art public

samedi 4 juillet 2026

Affleurements et contacts dans l’espace-temps des villes

Les sculptures mobilières installées en ville sont prises dans le flux des hommes en déplacement et offrent des expériences attentionnelles variés. L’attention ne relèverait t’elle pas d’une sub-objectivité, telle que Bruno Latour le propose en introduction de l’ouvrage de Peter Gavinson et Lorraine Datson : « Objectivité ? » Face à l’incompréhension des œuvres et des choses du monde, les hommes embarquent avec raison et équipements de toute nature. La captation intense des psychés provoquée par les prothéses numériques oblitère le contact discret et devenu innomable entre soi et les choses. Ce texte propose d’examiner 3 situations de corps à corps en spatialité urbaine, introduit par un regard rétrospectif sur l’une de mes oeuvres : D’une Place à l’autre 9, installée à Toulouse. A Chicago sur une dalle minérale, emblématique de l’architecture de Mies van der Rohe, ou nous revenons sur la radicalité moderniste - A Paris sur la Place de la République, où nous interrogeons les mutations d’affectation mobilière de l’agence TVK - A Oak Park, Michigan, avec une petite fontaine de Frank Llyod Wright qui réactualise le concept de dimension-profondeur de l’architecte .

par Jean-Christophe Nourisson

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dimanche 2 mars 2025

L’adresse de l’œuvre d’art à n’importe qui, aujourd’hui ?

Il est important de noter que l’usage du terme « public » concernant les arts, fixé dès l’aube de la modernité avec son usage politique, fait l’objet de modifications constantes depuis les mutations artistiques du XXᵉ siècle. Mais pas uniquement du fait des œuvres nouvelles (performances, installations, œuvres à protocoles, multi-médias…). Ses usages sont aussi fonction des mutations sociales et scolaires, et donc aussi des orientations politiques de ceux qui en parlent. Le problème est que de nombreux usages se réduisent souvent à vouloir « conquérir du public », « attirer du public », etc., toutes versions qui traitent du public de manière quantitative. Pourtant, il est possible d’envisager cette question du public autrement.

par Christian Ruby

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vendredi 27 décembre 2024

Le périlleux exercice public de l’art

Par la série d’articles que je publie dans TK 21 autour du travail d’un ou d’une artiste, mon objectif est, après rencontres et discussions, de décrire et de commenter pour le public un certain nombre de propositions artistiques dans le contexte qui est le leur, et de tenter de susciter et de multiplier les relations qui peuvent se tisser entre les créatrices/eurs, les artistes et les publics des expositions, les citadin(e)s et la ville lorsqu’il s’agit d’art public.

par Christian Ruby et Jean-Christophe Nourisson

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