
Un dossier sur l’art, l’émancipation, le handicap… un dossier contre l’exclusion. La distinction valide/non-valide est ici un focus qui disparaîtra dans les numéros suivants où plusieurs auteurs trouveront leur place sans aucune de ces distinctions.
Art & Émancipation
Un dossier coordonné par Virginie Rochetti
Un dossier qui fait Avancer vers et dans l’Art et oublier le validisme.
Avec Les monstres en héritage, No Anger nous donne à voir ce qu’est le validisme, et, au travers d’une expérience vécue, déconstruit les présupposés sur le handicap.
Et nous en donne une approche filmée avec Malgré la violence.
Case Jernigan parle de la maladie qui survient à l’improviste et du travail pour surmonter, en interview avec Virginie Rochetti dans Octopus memories.
Liv Mammone, cripple punk poet, nous livre ses Recommandations au poète valide assistant à un workshop sur la poétique du handicap pour dire la douleur, la violence, le handicap…
En dehors, une exposition dont Lucie Camous est commissaire pour « s’emparer de l’espace public, renverser le regard dominant dans une stratégie révolutionnaire ».
Dans Intempéries, Damien et Flore Chemin collaborent pour dessiner et parler d’une planète qui tourne mal.
IVT, une culture des sourds, les sourd·es ont créé des langues et ils ont maintenant des cultures que s’attache à diffuser l’IVT. Un dialogue entre de Virginie Rochetti et Jennifer Lesage-David, sa codirectrice.
Normale mais ordinaire, un entretien mené par Virginie Rochetti avec Alice et Françoise Davazoglou et Agathe Lecorne, qui parlent de la danse et de l’autonomie.
Entrer dans la danse : handicap et CI, vers une chorégraphie des corps et des supports de l’imaginaire dans laquelle nous emmène Étienne Diemert.
Du rose pour égayer, de Jean-Claude Liehn et Céline Mas, une collaboration entre la photographie et la couleur.
Le livre d’une vie dont on ne voulait pas et qui fait Un bien fou par Stéphane Godard, qui en discute avec Virginie Rochetti.
Chambre à vivre (et autres incertitudes), « N’hésitez pas à me filmer, mon état de santé est incertain ». Pour Natacha Guiller il faut dire, montrer, dessiner, dénoncer.
Contre invisibilité et condescendance, il faut Déranger, crie Enka Blanchard.
Entendre, voir et lire
Musique
Pedro Alzuru continue avec nous son voyage dans le son de toute l’Amérique Latine, C’est du jazz latino 30 ici en Uruguay.
Avec Mon chemin musical au travers des couleurs I/II, Jacques Lejeune présente la première partie de son œuvre.
TK-21 prolonge son dossier Musique Concrète/Acousmatique et va poursuivre l’exploration de ce courant si particulier.
Dessin
Ce que nous voyons, ce qui nous regarde. La superposition, l’intrication et l’accumulation des lignes et des couleurs créent des cartes mentales sur des carnets et des murs. Geneviève Hergott en conversation avec Julien Tardieu.
Disparêtre, la Palestine comme paradigme : faire disparaître l’Autre. Comment résister à la seule fin d’exister ? Une exposition de Mina B. et Jean-Denys Phillipe.
Sculpture
« Prometheus Delivered » ? Prométhée, le feu, la mort, le foie et la vengeance divine.Denis Schmite montre à travers l’installation de Thomas Feuerstein que ce plus qu’humain était trop humain, ce qui est la vraie damnation.
Photo
La septième vague, le secret de l’or des bois flottés des rivières alpines, photographié par Jean-Pierre Brazs.
Nan Goldin, le plaisir et la terreur, polyptyque et installation chez Gagosian, pour donner à voir la mémoire de la culture à l’œuvre dans ses images, par Guillaume Basquin.
Lire
La fécondité du vide, un essai sur l’Être, l’Art et la Politique, de Christian Ruby. Où le « vide fécond » devient espace paradoxal de création, présenté par Jean-Christophe Nourisson.
Pour André Breton, Moi est une fiction. Et même si « Ego » a ignoré Nougé, Magritte ou Artaud, il reste à lire et à relire. Breton et les manifestes : cent ans et après, de Jean-Paul Gavard-Perret.
Photo de couverture : Jean-Pierre Brazs