Société

La société est la forme que prend la « conscience de soi » de groupes humains. Elle est l’image « imprésentable » de l’homme lorsqu’il s’efforce de comprendre en quoi et comment il appartient à un ensemble plus vaste qui l’englobe et le détermine.

Groupe d’humains formant communauté, « la » société s’est globalisée au point d’être, sous certains aspects, devenue planétaire. Pourtant, cette société planétaire est elle-même composée d’une infinité de sociétés. Chaque « société » existe selon des modalités diverses et entretient avec toutes les strates temporelles qui constituent l’histoire humaine des relations différenciées.
Identité, aliénation, culture, droit, universalisme, langues, la société est le domaine où se forme le sens, qui, selon Marc Augé, est « la relation entre les uns et les autres, entre l’un et l’autre, en tant qu’elle est pensable, pensée, représentée et éventuellement instituée ».
Au cœur du fonctionnement des sociétés, on trouve la question de la croyance et de la formation du sens, c’est-à-dire celle des récits et des mythes, des fictions, qui leur permettent de « tenir ». La société est la forme que prend à un moment donné la « conscience ». Elle est l’image « imprésentable » de l’homme individuel, culturel et générique lorsqu’il se projette comme appartenant à un ensemble plus vaste.

dimanche 1er avril 2018

Mathieu Bauwens

Il y a près de 2000 ans, la frontière qui séparait le monde dit « latin » des pays germaniques coupait en son milieu une région qui deviendra la Belgique actuelle, prenant ainsi dans l’histoire du pays une signification particulière. Elle est devenue la « frontière linguistique » entre la Belgique néerlandophone et la Belgique francophone, objet de querelles politiques sans cesse renaissantes.

par Corridor Eléphant et Mathieu Bauwens

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samedi 31 mars 2018

Debord / Decept — III/V

Le dispositif de la conscience est troublé par des forces innommées. Elles sont toujours à l’œuvre et leur action sur le dispositif n’est pas univoque. Rien de ce que nous pouvons observer dans la marche des choses ne nous permet en effet de conclure que la raison gouvernerait le monde et les hommes. Bien au contraire.

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 26 février 2018

Nationale 7

Céline Bonnarde photographie sa Nationale 7, comme un peu de son enfance, de son adolescence, une part de notre inconscient collectif. La route des vacances, Oh ! Happy Days, notre road 66 à nous, Boris Vian, Brigitte Bardot… Nostalgie, tristesse.
Elle en parlait depuis longtemps, une sorte de respiration entre deux reportages, comme une sorte de grand-œuvre. Une série documentaire avec un vieux Blad, pour s’ancrer dans l’histoire, de la photo, de la route et la sienne et toujours aussi la nôtre.

par Céline Bonnarde

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lundi 26 février 2018

L’envers et le souvenir

La photographie iranienne continue de venir jusqu’à nous. C’est le travail de Katayoun Karami que nous présentons, une femme dont le travail résonne avec l’actualité puisque c’est autour du port du foulard que se plie ce travail à l’inventivité efficace et poétique. Cette présentation se fait grâce à une proposition de Anahita Ghabaian, directrice de la Silk Road Gallery (Téhéran) avec qui l’on a en vue une exploration systématique de cette scène pour nous inconnue.

par Jean-Louis Poitevin

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lundi 26 février 2018

La Maréchalerie, un centre d’art 3/3

La rencontre avec Jeanne Susplugas initiée par Max Torregrossa de la galerie Vivoequidem, a été l’occasion de la découverte d’un lieu rare, un centre d’art lié à une école d’architecture, et de sa directrice, Valérie Knochel Abécassis. Ce troisième entretien d’une série de trois permet à la directrice de La Maréchalerie de préciser ce qui pour elle distingue le rôle d’un architecte de celui d’un artiste tout en insistant sur ce qui les rapproche. Elle poursuit cet entretien par une présentation détaillée des artistes qui ont jalonné l’histoire du lieu qu’elle dirige depuis sa création, une occasion rare d’appréhender la richesse de cette programmation hors norme.

par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin

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dimanche 28 janvier 2018

Un occhio all’immediato ed uno all’infinito

Il moto perpetuo, ipnotica oscillazione tra il reale e l’immaginario.
Perenne, insidioso contrasto tra quel ch’è e che vorremmo fosse. Tra ciò ch’è stato e che avrebbe dovuto essere.

par Pier Paolo Patti et Stefano Taccone

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dimanche 28 janvier 2018

A glance to the immediate and one to the infinite

The perpetual motion, hypnotic oscillation between real and unreal. Constant and insidious conflict between what it is and what we would like it to be. Between what it was and what it should have been.

par Pier Paolo Patti et Stefano Taccone

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dimanche 28 janvier 2018

Oui chef !

Une vidéo dans laquelle la parodie touche au « sérieux » en ce sens que la logique de l’image, ses duplications et ses répétitions viennent ici redoubler le propos, une allégorie du défilé militaire qui se mue en une mise en abîme d’un slogan français devenu le nom d’un parti et la forme même du pouvoir : En marche !

par Chan Kai Yuen et Jean-Louis Poitevin

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