jeudi 30 juillet 2026

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Le feu et ses « complexes »

une leçon de philosophie délivrée par le Maître en Modernité

, Denis Schmite

Donc ! Le feu prévaut sur tous les autres éléments, tout le monde semble peu ou prou s’accorder là-dessus, et pour ce qui est du feu, la pensée de Gaston est incontournable. Vous savez, vous, combien je l’aime Gaston, lui que je considère comme LE père de l’épistémologie, tout du moins en France, mon père spirituel à moi, me confessa tout empreint d’émotion le Maître en modernité *. À l’inverse, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui touche de près ou de loin au freudisme et plus généralement à la psychanalyse. Charlatanisme ! rugit-il comme à chaque fois qu’il évoquait la thématique.

« Nous proposons donc de ranger sous le nom de complexe de Prométhée toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères, autant que nos maîtres, plus que nos maîtres [...] Le complexe de Prométhée est le complexe d’Œdipe de la vie intellectuelle. »

Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu [1]

Eh bien, Gaston, il fait la psychanalyse du feu mais sa psychanalyse à lui je la trouve rigolote, pardon, distrayante, parce qu’à à la fois érudite, poétique et humoristique. Tout d’abord, il faut rappeler que faire de la poésie un complément de la science c’est le rôle qu’assigne Gaston à la philosophie. Quant à l’humour c’est dans la nature de Gaston, un humour nourri par son érudition. Pour ce qui est de la psychanalyse, il ne s’agit pas d’allonger les gens sur un divan et de leur faire raconter leurs rêves. Pas du tout ! Le rêve n’intéresse pas Gaston, parce que trop centré sur un objet, trop linéaire, et puis aussi, paradoxalement, trop cafouilleux. Lui, il privilégie la rêverie parce que, à l’instar des planètes d’Hildegarde von Bingen, elle se développe en étoile. La rêverie part dans une direction puis revient en son centre pour repartir dans une autre direction et ainsi de suite. La rêverie rayonne, scintille, et en cela elle « empêche l’ankylose de la logique ». C’est elle qui « prépare le mieux à la pensée rationnelle ». Car Gaston est aussi un scientifique, ne l’oublions pas, et ce qu’il veut faire c’est la « psychanalyse de la connaissance objective ».

Gaston croit en un « inconscient de l’esprit scientifique » et, selon ses propres termes, il veut « montrer dans l’expérience scientifique les traces de l’expérience enfantine » et puis aussi quelques résidus primitifs qui trainent ici ou là. Autrement dit, pour arriver à la connaissance objective il faut débroussailler, et il n’y va pas de main morte dans le débroussaillage Gaston. Il s’agit de rejeter toutes les images primitives, les affirmations qui ne reposent pas sur des expériences systématiques, les impressions nées des qualités supposées du seul objet, les « intuitions substantialistes », les représentations animistes, les lamentables tautologies, les « fausses évidences ». La psychanalyse de la connaissance objective sépare les faits, je dirai « phénoménologiques », des valeurs strictement subjectives. Il y a plein de sexualité là-dedans, psychanalyse oblige, et une foule de complexes issus de la riche rêverie de Gaston.

À ce sujet, si nous reprenons notre débat sans fin autour de la Complexité, nous pouvons affirmer que le complexe, au sens psychanalytique du terme, n’a rien de complexe. Dans le Laplanche, l’une de vos bibles à vous il me semble, on définit le complexe comme, je cite, un « ensemble organisé de représentations et de souvenirs à forte valeur affective, partiellement ou totalement inconscients » [2], ce qui ne veut pas dire grand-chose, vous en conviendrez, du point de vue de la Complexité. Si je vais voir du côté de l’immunologie, par exemple, là j’en trouve un vrai de complexe, le complexe majeur d’histocompatibilité. Pour faire simple c’est comme une sorte de minuscule plateau moléculaire qui se trouverait à la surface de chaque cellule et qui présenterait des peptides, c’est-à-dire des fragments cellulaires du soi ou du non-soi, c’est-à-dire encore d’infimes enchaînements d’acides aminés issus des cellules de l’organisme ou bien d’agents infectieux, ce qui déclencherait ou non une réponse immunitaire, ou l’apoptose… ou rien du tout. Ça mettrait en scène une demi-douzaine de gènes et quantité de protéines, et ça activerait la communication intercellulaire afin de recruter, ou non, des « Natural killers », des macrophages ou des lymphocytes… en fonction du besoin. Voilà ce qu’est un véritable système complexe ! La mise en réseau d’innombrables unités toutes orientées vers l’action, ici action combinée en vue d’assurer l’intégrité de l’organisme.

