Jean-Louis Poitevin

Jean-Louis Poitevin est critique d’art, membre de l’Aica, docteur en philosophie, écrivain, ancien directeur des instituts français de Stuttgart et Insbruck.


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mardi 28 mai 2013

Witz et ironie

Il y a en soi une délicate forme d’ironie à organiser une rencontre sur le thème du rire le jour où précisément on célèbre dans le monde entier l’événement qui constitue l’une des plus importantes sources de déploiement culturel, un événement qui est porteur en soi d’une promesse unique et infiniment renouvelée à travers les siècles.

par Jean-Louis Poitevin

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dimanche 5 mai 2013

Tous visionnaires !

Chaque matin, pas un journal qui ne fasse ici où là dans ses colonnes allusion au manque de visionnaires et avec eux de visions salvatrices qui caractérise notre époque. Car être visionnaire, c’est bien sûr, avant tout autre chose, pouvoir lire dans l’avenir, mais en indiquant la direction à suivre qui permettra de changer les choses, de se sauver, de sauver le monde.

par Jean-Louis Poitevin

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dimanche 5 mai 2013

Images d’Éros

Corps, masculins, féminins, nus ou déployant des aspects de leur nudité, ils sont saisis dans l’imagerie érotique entre les deux extrémités que le regard autorise, la présentation de l’immensité du corps, totalité inaccessible possiblement appréhendable d’un seul regard y compris dans ses mélanges avec d’autres corps et la présentation, partes extra partes, du devenir paysage du corps à travers son découpage en morceaux.

par Jean-Louis Poitevin

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mercredi 1er mai 2013

Quand les murs pleurent

C’est toujours de la rue que ça part, dans la rue que ça commence de la rue que ça vient, dans la rue que ça se joue et finalement à la rue que cela retourne.

par Jean-Louis Poitevin et Konny Steding

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mercredi 1er mai 2013

Le jardin aux fleurs peintes

Ce n’est ni à l’Est, ni à l’Ouest d’Éden que nous trouvons le jardin aux fleurs peintes, mais à la jonction mentale entre la ligne de balayage d’une caméra vidéo et un certain silence qui effrayait tant Pascal.

par Hervé Ic et Jean-Louis Poitevin

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mercredi 1er mai 2013

Cave canem

Une vie de chien est le premier exemple de cette résurrection radicale d’un passé mort mis en œuvre par un travail de sampling à la fois de manière ironique et acide. Il y en aura d’autres.

par Jean-Louis Poitevin et Olivier Perrot

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jeudi 21 février 2013

Le grand phantasme de l’interdit de l’image

Les deux vecteurs les plus importants de notre croyance sont aujourd’hui encore l’image et le texte. Nous avons en quelque sorte mis entre parenthèse le rôle que jouent les voix, la voix, dans notre perception du monde et de nous-mêmes. Nous avons occulté leur fonction dans le mécanisme de la croyance qui est sans doute le mécanisme ou le fait psychique qui nous caractérise encore et toujours le plus, si l’on accepte de regarder comment, en effet nous fonctionnons.

par Jean-Louis Poitevin

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jeudi 21 février 2013

Sewer Flag

Quelque chose comme un mur ou comme un morceau de trottoir, en tout cas quelque chose d’immobile, formant un cadre gris et un motif central un rectangle aux tons passés, vaguement sales, un rectangle avec en son centre un cercle et au centre du cercle, deux trous noirs.

par Henning Lohner et Jean-Louis Poitevin

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jeudi 24 janvier 2013

Oil Pump

De tout le "raw material" rassemblé pendant plus de vingt ans de travail pour le cinéma et la télévision, Henning Lohner extrait un catalogue d’images individuelles, appelées tout simplement "Moving Pictures". Chaque image est reproduite en boucle dans un cadre digital. Elle est à accrocher au mur comme un tableau. Les "Moving Pictures" sont présentées pour la première fois en 2006, dans la galerie Springer & Winckler à Berlin. Depuis, les œuvres de Lohner ont été exposées dans le monde entier.

par Henning Lohner et Jean-Louis Poitevin

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jeudi 24 janvier 2013

Hystériser l’image

Dans sa dernière vidéo, "Rue François Lehmann", Alexandrine Boyer poursuit, avec un dispositif simple, son investigation des relations que l’on croit évidentes et qui ne sont qu’énigmes, entre l’image et le son, l’évidence supposée du visible et l’intenable ambiguïté des bruits. Les bruits sont presque accordés à l’image et l’image se révèle presque accordée à elle-même. À ceci près que ce « presque », une vague fêlure dans le glacis des certitudes, signale l’existence d’une faille sismique majeure. L’image ne se contente pas d’être fixe ou mobile. Sous nos yeux, elle se met à trembler.

par Alexandrine Boyer et Jean-Louis Poitevin

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