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dimanche 5 avril 2026
Réalisme MagiqueConcernant la violence, tout a démarré avec « The Destroyed Room », la chambre détruite à la matérialité de chair et à la couleur de sang, la première image, dont on a sans doute trop répété qu’elle s’inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se présente en fait comme un corps violé, peut-être la femme d’Étant donnés, ou scandaleusement exhibé, L’origine du monde, mais après le carnage, tout est déchiré ou brisé, et la petite danseuse d’argile miraculeusement préservée qui survole la scène, telle l’âme pure de la défunte qui prend son envol dans les gravures moyenâgeuses de la « Bonne Mort » chrétienne, mais ici après une boucherie abominable, un viol et un éventrement. L’acte artistique comme mise à distance de l’acte criminel et justificatif à tous les voyeurismes. par Denis Schmite |









