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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>C'est du jazz latino 51</title>
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		<dc:creator>Pedro Alzuru</dc:creator>


		<dc:subject>Latin Jazz</dc:subject>
		<dc:subject>musique</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Dans cette rentr&#233;e 2026 nous sommes confront&#233;s &#224; un d&#233;fi fascinant : connaitre les percussions du jazz latino, plonger au c&#339;ur m&#234;me de cette musique. Depuis que Chano Pozo a rejoint Dizzy Gillespie dans les ann&#233;es 1940, les percussions ont cess&#233; d'&#234;tre un simple ornement pour devenir le noyau harmonique et rythmique du genre.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/cjl51batteursimage800-710e3.jpg?1790878746' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans cette rentr&#233;e 2026 nous sommes confront&#233;s &#224; un d&#233;fi fascinant : connaitre les percussions du jazz latino, plonger au c&#339;ur m&#234;me de cette musique. Depuis que Chano Pozo a rejoint Dizzy Gillespie dans les ann&#233;es 1940, les percussions ont cess&#233; d'&#234;tre un simple ornement pour devenir le noyau harmonique et rythmique du genre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les batteurs qui parviennent &#224; ma&#238;triser ces deux univers sont de v&#233;ritables traducteurs culturels. Ce n'est pas une mince affaire : dans le jazz traditionnel, le pied droit frappe la grosse caisse en syncope, et la main droite maintient la cymbale ride ; dans la musique latine, il faut jongler entre la clave d'une main, le tumbao avec les pieds et les polyrythmies &#224; la batterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui r&#233;ussissent &#224; fusionner ces &#233;l&#233;ments naturellement font bien plus que simplement jouer de la batterie ; Ils deviennent le lien incontournable entre le bebop new-yorkais et les percussions de La Havane, de San Juan ou de Rio de Janeiro &#8211; initialement, et aujourd'hui, de toute la Cara&#239;be et l'Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un &#233;pisode pr&#233;c&#233;dent consacr&#233; aux bassistes, nous avons &#233;voqu&#233; Cach&#227;o et d'autres bassistes &#233;minents comme piliers de la section rythmique. Dans cet &#233;pisode consacr&#233; aux batteurs comme ponts, le concept change, ou plut&#244;t s'inverse : tandis que le bassiste assure la base, ce sont les batteurs qui ouvrent la voie &#224; la fusion.&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;buzzsprout-player-19858344&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://www.buzzsprout.com/2168659/episodes/19858344-c-est-du-jazz-latino-51-les-batteurs.js?container_id=buzzsprout-player-19858344&amp;player=small&#034; type=&#034;text/javascript&#034; charset=&#034;utf-8&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Francisco Hern&#225;ndez&lt;/strong&gt; (El Pavo Frank), n&#233; le 26 septembre 1934 &#224; Villa de Cura, dans l'&#201;tat d'Aragua au Venezuela, et d&#233;c&#233;d&#233; le 16 juin 2009 &#224; Caracas au Venezuela. Batteur v&#233;n&#233;zu&#233;lien. Se passionne pour la musique depuis son enfance, lorsqu'il &#233;coutait les m&#233;lodies de la radio, aupr&#232;s de son grand-p&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#226;ge de 12 ans, il part pour Caracas o&#249; il commence &#224; &#233;tudier la batterie sous la direction de German Su&#225;rez et fait ses d&#233;buts comme batteur professionnel dans l'orchestre de Manuel Ramos. Du fait de son jeune &#226;ge (15 ans), ses camarades le surnomment &#171; Pavo Frank &#187; (Frank le Dindon). Ses performances sont si impressionnantes que, neuf mois plus tard, en 1953, il int&#232;gre l'orchestre d'Aldemaro Romero. L'ann&#233;e suivante, il se rend en R&#233;publique dominicaine pour poursuivre ses &#233;tudes, avant de revenir au Venezuela pour jouer avec l'orchestre de Willy P&#233;rez, puis avec celui de Chucho Sanoja. Jusqu'en 1958, il joua avec les orchestres Habana Cuban Boys, Pedro Jos&#233; Belisario et Luis Alfonso Larra&#237;n. Il participa &#224; des concerts de jazz avec des artistes tels que Barney Keesel et John La Porta. &#192; la m&#234;me &#233;poque, il s'installa aux &#201;tats-Unis pour perfectionner sa technique de batterie aupr&#232;s d'Henry Adler. &#192; New York, il se produisit avec Randy Carlos, Tito Puente, Jos&#233; Fajardo et P&#233;rez Prado, avant de rejoindre le groupe de solistes de Mongo Santamaria et de partager la sc&#232;ne avec des sommit&#233;s du jazz comme Machito, Dizzy Gillespie, Chick Corea, Hubert Law, Jimmy Smith et Art Blake.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fin 1964, il fut invit&#233; &#224; revenir par Aldemaro Romero, et ensemble, ils cr&#233;&#232;rent le rythme Onda Nueva, se produisant en France, en Su&#232;de, aux Pays-Bas et dans les Cara&#239;bes. Dans ses derni&#232;res ann&#233;es, Pavo Frank se consacra &#224; l'enseignement aupr&#232;s des enfants et dirigea &#233;galement son orchestre de neuf musiciens, mettant &#224; profit ses plus de quarante ans d'exp&#233;rience. Cette exp&#233;rience lui valut les prix Mara de Oro et &#193;guila de Oro, ainsi qu'une nomination pour le prix Casa del Artista. El Pavo Frank, s'est &#233;teint le 16 juin 2009 &#224; Caracas.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
1 &lt;strong&gt;Watermelon Man,&lt;/strong&gt; El Pavo Frank avec Mongo Santamaria, album &lt;i&gt;Watermelon Man,&lt;/i&gt; 1963.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edison dos Santos Machado, ou simplement &lt;strong&gt;Edison Machado&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sauf mention contraire, les informations biographiques pr&#233;sent&#233;es ici sont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Rio de Janeiro, 31 janvier 1934, Rio de Janeiro, 15 septembre 1990, &#233;tait un batteur et compositeur br&#233;silien autodidacte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est consid&#233;r&#233;, avec le batteur Milton Banana, comme l'un des plus grands repr&#233;sentants de la musique br&#233;silienne en mati&#232;re de batterie. Cr&#233;ateur du concept de cet instrument, il est &#224; l'origine de l'introduction de la cymbale ride dans le rythme de la samba dans les ann&#233;es 1950. Par sa cr&#233;ation d'une samba ax&#233;e sur la cymbale et ses premiers enregistrements, il a contribu&#233; &#224; fa&#231;onner la samba et la bossa nova. Malgr&#233; son influence en tant que l'un des fondateurs de la bossa nova, son nom est aujourd'hui largement tomb&#233; dans l'oubli.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Edison &#233;tait le plus grand batteur de samba de tous les temps. Sa pr&#233;cision &#224; la cymbale et avec son pied droit &#233;tait in&#233;gal&#233;e. Il avait un swing fantastique, et quiconque le souhaitait pouvait le suivre. Il &#233;tait, sans aucun doute, une figure cl&#233; de la MPB (Musique Populaire Br&#233;silienne). La musique br&#233;silienne d'aujourd'hui, et notamment la samba, lui doit beaucoup. &#187; Ti&#227;o Neto, bassiste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Innovant et audacieux, &#224; son arriv&#233;e &#224; Beco das Garrafas &#224; Rio de Janeiro, il accompagne Lu&#237;s Carlos Vinhas et Ti&#227;o Neto au sein de la Bossa Tr&#234;s et du sextet Bossa Rio dirig&#233; par S&#233;rgio Mendes. Il cr&#233;e le groupe &lt;i&gt;Rio 65 Trio&lt;/i&gt; et fonde le label &lt;i&gt;MPM&lt;/i&gt; &#171; Modern Popular Music &#187; au moment o&#249; la bossa nova s'essouffle et que la &lt;i&gt;Jovem Guarda&lt;/i&gt; &#233;merge. L'album d'Edison Machado, Samba Novo, enregistr&#233; par CBS/Sony, demeure une r&#233;f&#233;rence incontournable de la samba pour les batteurs br&#233;siliens et internationaux. Cet album comprend des arrangements de Moacyr Santos, J.T. Meirelles, Maciel et Raul de Souza, qui ont particip&#233; &#224; son enregistrement, ainsi que des morceaux avec Ten&#243;rio J&#250;nior au piano et Ti&#227;o Neto &#224; la basse.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1976, Edison s'installe aux &#201;tats-Unis, o&#249; il r&#233;sidera pendant 14 ans. Il y enregistre notamment avec Chet Baker et Ron Carter. Avec son groupe Lua Nova, il s'est produit dans de nombreux festivals de jazz &#224; travers le monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 &lt;strong&gt;Vou Dizer-te Adeus,&lt;/strong&gt; Salvador Trio : Dom Salvador (piano), Sergio Barroso (basse), Edison Machado (batterie), album &lt;i&gt;Salvador Trio,&lt;/i&gt; 1966.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alberto Naranjo,&lt;/strong&gt; 14 septembre 1941, Caracas, Venezuela, 27 janvier 2020. Arrangeur, chef d'orchestre, batteur, compositeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Fils de la chanteuse Graciela Naranjo et de l'animateur radio Mag&#237;n Pastor Su&#225;rez, il d&#233;bute sa carri&#232;re musicale &#224; dix-huit ans comme batteur. Il est membre du groupe de &lt;i&gt;Chucho Sanoja&lt;/i&gt; de 1963 &#224; 1964, de &lt;i&gt;Los Mel&#243;dicos&lt;/i&gt; de 1965 &#224; 1966, et de celui de &lt;i&gt;Porfi Jim&#233;nez&lt;/i&gt; de 1966 &#224; 1967. Parall&#232;lement, il est un musicien de studio tr&#232;s demand&#233; dans les ann&#233;es 1960 et 1970, collaborant avec des artistes de passage au Venezuela, tels que Charles Aznavour, Vikki Carr, Eddie Fisher, Engelbert Humperdinck, Julio Iglesias, Tom Jones, Los Nicholas Brothers, Eliana Pittman, The Platters, Tito Rodr&#237;guez, Ornella Vanoni et Pedro Vargas.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1977, Naranjo fonde l'orchestre &lt;i&gt;El Trabuco Venezolano,&lt;/i&gt; dont il assure la direction et les arrangements. Con&#231;u &#224; l'origine comme un orchestre de jazz, l'ensemble s'est particuli&#232;rement fait conna&#238;tre pour sa musique salsa. Il a enregistr&#233; cinq albums studio et deux albums live avec le groupe cubain &lt;i&gt;Irakere.&lt;/i&gt; En tant qu'arrangeur, Naranjo a &#233;galement collabor&#233; avec des musiciens tels que le groupe &lt;i&gt;Guaco,&lt;/i&gt; Ilan Chester, Sim&#243;n D&#237;az, Oscar D'Le&#243;n, Ricardo Montaner, Mar&#237;a Rivas et Aldemaro Romero. En tant que musicien de jazz, il a collabor&#233;, entre autres, avec Jeff Berlin, Dusko Goykovich, Danilo P&#233;rez, Arturo Sandoval, Bobby Shew et Dave Valentin.&lt;br class='autobr' /&gt;
3 &lt;strong&gt;Skylark,&lt;/strong&gt; Alberto Naranjo avec Maria Rivas, album &lt;i&gt;Muar&#233;,&lt;/i&gt; 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Robertinho Silva,&lt;/strong&gt; Rio de Janeiro, 1er juin 1941, est un batteur et percussionniste br&#233;silien. Il est consid&#233;r&#233; comme une figure majeure des percussions br&#233;siliennes, aux c&#244;t&#233;s d'artistes tels qu'Airto Moreira, Edison Machado, Nen&#234; (Realcino Lima Filho), Z&#233; Eduardo Naz&#225;rio, Dom Um Rom&#227;o et Paulo Braga. Ses performances allient virtuosit&#233; et une touche d'humour qui le place souvent au centre de l'attention sur sc&#232;ne. Musicien autodidacte, il a commenc&#233; &#224; jouer de la batterie d&#232;s son enfance. Il a &#233;t&#233; influenc&#233; par les plus grands batteurs de samba et de bossa nova.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa carri&#232;re a d&#233;but&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1960 lorsqu'il a rejoint le groupe &lt;i&gt;Som Imagin&#225;rio,&lt;/i&gt; qui comprenait &#233;galement Wagner Tiso, Luiz Alves, Fredera, Z&#233; Rodrix et Tavito. Depuis, il a particip&#233; &#224; des enregistrements et &#224; des concerts avec des figures majeures de la musique nationale et internationale. Il s'est produit dans de nombreux festivals de musique prestigieux, notamment &#224; Newport, Berlin, au Free Jazz Festival, au JVC New York, &#224; Montreux et au Midem.&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre ses enregistrements en studio, il a collabor&#233; sur sc&#232;ne avec Milton Nascimento (avec qui il a travaill&#233; pendant 26 ans), Herbie Hancock, Jo&#227;o Donato, Tom Jobim, Wayne Shorter, Pat Metheny, Paul Horn, George Duke, Egberto Gismonti, Airto Moreira, Flora Purim, Raul de Souza, Dori Caymmi, Cal Tjader, Sarah Vaughan, Gilberto Gil, Jo&#227;o Bosco, Toninho Horta, Gal Costa, Nana Caymmi et Chico Buarque. Plus r&#233;cemment, il a travaill&#233; avec les chanteuses Lisa Ono, Wanda S&#225; et M&#244;nica Salmaso, le pianiste Guilherme Vergueiro, le saxophoniste Bud Shank et le guitariste George Benso. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2009, il enregistre l'album &lt;i&gt;Paded&#234; de Sarar&#225;s&lt;/i&gt; en duo avec le guitariste Z&#233; Moreira, originaire d'Esp&#237;rito Santo. Cet album, autoproduit, b&#233;n&#233;ficie du soutien de la Fondation Rubem Braga.&lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, Robertinho Silva se consacre &#224; sa carri&#232;re solo et &#224; l'&#233;tude des rythmes folkloriques de toutes les r&#233;gions du Br&#233;sil. Il donne des concerts, anime des cours, des s&#233;minaires et des ateliers ax&#233;s sur les rythmes br&#233;siliens. Il d&#233;veloppe &#233;galement de nombreux projets avec la Famille Silva, compos&#233;e de lui-m&#234;me et de ses fils Ronaldo, Vanderlei, Pablo et Thiago, eux aussi musiciens. Il collabore &#233;galement avec des compagnies de danse et de th&#233;&#226;tre. Il pr&#233;voit de publier un ouvrage sur les rythmes br&#233;siliens.&lt;br class='autobr' /&gt;
4 &lt;strong&gt;Bi&#244;nico,&lt;/strong&gt; Robertinho Silva, album &lt;i&gt;MPBC,&lt;/i&gt; 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Claudio Slon,&lt;/strong&gt; 12 novembre 1943 &#8211; 16 avril 2002, &#233;tait un batteur de jazz br&#233;silien de renom, n&#233; &#224; Buenos Aires, en Argentine. Il a jou&#233; dans divers genres de musique latine, notamment la pop latine, le jazz latin, la pop br&#233;silienne et l'easy pop. Fils d'un violoniste classique et d'une professeure de ballet, Slon a grandi &#224; S&#227;o Paulo et a commenc&#233; &#224; enregistrer professionnellement tr&#232;s jeune, remportant la premi&#232;re place d'un sondage national aupr&#232;s de critiques de jazz alors qu'il &#233;tait encore adolescent. Il a jou&#233; aux c&#244;t&#233;s de son p&#232;re au sein de &lt;i&gt;l'Orchestre philharmonique de S&#227;o Paulo&lt;/i&gt; avant de se produire avec le &lt;i&gt;Walter Wanderley Trio,&lt;/i&gt; ainsi qu'avec les formations &lt;i&gt;Brasil '66&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Brasil '77&lt;/i&gt; de S&#233;rgio Mendes dans les ann&#233;es 1960 et 1970.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;galement particip&#233; &#224; de nombreuses sessions br&#233;siliennes supervis&#233;es par Creed Taylor pour le label Verve, notamment &lt;i&gt;A Certain Smile, A Certain Sadness&lt;/i&gt; d'Astrud Gilberto et du &lt;i&gt;Walter Wanderley Trio,&lt;/i&gt; Wave d'Ant&#244;nio Carlos Jobim et Samba '68 de Marcos Valle. Bien que trois batteurs soient g&#233;n&#233;ralement cr&#233;dit&#233;s sur les versions originales et r&#233;&#233;dit&#233;es de Wave de Jobim, c'est bien Slon qui joue de la batterie. Bobby Rosengarden et Dom Um Romao jouent uniquement des percussions sur cet album.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le succ&#232;s du single &#171; Summer Samba &#187; du &lt;i&gt;Wanderley Trio,&lt;/i&gt; class&#233; dans le Top 5, et de leur premier album, &lt;i&gt;Rain Forest,&lt;/i&gt; certifi&#233; platine, a permis &#224; Slon d'obtenir de nombreux contrats d'enregistrement durant cette p&#233;riode, notamment une collaboration remarquable avec Jobim et Frank Sinatra sur l'album &lt;i&gt;Sinatra &amp; Company&lt;/i&gt; et leur &#233;mission sp&#233;ciale t&#233;l&#233;vis&#233;e A Man and His Music + Ella + Jobim. Vers la fin de la d&#233;cennie, il a rejoint S&#233;rgio Mendes &amp; Brasil '66. Slon a &#233;t&#233; membre du groupe pendant neuf ans et a &#233;galement jou&#233; et enregistr&#233; avec Dori Caymmi, Paulinho da Costa, John Pisano, Oscar Feldman et Joe Pass, entre autres. Il a aussi codirig&#233; (avec Milcho Leviev) le Leviev-Slon Quartet, avec lequel il a sorti des albums pour Vartan Jazz (dont Jive Sambas) et plus tard pour Elephant Records (&#171; When I'm 64 &#187;), ce dernier enregistr&#233; avec Herbie Mann. Le dernier trio au sein duquel il a jou&#233; de la batterie &#233;tait le &lt;i&gt;Trio Jo&#227;o Donato,&lt;/i&gt; form&#233; en 1999, avec lequel il a enregistr&#233; trois albums pour Elephant Records. Outre ses talents exceptionnels de batteur, Claudio &#233;tait &#233;galement un excellent percussionniste br&#233;silien et a enregistr&#233; comme tel sur plusieurs albums.&lt;br class='autobr' /&gt;
