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jeudi 29 octobre 2026
La méchanceté d’Antonin ArtaudDans ce grand texte redécouvert, Artaud fait plus que « de » langue : du souffle et du rythme. Il cherche le ton le plus méchant et teigneux possible et dont la valeur est inhérente à sa scansion. Le dernier langage d’Artaud n’est donc pas un délire : c’est au pire la folie du sage, mais une folie qui ne tient en rien du fantasme, si ce n’est celui d’être encore en vie, plus par le corps que par l’esprit, dans une forme d’où ne sort plus seulement une voix rongée mais cette fixation bucco-verbale qui dit le conscient et l’inconscient non plus « envoutés » mais soudain libres d’oser dire ce qu’il nomme « l’abjection humaine » pour affirmer sa « vérité horrible ». par Jean-Paul Gavard-Perret |









