photographie

jeudi 26 février 2015

Surfaces sensibles

Être dans l’intime conviction d’appartenir à un lieu ; avoir le sentiment non pas tant d’habiter ce lieu que d’être habité par lui. C’est un sentiment que je ne connais pas, moi, fille d’Italiens immigrés aux États-Unis. Au contraire, dès ma petite enfance, c’est le sentiment d’être « étrangère » qui m’habite, et plus tard, c’est le déracinement volontaire vers Paris (mais les racines étaient si peu profondes …).

par Francesca Dal Chele , Frets Verhees et Marie Lopez

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jeudi 26 février 2015

Rêver la terre

10 photographes taïwanais et 8 photographes français confrontent leur vision du paysage.

par Chung-Liang Chang , Jean-Louis Poitevin , Martial Verdier et Sun Wei-Shiuan 文/孫維瑄

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mardi 27 janvier 2015

La voix des fantômes

Connu aujourd’hui pour son travail remarquable sur des épaves photographiées dans les fonds marins, Magnus Petersson, photographe né en 1971, a produit auparavant des séries qui malgré des sujets apparemment différents, n’en portent pas moins les mêmes stigmates : aucun humain, une atmosphère d’après la fin du monde, ou d’un monde, des tons tendant vers le monochrome, une présence de lignes géométriques contrariées, un temps immobile et l’imprescriptible impression que ce que l’on voit est en même temps une image d’objets réels et une image faite à partir de maquettes ou de modèles réduits.

par Jean-Louis Poitevin et Karl Magnus Petersson

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mardi 27 janvier 2015

Le non-vu

Sofia Borges ne travaille pas, elle vit. Mais aussi loin qu’elle remonte, elle constate que sa vie est recouverte par les vagues d’une interrogation multipolaire. Et chaque fois qu’une période semble se terminer, elle se retrouve comme emportée par la vague, un peu plus loin, un peu ailleurs encore. Et à chaque fois, pourtant, c’est la même impression qui l’assaille, la même interrogation qui la fait se relever : penser, c’est accepter de vivre au cœur du non ratioïde, et vivre c’est penser la réalité au moyen d’éléments qui ne relèvent pas tous de la raison.

par Jean-Louis Poitevin et Sofia Borges

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mardi 27 janvier 2015

Le balancement des nuages

On peut dire à l’aulne d’un Baschung que le monde de Catherine Noury fait la trêve.

par Catherine Noury et Hervé Rabot

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mardi 27 janvier 2015

L’engendrement des images - interview

Répondre à notre faim d’images en nous donnant à voir des objets imagés désirables et délicieux, tel est peut-être le propos secret de Philippe Soussan. Mais c’est aussi et surtout une tentative de nous faire saisir avec une précision d’orfèvre certains des enjeux de notre relation aux images.
Atelier TK-21 du 11 juin 2014

par Hervé Bernard , Jean-Louis Poitevin et Philippe Soussan

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dimanche 25 janvier 2015

Bords blancs

Une pause
Dans le décor
Chausse
Les temps
En un même
Bandeau

par Karine Maussière et Laëtitia Bischoff

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vendredi 28 novembre 2014

Le règne du mépris

La Fiac est passée. Paris photo a fermé ses portes, fin annuelle de la petite rengaine coulée dans le bruit médiatique. Ne l’entendent que ceux qui s’approchent trop près. Les autres vont dans l’indifférence à ce qui se trame à côté d’eux comme nous allons tous, indifférents aux guerres qui se trament dans des territoires voisins du nôtre, en notre nom et dont nous ne percevons justement que la rengaine médiatique. Avec une fermeté digne de celle qui s’exerce à l’entrée d’un camp de rétention quand il s’agit d’en interdire l’entrée à des curieux trop curieux, à la Fiac comme à Paris Photo, les responsables ont interdit à de nombreux journalistes et critiques d’art dûment accrédités mais qui n’avaient pas pu être présents le jour de l’ouverture ou qui n’étaient que des représentants de média considérés par eux comme sans intérêt pour la promotion de leur manifestation chérie.

par Laure Reveroff

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vendredi 28 novembre 2014

Je ne veux plus vous voir

On n’utilisait pas d’épluche-légumes. On préférait peler les patates avec un couteau sur le journal de la veille. J’ai découvert ça en quittant la maison pour me mettre en co-location. 
Quelques jours après mon emménagement, je suis partie une journée à la mer avec celle qui deviendrait rapidement mon amie. Dans la voiture, on est tombé sur France-Culture ; ça parlait de René Char, je me souviens avoir imité le présentateur. Je n’avais évidemment jamais entendu parler de lui et à la maison c’était une culture qui ne nous appartenait pas. On tombait dessus, on écoutait deux-trois phrases, on rigolait avant de zapper. Fanny elle, laissait l’émission. 

Ce projet est l’aboutissement en images d’un questionnement qui préoccupait déjà l’enfant, qui forge sûrement l’adulte. Le sentiment de trahir son milieu d’origine, et l’angoisse malgré tout d’une disparition inévitable. 

par Laura Lafon et Sylvain Duthu

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vendredi 28 novembre 2014

Look from Zero Point

Nelya and Roman Korzhovs’ exhibition “Next – nothing”. Samara Art-center, September, 25, 2014 – October, 5, 2014.

Konstantin Zatsepin, exhibition curator

par Konstantin Zatsepin et Nelya and Roman Korzhovs

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