Slon a v&#233;cu &#224; Los Angeles pendant de nombreuses ann&#233;es avant de s'installer au Colorado au milieu des ann&#233;es 1990, o&#249; il a continu&#233; &#224; travailler comme batteur, percussionniste et producteur jusqu'&#224; son d&#233;c&#232;s des suites d'un cancer du poumon &#224; Denver, Colorado, en avril 2002.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 &lt;strong&gt;Summer Samba&lt;/strong&gt; (So Nice), avec Walter Wanderley (orgue &#233;lectronique, arrangements), Claudio Slon (batterie), Bobby Rosengarden (percussions) et d'autres, album &lt;i&gt;Rain Forest,&lt;/i&gt; 1966.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alejandro Neciosup Acu&#241;a, Pativilca, Lima, 12 d&#233;cembre 1944, connu sous le nom d'&lt;strong&gt;Alex Acu&#241;a,&lt;/strong&gt; est un percussionniste et batteur p&#233;ruvien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est n&#233; &#224; Pativilca, &#224; 195 km au nord de Lima (la capitale du P&#233;rou). D&#232;s l'&#226;ge de quatre ans, il commence &#224; jouer de la batterie et des percussions. &#192; dix ans, il int&#232;gre l'orchestre de son p&#232;re et de ses fr&#232;res, les &lt;i&gt;Tropical Boys de los Hermanos Neciosup.&lt;/i&gt; &#192; seize ans, il est devenu l'un des musiciens p&#233;ruviens les plus recherch&#233;s, travaillant comme musicien de studio pour diverses &#233;missions de t&#233;l&#233;vision, films, pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre et enregistrements. Il se produit &#233;galement sur sc&#232;ne, devenant un artiste de premier plan.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; dix-huit ans, il rejoint le groupe de P&#233;rez Prado et, en 1965, il s'installe &#224; Porto Rico.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1974, Acu&#241;a d&#233;m&#233;nage &#224; Las Vegas, dans le Nevada, et travaille avec des artistes tels qu'Elvis Presley et Diana Ross. L'ann&#233;e suivante (1975), il rejoint le groupe de jazz-fusion &lt;i&gt;Weather Report,&lt;/i&gt; avec lequel il remporte un Grammy Award.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1978, il s'installe en Californie et devient musicien de studio, enregistrant et jouant de la batterie et des percussions en concert avec Paul McCartney, Ella Fitzgerald, Chick Corea, Joni Mitchell, Whitney Houston, Pl&#225;cido Domingo, Wayne Shorter (saxophoniste de Weather Report), Joe Zawinul (clavi&#233;riste de Weather Report), Herbie Hancock, Carlos Santana, Roy Orbison (1936-1988), Tom Jobim, Roberta Flack, U2, Al Jarreau, Beck, Phil Keaggy, Sam Phillips, Sergeant Petter et Jim Walker. Il collabore &#233;galement avec des musiciens d'horizons culturels divers, tels que Peter Gabriel, Lee Ritenour, Javier Malosetti et bien d'autres. Pepe Alva, Jackson Browne, Johnny Clegg, Pedro Eustache, Lucas Leyes, Robbie Robertson, Flavio Sala, Marcos Witt et Osamu Kitajima.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1980, il a jou&#233; des percussions sur l'enregistrement de &#171; The Tide Is High &#187;, un titre de l'album Autoamerican de Blondie. Il a &#233;galement contribu&#233; aux percussions de l'album Rattle and Hum (1987) de U2, sur le morceau &#171; Hawkmoon 269 &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1980, il a particip&#233; &#224; la tourn&#233;e Periodo de Sesiones du groupe de jazz chr&#233;tien Koinonia, aux c&#244;t&#233;s de musiciens tels qu'Abraham Laboriel, Justo Almario, Hadley Hockensmith, Harland Rogers et Bill Maxwell. Il a collabor&#233; &#224; l'album Crow Jane Alley de Willy DeVille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a particip&#233; comme percussionniste au concert de Roy Orbison (1936-1988) en 1987, &#171; A Black and White Night &#187;, aux c&#244;t&#233;s de musiciens du groupe d'Elvis Presley et d'autres artistes de renom. Il a &#233;galement enseign&#233; les percussions &#224; l'Universit&#233; de Californie et au Berklee College of Music.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1994, il a enregistr&#233; en direct avec Ron Kenoly &#8211; accompagn&#233; de Justo Almario, Abraham Laboriel, Chester Thompson et Tom Brooks &#8211; &#224; l'Atlanta Civic Center, devant 4 000 spectateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2001, il a &#233;t&#233; nomm&#233; aux Grammy Awards pour son &#339;uvre Acuarela de tambores (Aquarelle de tambours).&lt;br class='autobr' /&gt;
Au milieu des ann&#233;es 2000, il a travaill&#233; pour le label CanZion, propri&#233;t&#233; du chanteur, pasteur &#233;vang&#233;lique et homme d'affaires am&#233;ricain Marcos Witt. En 2009, il a collabor&#233; &#224; l'album De la buena onda (Good Vibes) du guitariste italien Flavio Sala (1983). En 2011, il a travaill&#233; sur l'album Heritage du groupe de m&#233;tal progressif su&#233;dois Opeth.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 7 mars 2011, il est retourn&#233; au P&#233;rou pour donner un concert hommage au groupe Weather Report. En 2023, il a re&#231;u le &lt;i&gt;Trustees Award aux Grammy Awards&lt;/i&gt; pour l'ensemble de sa carri&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
6 &lt;strong&gt;Obsesi&#243;n,&lt;/strong&gt; Alex Acuna &#183; Abraham Laboriel &#183; Otmaro Ruiz, album &lt;i&gt;Latino,&lt;/i&gt; 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eduardo Moreira &lt;strong&gt;&#171; Duduka &#187; da Fonseca,&lt;/strong&gt; n&#233; le 31 mars 1951 &#224; Rio de Janeiro, est un batteur br&#233;silien. Duduka da Fonseca a commenc&#233; &#224; jouer de la batterie &#224; l'&#226;ge de douze ans et, trois ans plus tard, il se produisait d&#233;j&#224; avec des musiciens br&#233;siliens de renom. Apr&#232;s des &#233;tudes &#224; &lt;i&gt;l'Institut Villa-Lobos de Rio,&lt;/i&gt; &#224; &lt;i&gt;Pro Arte et &#224; l'&#201;cole de musique Guerra Peixe,&lt;/i&gt; il forma son propre trio de bossa nova, avec lequel il se produisit &#233;galement &#224; la t&#233;l&#233;vision br&#233;silienne entre 1966 et 1968. En 1975, il s'installa &#224; New York, o&#249; il int&#233;gra plusieurs groupes de jazz br&#233;siliens, tels que &lt;i&gt;Brazilian Express, The New York Samba Band&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Brazilian Jazz All Stars,&lt;/i&gt; dont les membres comprenaient Bob Mintzer, Eliane Elias et Randy Brecker. De 1984 &#224; 1999, il enseigna au &lt;i&gt;Drummer's Collective &#224; New York.&lt;/i&gt; En 1989, il fonda le Trio da Paz avec Romero Lubambo et Nilson Matta, un groupe toujours actif aujourd'hui.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que batteur, il a particip&#233; &#224; la production de plus de 200 albums avec des musiciens de renom tels qu'Ant&#244;nio Carlos Jobim, Astrud Gilberto, Herbie Mann, Lee Konitz, Joe Henderson, Gerry Mulligan, Emily Remler, Claudio Roditi, Joanne Brackeen, Kenny Barron et John Zorn. Son &#233;pouse, Maucha Adnet, s'est fait conna&#238;tre comme chanteuse aux c&#244;t&#233;s d'Ant&#244;nio Carlos Jobim avant de se lancer dans une carri&#232;re solo.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son ouvrage &lt;i&gt;Brazilian Rhythms for Drums,&lt;/i&gt; est une r&#233;f&#233;rence pour les batteurs int&#233;ress&#233;s par la musique br&#233;silienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est celui qui a jet&#233; les bases d'un dialogue incontournable entre le hard bop new-yorkais et la bossa nova et la samba de Rio. Il a d&#233;montr&#233; que la batterie jazz pouvait poss&#233;der la cadence fluide et &#233;l&#233;gante des &#233;coles de samba br&#233;siliennes sans pour autant perdre l'esprit d'improvisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
7 &lt;i&gt;Vera Cruz,&lt;/i&gt; Trio da Paz, album &lt;i&gt;Brasil From The Inside,&lt;/i&gt; 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ignacio Berroa,&lt;/strong&gt; n&#233; le 8 juillet 1953 &#224; La Havane, Cuba, est un batteur de jazz. En 1980, il quitte son pays lors de l'exode de Mariel, s'installe &#224; New York et rejoint le quartet de Dizzy Gillespie en 1981. Il devient le batteur du groupe form&#233; par Gillespie jusqu'&#224; la mort de ce dernier en 1993. Nombreux sont ceux qui consid&#232;rent Berroa comme l'un des plus grands batteurs de notre &#233;poque. La l&#233;gende du jazz Dizzy Gillespie le d&#233;crivait comme : &#171; &#8230; le seul batteur latino de l'histoire de la musique am&#233;ricaine &#224; conna&#238;tre intimement deux univers : sa musique afro-cubaine natale et le jazz&#8230; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant que p&#233;dagogue, Berroa a anim&#233; des ateliers et des master classes dans le monde entier. Il a &#233;galement r&#233;alis&#233; une pr&#233;sentation vid&#233;o intitul&#233;e &lt;i&gt;Afro-Cuban Jazz and Beyond,&lt;/i&gt; qui offre un aper&#231;u du d&#233;veloppement de la musique afro-cubaine et de son influence sur le jazz. En tant qu'auteur, il s'est distingu&#233; avec la vid&#233;o p&#233;dagogique &lt;i&gt;Mastering the Art of Afro-Cuban Percussion&lt;/i&gt; et les ouvrages &lt;i&gt;Groovin' in Clave&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;A New Way of Groovin.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Son premier album en tant que leader, Codes, sorti chez Blue Note Records, a &#233;t&#233; nomin&#233; aux &lt;i&gt;Grammy Awards&lt;/i&gt; en 2006 et a remport&#233; le &lt;i&gt;Danish Music Award&lt;/i&gt; du meilleur album de jazz international en 2007. Il a &#233;t&#233; honor&#233; par son inclusion dans la publication &lt;i&gt;Jazz Drumming Legends&lt;/i&gt; de Blue Note et &lt;i&gt;Modern Drummer&lt;/i&gt; en 2011. Son album (Heritage and Passion&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; enregistr&#233; en 2014.&lt;br class='autobr' /&gt;
Berroa a enregistr&#233; et jou&#233; avec des musiciens du calibre de M. Coy Tyner, Chick Corea, Wynton Marsalis, Freddie Hubbard, Jackie McLean, Michael Brecker, Milt Jackson, Jaco Pastorius, Ron Carter, Charlie Haden, Tito Puente, Mario Bauz&#225;, Gonzalo Rubalcaba, Gilberto Gil, Ivan Lins, Jo&#227;o Bosco, Lenny Andrade, le Lincoln Center Orchestra, le WDR Big Band et le BBC Big Band.&lt;br class='autobr' /&gt;
8 &lt;strong&gt;Evidence,&lt;/strong&gt; Ignacio Berroa, album &lt;i&gt;Heritage and Passion&lt;/i&gt;, 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Walfredo Reyes Jr.,&lt;/strong&gt; n&#233; Walfredo de los Reyes Palau IV le 18 d&#233;cembre 1955, est un musicien cubano-am&#233;ricain sp&#233;cialis&#233; dans la batterie et les percussions, ainsi qu'un p&#233;dagogue et conf&#233;rencier en musique. Il a jou&#233; avec de nombreux groupes de jazz, de musique latine, de world music, de world fusion, d'afro-cubain et de rock, en tourn&#233;e et en studio, et a &#233;galement travaill&#233; comme musicien de studio.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reyes est reconnu pour sa fusion de techniques de percussions diverses issues du monde entier, notamment sa capacit&#233; &#224; jouer de la batterie avec les mains en plus de l'utilisation traditionnelle des baguettes ; on dit de lui qu'il peut &#171; sonner &#224; la fois comme un batteur et un percussionniste &#187;. Il a &#233;t&#233; membre de Santana et a rejoint Chicago comme percussionniste de 2012 &#224; 2018, date &#224; laquelle il est devenu leur batteur. Il a &#233;galement jou&#233; dans le groupe de l'ancien guitariste de Nazareth, Manny Charlton. Reyes est le personnage principal de la chanson &#171; Walfredo &#187; de Phish.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son p&#232;re est le percussionniste Walfredo Reyes Sr. ; l'un de ses fr&#232;res est le percussionniste de musiques du monde Daniel de los Reyes ; un autre fr&#232;re est l'acteur Kamar de los Reyes ; et son grand-p&#232;re est le trompettiste et chef d'orchestre cubain Walfredo de los Reyes II.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant de rejoindre le groupe Chicago, Reyes avait un lien particulier avec eux : il &#233;tait un fan de longue date, ami et collaborateur de l'ancien batteur Tris Imboden, et fr&#232;re de l'ancien percussionniste de Chicago, Daniel de los Reyes. Le premier album que Reyes a achet&#233;, jeune homme, avec son argent de poche, &#233;tait Chicago Transit Authority.&lt;br class='autobr' /&gt;
Walfredo Reyes Jr. et son &#233;pouse Kirsten se sont mari&#233;s le 21 mars 2020 et vivent dans l'agglom&#233;ration de Cincinnati. Pour le film &lt;i&gt;Being the Ricardos&lt;/i&gt; (2021), Reyes a form&#233; Javier Bardem &#224; la pratique des congas, instruments pr&#233;sents dans le film.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reyes a tourn&#233; et/ou enregistr&#233; avec d'innombrables artistes internationaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
