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mercredi 25 novembre 2015
The Place
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La ville est en train de disparaître sous nos yeux, laissant désormais place dans toutes les régions du monde à des mégapoles, espaces de type urbain qui ne connaissent pas de centre ou qui ont vidé le centre de sa substance et qui se développent sans règle apparente, consommant l’espace et le régurgitant comme un déchet. Dans ces « villes », corps, comportements, inventions, tout est en reconfiguration permanente. Réalité et simulation y constituent les deux faces d’un seul et unique processus.
Ensemble de lieux dans lesquels les hommes ont commencé à vivre, il y a plus de cinq mille ans, la ville regroupe la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture. Développée dans le monde à partir modèle occidental, la ville s’est constituée autour d’un centre. Unité urbaine étendue et fortement peuplée, la ville s’est définie en opposition au village et aux zones naturelles et sauvages ou à celles que l’homme a conquises pour y développer l’agriculture.
Le XXe siècle a vu l’émergence des mégapoles, entités urbaines de plusieurs dizaines de millions d’habitants qui ont accompagné l’explosion démographique que connaît la terre. En 2050 plus des deux tiers des humains vivront dans ces villes « dont le centre est partout et la circonférence nulle part ».
Rem Koolhaas donne le nom de ville générique à ces villes qui ont su se libérer « de l’esclavage du centre » et de la « camisole de force de l’identité ». Dans ces mégapoles qui ont englouti « la » ville, les hommes expérimentent leur sortie des conditions « naturelles » d’existence en faisant à travers cette expansion sans fin l’expérience, peut-être la seule nouvelle, de la redondance, là où jusqu’à présent, ils avaient fait l’expérience de la différenciation.
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mercredi 25 novembre 2015
The Place
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mercredi 28 octobre 2015
The Place to be :
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mercredi 23 septembre 2015
Espaces de basse intensitéAvec la présentation de quelques-unes de ses « maquettes abandonnées » qui viennent appuyer leur nonchalance d’architecture mendiante sur les piliers de la halle qu’occupe le Palais de Tokyo dans le cadre de la Biennale de Lyon, Mengzhi Zheng ne fait pas que nous renvoyer à notre conception de l’espace, conditionnée par cette histoire pendant laquelle l’homme a construit ses maisons et au milieu de laquelle nous vivons, il montre comment cette histoire connaît un basculement radical depuis quelques décennies. par Jean-Louis Poitevin et Mengzhi Zheng |
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samedi 27 juin 2015
Entretien avec Gilles Clément — II/IILe concept de jardin en mouvement s’inspire de la friche : un terrain non entretenu est rapidement colonisé par de nombreuses plantes. Cette dynamique naturelle complexe, reposant sur de multiples interactions, peut être mise à profit pour composer un espace en perpétuelle évolution. Le jardinier tente d’infléchir « les énergies en présence — croissances, luttes, déplacements, échanges » pour « les tourner à son meilleur usage sans en altérer la richesse », et sa devise devient : « Faire le plus possible avec, le moins possible contre. » par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin |
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lundi 25 mai 2015
Entretien avec Gilles Clément — I/IIIl nous semble naturel de vous avertir. Vous venez de si loin, votre voyage est si long. Vous pourriez accuser un retard sidéral quoique légitime ; il se pourrait qu’en lieu et place de notre civilisation vous ne trouviez que des ruines et des ossements. Par avance nous nous excusons de ce dérangement et souhaitons que l’odeur de la putréfaction ait disparu. par Hervé Bernard et Jean-Louis Poitevin |
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dimanche 24 mai 2015
Il y a plus de feux que d’étoiles !Cette conversation tourne autour de deux séries de travaux que l’artiste Michel Couturier a entamé au début des années 2000, issus d’une recherche sur l’espace public et les signes que l’on y trouve. Avec ces deux séries, l’artiste rejoue certains détails du paysage urbain, en proposant, comme dans une logique intertextuelle, plusieurs lectures de leur présence. par Michel Couturier et Michela Sacchetto |
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dimanche 26 avril 2015
Plongée dans l’épaisseur du tempsLa superposition d’images est aussi ancienne que la photographie. Historiquement, hasard de gestes imprécis ou volonté délibérée, la superposition d’images porte avec elle la preuve que photographie et magie sont sœurs jumelles. On pourrait aussi arguer qu’elle démontre précisément le contraire, qu’une image est toujours une construction, entendons ici, un montage, ou si l’on préfère une superposition d’états, qu’ils soient de matière ou de pensée, de vision ou d’intention. par Francesca Dal Chele et Jean-Louis Poitevin |
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jeudi 26 février 2015
L’hallucination du normalTK-21 LaRevue, après avoir présenté quelques-unes des facettes du travail de Beomsik WON, sans les avoir pour autant encore explorées toutes, s’intéresse aujourd’hui aux travaux les plus récents de ce jeune photographe coréen déjà largement repéré dans son pays. par Beomsik Won et Jean-Louis Poitevin |
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jeudi 26 février 2015
Surfaces sensiblesÊtre dans l’intime conviction d’appartenir à un lieu ; avoir le sentiment non pas tant d’habiter ce lieu que d’être habité par lui. C’est un sentiment que je ne connais pas, moi, fille d’Italiens immigrés aux États-Unis. Au contraire, dès ma petite enfance, c’est le sentiment d’être « étrangère » qui m’habite, et plus tard, c’est le déracinement volontaire vers Paris (mais les racines étaient si peu profondes …). par Francesca Dal Chele , Frets Verhees et Marie Lopez |
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dimanche 21 décembre 2014
(Dé)construction colorée(Dé)construction colorée est à l’échelle d’un quartier comme celui de la Défense un geste symbolique. Le dessin de la tour, qui fonctionne a priori par succession de plans horizontaux, est ici renversé sur un axe vertical. par Alexis Jakubowicz et Mengzhi Zheng |