Jean-Paul Gavard-Perret


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dimanche 27 juillet 2025

Chants à mères

De sa maison de l’être, Anne Barbusse la croyait morte. Elle mourait en elle qui succombait de la savoir hantée. Désormais, elle déplie son secret par déboîtement de sornettes. C’est comme si dans ce livre elle arrive au point d’eau où s’abreuvent les hippopotames. Elle se juche sur un des dos, et face au danger, elle ouvre une ombrelle.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 30 juin 2025

De la lumière à l’ombre

La photographie n’est pas un marivaudage. Ce médium découpe le réel mais aussi avec parfois son absence. Et Celle-là est à trous. Chaque photographe peu ou prou pense entretenir un engagement documentaire mais de fait, il crée souvent et surtout un clivage qui prend part à la transformation du monde. Celui-ci n’est pas seulement lié à un style ou à une forme mais à une histoire intime. Bref, on ne badine pas avec le réel.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 1er juin 2025

Mateurs et montreuses

La principale préoccupation de Louise Brodsky est de comprendre le mécanisme psychologique de la dépression et du suicide. Plus tard, elle rencontre la question de la condition féminine et de la sexualité, et sa réflexion s’élargit tout en puisant dans les mêmes préoccupations fondamentales. Pourquoi l’être humain, doté de conscience et de morale, vacille-t-il en permanence entre le plaisir et la souffrance ? Pourquoi cette attirance vers la destruction ? Et pourquoi cet instinct de survie ? 

par Jean-Paul Gavard-Perret

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dimanche 1er juin 2025

Holmes ou l’homme parfait

La prose de Conan Doyle s’engouffre dans les plis et les méandres du caractère et des enquêtes de Sherlock Holmes.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 5 mai 2025

Matérialité de la peinture ou la chambre obscure

Jean-Guy Coulange a tout compris de la peinture et de ses enjeux présents. Longtemps, il a erré dans le « duratif » qu’il opposait à l’« achevé ». Pourtant aujourd’hui, il ose passer de la dégradation du tableau à sa restructuration souvent monochrome.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 5 mai 2025

Sous X

En poussant un peu, « Tweet n°1 » peut se présenter comme un « film tourné tout entier en studio avec des décors filmés de paysages sous la neige projetés derrière ou tournant sur un “cyclorama“ et un gros plan fixe sur la Princesse X de Brancusi fichée sur un socle tournant, est-ce la figuration de Marie Bonaparte ou un phallus » écrit Guillaume Basquin. Abuse-t-il d’un surplus de sexuel ? Non, car il a bien mieux à faire d’un tel concassage poétique abasourdissant.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 31 mars 2025

Miguel Abensour et Levinas

Miguel Abensour fait figure de philosophe politique majeur des temps contemporains. Retour sur une œuvre où l’ordre politique est réinscrit dans l’épaisseur historique de ses origines théologiques, et où les notions de « dispositif », de « commandement » et de « destitution », infusent largement pensées et pratiques politiques radicales contemporaines.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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lundi 31 mars 2025

Plinthes de la philosophie

Devenant une sorte de Sophie Calle, mais en plus littéraire, la docte Marianne Alphant se bat avec la poussière. Il y a donc là de l’action, des prospectives de programmations où se mêlent bien des torsions de réminiscences, regard où arpenter les pièces de son appartement une croisade au sein d’une architecture certes parisienne — mais pas que.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 1er mars 2025

Cécilia Jauniau, celle qui fascine et qui tue

Cécilia Jauniau a étudié la peinture et les arts plastiques à l’Université Paris 8 puis au Queen’s College de New York. Elle y a découvert la photographie et plus particulièrement le portrait et le nu féminin. Pour autant elle n’est pas à proprement parler féministe. Elle s’attache à des individus, à des personnalités.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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samedi 1er mars 2025

Ann Sexton : matrice et puissance

En une suite de cadrages, de décadrages et de superpositions d’images, Anne Sexton renonce à toute ornementation. Elle tranche dans le vif : toutes les filles sont pour elle les descendantes de Marie et du Christ mais les quitte car trop placées « dans le derrière de dieu » et ce, même si des « fossoyeurs attendent » celle dont l’âge avance — même si elle était encore jeune.

par Jean-Paul Gavard-Perret

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