9 &lt;strong&gt;Almost Like Being in Love,&lt;/strong&gt; Walfredo Reyes Jr., album &lt;i&gt;Penny from Heaven,&lt;/i&gt; 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bobby Sanabria,&lt;/strong&gt; n&#233; en 1957, est un batteur, percussionniste et timbalier de renom. Puisant son inspiration dans les racines culturelles de la diaspora africaine en Am&#233;rique du Nord, dans les Cara&#239;bes et en Am&#233;rique latine, il est devenu un p&#233;dagogue et un promoteur de premier plan des musiques afro-latines et du monde. Ayant grandi dans le quartier de Fort Apache &#224; Burroughs, dans le Bronx (New York), il a &#233;t&#233; berc&#233; par la musique portoricaine, afro-cubaine, la soul, le R&amp;B, le funk et d'autres genres. Plus tard, inspir&#233; par Tito Puente, il a &#233;tudi&#233; au &lt;i&gt;Berklee College of Music de Boston&lt;/i&gt; de 1975 &#224; 1979, o&#249; il a obtenu une licence de musique. Outre sa carri&#232;re d'interpr&#232;te, Sanabria est consid&#233;r&#233; comme l'un des plus grands sp&#233;cialistes du latin jazz et a &#233;t&#233; nomin&#233; en 1983 pour une bourse du &lt;i&gt;National Arts Fund&lt;/i&gt; en tant qu'interpr&#232;te et professeur de jazz. S'il n'est pas le seul musicien latin &#224; reconna&#238;tre et &#224; c&#233;l&#233;brer les racines musicales ouest-africaines de la musique latino-am&#233;ricaine, il est certainement l'un des plus &#233;loquents dans son respect pour les fondements musicaux africains des diff&#233;rentes formes de musique latine et de jazz am&#233;ricain. Ma&#238;trisant une grande vari&#233;t&#233; de styles, du son cubain &#224; la salsa new-yorkaise de Mario Bauza et Dizzy Gillespie, elle-m&#234;me influenc&#233;e par le cubop et le jazz afro-cubain, Sanabria a enregistr&#233; avec Tito Puente, Dizzy Gillespie, Chico O'Farrill, Celia Cruz et le l&#233;gendaire Mario Bauza. Professeur au d&#233;partement de jazz de la New School Research de New York, il a &#233;crit des articles pour les magazines &lt;i&gt;Modern Drummer&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Highlights in Percussion&lt;/i&gt; ; il est chroniqueur r&#233;gulier pour la newsletter Descarga et collaborateur du magazine &lt;i&gt;New York Latino.&lt;/i&gt; Leader des ensembles &lt;i&gt;Ascension&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Afro-Cuban Big Band&lt;/i&gt; (tous deux nomin&#233;s aux Grammy Awards), Sanabria organise des ateliers, des conf&#233;rences et des s&#233;minaires &#224; travers le monde afin de sensibiliser les musiciens et les passionn&#233;s &#224; la tradition musicale afro-latine, qui forme une riche mosa&#239;que de genres musicaux latino-am&#233;ricains et afro-am&#233;ricains de l'h&#233;misph&#232;re occidental.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Par : L. J. Allen-2&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
10 &lt;strong&gt;57th St. Mambo,&lt;/strong&gt; Bobby Sanabria, album &lt;i&gt;Big Band Urban Folktales,&lt;/i&gt; 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les batteurs, nous entamons notre exploration des percussions, le c&#339;ur du jazz latino, ces instruments qui donnent le pouls &#224; ses rythmes inimitables. Rendez-vous au prochain &#233;pisode.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.avinpro.com/biografias/el-pavo-frank/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.avinpro.com/biografias/el-pavo-frank/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sauf mention contraire, les informations biographiques pr&#233;sent&#233;es ici sont un r&#233;sum&#233; des biographies disponibles sur &lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Main_PageSauf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://en.wikipedia.org/wiki/Main_PageSauf&lt;/a&gt; mention contraire, les informations biographiques pr&#233;sent&#233;es ici sont un r&#233;sum&#233; des biographies disponibles sur &lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Par : L. J. Allen-2 &lt;a href=&#034;https://www.imdb.com/fr/name/nm0760785/bio/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.imdb.com/fr/name/nm0760785/bio/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;C'est du jazz latino, les batteurs1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &lt;strong&gt;Watermelon Man&lt;/strong&gt;, El Pavo Frank avec Mongo Santamaria, album &lt;i&gt;Mongo at the Village Gate&lt;/i&gt;, 1963.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 &lt;strong&gt;Vou Dizer-te Adeus&lt;/strong&gt;, Salvador Trio : Dom Salvador (piano), Sergio Barroso (basse), Edison Machado (batterie), album &lt;i&gt;Salvador Trio&lt;/i&gt;, 1966.&lt;br class='autobr' /&gt;
3 &lt;strong&gt;Skylark&lt;/strong&gt;, Alberto Naranjo avec Maria Rivas, album &lt;i&gt;Muar&#233;&lt;/i&gt;, 1998.&lt;br class='autobr' /&gt;
4 &lt;strong&gt;Bi&#244;nico&lt;/strong&gt;, Robertinho Silva, album &lt;i&gt;MPBC&lt;/i&gt;, 1981.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 &lt;strong&gt;Summer Samba (So Nice)&lt;/strong&gt;, Walter Wanderley (orgue &#233;lectronique, arrangements), Claudio Slon (batterie), Bobby Rosengarden (percussions) et d'autres, album &lt;i&gt;Rain Forest,&lt;/i&gt; 1966.&lt;br class='autobr' /&gt;
6 &lt;strong&gt;Obsesi&#243;n&lt;/strong&gt;, Alex Acuna &#183; Abraham Laboriel &#183; Otmaro Ruiz, album Latino, 2018.&lt;br class='autobr' /&gt;
7 &lt;strong&gt;Vera Cruz&lt;/strong&gt;, Duduca da Fonseca con Trio da Paz, album &lt;i&gt;Brasil From The Inside&lt;/i&gt;, 1992.&lt;br class='autobr' /&gt;
8 &lt;strong&gt;Evidence&lt;/strong&gt;, Ignacio Berroa, album Heritage and Passion, 2014.&lt;br class='autobr' /&gt;
9 &lt;strong&gt;Almost Like Being in Love&lt;/strong&gt;, Walfredo Reyes Jr., album Penny from Heaven, 2014.&lt;br class='autobr' /&gt;
10 &lt;strong&gt;57th St. Mambo&lt;/strong&gt;, Bobby Sanabria, album &lt;i&gt;Big Band Urban Folktales&lt;/i&gt;, 2013&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>Filer Les Tangentes</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Dimanche</dc:creator>


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		<dc:subject>velo</dc:subject>
		<dc:subject>Europe</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un d&#233;fi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une performance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout un po&#232;me.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/performance" rel="tag"&gt;performance&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/01-vale_ncia-4181a.jpg?1785415953' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un d&#233;fi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une performance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout un po&#232;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_27606 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/02-consorcio-aeropuerto-de-teruel.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/02-consorcio-aeropuerto-de-teruel-2db0b.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Consorcio Aeropuerto de Teruel
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Filer Les Tangentes&lt;/i&gt; est une action artistique en deux saisons. Je suis all&#233; voir si, comme Ulysse, mais plut&#244;t Erasme, Sweig, D&#252;rer, van Eyck, Vermeer ou Vinci, Goethe ou Van Gogh, on peut encore, dans quelques villes, rencontrer quelques amis, artistes, savants, chercheurs, inventeurs ou po&#232;tes. Rencontrer le paysage. J'ai pris la route pour v&#233;rifier si l'on peut traverser quelques plaines, fleuves et montagnes. Je monte sur le v&#233;lo pour savoir si la d&#233;couverte se croise au coin de la route ou du chemin. Si en traversant des pays voisins on peut rencontrer d'autres couleurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Relier Val&#232;ncia &#224; Chambord c'est une course historique. Pas une destination, mais une boucle pour tisser des liens. Elle rappelle aussi celle de quelques autres a&#239;euls, dans d'autres temps que l'on dit risqu&#233;s, archa&#239;ques ou des Lumi&#232;res. Mais le temps d'aujourd'hui est-il si doux ? Les routes ne sont pas droites. Je remontais (dans le sens d'un planisph&#232;re) depuis la r&#233;serve naturelle de l'Albufera pr&#232;s de Val&#232;ncia, jusqu'au port de Delft v&#233;rifier s'il est toujours autant magnifique et lumineux, ou ce qu'en a fait la r&#233;volution chimique, la r&#233;volution du confort imperm&#233;able.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27607 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/03-viscofan_-valle-de-arago_n.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/03-viscofan_-valle-de-arago_n-e5803.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Viscofan, Valle de Arago&#769;n
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution des plaisirs s&#233;dentaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution des individualismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au XVIII&#7497; si&#232;cle on traversait l'Europe pour &#233;crire, dessiner, lire et chanter d'autres histoires, pour rencontrer de nouvelles techniques, voire des pratiques avec d'autres couleurs. On exp&#233;rimentait les sens. On traversait du nord au sud ou d'ouest en est. Dans un temps long, suffisant pour s'impr&#233;gner, r&#233;fl&#233;chir, penser. Aujourd'hui on arrive, on instagrame et on retourne. C'est fini. L'intelligence est digitalis&#233;e. Artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans le chemin que s'engendre le po&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je le prends. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je le rejoins. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je l'&#233;cris.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27608 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/05-magali-et-raphae_lle.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/05-magali-et-raphae_lle-f1e82.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Magali et Rapha&#235;lle
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce qui semble primordial dans la poursuite de l'enfermement des corps et des esprits, subi, accept&#233;, volontaire, c'est la plus grande peur que nous ayons. La peur de la blessure, de la chute, la peur de la souffrance, de l'ins&#233;curit&#233;. La peur de la mort. Nous avons con&#231;u, nous utilisons des machines intelligentes qui inventent des images num&#233;riques et les actions de calculs pour acheter et vendre en bourse plus vite et au meilleur prix, s&#233;parent les plaquettes du plasma, extraient du sang, mesurent l'usure des chaussettes. Tous ces outils rendent le vivant inutile. Ils s'ajoutent aux efface-poussi&#232;res et aux &#233;ventre-tomates, aux films s&#233;ri&#233;s qui durent cent heures, au d&#233;fil&#233; infini des R&#233;els. On ne sait m&#234;me plus quand le cerveau serait indisponible. Demain c'est les soldes ! C'est les soldes toute l'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27609 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/04-sainte-soline.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH336/04-sainte-soline-71692.jpg?1784117285' width='500' height='336' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sainte Soline
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors, la tangente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut quand m&#234;me chercher un peu pour savoir s'il y a un autre choix que le siphon globalis&#233;. Un tourbillon dans lequel quelques langues et identit&#233;s se fondent, peu &#224; peu, l'une dans l'autre, en restant langues et identit&#233;s. Avec douceur parfois, mais souvent plut&#244;t violemment et toujours financi&#232;rement. Il y a toujours un marchand et un vendu. Nous avons invent&#233; ce trou noir avant m&#234;me de n'en avoir jamais vu l'image d'un seul vrai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous sommes des animaux sociaux, hors de la comp&#233;tition dans laquelle il faut &#233;liminer, faire dispara&#238;tre, quelque ennemi. Mais gentiment, sans doute. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou alors, partir quarante jours, je&#251;ner dans un d&#233;sert. Et apr&#232;s ? S'enfermer dans un ermitage. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une autre piste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et un petit sillon entre les deux ? Entre le b&#233;h&#233;moth et le moine ? Entre le diplodocus ou le tyrannosaure et le moustique ou le virus ? Avant de retrouver quelques &#233;lus, &#233;lites narcissiques, ou Les Furtifs sur une plan&#232;te &#233;loign&#233;e &#224; quelques mois de distance, pourquoi ne pas tenter de trouver sur nos territoires connus, originels, dans un d&#233;lai identique de voyage, quelques p&#233;pites, quelques graines, jeunes pousses, fr&#233;tillements, sauvages et barbares nourrici&#232;res ? N'y a-t-il pas quelques vieilles lumi&#232;res, des descendants de L&#233;onardo d'ici ou d'ailleurs, qui inventent une vie de raison ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Une tangente courbe, qui ne cherche pas &#224; fuir ou &#224; &#233;loigner, mais &#224; tisser, &#224; lier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une tangente comme une aiguille avec un chas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27610 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/06-bellou-le-trichard.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/06-bellou-le-trichard-014ef.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Bellou le Trichard
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mi-juin 2023 j'ai entrepris une trace, tendre un fil au travers d'une Europe &#224; v&#233;lo. En partant du Parc Naturel de l'Albufera, &#224; quelques kilom&#232;tres au sud de Val&#232;ncia, je me suis arr&#234;t&#233; sur une fracture de cl&#233; d'&#233;paule, entre Arras et Lens, en tentant un passage sur la cr&#234;te de Vimy. La ligne de front qui prot&#233;geait le charbon du nord par l'Alliance contre l'Entente, entre 1914 et 1917. D&#233;bouch&#233;e par la premi&#232;re arm&#233;e canadienne de l'histoire, les fossiles ont manqu&#233; aux Allemands. Sur les 1800 kilom&#232;tres roul&#233;s j'ai enregistr&#233; des photographies et &#233;crit quelques textes chaque soir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27611 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/07-beauvais-airport.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/07-beauvais-airport-b4cb0.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Beauvais-airport
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai repris le chemin d&#233;but juillet 2024 au d&#233;part de Paris pour retrouver le bois et les crat&#232;res de Vimy et poursuivre le trac&#233; imagin&#233; l'ann&#233;e d'avant. Il y avait un peu plus de 3000 kilom&#232;tres &#224; parcourir avant de rejoindre Chambord. &#192; travers encore sept ou huit pays, j'enregistrais du mat&#233;riel photographique et j'&#233;crivais &#224; nouveau chaque soir une histoire de la journ&#233;e pour poursuivre le travail engag&#233;. Avec plus de pr&#233;cision, de r&#233;p&#233;tition et de simplicit&#233;, je continuais l'&#339;uvre produite depuis la fin de ma convalescence. Certains sujets enregistr&#233;s, lors des trois premi&#232;res semaines de la saison 1, auront &#233;t&#233; document&#233;s plus syst&#233;matiquement. Des espaces et paysages de vie naturels sauvages (rivi&#232;res - for&#234;ts &#8211; montagnes), des zones artificielles et industrielles (champs de cultures - usines - zones urbaines). La fragilit&#233; et la disparition des uns en regard de l'imposante impasse morbide des autres.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27612 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;7&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/08-delft.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/08-delft-0feb2.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Delft
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Filer Les Tangentes&lt;/i&gt; est un tour d'Europe comme on les faisait il y a quelques si&#232;cles, ceux d'avant la r&#233;volution industrielle. Avec une &#233;conomie de moyens, &#224; la force musculaire. Je questionne la possibilit&#233; de vivre dans un temps frugal et nomade. &#192; travers la position que j'ai prise dans cette aventure artistique, orient&#233;e radicalement hors des exc&#232;s contemporains, je cherche des exp&#233;riences, des rencontres, des instants de partage en dehors des autoroutes et de la masse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27613 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/09-rotterdam.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/09-rotterdam-d2596.jpg?1784117285' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Rotterdam
