livre

samedi 4 juillet 2026

D’un livre, l’autre : l’Incompossible

Tandis que je me trouvais à mon bureau, penché sur mon écran, entouré de mes livres, j’avais la sensation singulière que ma fille, son espiègle et bienveillant petit fantôme, se tenait derrière moi, épiant par-dessus mon épaule ce que j’étais en train d’écrire et, avec moi, s’enchantant de la vieille histoire que si souvent nous avions racontée ensemble. Comme si, ayant maintenant changé de rôle, pareille à Peter, flottant dans le vide, de l’autre côté d’une immatérielle fenêtre fermée derrière laquelle je n’aurais pas pu la rejoindre (Philippe Forest).

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

dimanche 31 mai 2026

Le cœur fantôme

Toute vérité est une interprétation de la réalité

par Axel Léotard et Dunia Ambatlle

Lire

samedi 30 mai 2026

L’outre voir

Cécilia Jauniau s’attache à des individus, à des personnalités. Elle a étudié la peinture et les arts plastiques à l’Université Paris 8 puis au Queen’s College de New York. Elle y a découvert la photographie et plus particulièrement le portrait et le nu féminin.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

dimanche 3 mai 2026

L’œuvre et son syndrome

Sans le savoir — ou presque — James-Matthew Barrie a créé par Peter Pan non seulement un mythe mais un syndrome. Il fut d’ailleurs victime de son personnage. Le fils préféré de sa mère, David, qui avait à peu près le double de son âge — 13 ans — mourut lorsque le futur auteur n’avait pas encore sept ans. Il essaya de le remplacer dans le cœur de sa mère, allant jusqu’à s’habiller avec les vêtements du défunt pour s’identifier à lui.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

dimanche 3 mai 2026

La leçon du langage

Dans les « Histoires de Samora Mâchel », il ne s’agit pas de saccage ni de destruction, mais d’un retour dans une forme d’exaltation et d’une paradoxale résurrection. D’autant que Pierre Guyotat était habité par l’Histoire, celle des sociétés et des corps, comme par celle de la langue. 

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

samedi 4 avril 2026

Au-delà des mères

Loin de l’agitation aliénante des images Jérémy Liron cultive une certaine retraite agissante. Ses œuvres nous « scotchent » car elles sont soustraites aux faux enchantements de l’artifice au sein même de territoires construits plus pour l’ostentation que le recueillement.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

dimanche 1er mars 2026

Hauts voltages / hautes voltiges

Philippe Jaffeux propose ici ce que certains croient trouver : la compilation de son « désastre très langue + très langue + très langue + très langue » qui demeure une des plus grandes entreprises littéraires du temps avec à la fois tous les effacements possibles du simple logos pour une autre dignité du verbe.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

dimanche 1er mars 2026

L’amour alcool de mante

Le choix des écrits republiés dans La Pléiade prouve que la vie de Marguerite Duras est tout autant son œuvre. Dans l’addiction de l’amour ou du désir — ou sa confusion —, reste une atmosphère, un effluve, un alcool dont l’écrivaine ne fut plus vraiment responsable.

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire

mardi 3 février 2026

Mémoires interdites

Il arrive qu’on trouve sur un banc public, sur la table d’un restaurant, sur le rebord d’une fenêtre, sur le siège arrière d’un taxi, ou dans tout autre lieu plus insolite, un livre abandonné.

par Jean-Pierre Brazs

Lire

lundi 2 février 2026

Ce qui tue

Dans ces « Poèmes à dire et à crier » nous vivons dans un autre monde que réel, constamment immergés et en essayant de surmonter notre angoisse dès que tout part : « Désir de Vie ou de Mort / Qu’ai-je décidé à l’Aurore de ma / VIE ».

par Jean-Paul Gavard-Perret

Lire