Un autre exemple puisé cette fois-ci dans l’épigénétique, cet enfant né de l’union de l’épigenèse, c’est-à-dire de la genèse graduelle, c’est-à-dire encore du développement de l’embryon, et de la génétique, mais peut-être plus sensible au Monde que ces deux dernières puisqu’elle accuse les stress multiples que lui impose ce monde et tente d’expliquer de quelle manière ils impactent le génome, méthylation de l’ADN, modification des histones et de la chromatine. Les complexes Polycomb et Trithorax sont des associations de protéines qui favorisent l’expression d’un certain nombre de gènes et en inhibent d’autres afin de maintenir un état cellulaire correct au fil des divisions multiples. Polycomb et Trithorax sont recrutés par des protéines spécifiques, les facteurs de transcription, pour intervenir au niveau de la chromatine, vous savez cette gaine protéinique qui compactifie et protège l’ADN, soit en l’ouvrant pour faciliter la transcription en séquence ARN, soit en la refermant afin d’en assurer la stabilité. Les Polycomb, ils sont deux complexes en fait, interdisent l’expression de certains gènes, ce sont des répresseurs, tandis que Trithorax favorise l’activation d’autres gènes, c’est donc en toute logique un activateur. Polycomb et Trithorax sont tout à fait complémentaires. Ils jouent un rôle très important dans la différenciation cellulaire et ils sont même fondamentaux pour la mise en place du programme développemental ainsi que pour la mémorisation des états chromatiniens, la mémoire cellulaire en quelque sorte. Je ne développerai pas davantage bien que l’on puisse en dire encore beaucoup à ce sujet. Si ce n’est que l’Immunologie et la Génétique ont déchiré les vieux feuillets de la Médecine traditionnelle et qu’elles ont brisé avec leurs complexes et leurs systèmes qui le sont encore plus l’arbitraire des vieilles boîtes disciplinaires.

En fait, pour la science, LA VRAIE, les complexes sont des modules ou des sous-systèmes, complexes, de systèmes complexes. La psychanalyse ne fait pas partie de la vraie science, je vous l’ai dit et répété, mais nombreux sont les psychanalystes qui se sont gavés de ce qu’eux appellent des complexes. Freud lui-même se déclarait plutôt hostile à ce concept, il faut bien l’admettre, parce qu’à ses yeux sans valeur théorique réelle et surtout parce que grand effaceur de singularités cliniques. Tout au plus reconnaissait-il le complexe d’Œdipe, dont il était le révélateur incontestable et dont il avait brillamment défendu l’universalité, je dois le reconnaître, face à Malinowski à partir du cas trobriandais, comme vous le savez parfaitement, et puis aussi le complexe de castration mais qui est, lui, une partie intégrante de l’Œdipe, en tant que porte de sortie ou porte d’entrée de celui-ci, selon que l’on soit garçon ou fille.

Judith et Holopherne, Giorgione
Musée de l’Hermitage, Saint-Pétersbourg
La sexualité sauvage affichée par Judith m’amène à considérer cette scène comme une émasculation plutôt qu’une décapitation.


 
Tout ceci est FACILE. Maman la première femelle possédée plus qu’elle ne nous a possédé, qui nous a nourri et tenu bien au chaud en son giron, et qui nous a refilé plein de cadeaux sous forme d’anticorps lors de notre passage dans son vagin, on ne peut que l’adorer… ou la détester si on est une fille et qu’on constate qu’elle nous a privée de zizi. Pauvre Électre ! commenta guilleret le Maître en Modernité.
Bref ! S’il ne peut prétendre à l’universalité comme l’Œdipe, le complexe autre ne saurait être davantage qu’une étiquette littéraire, une image poétique, plus ou moins jolie, à ambition catégorisante. Donc, tout imprégné de poésie qu’il est, Gaston ne lésine pas sur les complexes et le premier qu’il invoque c’est… le « complexe d’Empédocle ». La légende veut, et en ceci elle fut amplement relayée par Friedrich Hölderlin, qu’Empédocle se jetât délibérément dans le feu liquide de l’Etna. Pourquoi ? Empédocle était un obsédé de la pureté et croyait fermement en la transmigration des âmes. Le feu permet de se débarrasser du corps impur et de repartir tout neuf vers un au-delà nécessairement meilleur. Le sacrifice par le feu est un acte de foi et de sagesse. « ... tu seras puissante, tu luiras, flamme juvénile, tu transformeras ce qui est mortel en flamme et âme pour que cela monte avec toi jusqu’à l’éther sacré… », fait déclamer Hölderlin à Empédocle en gravissant l’Etna [3].

Le feu est une incitation à la rêverie, particulièrement quand on est assis au coin du feu. La rêverie au coin du feu, dit Gaston, « amplifie le destin humain ; elle relie le petit au grand, le foyer au volcan ». Le complexe d’Empédocle c’est cette fascination de l’homme devant et pour le feu. Hypnose d’incendie miniaturisé !

