Appareil

Dispositif articulant des programmes hétérogènes, un appareil permet la manipulation d’objets ayant des propriétés analogues à celles du monde ordinaire. C’est « un jouet simulant la pensée ».
Vilém Flusser

Un appareil est un dispositif simple ou complexe articulant entre eux des programmes hétérogènes qui ont pour objectif d’agir sur la réalité et pour effet d’en transformer les modes de perception.
L’appareil photographique est la matrice de tous les appareils. L’ordinateur est un dispositif assurant à la pensée humaine la possibilité de se décharger de certaines fonctions. Les appareils entraînent des effets de rétroactions qui emportent les concepteurs et les utilisateurs dans une mutation matérielle et psychique dont aucune conséquence ne peut être prévue à long terme.
L’univers textuel sous l’assaut des algorithmes (concept pratique, traduisant la notion intuitive de procédé systématique, applicable mécaniquement, sans réfléchir, en suivant simplement un mode d’emploi précis) des programmes se transforme en un univers visuel rétroagissant sur tous les aspects de la perception et de la pensée.
Les langages de programmation permettent aujourd’hui la manipulation de structures et d’objets ayant des propriétés et des comportements analogues à ceux du monde ordinaire.
Selon la formule de Vilém Flusser, un appareil est « un jouet simulant la pensée ».

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jeudi 21 février 2013

Samuel Richardot à In extenso

Samuel Richardot se penche sur la construction de la peinture : sur ses formes, ses gestes, ses expressions et ses implications. Les tableaux qui en sortent ne sont pas simplement du (dé)constructivisme. Il s’agit d’un lyrisme analytique qui touche, par sa sensualité perspicace, aux profondeurs de l’image peinte.

par Samuel Richardot et Weiswald

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dimanche 30 septembre 2012

Dans le blanc des yeux du temps

Lucie Noel Thune est une artiste connue pour ses installations dans lesquelles le froid et le blanc jouent un rôle prépondérant. Elle réalise aussi des sculptures en cire blanche. Lors d’une résidence à Paris, elle a réalisé un ensemble de dessins sur des feuilles de papier-calque qu’elle superpose sur deux ou trois épaisseurs non sans avoir, en plus du dessin, déchiré délicatement à la main des zones entières de la feuille, laissant ainsi à la lumière le soin de dessiner elle-même de nouveaux contours, plus rugueux, plus inquiétants.

par Lucie Noel Thune

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mercredi 27 juin 2012

Paysagiste versus paysagiste

Un paysagiste est une personne qui fabrique des paysages. Tout est dit, mais simultanément, rien n’est expliqué car le paysage recouvre deux réalités : le paysage fabriqué par les chargés d’aménagement du territoire et le paysage fabriqué par les producteurs d’images quel que soit leur médium. Comment expliquer la réunion de ces deux métiers sous un seul vocable ?

par Hervé Bernard

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mercredi 27 juin 2012

Symbiose industrielle

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Comme devant une immense toile abstraite, comme devant un musée à ciel ouvert, je regarde ces usines colorées, graphiques, vivantes, et à l’aide de ma machine à photographier je fige un ensemble, un détail, c’est du Kandinsky.

par Alain Pras

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mercredi 27 juin 2012

"Enveloppes"

En qualifiant les réalisations urbaines temporaires qu’il photographie de « Christo involontaires », Mathias Dubos touche un point sensible : la manière dont se formalise en nous le visible à l’intersection du regard, de l’émotion et de la connaissance. Il y adjoint une dimension importante, celle de la déambulation, pratique urbaine, élevée au rang de mythe par Edgar Poe et Charles Baudelaire, associée à la modernité et qui trouve son apogée dans les dérives pratiquées par les situationnistes.

par Jean-Louis Poitevin et Mathias Dubos

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mercredi 27 juin 2012

Totems

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Alignés en rang d’oignons tels les soldats d’une armée de fantômes et pourtant éparpillés sur tout le territoire comme une forêt clairsemée et malade, les pylônes électriques sont, dans nos territoires, des présences aussi vitales qu’incongrues.

par Jean-Louis Poitevin et Martial Verdier

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lundi 23 avril 2012

Fantômes et démons

Artiste chinois ayant décidé de s’installer en France après y avoir fait une partie de ses études, Gao Jié conçoit l’art comme une pratique multipolaire permettant d’inventer un univers à géométrie variable en phase avec les contradictions de son époque. C’est pourquoi il pense le déploiement de ses œuvres comme des installations, même si celles-ci se composent d’œuvres uniques. Chaque œuvre est une sorte de station dans une réflexion constante qui s’articule autour d’un travail de notes et de dessins qui englobent aussi bien des esquisses de sculptures que des réflexions sur le système de la couleur ou sur celui plus global de l’art. Les dessins ou les schémas étant à la fois des projets et une partie de l’œuvre, c’est à les déployer dans des matériaux divers qu’il travaille.

par Jean-Louis Poitevin

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mercredi 14 mars 2012

Dans l’œil du monstre

Ces deux images du même monstre nous invitent à tendre l’oreille à la rumeur qui gronde, en ceci que, nous contraignant à une vision stéréoscopique, elles nous font comprendre combien le cliché, dans les deux sens du terme est à la fois le signe d’un danger et le messager d’une terrible vérité.

par Jean-Louis Poitevin et Martial Verdier

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mercredi 14 mars 2012

La ligne de l’angoisse

Ungeness, England, 2005, une image de Jürgen Nefzger extraite du livre : "Fluffy Clouds" aux Editions Hatje Cantz, Allemagne, 2009.

par Jean-Louis Poitevin

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