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux saisons j'ai rencontr&#233; des acteurs de vie plus simple, en recherche de respect et de jointure avec leur environnement. D'autres vadrouilleurs cyclistes, pi&#233;tons ou &#224; cheval, dans autant de recherches diff&#233;rentes, en balade pour quelques jours, en exp&#233;dition pour plusieurs semaines, en acte de vie pour une dur&#233;e sans fin. Parfois aussi des citoyens encore vivants en questionnement profonds sur leurs actes. Dans la fragilit&#233; de cette position sur les routes et la l&#233;g&#232;ret&#233; mat&#233;rielle de ces entreprises, il n'y a plus de costume, de masque. Les visages, les paroles et les gestes sont simples et sobres. Ils touchent les sens.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27614 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/10-albert-kanal.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/10-albert-kanal-f6d0b.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Albert-kanal
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;t&#233; &#224; Vimy, haut lieu historique de la Grande Guerre, j'ai rattrap&#233; le fil depuis Paris vers le Nord. Bruges, Delft, Li&#232;ge, Nuremberg, Salzbourg, Florence, Grenoble, enfin Chambord et entre deux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27615 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/11-ardennes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/11-ardennes-0cbcf.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ardennes
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres produites, dans les apr&#232;s de la performance et la restauration physique et mentale, composent des tableaux en assemblage. Ils associent un travail photographique sur une s&#233;lection des clich&#233;s enregistr&#233;s en plein format, retouch&#233;s, transform&#233;s, pr&#233;cis et artificiels, des photomontages. Tir&#233;s sur un papier m&#233;tallique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27616 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/12-mannheim.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/12-mannheim-ed09f.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mannheim
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Filer Les Tangentes&lt;/i&gt; c'est reprendre un chemin qui nous a emport&#233; et qui continue de nous emmener dans une civilit&#233; artificielle. Coup&#233;s des autres. Coup&#233;s des vivants. Nous sommes sortis du monde. Il est devenu &#233;tranger. Nous ne sommes plus chez nous. Je reprends &#224; l'envers les termes de Bruno Latour et Nikolaj Schultz&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#233;mo sur la nouvelle classe &#233;cologique, &#233;ditions La D&#233;couverte, 2022.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour performer, installer, diffuser et fabriquer le sens de l'histoire. Il faut inventer de nouvelles pistes pour s'&#233;chapper du basculement dans lequel nous a entra&#238;n&#233; la vieille Renaissance. Les inventions dans tant de domaines d'un seul homme, florentin, il y a 500 ans, puis les transformations &#233;nerg&#233;tiques ont presque fini de ravager nos &#233;nergies naturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Filer les Tangentes&lt;/i&gt; c'est &#233;crire une nouvelle pens&#233;e du territoire. Je me suis lanc&#233; d'une r&#233;serve prot&#233;g&#233;e de nidification de migrateurs, une zone humide, vivante, presque sauvage, pour me faire exploser sur des tranch&#233;es plus que centenaires, d&#233;j&#224; travers&#233;es en sens inverse par mes anc&#234;tres, jadis. Une migration forc&#233;e, quelques semaines avant les bombes. Je reprends l'ouverture d'une sente sur un continent, un territoire qui est le mien, mon jardin, en traversant mille pays. Est-ce que je peux faire comme le loup qui se prom&#232;ne des Ardennes aux Pyr&#233;n&#233;es ? Peu de traces, invisible pour qui ne sait pas regarder. La masse. Pas plus, juste &#234;tre l&#224;. Vivre ce temps, cet espace puis le transcrire pour nourrir l'imaginaire de mes cong&#233;n&#232;res. Sans aller sur Mars, dans quelque &#238;le de paradis an&#233;antie, et en go&#251;tant la vie, les vivants, quand ils se croisent, quand on se trouve.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27617 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/13-salzburg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/13-salzburg-4144d.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Salzburg
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Filer les Tangentes&lt;/i&gt; est un voyage lent, entrepris dans un moment crucial pour nos civilisations. Chaque &#233;tape, chaque jour &#224; parcourir un morceau de notre continent europ&#233;en, est source de documentation, d'enregistrement, d'&#233;criture d'un texte po&#233;tique, de prise de vue photographique. Cette exp&#233;rimentation est &#224; rebours des grands chemins de voyage et de circulation contemporains nationaux ou transcontinentaux, en automobile, en avion. &#192; la mani&#232;re ancienne de nos anc&#234;tres je suis parti en migration pour retrouver des amis artistes, rencontrer d'autres lents voyageurs, des acteurs du paysages, des philosophes, retourner &#224; ma source. Je suis d&#233;j&#224; pass&#233; sur les pas de Goya en Espagne autour de Saragosse. J'ai poursuivi pour croiser van Eyck &#224; Bruges, Vermeer &#224; Delft ou encore Zweig &#224; Salzbourg, Dante &#224; Florence apr&#232;s avoir travers&#233; une horrible tourmente Mussolinienne &#224; Ravenne. En quelques endroits en France j'ai &#233;t&#233; accueilli par des artistes, Rapha&#235;lle ou Christian, ou d'autres acteurs culturels comme Catherine et J&#233;r&#244;me. Une rencontre avec un agriculteur de monocultures, maire de village d'une Beauce fran&#231;aise, un berger de plateau espagnol, une entreprise familiale d'agriculture en bio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis j'ai travers&#233; des paysages, des pays en quelques kilom&#232;tres ! Le plus souvent j'ai dormi sous un tarp, dehors. Dans une for&#234;t, un chemin creux, au bord d'un champ, d'une rivi&#232;re. En &#233;vitant volontairement les agglom&#233;rations et conglom&#233;rats, charg&#233;s de monde et stress&#233;s. Parfois j'ai travers&#233; ou je me suis arr&#234;t&#233; dans de petits &#238;lots de nature vivante. Riches, remplis de vies. Des insectes assaillants au d&#233;but de la nuit ou me percutant pendant quelques kilom&#232;tres en pleine apr&#232;s-midi, des aboiements nocturnes quand je dormais pr&#232;s de la source d'eau fra&#238;che, des cris d'oiseaux qui me suivaient sur un sentier, des chants pour me r&#233;veiller avant l'arriv&#233;e du jour. Des petits bosquets, des bois, des champs, autour des rivi&#232;res, entre deux collines, des endroits frais, chauds, habit&#233;s. Mais j'ai surtout travers&#233;, longtemps, des espaces monotones, silencieux. &#192; l'infini, des rang&#233;es de fruitiers, des pins &#224; poutres et &#224; planches, des &#233;pis dor&#233;s pour les p&#226;tes, des petites touffes vertes de pommes de terre. Des alentours d'usines, d'industries, de centres urbains. &#192; dix kilom&#232;tres, plusieurs fois, partout, au milieu de nulle part, dans une vall&#233;e presque abandonn&#233;e d'humains, dans une immense for&#234;t, au milieu de plaines d&#233;sertifi&#233;es par l'agriculture, on est envahi des odeurs pestilentielles de chimie p&#233;trolif&#232;re ou d'excr&#233;ments animaux. L'enfer. Et puis on traverse aussi, longtemps, pendant des dizaines de minutes, parfois presque la moiti&#233; de la journ&#233;e, des ensembles industriels d&#233;di&#233;s au p&#233;trole et &#224; sa chimie, encore. Au centre en l'enfer, le pand&#233;monium. C'est propre, arbor&#233;, cach&#233; par de grands arbres. On y vit. Travail, restauration, cr&#232;ches, &#233;coles, loisirs. Les autoroutes grondent, 365 jours par an ; le progr&#232;s. Le p&#233;trole coule dans nos veines.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27618 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/14-triglav.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/14-triglav-89c80.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Triglav
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Morts &#224; la vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des silences complets. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rien ne grouille, rien ne vole, rien ne saute. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les cours d'eau, am&#233;nag&#233;s, sont secs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le contr&#244;le, le silence morbide. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout n'est qu'ordre, luxe, tr&#232;s calme, sans aucun signe de volupt&#233;, pour le d&#233;veloppement, le confort, l'harmonie, pour la production massive. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'invitation au voyage ressemble au dernier faire-part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler comme des fous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Travailler sans rel&#226;che, comme des l&#226;ches, pour qu'&#224; la fin, &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on sent le bout arriver, &lt;br class='autobr' /&gt;
On regrette d'en avoir trop d&#233;mont&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s, quoi ? L'incin&#233;ration. Sans regret.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce voyage au plus sobre, j'ai avec moi le plus simple &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour travailler, m'habiller, dormir et me nourrir. Pas mourir &lt;br class='autobr' /&gt;
Et surtout sentir, ressentir, aimer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les rencontres recherch&#233;es, impr&#233;vues, impromptues, &lt;br class='autobr' /&gt;
Apportent toujours plus d'&#233;nergies que je n'en ai &#233;puis&#233;es. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27619 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/15-ravenne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/15-ravenne-e1693.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ravenne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il semble aujourd'hui que les grandes forces, politiques et &#233;conomiques, aient tr&#232;s largement atrophi&#233; les petites forces &#233;l&#233;mentaires &#171; des domaines mol&#233;culaires de sensibilit&#233;s, d'intelligence et de d&#233;sirs&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F&#233;lix Guattari in Les Trois &#201;cologies, 1999.F&#233;lix Guattari in Les Trois (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Pourtant elles apparaissent partout autour de nous pour d&#233;fendre des arbres, des glaciers, des zones humides. On imagine, on esp&#232;re une solution technologique intelligente prochaine pour sauver la chute dans les ab&#238;mes. Elle n'arrivera pas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27620 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/16-viareggio.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/16-viareggio-d966d.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Viareggio
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alors il reste &#224; provoquer, &#224; inspirer, &#224; filer plus d'interactions, plus de relations et plus de beaut&#233; et d'histoires, &#224; produire du r&#233;el&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Il ne s'agit plus de commenter ou de comprendre le r&#233;el : il s'agit de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&#339;uvre performative FLT, outre son activation ponctuelle, propose diff&#233;rents rendus et expressions plastiques et po&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27621 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;8&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/17-torino.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/17-torino-efced.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Torino
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27622 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/18-bessans.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/18-bessans-e4235.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Bessans
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27623 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/20-borderousse.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/20-borderousse-90e1a.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Borderousse
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27624 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/21-chambord.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/21-chambord-6860a.jpg?1784139544' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Chambord
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#233;mo sur la nouvelle classe &#233;cologique, &#233;ditions La D&#233;couverte, 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;F&#233;lix Guattari in Les Trois &#201;cologies, 1999.F&#233;lix Guattari in Les Trois &#201;cologies, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Il ne s'agit plus de commenter ou de comprendre le r&#233;el : il s'agit de produire du r&#233;el ! &#187; Aur&#233;lien Barrau, 2023.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Go&#251;t de l'eau</title>
		<link>https://tk-21.com/Le-Gout-de-l-eau</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Le-Gout-de-l-eau</guid>
		<dc:date>2026-07-30T12:40:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>St&#233;phanie Pommeret</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>corps</dc:subject>