Le feu trouve son origine dans la sexualité, tout est une question de frottement, et c’est ici que Gaston est vraiment drôle quand il affirme que l’homme primitif a découvert le feu en prenant plaisir à frotter deux bouts de bois ou deux silex ensemble. « … on n’aime pas autrement les pierres que les femmes », dit-il, et d’en conclure, « un état psychologique exceptionnel, fortement teinté d’affectivité, [est toujours] à l’origine d’une découverte objective ». L’affectivité certes, mais doit-on la confondre pour autant avec le plaisir sexuel ? L’univers d’Hildegarde avec ses roues de feu pourrait-il se réduire à la représentation d’un dieu, celui des chrétiens, sous la forme d’un sexe, féminin en l’occurrence ? L’univers-Yoni ? Et c’est ainsi que l’on glisse au « complexe de Novalis ». Ah Novalis ! Un autre esprit universel ! Poète, philosophe, mathématicien, juriste, minéralogiste, ingénieur des mines, l’Homme universel d’Hildegarde qui ouvrirait alors ses bras pour embrasser toute la connaissance. « Der ist der herr der Erde », c’est lui le maître de la Terre « qui comprend l’architecture secrète de ses bras de pierre et descend avec vaillance jusqu’en son atelier… Il est tout enflammée d’elle comme d’une fiancée… ». L’obsession de Novalis est celle de la pénétration des choses et des êtres, et parmi toutes ces choses la Terre, pour éprouver la chaleur de son feu intérieur. Cette quête aurait-elle motivé les multiples descentes aux Enfers des héros grecs et plus tard celle de Dante Alighieri ? « Novalis a rêvé la chaude intimité terrestre comme d’autres la froide et splendide expansion du ciel », nous dit Gaston. Ainsi, Novalis le polytechnicien « minard » serait une sorte de Malevitch à l’envers. « Les brises de l’aube des temps soufflent saintes à son visage, et dans la nuit des gouffres il voit rayonner une lueur éternelle » [4].

C’est étonnant ! s’esclaffa le Maître en modernité, moi qui me défie d’Allemagne, souvenez-vous la mort est un maître d’Allemagne [5] ah Celan !

Moi qui n’apprécie guère le romantisme, d’Allemagne ou d’ailleurs, d’ailleurs, eh bien j’adore réciter Hölderlin et Novalis. Je suis un complexe à moi tout seul, conclut-il en riant très fort. Donc, pour Gaston, reprit-il au bout d’un moment, le complexe de Novalis découle de ce qu’il appelle le « calorisme novalisien », c’est-à-dire ce besoin de chaleur pénétrante et partagée, à partir de ce sentiment d’un feu intérieur à toutes choses, surtout à celles des profondeurs. Le feu est sexualisé, ne cesse-t-il de répéter, Gaston, pas Novalis, et pour l’homme la conquête du feu c’est une « conquête sexuelle ». Pourtant, le feu est le principe mâle, celui qui avec l’air pour beaucoup, avec la Terre pour Hildegarde, forme les hommes, par opposition à l’eau, avec la Terre pour beaucoup d’autres, qui est le principe femelle. Les hommes sont chauds et secs. Les femmes sont froides et humides. Si l’on désire des enfants mâles, eh bien il faut se nourrir d’aliments chauds et secs, ce n’est pas plus compliqué que cela. Mais, pour Gaston, ce ne sont là que « métaphores insignifiantes » et sottises.

Le feu est à l’origine d’une production considérable d’images poétiques, ce qui le réjouit, c’est certain, « le feu est parmi les facteurs d’images le plus dialectisé », constate-t-il, mais ça ne l’empêche pas de dénoncer les affirmations à son propos, extrêmement nombreuses au fil des siècles, qui ne reposent pas sur une « expérience objective » tout en se revendiquant souvent d’un scientisme plutôt approximatif, à voir les allégations nombreuses des chimistes classiques. Les alchimistes, que Gaston respecte énormément, vont beaucoup plus loin dans la sexualisation du feu. Ils parlent de « la verge du feu » qui ouvre la matière et qui possède les corps de l’intérieur. « Toute l’alchimie, dit-il, est traversée par une immense rêverie sexuelle ». Les vases alchimiques ne sont que rotondités suggestives et orifices multiples, ou bien phallus de verre, dans lesquels se formera le concentré merveilleux, le précipité magnifique, l’or issu de l’union de la matière vile, ou subtile, et du feu.

