Lire & écrire

Écrire sur l’art

dimanche 5 avril 2026

La licéité de la représentation de la Vierge enceinte dans le catholicisme

Le livre de Marc Lenot aux éditions Cinabre, La micro-aventure de la Vierge enceinte, à propos du devenir de la fresque La Madonna del Parto de Piero della Francesca (vers 1420-1492), montre bien toute l’ambiguïté de l’Église envers la représentation corporelle de la Madone enceinte. Ce texte a pour but d’éclairer cette ambiguïté d’un point de vue à la fois historique et théologique.

par Lucienne Cordier

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samedi 4 avril 2026

Au-delà des mères

Loin de l’agitation aliénante des images Jérémy Liron cultive une certaine retraite agissante. Ses œuvres nous « scotchent » car elles sont soustraites aux faux enchantements de l’artifice au sein même de territoires construits plus pour l’ostentation que le recueillement.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 1er mars 2026

Chimic

Des négatifs de films instantanés périmés, desséchés, exposés à la lumière ; les produits chimiques peinent à imprimer la réalité physique et dessinent un paysage intérieur où se délite la photographie, pour nous montrer un peu de ce qui nous est invisible, ce qui précède l’image.

par Michel Monteaux

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dimanche 1er mars 2026

Hauts voltages / hautes voltiges

Philippe Jaffeux propose ici ce que certains croient trouver : la compilation de son « désastre très langue + très langue + très langue + très langue » qui demeure une des plus grandes entreprises littéraires du temps avec à la fois tous les effacements possibles du simple logos pour une autre dignité du verbe.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 1er mars 2026

L’amour alcool de mante

Le choix des écrits republiés dans La Pléiade prouve que la vie de Marguerite Duras est tout autant son œuvre. Dans l’addiction de l’amour ou du désir — ou sa confusion —, reste une atmosphère, un effluve, un alcool dont l’écrivaine ne fut plus vraiment responsable.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 2 février 2026

Ce qui tue

Dans ces « Poèmes à dire et à crier » nous vivons dans un autre monde que réel, constamment immergés et en essayant de surmonter notre angoisse dès que tout part : « Désir de Vie ou de Mort / Qu’ai-je décidé à l’Aurore de ma / VIE ».

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 28 décembre 2025

Les œufs durent

Et voici dans ce livre le big bang de mots vampirise ce qui boit le sang, rature l’existence. C’est le bal des mots dits pour un bain de jouvence aux milieux des miasmes et des douleurs. D’où ce continent féerique face au noir qui étreint. Le tout-en-un souci de clarté pour exprimer ici une colère noire qui ne se contente jamais de son cri. Ici son action joue entre les mots Et celle qui dépasse toujours bien des seuils essentiels fait de la colère à la fois un seuil.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 28 décembre 2025

Contresionisme

Voici un livre dont on peut être sûr, vu la terreur sémantique qui règne, sur beaucoup de sujets d’ailleurs (politique officielle Covid, histoire de la Terre et de son climat, géopolitique, et j’en passe), qu’on en parlera très peu – voire pas du tout (raison de plus pour en parler).

par Guillaume Basquin

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dimanche 30 novembre 2025

N’avoir qu’une ride et s’asseoir dessus

Le roman de Laura Vazquez crée un alignement non seulement de phrases, mais d’impressions de choc. Après « La semaine perpétuelle », la narratrice (semblable et sœur de ce nouveau roman) va droit dedans face au néant qui guette. Elle n’est pas souvent de bonne humeur mais peut écrire dans son appartement ou dans un bar vide préféré. Elle ne veut pas savoir ce qu’elle a fait mais se sent sombre, veut disparaître du temps et éprouve de la nausée. Mais, via cette voix, la romancière est aussi poète qui au sein de son haut-le-cœur sait mettre le bordel même si au nom de l’écriture elle semble connaître la maladie de la mort — très, très largement partagée.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 30 novembre 2025

L’œuvre au noir et au roi

En poussant un peu plus loin, « Tweet n°1 » peut se présenter « comme un film tourné tout entier en studio avec des décors filmés de paysages sous la neige projetés derrière, ou tournant sur un "cyclorama" et un gros plan fixe sur la Princesse X de Brancusi fichée sur un socle tournant est-ce la figuration de Marie Bonaparte ou un phallus », écrit Guillaume Basquin. Abuse-t-il d’un surplus de sexuel ? Non, car il possède bien mieux à faire dans un tel concassage poétique abasourdissant.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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