		<dc:subject>Bretagne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une fusion entre le corps f&#233;minin et le vivant non-humain. Non pas comme m&#233;taphore, mais comme affirmation politique et sensible : il n'y a pas de fronti&#232;re.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/corps" rel="tag"&gt;corps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Bretagne" rel="tag"&gt;Bretagne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_01_image_0001-12087.jpg?1785415322' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une fusion entre le corps f&#233;minin et le vivant non-humain. Non pas comme m&#233;taphore, mais comme affirmation politique et sensible : il n'y a pas de fronti&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_27565 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_04_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_04_image_0001-fd810.jpg?1784138202' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Go&#251;t de l'eau&lt;/i&gt; est construite &#224; partir de doubles expositions photographiques r&#233;alis&#233;es dans les mares de rochers de la c&#244;te bretonne. Le d&#233;pouillement chromatique n'est pas un geste esth&#233;tique &#8212; c'est un geste th&#233;orique. Il extrait l'image du pittoresque pour la placer dans le registre de l'&#233;vidence et de la r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cof&#233;minisme, depuis Fran&#231;oise d'Eaubonne jusqu'aux th&#233;oriciennes contemporaines comme Starhawk ou Vandana Shiva, pose une &#233;quation que j'incarne visuellement : la domination du corps des femmes et la destruction de la nature proc&#232;dent de la m&#234;me logique extractiviste. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces corps couch&#233;s dans les mares, travers&#233;s par les algues, indissociables de la roche ne sont pas des corps abandonn&#233;s. Ils sont des corps qui refusent la s&#233;paration. Qui opposent &#224; la logique de la possession une logique de l'appartenance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photographie plasticienne est ici convoqu&#233;e dans sa capacit&#233; la plus politique : non pas repr&#233;senter le monde, mais en d&#233;placer les cat&#233;gories. Ce que l'&#339;il voit dans ces images &#8212; cette impossibilit&#233; &#224; distinguer o&#249; finit la chair et o&#249; commence la pierre &#8212; est pr&#233;cis&#233;ment ce que la pens&#233;e dominante a besoin de ne pas voir pour continuer &#224; fonctionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le Go&#251;t de l'eau&lt;/i&gt; est une &#339;uvre de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27566 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_03_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH749/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_03_image_0001-ac7fb.jpg?1784138202' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27567 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_04_image_0002.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_04_image_0002-17728.jpg?1784138202' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27568 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_05_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_05_image_0001-616b8.jpg?1784138202' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27569 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_05_image_0002.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_05_image_0002-eaceb.jpg?1784138202' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27570 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_06_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH749/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_06_image_0001-62b2d.jpg?1784138202' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27571 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_07_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH749/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_07_image_0001-a9eaf.jpg?1784138202' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27577 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_13_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH749/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_13_image_0001-203b9.jpg?1784138202' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27578 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_14_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH749/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_14_image_0001-025db.jpg?1784138203' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27579 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_15_image_0001.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH749/le_gout_de_l_eau_2_-_cv_page_15_image_0001-7a29c.jpg?1784138203' width='500' height='749' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.stephaniepommeret.com" class="spip_out"&gt;https://www.stephaniepommeret.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>TELOS &#8212; Le corps comme seuil</title>
		<link>https://tk-21.com/TELOS-Le-corps-comme-seuil</link>
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		<dc:date>2026-07-30T12:33:56Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Atsuhiko Watanabe</dc:creator>


		<dc:subject>cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>danse</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Si je me retourne aujourd'hui sur mon parcours, je m'aper&#231;ois que l'origine de mon travail de cin&#233;aste se trouve dans le corps.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/cinema" rel="tag"&gt;cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/danse" rel="tag"&gt;danse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L145xH150/telos_3_atsuhiko_watanabe-cd2eb.jpg?1785415322' class='spip_logo spip_logo_right' width='145' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si je me retourne aujourd'hui sur mon parcours, je m'aper&#231;ois que l'origine de mon travail de cin&#233;aste se trouve dans le corps.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien avant mes premiers films, cette question &#233;tait d&#233;j&#224; au centre de mes recherches. &#192; l'Universit&#233; de Tokyo, j'ai consacr&#233; mon m&#233;moire de ma&#238;trise au film &lt;i&gt;Les Clowns&lt;/i&gt; de Federico Fellini. &#192; travers une analyse historique et esth&#233;tique de la figure du clown de cirque, je m'interrogeais d&#233;j&#224; sur la repr&#233;sentation du corps au cin&#233;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le clown m'apparaissait comme une figure singuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#234;tre situ&#233; entre plusieurs mondes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le rire et la m&#233;lancolie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le spectacle et la r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la pr&#233;sence et la disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son langage est d'abord corporel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant les mots, il y a le geste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant le r&#233;cit, il y a la pr&#233;sence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le recul, je r&#233;alise que cette question ne m'a jamais quitt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27558 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/telos_1_atsuhiko_watanabe.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/telos_1_atsuhiko_watanabe-01114.jpg?1784028280' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute pour cette raison que la danse occupe une place particuli&#232;re dans mon parcours. En 2001, j'ai r&#233;alis&#233; une premi&#232;re vid&#233;o-danse en collaboration avec la chor&#233;graphe japonaise Mariko Aoyama, ancienne danseuse de Pina Bausch. L'ann&#233;e suivante, sa version remont&#233;e, &lt;i&gt;Adagio,&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;e au festival Vid&#233;oformes de Clermont-Ferrand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement &#224; mon travail de r&#233;alisateur, j'ai poursuivi pendant pr&#232;s de trente ans une activit&#233; de critique de danse, d'op&#233;ra et de spectacle vivant entre la France et le Japon. Observer les danseurs, les chor&#233;graphes, les metteurs en sc&#232;ne et les interpr&#232;tes m'a appris &#224; regarder autrement les corps en mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon parcours s'est lui aussi construit dans des espaces de passage. N&#233; &#224; Tokyo, form&#233; entre le Japon et la France, puis au Fresnoy &#8211; Studio national des arts contemporains, j'ai toujours travaill&#233; dans des territoires interm&#233;diaires. Le Fresnoy r&#233;unissait des artistes venus du monde entier : cin&#233;astes, musiciens, photographes, plasticiens, vid&#233;astes. J'y ai d&#233;couvert un lieu o&#249; les fronti&#232;res entre les disciplines devenaient poreuses. Cette exp&#233;rience a profond&#233;ment transform&#233; ma mani&#232;re de concevoir les images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Fresnoy, j'ai notamment r&#233;alis&#233; &lt;i&gt;Resonance of Tears&lt;/i&gt; (2004), librement inspir&#233; de &lt;i&gt;La Cerisaie&lt;/i&gt; de Tchekhov, avec l'acteur britannique Vernon Dobtcheff dans le r&#244;le principal. S&#233;lectionn&#233; en comp&#233;tition au Festival international du film de Rotterdam, ce projet cherchait &#224; faire &#233;merger un espace situ&#233; entre th&#233;&#226;tre, cin&#233;ma et musique. &#192; partir de la voix de l'acteur, d&#233;compos&#233;e puis reconstruite sous forme de mati&#232;re sonore &#233;lectronique, le film tentait de faire appara&#238;tre ce que j'aimais appeler une forme d'&#171; op&#233;ra sans musique &#187; : un th&#233;&#226;tre de la m&#233;moire o&#249; le corps et la voix devenaient les v&#233;ritables porteurs du r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le recul, je comprends aujourd'hui que cette recherche annon&#231;ait d&#233;j&#224; certaines des questions qui traversent &lt;i&gt;TELOS.&lt;/i&gt; L&#224; o&#249; &lt;i&gt;Resonance of Tears&lt;/i&gt; explorait la m&#233;moire &#224; travers la voix et le monologue, &lt;i&gt;TELOS&lt;/i&gt; poursuit cette interrogation &#224; travers le corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce qui m'int&#233;resse n'est pas la danse comme genre artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui m'int&#233;resse est plus fondamental.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corps est plus ancien que les mots.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous respirons avant de penser. Nous r&#233;agissons avant de comprendre. Nous bougeons avant d'expliquer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corps r&#233;siste toujours &#224; une traduction compl&#232;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il demeure un territoire partiellement obscur, irr&#233;ductible &#224; toute explication.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il porte aussi des m&#233;moires dont nous n'avons pas toujours conscience.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des souvenirs, des blessures, des d&#233;placements, parfois m&#234;me des histoires collectives qui nous pr&#233;c&#232;dent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des images &#224; l'origine de &lt;i&gt;TELOS&lt;/i&gt; fut une vid&#233;o aper&#231;ue par hasard sur les r&#233;seaux sociaux. Sur le quai d'une gare japonaise, un jeune corps demeurait immobile quelques secondes avant de dispara&#238;tre dans le passage fulgurant d'un train express.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui me frappa n'&#233;tait pas le fait divers lui-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait la coexistence presque impossible de la pr&#233;sence absolue et de la disparition instantan&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un seuil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fraction de seconde o&#249; la vie et la mort semblaient occuper simultan&#233;ment le m&#234;me espace.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec le recul, je crois que cette image est devenue l'un des motifs souterrains de &lt;i&gt;TELOS.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet est n&#233; de ma rencontre avec Shihya Peng, danseuse et chor&#233;graphe ta&#239;wanaise install&#233;e &#224; Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai &#233;t&#233; frapp&#233; par la qualit&#233; particuli&#232;re de sa pr&#233;sence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Form&#233;e &#224; Ta&#239;wan dans la danse traditionnelle chinoise, pass&#233;e par les &#201;tats-Unis avant de s'installer en France, Shihya Peng a construit un parcours singulier entre plusieurs cultures et plusieurs pratiques du corps. Chor&#233;graphe et fondatrice de la compagnie YADRE, interpr&#232;te notamment pour Fran&#231;ois Chaignaud et Cecilia Bengolea, elle a &#233;galement pr&#233;sent&#233; son travail dans des contextes majeurs de la sc&#232;ne chor&#233;graphique contemporaine, du Th&#233;&#226;tre de la Ville &#224; la Biennale de la danse de Lyon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son parcours traverse les fronti&#232;res g&#233;ographiques autant qu'esth&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27557 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/telos_2_atsuhiko_watanabe.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/telos_2_atsuhiko_watanabe-f4a52.jpg?1784028280' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce qui m'int&#233;ressait n'&#233;tait pas de repr&#233;senter Ta&#239;wan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui m'int&#233;ressait &#233;tait la mani&#232;re dont ces exp&#233;riences, ces d&#233;placements et ces rencontres avaient laiss&#233; des traces dans un corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette rencontre a donn&#233; naissance &#224; &lt;i&gt;TELOS&lt;/i&gt; en 2023, une &#339;uvre situ&#233;e &#224; la fronti&#232;re de la vid&#233;o-danse et de la fiction cin&#233;matographique. Pr&#233;sent&#233; dans plusieurs festivals internationaux en France, en Allemagne, en Espagne et en Italie, le film a notamment re&#231;u le Prix du Meilleur Court M&#233;trage Exp&#233;rimental au Paris International Short Festival.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes rencontr&#233;s &#224; Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un r&#233;alisateur japonais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une danseuse et chor&#233;graphe ta&#239;wanaise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une ville qui n'appartient pleinement ni &#224; l'un ni &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation me para&#238;t embl&#233;matique de la cr&#233;ation contemporaine. Nous vivons dans un monde travers&#233; par les migrations, les &#233;changes culturels et les fronti&#232;res mouvantes. Pourtant, dans le travail artistique, quelque chose pr&#233;c&#232;de souvent les discours : le corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque deux artistes ne partagent pas la m&#234;me langue maternelle, ils finissent par se comprendre autrement. Une respiration, un silence, une h&#233;sitation, un d&#233;placement dans l'espace deviennent des formes de langage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corps lui-m&#234;me devient un lieu de traduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne voulais pas filmer une chor&#233;graphie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je voulais que le cin&#233;ma lui-m&#234;me danse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais plus profond&#233;ment encore, je voulais que le corps devienne un monologue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &lt;i&gt;TELOS,&lt;/i&gt; la danse ne constitue pas un spectacle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle devient une parole silencieuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une forme de fiction o&#249; un corps solitaire traverse ses souvenirs, ses d&#233;sirs, ses absences et ses fant&#244;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cam&#233;ra n'est pas un simple observateur. Elle h&#233;site, s'approche, recule, respire. Elle partage l'espace du danseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps, les &#339;uvres d'Antonioni, de Patrice Ch&#233;reau ainsi que la pens&#233;e d'Antonin Artaud nourrissent ma r&#233;flexion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chez eux, l'essentiel ne r&#233;side pas dans l'&#233;v&#233;nement lui-m&#234;me, mais dans ce qui demeure invisible autour de lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai toujours &#233;t&#233; sensible &#224; l'intensit&#233; physique qui traverse leurs &#339;uvres. Chez Artaud comme chez Ch&#233;reau, le corps n'est pas seulement un instrument d'expression : il devient le lieu m&#234;me du conflit, du d&#233;sir, de la blessure et de la m&#233;tamorphose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;TELOS,&lt;/i&gt; je poursuivais une interrogation semblable :&lt;br class='autobr' /&gt;