Le feu est générateur, « une puissance qui engendre », et les étincelles sont sa semence. Le feu est tout à la fois principe de mort et principe de vie, flammes régénératrices du phénix, pure renaissance d’Empédocle… peut-être. Il y a aussi cet émerveillement devant le feu liquide, l’eau qui brûle et anéantit la matière, l’eau-forte des graveurs qui mord le cuivre, jusqu’à le perforer parfois, jusqu’à magnifier le blanc, source de vie et de ravissement pour Pierre Soulages, ce métaphysicien de la lumière, paradoxalement, vous vous souvenez on en a parlé, ou bien encore l’eau de vie mais aussi l’eau de feu qui ravagea le cerveau des natifs de l’Amérique, entre autres, cause douteuse de moult combustions spontanées selon certains témoignages troubles des siècles passés, comme le relate Gaston, rêverie de Ernst Hoffmann devant un bol de punch enflammé, embrasement d’alcool qui nourrira nombre de ses contes. « Complexe d’Hoffmann » pouvant se résumer en la subjugation causée par les vapeurs incandescentes du liquide brûlant, les démons du feu.

Même si beaucoup de ce qui est formulé à son propos peut être qualifié de beau et poétique, globalement toutes les appréciations relatives au feu relèvent du « préscientifique », et à ce titre, Gaston retient encore deux complexes reposant sur ce qu’il baptise des « intuitions substantialistes » et qui ornementent, plutôt qu’ils n’approfondissent, les complexes précédents. Le « complexe de Pantagruel », d’une part, totalement animiste celui-ci en ce qu’il repose sur la croyance d’un feu qui se nourrit de tout ou que l’on nourrit de tout. On « l’alimente » et il dévore. Le « complexe d’Harpagon », d’autre part, qui repose sur une espèce de thésaurisation de ce qui est précieux dans ce que nous absorbons, par exemple le feu de l’alcool qui réchauffe sans doute mais qui tout de même finira par consumer celui qui le boit. Mais, le complexe, au sens psychanalytique du terme, est essentiel, selon Gaston, car c’est lui qui donne « son unité » à toute œuvre poétique, c’est ce qu’il croit Gaston tout du moins, tout comme la métaphore est également essentielle parce que, image réduite et fortement affective, elle conduit à la rêverie qui donne elle-même naissance à l’esprit scientifique puisqu’elle « empêche l’ankylose de la logique », comme on l’a dit.

Cependant, il ne faut pas en rester là, bien au contraire. Il faut, toujours selon lui, psychanalyser l’esprit scientifique pour précisément mettre un terme à cette rêverie et passer enfin à la « pensée discursive », à l’examen de la réalité objective. La psychanalyse de la connaissance objective purifie, ou mieux purge l’inconscient de l’esprit scientifique de tout ce qui pourrait ressortir peu ou prou du préscientifique en opérant un glissement brutal de l’image archétypale, jungienne, et même poétique, à un degré vraiment élevé d’abstraction, « l’abstraction scientifique ». Il s’agit à un moment d’interdire, et même de « désagréger » la rêverie en imposant la pensée discursive. On pourrait croire que Gaston se contredit. On se tromperait ! Il y a un temps pour tout, temps préparatoire et fécond de la rêverie, temps de la pensée réfléchie sur la base d’expériences objectives. Gaston a écrit sur chaque élément de la quaternité de la Nature à partir des mêmes bases, psychanalytiques, sur l’eau, « L’eau et les rêves », sur l’air, « L’air et les songes », sur la terre, « La terre ou les rêveries de la volonté » ou bien encore « La terre et les rêveries du repos », mais nous, nous en resterons au feu parce que c’est le feu qui est vraiment central dans l’imagerie de Hildegarde von Bingen. Probablement eût-il fallu procéder à l’analyse de Hildegarde von Bingen, analyse dans le sens de psychanalyse bien sûr ?

Dieu est de feu et l’âme des Hommes est ignée.

Extrait de « Autour de la Cosmogonie/Cosmologie de Hildegarde von Bingen »

Notes

[1Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu Gallimard, 1949, Collection Folio/Essai, 1992.

[2J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la Psychanalyse, Presses Universitaires de France, 1967).

[3Friedrich Hölderlin, La mort d’Empédocle, trad : D. Huillet et J.M. Straub, 1986, Ombres, 1987.

[4Novalis, Der Herr der Erde (Le maître de la terre), in Anthologie bilingue de la poésie allemande, La Pléiade, Gallimard, 1995).

[5Paul Celan, Todesfuge (Fugue de la mort), in Anthologie bilingue de la poésie allemande, La Pléiade, Gallimard, 1995).
« La mort est un maître d’Allemagne
Tes cheveux d’or Margarete
Tes cheveux de cendre Sulamith ».

* Le Maître en modernité, épistémologue brillant et penseur postmoderne, se revendique de trois pères spirituels auxquels il fait continuellement référence : « Gaston », Gaston Bachelard, « Paul », Paul Valéry, ainsi qu’étrangement, pour moi, « Albert », Albert Camus.