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mardi 30 avril 2024
Le texte fantôme :
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Élément central du fonctionnement vital et psychique, le cerveau est chez l’homme l’organe sans lequel la relation entre corps et monde, pensée et affectivité, serait impossible.
Élément principal du système nerveux central, le cerveau est constitué en particulier de deux hémisphères au fonctionnement relativement spécialisé et des éléments qui les relient et les prolongent, d’un système limbique hérité des mammifères primitifs et d’un tronc cérébral. Composé d’environ 100 milliards de neurones, il est, selon la formule de Jean-Pierre Changeux, « un système auto-organisé “ouvert” et “motivé”, producteur de représentations qu’il projette sur le monde extérieur ».
Courant électrique et composés chimiques en assurent le bon fonctionnement. Ils permettent la réversibilité du passage des « informations » entre ce qui est reçu du « dehors » et ce qui est construit au « dedans ». La faculté majeure du cerveau est de simuler le monde extérieur. Il le fait le plus souvent en vue de permettre à l’individu qu’il constitue d’agir sur le monde ou du moins de s’y maintenir vivant. Cela implique, à chaque moment et selon les situations, que soient activés des ensembles de neurones souvent éloignés les uns des autres dans l’espace matériel que constitue le cerveau.
Si, d’après Alain Berthoz et comme l’a montré LLinas, « l’origine de la pensée réside dans la nécessité de bouger, dans le mouvement », on peut aussi dire avec lui que la puissance propre du cerveau semble bien être la simplexité, cette faculté de transformer des ensembles complexes de données et d’informations liées à des situations nouvelles par des réponses simples.
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mardi 30 avril 2024
Le texte fantôme :
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mardi 30 avril 2024
Promenade parmi les mille fantômes des muséesMéfions-nous des illusions qui consistent à croire que la réactualisation des musées est une simple affaire de technique. La plupart des commentaires portant sur les expositions immersives soulignent que ce type de muséalisation « implique le visiteur dans l’expérience et cette simple implication stimule son attention, de manière efficace ». par Christian Ruby |
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samedi 2 mars 2024
Un petit coup de blancTout le monde s’accorde à reconnaître chez Robert Ryman un artiste minimaliste qui réalise des peintures monochromes. Eh bien, disons-le carrément, tout le monde se trompe ! Ryman n’est pas un artiste minimaliste et ses peintures n’ont absolument rien à voir avec des monochromes ! par Denis Schmite |
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mardi 30 janvier 2024
Les mascarades en tabloïd de Yannick VigourouxDepuis les années 1980, la dictature de la dénonciation des apparences a trouvé ses limites. L’ère du faux, du simulacre a poussé à l’extrême le territoire photographique. Il est à présent possible d’en élargir la grille de lecture, de revenir sur la remise en cause de la prétendue "transparence" de la photographie, notamment à partir de la notion de récit. par Samantha Barroero et Yannick Vigouroux |
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mardi 30 janvier 2024
Didier Marcel, un héritier sidéralDidier Marcel est un artiste rare obsédé par les ruines nées de l’obsolescence, de la désindustrialisation et du gaspillage généralisé, chez qui, en y regardant bien, on pourrait déceler plus que des résidus de la pensée philosophico-mystique de Malevitch, en moins cosmique... Quoique ! par Denis Schmite |
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lundi 1er janvier 2024
Carolee et le chat de SchrödingerL’Homme d’Occident envisage son corps comme un réceptacle inestimable, un vase précieux qui renfermerait le texte le plus sacré qui soit, une partition dont il serait le seul dédicataire et pour l’interprétation de laquelle il disposerait d’un libre-arbitre absolu, la jouer ou ne pas la jouer cette partition, en fonction de son humeur, de ses désirs, de son ambition, de ses caprices, de son angoisse existentielle, d’où cette croyance largement répandue, et que l’on sait aujourd’hui complètement erronée, en une utilisation partielle du cerveau et de ses capacités qui fascine tant et qui ouvre des perspectives inconcevables, illimitées, car chacun pourrait-être alors beaucoup plus que ce qu’il montre, que ce que les autres en perçoivent, beaucoup plus que sa simple image, image qu’il donne aux autres et image qu’il retire de lui-même… par Denis Schmite |
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lundi 1er janvier 2024
Camille & Catherine, mes muses bottéesCamille et Catherine, deux prénoms féminins arborant les mêmes initiales, et qui ont en commun d’avoir posé régulièrement pour moi ces deux dernières années. Je photographie en effet inlassablement celles que je considère depuis comme mes « muses bottées », pour utiliser une expression quelque peu surannée, ce qui n’est pas pour me déplaire... par Yannick Vigouroux |
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lundi 1er janvier 2024
Messieurs DelmotteL’artiste héros fait place à l’histrion. Il rappelle à bon escient que la vie n’est pas qu’un leurre et que la mort n’est pas un Shakespeare. par Jean-Paul Gavard-Perret |
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lundi 1er janvier 2024
Peinture et catastropheQue faut-il à la peinture, à son apparition pour qu’elle parle autrement ? Gilles Deleuze crée dans huit cours du début des années 80 une ouverture paradoxale qui donne accès à un envers du monde, à une région de la dissemblance. Le philosophe regarde autrement la peinture afin que nous n’en saisissions jamais les tenants et les aboutissants. par Jean-Paul Gavard-Perret |
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vendredi 1er décembre 2023
Hamish Fulton, Walking ArtistLa marche est une expérience artistique et un processus créatif. Hamish Fulton ne modifie pas le paysage, il laisse sa perception être modifiée. Ce qui est modelé, ici, n’est pas la nature, mais la perception du marcheur. par Martial Verdier |