Dispositif articulant des programmes hétérogènes, un appareil permet la manipulation d’objets ayant des propriétés analogues à celles du monde ordinaire. C’est « un jouet simulant la pensée ».
Vilém Flusser
Un appareil est un dispositif simple ou complexe articulant entre eux des programmes hétérogènes qui ont pour objectif d’agir sur la réalité et pour effet d’en transformer les modes de perception.
L’appareil photographique est la matrice de tous les appareils. L’ordinateur est un dispositif assurant à la pensée humaine la possibilité de se décharger de certaines fonctions. Les appareils entraînent des effets de rétroactions qui emportent les concepteurs et les utilisateurs dans une mutation matérielle et psychique dont aucune conséquence ne peut être prévue à long terme.
L’univers textuel sous l’assaut des algorithmes (concept pratique, traduisant la notion intuitive de procédé systématique, applicable mécaniquement, sans réfléchir, en suivant simplement un mode d’emploi précis) des programmes se transforme en un univers visuel rétroagissant sur tous les aspects de la perception et de la pensée.
Les langages de programmation permettent aujourd’hui la manipulation de structures et d’objets ayant des propriétés et des comportements analogues à ceux du monde ordinaire.
Selon la formule de Vilém Flusser, un appareil est « un jouet simulant la pensée ».
|
vendredi 29 septembre 2017
Quotidien d’atelierLa série documentaire qui révèle et questionne l’art. par Jean-Louis Poitevin et Stéphane Mortier |
|
lundi 1er mai 2017
États du corpsLors de séance de travail avec des étudiants, sortant de ses chemins habituels, Alain Nahum s’est pris au jeu et a tenté de mettre en image ce à quoi un corps, nu offert, celui d’un modèle, pouvait lui faire penser. Si le point de départ était la relation possible avec le modèle, le but fut vite un travail de réflexion sur les possibilités offertes par le noir et la lumière pour montrer à la fois comment un corps pouvait nous électriser et comment quelque chose comme une sensation directe pouvait être représentée. par Alain Nahum et Jean-Louis Poitevin |
|
mercredi 1er mars 2017
Les fantômes de l’histoireLe travail photographique de Ha Choon Keun est un travail engagé, à condition de comprendre que ce terme d’engagement a, ici, au moins deux significations complémentaires. Être engagé au sens habituel du terme signifie s’impliquer dans les mouvements les plus actuels qui traversent la société et prendre en charge par le moyen des images, si l’on est un photographe, des enjeux et des situations difficiles et brûlantes de l’époque. par Ha Choon Keun et Jean-Louis Poitevin |
|
dimanche 6 novembre 2016
One last goodbyeOne last Goodbye, titre du livre de Jehsong Baak qui sort ces jours-ci, rassemble des images, inévitablement en noir et blanc, qui sont toutes comme vaporisées de cette brume interne à l’image qui caractérise son travail et fait de chacune d’elles une sorte de concrétion de points qui semblent ne tenir ensemble que par l’existence d’une force magnétique de basse intensité. par Jean-Louis Poitevin et Jehsong Baak |
|
mardi 31 mai 2016
A Year of DaysIn Kevin O Mooney’s one hour multi-screen video installation, 366247-2012, life as he/we know it, becomes the center of attention for the viewer ; more specifically, his life. par Kevin O Mooney et Susan Aurinko |
|
mardi 26 avril 2016
Aussicht auf Erinnerung, oder : morgen, Havanna !Seit vielen Jahren schon befasst sich Gert Wiedmaier in seinen Arbeiten beherzt mit der Frage nach dem Stellenwert der Bilder und legt die Grundmuster frei, die am Nicht-Ort der Zeit, wie unser Gehirn einer ist, und auf den überaus fehlbaren Trägern, wie sie unsere Neuronen sind, das Wesen der Bilder ausmachen, sie verdunkeln und enthüllen, sie auslöschen und aufhalten. par Gert Wiedmaier et Jean-Louis Poitevin |
|
jeudi 28 janvier 2016
Vues sur mémoire ou à demain La HavaneLe travail de Gert Wiedmaier a pris à bras le corps depuis de nombreuses années la question du statut des images en les rapportant aux trames qui les constituent et les occultent, les révèlent et les effacent et les retiennent malgré tout dans ce non-lieu du temps qu’est notre cerveau et sur ce support si faillible que constituent nos neurones. par Gert Wiedmaier et Jean-Louis Poitevin |
|
jeudi 28 janvier 2016
Vers le dénuement techno-
|
|
dimanche 20 décembre 2015
La fée des pétalesComme une pluie de pétales, l’œuvre de Louise Frydman s’étend dans le ciel de façon aussi monumentale que légère. par Louise Frydman |