non pas ce que le corps exprime,&lt;br class='autobr' /&gt;
mais ce qu'il conserve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'il transporte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qu'il dissimule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le titre du film provient du grec ancien.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Telos&lt;/i&gt; signifie la fin, l'ach&#232;vement, le but.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce qui m'int&#233;resse n'est pas la fin comme accomplissement.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le seuil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le seuil entre la vie et la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le d&#233;sir et la disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la m&#233;moire et l'oubli.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre soi et l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le film, une femme traverse un espace qui ressemble autant &#224; une ruine mentale qu'&#224; un lieu r&#233;el. Elle para&#238;t errer dans un r&#234;ve, dans un souvenir ou dans l'approche de sa propre disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'ai jamais souhait&#233; imposer une interpr&#233;tation unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#233;rais plut&#244;t inviter le spectateur &#224; demeurer lui aussi sur ce seuil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Peut-&#234;tre est-ce pour cette raison que les fronti&#232;res m'attirent depuis toujours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le cin&#233;ma ne sert pas &#224; fournir des r&#233;ponses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il permet d'observer les contours de ce qui nous &#233;chappe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le corps agit de la m&#234;me mani&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous croyons le poss&#233;der, mais nous ne le comprenons jamais enti&#232;rement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos d&#233;sirs, nos peurs et nos souvenirs continuent &#224; nous d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;TELOS&lt;/i&gt; n'est pas seulement un film.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une m&#233;ditation sur les seuils.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre le Japon et Ta&#239;wan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la danse et le cin&#233;ma.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la voix et le silence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la pr&#233;sence et l'absence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre la vie et la mort.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une tentative de regarder ce qui demeure encore en mouvement lorsque toutes les certitudes ont disparu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27697 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/telos_poster_atsuhiko_watanabe_new.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/telos_poster_atsuhiko_watanabe_new.jpg' width=&#034;1060&#034; height=&#034;1500&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le feu et ses &#171; complexes &#187;</title>
		<link>https://tk-21.com/Le-feu-et-ses-complexes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Le-feu-et-ses-complexes</guid>
		<dc:date>2026-07-30T12:23:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Denis Schmite</dc:creator>


		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>science</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Donc ! Le feu pr&#233;vaut sur tous les autres &#233;l&#233;ments, tout le monde semble peu ou prou s'accorder l&#224;-dessus, et pour ce qui est du feu, la pens&#233;e de Gaston est incontournable.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/Philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/science" rel="tag"&gt;science&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH79/sans_titre-6a230.jpg?1785414780' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Donc ! Le feu pr&#233;vaut sur tous les autres &#233;l&#233;ments, tout le monde semble peu ou prou s'accorder l&#224;-dessus, et pour ce qui est du feu, la pens&#233;e de Gaston est incontournable. Vous savez, vous, combien je l'aime Gaston, lui que je consid&#232;re comme LE p&#232;re de l'&#233;pist&#233;mologie, tout du moins en France, mon p&#232;re spirituel &#224; moi, me confessa tout empreint d'&#233;motion le Ma&#238;tre en modernit&#233; *. &#192; l'inverse, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui touche de pr&#232;s ou de loin au freudisme et plus g&#233;n&#233;ralement &#224; la psychanalyse. Charlatanisme ! rugit-il comme &#224; chaque fois qu'il &#233;voquait la th&#233;matique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous proposons donc de ranger sous le nom de complexe de Prom&#233;th&#233;e toutes les tendances qui nous poussent &#224; savoir autant que nos p&#232;res, plus que nos p&#232;res, autant que nos ma&#238;tres, plus que nos ma&#238;tres [...] Le complexe de Prom&#233;th&#233;e est le complexe d'&#338;dipe de la vie intellectuelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&lt;strong&gt;Gaston Bachelard&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;La psychanalyse du feu&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gaston Bachelard, La psychanalyse du feu Gallimard, 1949, Collection (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; Eh bien, Gaston, il fait la psychanalyse du feu mais sa psychanalyse &#224; lui je la trouve rigolote, pardon, distrayante, parce qu'&#224; &#224; la fois &#233;rudite, po&#233;tique et humoristique. Tout d'abord, il faut rappeler que faire de la po&#233;sie un compl&#233;ment de la science c'est le r&#244;le qu'assigne Gaston &#224; la philosophie. Quant &#224; l'humour c'est dans la nature de Gaston, un humour nourri par son &#233;rudition. Pour ce qui est de la psychanalyse, il ne s'agit pas d'allonger les gens sur un divan et de leur faire raconter leurs r&#234;ves. Pas du tout ! Le r&#234;ve n'int&#233;resse pas Gaston, parce que trop centr&#233; sur un objet, trop lin&#233;aire, et puis aussi, paradoxalement, trop cafouilleux. Lui, il privil&#233;gie la r&#234;verie parce que, &#224; l'instar des plan&#232;tes d'Hildegarde von Bingen, elle se d&#233;veloppe en &#233;toile. La r&#234;verie part dans une direction puis revient en son centre pour repartir dans une autre direction et ainsi de suite. La r&#234;verie rayonne, scintille, et en cela elle &#171; emp&#234;che l'ankylose de la logique &#187;. C'est elle qui &#171; pr&#233;pare le mieux &#224; la pens&#233;e rationnelle &#187;. Car Gaston est aussi un scientifique, ne l'oublions pas, et ce qu'il veut faire c'est la &#171; psychanalyse de la connaissance objective &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gaston croit en un &#171; inconscient de l'esprit scientifique &#187; et, selon ses propres termes, il veut &#171; montrer dans l'exp&#233;rience scientifique les traces de l'exp&#233;rience enfantine &#187; et puis aussi quelques r&#233;sidus primitifs qui trainent ici ou l&#224;. Autrement dit, pour arriver &#224; la connaissance objective il faut d&#233;broussailler, et il n'y va pas de main morte dans le d&#233;broussaillage Gaston. Il s'agit de rejeter toutes les images primitives, les affirmations qui ne reposent pas sur des exp&#233;riences syst&#233;matiques, les impressions n&#233;es des qualit&#233;s suppos&#233;es du seul objet, les &#171; intuitions substantialistes &#187;, les repr&#233;sentations animistes, les lamentables tautologies, les &#171; fausses &#233;vidences &#187;. La psychanalyse de la connaissance objective s&#233;pare les faits, je dirai &#171; ph&#233;nom&#233;nologiques &#187;, des valeurs strictement subjectives. Il y a plein de sexualit&#233; l&#224;-dedans, psychanalyse oblige, et une foule de complexes issus de la riche r&#234;verie de Gaston.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce sujet, si nous reprenons notre d&#233;bat sans fin autour de la Complexit&#233;, nous pouvons affirmer que le complexe, au sens psychanalytique du terme, n'a rien de complexe. Dans le Laplanche, l'une de vos bibles &#224; vous il me semble, on d&#233;finit le complexe comme, je cite, un &#171; ensemble organis&#233; de repr&#233;sentations et de souvenirs &#224; forte valeur affective, partiellement ou totalement inconscients &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la Psychanalyse, Presses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ce qui ne veut pas dire grand-chose, vous en conviendrez, du point de vue de la Complexit&#233;. Si je vais voir du c&#244;t&#233; de l'immunologie, par exemple, l&#224; j'en trouve un vrai de complexe, le complexe majeur d'histocompatibilit&#233;. Pour faire simple c'est comme une sorte de minuscule plateau mol&#233;culaire qui se trouverait &#224; la surface de chaque cellule et qui pr&#233;senterait des peptides, c'est-&#224;-dire des fragments cellulaires du soi ou du non-soi, c'est-&#224;-dire encore d'infimes encha&#238;nements d'acides amin&#233;s issus des cellules de l'organisme ou bien d'agents infectieux, ce qui d&#233;clencherait ou non une r&#233;ponse immunitaire, ou l'apoptose&#8230; ou rien du tout. &#199;a mettrait en sc&#232;ne une demi-douzaine de g&#232;nes et quantit&#233; de prot&#233;ines, et &#231;a activerait la communication intercellulaire afin de recruter, ou non, des &#171; Natural killers &#187;, des macrophages ou des lymphocytes&#8230; en fonction du besoin. Voil&#224; ce qu'est un v&#233;ritable syst&#232;me complexe ! La mise en r&#233;seau d'innombrables unit&#233;s toutes orient&#233;es vers l'action, ici action combin&#233;e en vue d'assurer l'int&#233;grit&#233; de l'organisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre exemple puis&#233; cette fois-ci dans l'&#233;pig&#233;n&#233;tique, cet enfant n&#233; de l'union de l'&#233;pigen&#232;se, c'est-&#224;-dire de la gen&#232;se graduelle, c'est-&#224;-dire encore du d&#233;veloppement de l'embryon, et de la g&#233;n&#233;tique, mais peut-&#234;tre plus sensible au Monde que ces deux derni&#232;res puisqu'elle accuse les stress multiples que lui impose ce monde et tente d'expliquer de quelle mani&#232;re ils impactent le g&#233;nome, m&#233;thylation de l'ADN, modification des histones et de la chromatine. Les complexes Polycomb et Trithorax sont des associations de prot&#233;ines qui favorisent l'expression d'un certain nombre de g&#232;nes et en inhibent d'autres afin de maintenir un &#233;tat cellulaire correct au fil des divisions multiples. Polycomb et Trithorax sont recrut&#233;s par des prot&#233;ines sp&#233;cifiques, les facteurs de transcription, pour intervenir au niveau de la chromatine, vous savez cette gaine prot&#233;inique qui compactifie et prot&#232;ge l'ADN, soit en l'ouvrant pour faciliter la transcription en s&#233;quence ARN, soit en la refermant afin d'en assurer la stabilit&#233;. Les Polycomb, ils sont deux complexes en fait, interdisent l'expression de certains g&#232;nes, ce sont des r&#233;presseurs, tandis que Trithorax favorise l'activation d'autres g&#232;nes, c'est donc en toute logique un activateur. Polycomb et Trithorax sont tout &#224; fait compl&#233;mentaires. Ils jouent un r&#244;le tr&#232;s important dans la diff&#233;renciation cellulaire et ils sont m&#234;me fondamentaux pour la mise en place du programme d&#233;veloppemental ainsi que pour la m&#233;morisation des &#233;tats chromatiniens, la m&#233;moire cellulaire en quelque sorte. Je ne d&#233;velopperai pas davantage bien que l'on puisse en dire encore beaucoup &#224; ce sujet. Si ce n'est que l'Immunologie et la G&#233;n&#233;tique ont d&#233;chir&#233; les vieux feuillets de la M&#233;decine traditionnelle et qu'elles ont bris&#233; avec leurs complexes et leurs syst&#232;mes qui le sont encore plus l'arbitraire des vieilles bo&#238;tes disciplinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, pour la science, LA VRAIE, les complexes sont des modules ou des sous-syst&#232;mes, complexes, de syst&#232;mes complexes. La psychanalyse ne fait pas partie de la vraie science, je vous l'ai dit et r&#233;p&#233;t&#233;, mais nombreux sont les psychanalystes qui se sont gav&#233;s de ce qu'eux appellent des complexes. Freud lui-m&#234;me se d&#233;clarait plut&#244;t hostile &#224; ce concept, il faut bien l'admettre, parce qu'&#224; ses yeux sans valeur th&#233;orique r&#233;elle et surtout parce que grand effaceur de singularit&#233;s cliniques. Tout au plus reconnaissait-il le complexe d'&#338;dipe, dont il &#233;tait le r&#233;v&#233;lateur incontestable et dont il avait brillamment d&#233;fendu l'universalit&#233;, je dois le reconna&#238;tre, face &#224; Malinowski &#224; partir du cas trobriandais, comme vous le savez parfaitement, et puis aussi le complexe de castration mais qui est, lui, une partie int&#233;grante de l'&#338;dipe, en tant que porte de sortie ou porte d'entr&#233;e de celui-ci, selon que l'on soit gar&#231;on ou fille.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27683 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/sans_titre8.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L354xH800/sans_titre8-0160f.jpg?1784971860' width='354' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Judith et Holopherne, Giorgione
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e de l'Hermitage, Saint-P&#233;tersbourg
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La sexualit&#233; sauvage affich&#233;e par Judith m'am&#232;ne &#224; consid&#233;rer cette sc&#232;ne comme une &#233;masculation plut&#244;t qu'une d&#233;capitation.&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
