Images

Surface signifiante, animée, pixellisée ayant envahi les écrans et les cerveaux, l’image est devenue aujourd’hui un opérateur perceptif et cognitif.

Une image est une surface signifiante sur laquelle apparaissent des éléments, lignes, couleurs, formes diverses, qui entretiennent des relations ne relevant pas de la logique verbale et textuelle, mais d’une dimension « magique ». Fixe pendant des millénaires, l’image s’est animée avec l’invention du cinéma. Depuis l’invention de la vidéo et des appareils numériques elle ne peut plus être perçue comme analogique. Définie par les programmes des appareils, elle n’est plus qu’une organisation transitoire de pixels qui oscille entre émergence de manifestation visuelle offrant à la vision humaine des éléments reconnaissables et disparition ou brouillage de ces mêmes éléments. Tout a lieu en permanence sur les écrans de la planète. Multipliée à l’infini, elle envahit la réalité et les cerveaux comme une hallucination continue. Prenant la place du texte dans le champ élargi de la connaissance, elle est devenue un opérateur perceptif et cognitif.

mardi 6 décembre 2016

Un point d’interrogation… Vertus de la lumière végétale

Christelle Westphal crée une recherche d’écritures visuelles et plastiques inspirée, entre autre, par le rituel d’un village de l’Inde, hommage à la fertilité de la terre, de son enfance, son histoire familiale de chercheurs humanistes, ses années de vie au Japon et au Chili, de la culture Kanak, de la bio piraterie, du son, du genome, de l’art cybernétique.
Son œuvre s’inscrit dans l’espace transversé entre l’humanité et le règne végétal. Elle l’interroge.
"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil, et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. " (Sitting bull, sioux Lakota)

par Christelle Westphal

Lire

dimanche 6 novembre 2016

The Middle distance

Sous le titre de The Middle distance, deux artistes l’un anglais et l’autre coréen, mais passés à des moments différents de leur parcours dans la même école à Chelsea, Shane Bradford et Kim Young-Hun, exposent à la galerie Choï & Lager à Cologne.
Entre ces deux artistes apparemment peu de rapports et pourtant leur rencontre dans un même espace est un événement qui permet comprendre quelque chose de ce qui se passe dans le champ de la peinture relativement au statut des images que produit « la » peinture aujourd’hui !

par Jean-Louis Poitevin et Kim Young-Hun

Lire

dimanche 30 octobre 2016

OVNI : une introduction

Ce numéro hors série OVNI s’ouvre sur un « point de vue » — auquel conduit une lente marche d’approche — qui permet d’embrasser l’étendue qui sépare le texte des images ! Un enjeu théorique ou une situation qui seront approchés à partir des caractères d’un objet visuel non identifié…

par Étienne Diemert et Virginie Rochetti

Lire

dimanche 30 octobre 2016

Dé-Croire #1

Les liens entre les différents modes de représentation sont évidents. Pourtant le passage de l’un à l’autre ne l’est pas. Comment, par exemple, passer de la peinture et du dessin à la photo, et plus avant, de l’image accrochée au mur à l’installation en passant par la performance ?

par Hélène Tyrtoff , Martial Verdier , Martine Catois et Sylvain Paris

Lire

dimanche 30 octobre 2016

Dé-Croire #2

Deux adeptes d’une photographie en noir et blanc dont nous avons évoqué à maintes reprises le travail dans TK-21 LaRevue reviennent avec des images inédites dans lesquelles nous sommes invités, nous les humains de ce début de millénaire, à faire face à ce qui, de nous, constitue sans doute un portrait sans concession.
Dans ce texte, Jean Francis Fernandès s’exprime aussi avec simplicité et puissance sur ce qui constitue l’essence de son approche photographique. Pol Lujan, lui, nous propose une méditation sur ce qui constitue le cœur de nos préoccupation les plus évidentes et les plus obscures. À travers un extrait d’un texte de Jean Lacroix, il nous implique dans la confrontation avec nous-même en tant que supports et sujets de nos croyances.

par Jean-Francis Fernandès † et Pol Lujan

Lire

dimanche 30 octobre 2016

Dé-Croire #3

Xavier Pinon et Yannick Vigouroux sont présent dans TK-21 LaRevue, avec leurs articles ils évoquent, à partir de cet élan créateur inspiré par le projet OVNI, ce qui en constitue l’enjeu : le jeu incessant et incertain entre les apparitions d’une réalité fragile et les évidences décalées produites par les images.

par Xavier Pinon et Yannick Vigouroux

Lire

dimanche 30 octobre 2016

Dé-Croire #4

Entre fascination non dissimulée en particulier pour les espaces urbains chez Jean-Guy Lathuilière et, ici, concentration exponentielle du regard sur la puissance d’enfermement avec respiration supposée possible chez Hervé Bernard, ce sont les bords mêmes de nos angoisses et de nos désirs secrets que nous parcourons ici, d’un œil d’autant plus distant qu’il ne nous semble pas avoir affaire à la forme dure de nos passions mais plutôt à une image presque insouciante. Chacun de ces deux photographes livre à sa manière un aperçu textuel sur ses "intentions" !

par Hervé Bernard et Jean-Guy Lathuilière

Lire

dimanche 30 octobre 2016

Dé-Croire #5

Artiste aux multiples pratiques, Virginie Rochetti déploie pour OVNI des photographies où la lumière se fait ombre et où les ombres jouent avec l’oubli. Elle précise dans un texte inspiré l’impact que peuvent avoir les images sur notre perception.
Olivier Perrot tente de catapulter l’ombre au-delà de la lumière pour qu’elle devienne le support d’un rêve établissant les limites d’un royaume des ombres. Photographie et photogramme s’affirment ici comme les vecteurs consanguins d’une approche inverse de l’image. Il laisse à Nicolas Roméas le soin d’évoquer plus en détail son travail.

par Olivier Perrot et Virginie Rochetti

Lire

dimanche 30 octobre 2016

Dé-Croire : une conclusion

Dans ces deux courts texte Jean-Louis Poitevin émet un double message. Le premier vers la terre où la création semble prise dans la boucle rétroactive d’une dénonciation permanente d’impossibilités fictives, et un autre vers la terre encore en prenant non le point de vue du cosmos mais celui de l’envol. Ce qui conduit à constater combien même si l’on se projette dans des conditions d’ouverture, l’exfiltration hors des zones de combat semble extrêmement difficile.

par Jean-Louis Poitevin

Lire

samedi 1er octobre 2016

Pascal Toussaint, l’homme traversé

Chaque époque produit des créatures de cette étonnante espèce, sorte de mediums plus choisis que choisissant. Une résistance essentielle face aux pollutions d’une classe dominante d’artistes contemporains qui ignorent la transcendance et savent parfaitement choisir et négocier les moyens d’exposer leur ego. La création échappe à toute conscience de soi. À cet égard, Pascal Toussaint en est la parfaite démonstration.

par Pascal Toussaint et Valérie Labrousse

Lire