston, lui que je considère comme LE père de l’épistémologie, tout du moins en France, mon père spirituel à moi, me confessa tout empreint d’émotion le Maître en modernité *. À l’inverse, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui touche de près ou de loin au freudisme et plus généralement à la psychanalyse. Charlatanisme ! rugit-il comme à chaque fois qu’il évoquait la thématique.

par Denis Schmite

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samedi 4 juillet 2026

Faire liens

Pour les quinze ans de la revue TK-21, quoi de plus pertinent que de célébrer le lien, virtuel comme réel, toujours en création et devenir, toujours évoluant. La notion de lien, numérique, est un outil majeur dans la diffusion du savoir et des pratiques de création, comme le reflet de formes de pensées. Il serait une matérialisation du rêve d’un Aby Warburg de la fin du 20ᵉ, début du 21ᵉ siècle.

par Sophie Braganti , Christophe Galatry et Esther Salmona

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dimanche 31 mai 2026

Circonférence, mais, mais

Malgré le festival de Cannes, qui vient de commencer Et l’effervescence médiatique
Les paillettes dans les yeux, ces gens glamours
Le combat de certain.e.s pour participer à tout prix Être là… ou être vu là

par Thomas Zoritchak

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lundi 2 février 2026

La vie est une création continue

Après l’analyse, la poésie suit la philosophie. Comment ne pas écrire des poèmes pour Henri Bergson, cet homme qui insiste tant sur l’intuition et l’immédiat instant ?

par Bernard Gast

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dimanche 28 décembre 2025

Les œufs durent

Et voici dans ce livre le big bang de mots vampirise ce qui boit le sang, rature l’existence. C’est le bal des mots dits pour un bain de jouvence aux milieux des miasmes et des douleurs. D’où ce continent féerique face au noir qui étreint. Le tout-en-un souci de clarté pour exprimer ici une colère noire qui ne se contente jamais de son cri. Ici son action joue entre les mots Et celle qui dépasse toujours bien des seuils essentiels fait de la colère à la fois un seuil.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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