Tout ceci est FACILE. Maman la premi&#232;re femelle poss&#233;d&#233;e plus qu'elle ne nous a poss&#233;d&#233;, qui nous a nourri et tenu bien au chaud en son giron, et qui nous a refil&#233; plein de cadeaux sous forme d'anticorps lors de notre passage dans son vagin, on ne peut que l'adorer&#8230; ou la d&#233;tester si on est une fille et qu'on constate qu'elle nous a priv&#233;e de zizi. Pauvre &#201;lectre ! commenta guilleret le Ma&#238;tre en Modernit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref ! S'il ne peut pr&#233;tendre &#224; l'universalit&#233; comme l'&#338;dipe, le complexe autre ne saurait &#234;tre davantage qu'une &#233;tiquette litt&#233;raire, une image po&#233;tique, plus ou moins jolie, &#224; ambition cat&#233;gorisante. Donc, tout impr&#233;gn&#233; de po&#233;sie qu'il est, Gaston ne l&#233;sine pas sur les complexes et le premier qu'il invoque c'est&#8230; le &#171; complexe d'Emp&#233;docle &#187;. La l&#233;gende veut, et en ceci elle fut amplement relay&#233;e par Friedrich H&#246;lderlin, qu'Emp&#233;docle se jet&#226;t d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans le feu liquide de l'Etna. Pourquoi ? Emp&#233;docle &#233;tait un obs&#233;d&#233; de la puret&#233; et croyait fermement en la transmigration des &#226;mes. Le feu permet de se d&#233;barrasser du corps impur et de repartir tout neuf vers un au-del&#224; n&#233;cessairement meilleur. Le sacrifice par le feu est un acte de foi et de sagesse. &#171; ... tu seras puissante, tu luiras, flamme juv&#233;nile, tu transformeras ce qui est mortel en flamme et &#226;me pour que cela monte avec toi jusqu'&#224; l'&#233;ther sacr&#233;&#8230; &#187;, fait d&#233;clamer H&#246;lderlin &#224; Emp&#233;docle en gravissant l'Etna&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Friedrich H&#246;lderlin, La mort d'Emp&#233;docle, trad : D. Huillet et J.M. Straub, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27677 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH145/sans_titre_2-b573a.png?1784972554' width='500' height='145' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le feu est une incitation &#224; la r&#234;verie, particuli&#232;rement quand on est assis au coin du feu. La r&#234;verie au coin du feu, dit Gaston, &#171; amplifie le destin humain ; elle relie le petit au grand, le foyer au volcan &#187;. Le complexe d'Emp&#233;docle c'est cette fascination de l'homme devant et pour le feu. Hypnose d'incendie miniaturis&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27678 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L362xH250/sans_titre_3-2e6f3.png?1784972554' width='362' height='250' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le feu trouve son origine dans la sexualit&#233;, tout est une question de frottement, et c'est ici que Gaston est vraiment dr&#244;le quand il affirme que l'homme primitif a d&#233;couvert le feu en prenant plaisir &#224; frotter deux bouts de bois ou deux silex ensemble. &#171; &#8230; on n'aime pas autrement les pierres que les femmes &#187;, dit-il, et d'en conclure, &#171; un &#233;tat psychologique exceptionnel, fortement teint&#233; d'affectivit&#233;, [est toujours] &#224; l'origine d'une d&#233;couverte objective &#187;. L'affectivit&#233; certes, mais doit-on la confondre pour autant avec le plaisir sexuel ? L'univers d'Hildegarde avec ses roues de feu pourrait-il se r&#233;duire &#224; la repr&#233;sentation d'un dieu, celui des chr&#233;tiens, sous la forme d'un sexe, f&#233;minin en l'occurrence ? L'univers-Yoni ? Et c'est ainsi que l'on glisse au &#171; complexe de Novalis &#187;. Ah Novalis ! Un autre esprit universel ! Po&#232;te, philosophe, math&#233;maticien, juriste, min&#233;ralogiste, ing&#233;nieur des mines, l'Homme universel d'Hildegarde qui ouvrirait alors ses bras pour embrasser toute la connaissance. &#171; Der ist der herr der Erde &#187;, c'est lui le ma&#238;tre de la Terre &#171; qui comprend l'architecture secr&#232;te de ses bras de pierre et descend avec vaillance jusqu'en son atelier&#8230; Il est tout enflamm&#233;e d'elle comme d'une fianc&#233;e&#8230; &#187;. L'obsession de Novalis est celle de la p&#233;n&#233;tration des choses et des &#234;tres, et parmi toutes ces choses la Terre, pour &#233;prouver la chaleur de son feu int&#233;rieur. Cette qu&#234;te aurait-elle motiv&#233; les multiples descentes aux Enfers des h&#233;ros grecs et plus tard celle de Dante Alighieri ? &#171; Novalis a r&#234;v&#233; la chaude intimit&#233; terrestre comme d'autres la froide et splendide expansion du ciel &#187;, nous dit Gaston. Ainsi, Novalis le polytechnicien &#171; minard &#187; serait une sorte de Malevitch &#224; l'envers. &#171; Les brises de l'aube des temps soufflent saintes &#224; son visage, et dans la nuit des gouffres il voit rayonner une lueur &#233;ternelle &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Novalis, Der Herr der Erde (Le ma&#238;tre de la terre), in Anthologie bilingue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27679 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH278/sans_titre_4-50c1f.png?1784972554' width='436' height='278' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est &#233;tonnant ! s'esclaffa le Ma&#238;tre en modernit&#233;, moi qui me d&#233;fie d'Allemagne, souvenez-vous la mort est un ma&#238;tre d'Allemagne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Celan, Todesfuge (Fugue de la mort), in Anthologie bilingue de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ah Celan !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27680 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH181/sans_titre_5-c84f1.png?1784972554' width='500' height='181' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Moi qui n'appr&#233;cie gu&#232;re le romantisme, d'Allemagne ou d'ailleurs, d'ailleurs, eh bien j'adore r&#233;citer H&#246;lderlin et Novalis. Je suis un complexe &#224; moi tout seul, conclut-il en riant tr&#232;s fort. Donc, pour Gaston, reprit-il au bout d'un moment, le complexe de Novalis d&#233;coule de ce qu'il appelle le &#171; calorisme novalisien &#187;, c'est-&#224;-dire ce besoin de chaleur p&#233;n&#233;trante et partag&#233;e, &#224; partir de ce sentiment d'un feu int&#233;rieur &#224; toutes choses, surtout &#224; celles des profondeurs. Le feu est sexualis&#233;, ne cesse-t-il de r&#233;p&#233;ter, Gaston, pas Novalis, et pour l'homme la conqu&#234;te du feu c'est une &#171; conqu&#234;te sexuelle &#187;. Pourtant, le feu est le principe m&#226;le, celui qui avec l'air pour beaucoup, avec la Terre pour Hildegarde, forme les hommes, par opposition &#224; l'eau, avec la Terre pour beaucoup d'autres, qui est le principe femelle. Les hommes sont chauds et secs. Les femmes sont froides et humides. Si l'on d&#233;sire des enfants m&#226;les, eh bien il faut se nourrir d'aliments chauds et secs, ce n'est pas plus compliqu&#233; que cela. Mais, pour Gaston, ce ne sont l&#224; que &#171; m&#233;taphores insignifiantes &#187; et sottises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le feu est &#224; l'origine d'une production consid&#233;rable d'images po&#233;tiques, ce qui le r&#233;jouit, c'est certain, &#171; le feu est parmi les facteurs d'images le plus dialectis&#233; &#187;, constate-t-il, mais &#231;a ne l'emp&#234;che pas de d&#233;noncer les affirmations &#224; son propos, extr&#234;mement nombreuses au fil des si&#232;cles, qui ne reposent pas sur une &#171; exp&#233;rience objective &#187; tout en se revendiquant souvent d'un scientisme plut&#244;t approximatif, &#224; voir les all&#233;gations nombreuses des chimistes classiques. Les alchimistes, que Gaston respecte &#233;norm&#233;ment, vont beaucoup plus loin dans la sexualisation du feu. Ils parlent de &#171; la verge du feu &#187; qui ouvre la mati&#232;re et qui poss&#232;de les corps de l'int&#233;rieur. &#171; Toute l'alchimie, dit-il, est travers&#233;e par une immense r&#234;verie sexuelle &#187;. Les vases alchimiques ne sont que rotondit&#233;s suggestives et orifices multiples, ou bien phallus de verre, dans lesquels se formera le concentr&#233; merveilleux, le pr&#233;cipit&#233; magnifique, l'or issu de l'union de la mati&#232;re vile, ou subtile, et du feu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27681 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L280xH224/sans_titre_6-bc120.png?1784972554' width='280' height='224' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le feu est g&#233;n&#233;rateur, &#171; une puissance qui engendre &#187;, et les &#233;tincelles sont sa semence. Le feu est tout &#224; la fois principe de mort et principe de vie, flammes r&#233;g&#233;n&#233;ratrices du ph&#233;nix, pure renaissance d'Emp&#233;docle&#8230; peut-&#234;tre. Il y a aussi cet &#233;merveillement devant le feu liquide, l'eau qui br&#251;le et an&#233;antit la mati&#232;re, l'eau-forte des graveurs qui mord le cuivre, jusqu'&#224; le perforer parfois, jusqu'&#224; magnifier le blanc, source de vie et de ravissement pour Pierre Soulages, ce m&#233;taphysicien de la lumi&#232;re, paradoxalement, vous vous souvenez on en a parl&#233;, ou bien encore l'eau de vie mais aussi l'eau de feu qui ravagea le cerveau des natifs de l'Am&#233;rique, entre autres, cause douteuse de moult combustions spontan&#233;es selon certains t&#233;moignages troubles des si&#232;cles pass&#233;s, comme le relate Gaston, r&#234;verie de Ernst Hoffmann devant un bol de punch enflamm&#233;, embrasement d'alcool qui nourrira nombre de ses contes. &#171; Complexe d'Hoffmann &#187; pouvant se r&#233;sumer en la subjugation caus&#233;e par les vapeurs incandescentes du liquide br&#251;lant, les d&#233;mons du feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si beaucoup de ce qui est formul&#233; &#224; son propos peut &#234;tre qualifi&#233; de beau et po&#233;tique, globalement toutes les appr&#233;ciations relatives au feu rel&#232;vent du &#171; pr&#233;scientifique &#187;, et &#224; ce titre, Gaston retient encore deux complexes reposant sur ce qu'il baptise des &#171; intuitions substantialistes &#187; et qui ornementent, plut&#244;t qu'ils n'approfondissent, les complexes pr&#233;c&#233;dents. Le &#171; complexe de Pantagruel &#187;, d'une part, totalement animiste celui-ci en ce qu'il repose sur la croyance d'un feu qui se nourrit de tout ou que l'on nourrit de tout. On &#171; l'alimente &#187; et il d&#233;vore. Le &#171; complexe d'Harpagon &#187;, d'autre part, qui repose sur une esp&#232;ce de th&#233;saurisation de ce qui est pr&#233;cieux dans ce que nous absorbons, par exemple le feu de l'alcool qui r&#233;chauffe sans doute mais qui tout de m&#234;me finira par consumer celui qui le boit. Mais, le complexe, au sens psychanalytique du terme, est essentiel, selon Gaston, car c'est lui qui donne &#171; son unit&#233; &#187; &#224; toute &#339;uvre po&#233;tique, c'est ce qu'il croit Gaston tout du moins, tout comme la m&#233;taphore est &#233;galement essentielle parce que, image r&#233;duite et fortement affective, elle conduit &#224; la r&#234;verie qui donne elle-m&#234;me naissance &#224; l'esprit scientifique puisqu'elle &#171; emp&#234;che l'ankylose de la logique &#187;, comme on l'a dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il ne faut pas en rester l&#224;, bien au contraire. Il faut, toujours selon lui, psychanalyser l'esprit scientifique pour pr&#233;cis&#233;ment mettre un terme &#224; cette r&#234;verie et passer enfin &#224; la &#171; pens&#233;e discursive &#187;, &#224; l'examen de la r&#233;alit&#233; objective. La psychanalyse de la connaissance objective purifie, ou mieux purge l'inconscient de l'esprit scientifique de tout ce qui pourrait ressortir peu ou prou du pr&#233;scientifique en op&#233;rant un glissement brutal de l'image arch&#233;typale, jungienne, et m&#234;me po&#233;tique, &#224; un degr&#233; vraiment &#233;lev&#233; d'abstraction, &#171; l'abstraction scientifique &#187;. Il s'agit &#224; un moment d'interdire, et m&#234;me de &#171; d&#233;sagr&#233;ger &#187; la r&#234;verie en imposant la pens&#233;e discursive. On pourrait croire que Gaston se contredit. On se tromperait ! Il y a un temps pour tout, temps pr&#233;paratoire et f&#233;cond de la r&#234;verie, temps de la pens&#233;e r&#233;fl&#233;chie sur la base d'exp&#233;riences objectives. Gaston a &#233;crit sur chaque &#233;l&#233;ment de la quaternit&#233; de la Nature &#224; partir des m&#234;mes bases, psychanalytiques, sur l'eau, &#171; L'eau et les r&#234;ves &#187;, sur l'air, &#171; L'air et les songes &#187;, sur la terre, &#171; La terre ou les r&#234;veries de la volont&#233; &#187; ou bien encore &#171; La terre et les r&#234;veries du repos &#187;, mais nous, nous en resterons au feu parce que c'est le feu qui est vraiment central dans l'imagerie de Hildegarde von Bingen. Probablement e&#251;t-il fallu proc&#233;der &#224; l'analyse de Hildegarde von Bingen, analyse dans le sens de psychanalyse bien s&#251;r ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27682 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L304xH400/sans_titre_7-e1a8c.png?1784972554' width='304' height='400' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dieu est de feu et l'&#226;me des Hommes est ign&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;Extrait de &#171; Autour de la Cosmogonie/Cosmologie de Hildegarde von Bingen &#187;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Gaston Bachelard, &lt;i&gt;La psychanalyse du feu&lt;/i&gt; Gallimard, 1949, Collection Folio/Essai, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la Psychanalyse, Presses Universitaires de France, 1967).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Friedrich H&#246;lderlin, La mort d'Emp&#233;docle, trad : D. Huillet et J.M. Straub, 1986, Ombres, 1987.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Novalis, Der Herr der Erde (Le ma&#238;tre de la terre), in Anthologie bilingue de la po&#233;sie allemande, La Pl&#233;iade, Gallimard, 1995).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Paul Celan, Todesfuge (Fugue de la mort), in Anthologie bilingue de la po&#233;sie allemande, La Pl&#233;iade, Gallimard, 1995). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La mort est un ma&#238;tre d'Allemagne&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes cheveux d'or Margarete&lt;br class='autobr' /&gt;
Tes cheveux de cendre Sulamith &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Le Ma&#238;tre en modernit&#233;, &#233;pist&#233;mologue brillant et penseur postmoderne, se revendique de trois p&#232;res spirituels auxquels il fait continuellement r&#233;f&#233;rence : &#171; Gaston &#187;, Gaston Bachelard, &#171; Paul &#187;, Paul Val&#233;ry, ainsi qu'&#233;trangement, pour moi, &#171; Albert &#187;, Albert Camus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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		<title>Elles chantaient des bol&#233;ros</title>
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		<dc:date>2026-07-29T12:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pedro Alzuru</dc:creator>


		<dc:subject>musique</dc:subject>
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		<dc:subject>Latin Jazz</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les deux chapitres pr&#233;c&#233;dents, consacr&#233;s aux Architectes du rythme et de la fusion et &#224; la Nouvelle Vague et les H&#233;ritages rebelles, nous rendent in&#233;vitablement redevables envers leurs pr&#233;d&#233;cesseuses. Les r&#244;les et les transformations que nous observons aujourd'hui n'auraient pas &#233;t&#233; possibles sans elles. Comme nous le verrons, elles ne se sont pas consacr&#233;es exclusivement au chant du bol&#233;ro ou &#224; la danse de la rumba, mais il est ind&#233;niable que cette image a pr&#233;valu. En r&#233;alit&#233;, gr&#226;ce &#224; leur passion, mais aussi &#224; leur savoir et &#224; leur technique, elles ont pos&#233; les fondements des transformations que nous constatons aujourd'hui.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/cjl50elles3image_800-322d6.jpg?1785414781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les deux chapitres pr&#233;c&#233;dents, consacr&#233;s aux Architectes du rythme et de la fusion (&lt;u&gt;&lt;a href='https://tk-21.com/C-est-du-jazz-latino-episode-49' class=&#034;spip_in&#034;&gt;TK-21 n&#176;176&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;) et &#224; la Nouvelle Vague et les H&#233;ritages rebelles (&lt;u&gt;&lt;a href='https://tk-21.com/C-est-du-jazz-latino-48' class=&#034;spip_in&#034;&gt;TK-21 n&#176;177&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;), nous rendent in&#233;vitablement redevables envers leurs pr&#233;d&#233;cesseuses. Les r&#244;les et les transformations que nous observons aujourd'hui n'auraient pas &#233;t&#233; possibles sans elles. Comme nous le verrons, elles ne se sont pas consacr&#233;es exclusivement au chant du bol&#233;ro ou &#224; la danse de la rumba, mais il est ind&#233;niable que cette image a pr&#233;valu. En r&#233;alit&#233;, gr&#226;ce &#224; leur passion, mais aussi &#224; leur savoir et &#224; leur technique, elles ont pos&#233; les fondements des transformations que nous constatons aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Durant la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#7497; si&#232;cle, le bol&#233;ro &#233;tait le principal vecteur d'expression &#233;motionnelle et de sophistication harmonique pour les femmes dans la musique latine, constituant un pont id&#233;al vers ce que nous appelons aujourd'hui le jazz latino.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1920 et au d&#233;but des ann&#233;es 1930, les enregistrements &#233;taient acoustiques ou r&#233;alis&#233;s avec des microphones &#224; charbon tr&#232;s rudimentaires. &#192; partir de 1940, la qualit&#233; sonore s'am&#233;liora, permettant &#224; l'accompagnement (pianos, instruments &#224; vent) d'adopter des arrangements plus proches du jazz des big bands, marquant une transition technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque tous les enregistrements de cette p&#233;riode furent r&#233;alis&#233;s entre La Havane et Mexico. De nombreux artistes cubains enregistr&#232;rent leurs plus grands succ&#232;s au Mexique en raison de l'essor des industries cin&#233;matographique et radiophonique (XEW) ; cet axe Cuba-Mexique est donc incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette liste s'&#233;tend jusqu'aux ann&#233;es 1960 ; une d&#233;cennie plus t&#244;t, nous avions assist&#233; &#224; la naissance et au d&#233;veloppement du filin cubain. Des artistes comme Elena Burke ou la jeune Omara Portuondo (avec le Cuarteto d'Aida) ont commenc&#233; &#224; enregistrer pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette &#233;poque, o&#249; le bol&#233;ro et le jazz fusionnaient officiellement. On obtient ainsi un m&#233;lange fascinant de bol&#233;ro traditionnel, de &lt;i&gt;filin,&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;samba-can&#231;&#227;o&lt;/i&gt; br&#233;silienne et d'orchestres de salon flirtant avec le jazz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Freud, les r&#234;ves sont la voie royale vers la compr&#233;hension de l'inconscient. &#192; l'&#233;coute de ces chansons, ces bol&#233;ros interpr&#233;t&#233;s par des artistes n&#233;es dans la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#7497; si&#232;cle, on peut supposer que leurs paroles et leurs interpr&#233;tations constituent la voie royale vers la compr&#233;hension de la culture populaire latino-am&#233;ricaine de l'&#233;poque, ou du moins une approche privil&#233;gi&#233;e du sentiment amoureux dans cette p&#233;riode, ainsi que du r&#244;le des femmes dans les relations sentimentales. C'est pourquoi le titre &#171; Elles chantaient des bol&#233;ros &#187; nous a sembl&#233; appropri&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient &#233;galement de souligner le contraste saisissant avec le r&#244;le des femmes dans la performance musicale au cours des d&#233;cennies suivantes, notamment &#224; l'&#233;poque contemporaine, comme on peut le constater dans les &#233;pisodes 48 et 49 de notre &#233;mission. Sans doute un bon nombre d'artistes chantent-elles encore des bol&#233;ros, mais en plus elles jouent d&#233;sormais de tous les instruments, composent, arrangent, dirigent, produisent et remplissent toutes les fonctions n&#233;cessaires &#224; la cr&#233;ation et &#224; la diffusion de la musique populaire, en particulier ce que nous appelons le jazz latino. Nous vous invitons &#224; observer ces diff&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;iframe src=&#034;https://www.buzzsprout.com/2168659/episodes/19550544-elles-chantaient-des-boleros-c-est-du-jazz-latino-50-elles-3?client_source=small_player&amp;iframe=true&#034; loading=&#034;lazy&#034; width=&#034;100%&#034; height=&#034;200&#034; frameborder=&#034;0&#034; scrolling=&#034;no&#034; title='C'est du jazz latino, Elles chantaient des bol&#233;ros, c'est du jazz latino 50 (Elles 3)'&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Antonia del Carmen Peregrino &#193;lvarez&lt;/strong&gt; (Veracruz, 2 novembre 1912 &#8211; Mexico, 19 novembre 1982), connue sous le nom de &lt;strong&gt;To&#241;a la Negra&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sauf mention contraire, les informations biographiques pr&#233;sent&#233;es ici sont (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &#233;tait une chanteuse et actrice mexicaine. Elle &#233;tait c&#233;l&#232;bre pour ses interpr&#233;tations de bol&#233;ros et de chansons tropicales du compositeur Agust&#237;n Lara, qui la consid&#233;rait comme &#171; la plus grande chanteuse de tous les temps &#187; pour son &#171; style tr&#232;s personnel &#187;, &#171; la puissance de son expression et la qualit&#233; velout&#233;e de sa voix exceptionnelle &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Antonia Peregrino est n&#233;e &#224; Veracruz, dans le quartier de La Huaca. Son p&#232;re, Timoteo Peregrino Reyes, jouait de la guitare. Sa m&#232;re, Dar&#237;a &#193;lvarez Campos, chantait lors des r&#233;unions de famille. Son grand-p&#232;re paternel, Severo Peregrino, &#233;tait ha&#239;tien et avait &#233;migr&#233; au Mexique au XIX&#7497; si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1927, elle &#233;tait d&#233;j&#224; mari&#233;e &#224; Guillermo Ch&#225;zaro Ahumada, qui l'emmena &#224; Mexico avec leur premier enfant, &#226;g&#233; de seulement quarante jours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 16 juillet 1929, elle fit ses d&#233;buts au cabaret El Retiro, o&#249; elle se produisit pendant une saison sous le nom de La Peregrina (La P&#232;lerine). Elle y rencontra Emilio Azc&#225;rraga Vidaurreta et Enrique Contel, qui la surnomm&#232;rent To&#241;a la Negra (To&#241;a la Noire). Elle commen&#231;a &#224; se faire conna&#238;tre gr&#226;ce &#224; son interpr&#233;tation de la chanson &#171; Enamorada &#187; d'Agust&#237;n Lara, qui composa &#233;galement pour elle des chansons telles que &#171; Lamento Jarocho &#187;, &#171; Veracruz &#187;, &#171; Noche criolla &#187;, &#171; Oraci&#243;n Caribe &#187;, &#171; Palmera &#187;, &#171; La clave azul &#187; et &#171; La cumbancha &#187;, qu'ils pr&#233;sent&#232;rent ensemble dans une revue musicale au Teatro Esperanza.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa voix, plut&#244;t grave, au timbre velout&#233; et rond, et sa technique vocale impeccable, sont devenues sa marque de fabrique. Azc&#225;rraga l'int&#232;gre &#224; la troupe de la station de radio XEW, o&#249; elle se produit tant&#244;t avec Lara, tant&#244;t avec l'orchestre d'Alfredo Gir&#243;n. Ses enregistrements pour RCA Victor constituent l'un des plus pr&#233;cieux h&#233;ritages musicaux de l'histoire du bol&#233;ro. En 1936, elle enregistre son premier single pour ce label, avec deux chansons de Mario Ruiz Su&#225;rez : &#171; Bong&#243; &#187; et &#171; El Cacahuatero &#187;. Elle enregistre aussi plusieurs albums, dont &lt;i&gt;Caleidoscopio musical avec To&#241;a la Negra, Noche criolla,&lt;/i&gt; Vol. II, et &lt;i&gt;La sensaci&#243;n jarocha,&lt;/i&gt; Vol. III. Au milieu des ann&#233;es 1960, elle signa un contrat d'exclusivit&#233; avec Discos Orfe&#243;n, label avec lequel elle enregistra ses derniers albums. Sa musique fut enregistr&#233;e sur plus de 75 disques vinyles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vendredi 19 novembre, 1982, elle d&#233;c&#233;da d'une crise cardiaque &#224; l'&#226;ge de 70 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
1 &lt;strong&gt;Piensa en mi&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Piensa En Mi, Agust&#237;n Lara, Mar&#237;a Teresa Lara Si tienes un hondo (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Agustin Lara y Maria Teresa Lara,1935), To&#241;a La Negra, album &lt;i&gt;To&#241;a La Negra Interpreta A Agustin Lara&lt;/i&gt; (Vol. I), 1964 (1935).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Orquesta Anacaona&lt;/strong&gt; Fond&#233; en 1932, cet orchestre enti&#232;rement f&#233;minin, fond&#233; &#224; La Havane au d&#233;but des ann&#233;es 1930 par Concepci&#243;n &#171; Cuchito &#187; Castro Zaldarriaga et ses s&#339;urs, a d&#233;fi&#233; les pr&#233;jug&#233;s en prouvant que les femmes pouvaient exceller dans le &lt;i&gt;son&lt;/i&gt; et le jazz. Le groupe a connu un succ&#232;s mondial, se produisant &#224; Paris en 1938 aux c&#244;t&#233;s de Django Reinhardt. V&#233;ritable institution, l'orchestre a accueilli des voix comme Celia Cruz ou Omara Portuondo. Apr&#232;s avoir domin&#233; les cabarets cubains et le cin&#233;ma mexicain, le groupe s'est renouvel&#233; en 1989 sous une nouvelle direction, restant actif apr&#232;s plus de 90 ans d'histoire, un record de long&#233;vit&#233; unique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La formation de l'orchestre a eu lieu durant l'&#232;re Machado, p&#233;riode marqu&#233;e par la fermeture des universit&#233;s et la crise politique, contraignant Cuchito Castro &#224; abandonner ses &#233;tudes et son projet d'ouvrir un cabinet dentaire. Elle choisit alors une autre voie en proposant la cr&#233;ation d'un sextuor f&#233;minin pour concurrencer le &lt;i&gt;son,&lt;/i&gt; musique alors domin&#233;e par les hommes. L'orchestre a entretenu des liens musicaux &#233;troits avec des artistes cubains de renom, notamment Ignacio Pi&#241;eiro et L&#225;zaro Herrera du Septeto Nacional. Graciela, dont le fr&#232;re Machito a pos&#233; les fondements du latin jazz, a &#233;t&#233; la chanteuse principale d'Anacaona pendant une d&#233;cennie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le groupe porte le nom de la reine ta&#239;no Anacaona. Le sextuor fit sa premi&#232;re apparition officielle en f&#233;vrier 1932 au th&#233;&#226;tre Payret de La Havane. Se produisant &#224; la radio, rencontr&#232;rent rapidement un public enthousiaste. Anacaona effectua des tourn&#233;es &#224; Cuba (1933), &#224; Porto Rico (1935), au Mexique (1936), au Panama, en Colombie et au Venezuela (1937). En 1937, le sextuor publia trois disques chez RCA-Victor, alors leader mondial de la musique. Durant l'hiver de la m&#234;me ann&#233;e, le sextuor Anacaona &#233;tait la t&#234;te d'affiche d'une nouvelle bo&#238;te de nuit de Broadway, le &#171; Havana Madrid &#187;. Le groupe fut invit&#233; &#224; se produire &#224; la station de radio new-yorkaise de NBC, &#224; l'h&#244;tel Commodore, &#224; l'h&#244;tel Pierre et au Waldorf Astoria, o&#249; un spectacle fut donn&#233; pour l'anniversaire de Franklin D. Roosevelt. En 1938, le groupe se rendit &#224; Paris avec Alberto Socarr&#225;s, surnomm&#233; le &lt;i&gt;Magicien de la fl&#251;te.&lt;/i&gt; Anacaona connut un succ&#232;s retentissant en tant que groupe de jazz aux Ambassadeurs, sur les Champs-&#201;lys&#233;es. Plus tard dans la soir&#233;e, alternait avec Django Reinhardt et son Quintette du Hot Club de France au Chez Florence, &#224; Montmartre. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, le groupe retourna &#224; Cuba.&lt;br class='autobr' /&gt;
Gr&#226;ce &#224; des concerts &#224; New York et &#224; Paris, Anacaona acquit une renomm&#233;e internationale. En 1947, le groupe fut la vedette, pendant deux saisons, du spectacle musical du Casino Nacional de La Havane, sous la direction du compositeur cubain Ernesto Lecuona. Anacaona fit ses d&#233;buts au cin&#233;ma dans le film &lt;i&gt;A La Habana me Voy (&#192; La Havane je vais)&lt;/i&gt;. Le groupe apparut &#233;galement dans plusieurs autres films mexicains aux c&#244;t&#233;s de la star de cin&#233;ma et danseur de rumba Nin&#243;n Sevilla. Des chanteuses populaires telles que Celia Cruz, Omara Portuondo (Buena Vista Social Club), Hayd&#233;e Portuondo, Moraima Secada et Dominica Verges rejoignirent Anacaona dans les ann&#233;es 1940 et 1950.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se produisant comme un orchestre de vari&#233;t&#233;s jouant du mambo, du cha-cha-cha et du latin jazz, Anacaona effectua une tourn&#233;e en Am&#233;rique du Sud en 1958 et se produisit &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision, ainsi que dans des th&#233;&#226;tres au Br&#233;sil, en Uruguay, en Argentine et au Chili. Entre-temps, les r&#233;volutionnaires men&#233;s par Fidel Castro avaient pris le pouvoir lorsque le groupe revint &#224; Cuba.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 &lt;strong&gt;Despu&#233;s que sufras&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Despu&#233;s que sufras, Septeto Anacaona 1936-37 Despu&#233;s que sufras este cruel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Marcelino Guerra y Alberto Blanco) album &lt;i&gt;Septeto Anacaona &amp; Ciro Rimac 1936-1937,&lt;/i&gt; 1993.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les S&#339;urs &#193;guila,&lt;/strong&gt; duo mexicain form&#233; par Esperanza et Paz &#193;guila, 1910 et 1913, elles incarnent l'&#226;ge d'or de la radio XEW d&#232;s 1933. Bien que rattach&#233;es au genre ranchera et romantique, leur approche a b&#233;n&#233;fici&#233; de l'enseignement de mentors comme Gonzalo Curiel, qui a sophistiqu&#233; leur pr&#233;sence harmonique. Elles ont interpr&#233;t&#233; les plus grands compositeurs de l'&#233;poque, devenant une r&#233;f&#233;rence nationale au Mexique. Leur capacit&#233; &#224; fusionner la tradition populaire et une &#233;l&#233;gance urbaine, soutenue par des arrangements orchestraux modernes, en fait des pionni&#232;res du duo vocal f&#233;minin sophistiqu&#233; en Am&#233;rique latine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les s&#339;urs &#193;guila, originaires de Jalisco, formaient un duo compos&#233; de Mar&#237;a Esperanza, n&#233;e en 1910, et Mar&#237;a Paz, n&#233;e en 1913, &#233;galement connues sous le nom d'&#193;guila Villalobos. N&#233;es dans le quartier d'Analco &#224; Guadalajara, elles manifest&#232;rent d&#232;s leur plus jeune &#226;ge un int&#233;r&#234;t pour le chant, et il &#233;tait fr&#233;quent de les voir interpr&#233;ter des duos de chansons populaires lors des r&#233;unions de famille. Comme d'autres talents de Jalisco, elles furent r&#233;v&#233;l&#233;es par la station de radio XED, o&#249; elles se firent conna&#238;tre et d&#233;but&#232;rent une carri&#232;re qui les mena &#224; une place de choix dans la musique romantique. En 1928, Antonio Moreto devint leur premier mentor et professeur, les conseillant et les accompagnant au piano pour tous leurs concerts &#224; Guadalajara. Les ann&#233;es 1931 et 1932 furent une p&#233;riode charni&#232;re dans leur carri&#232;re. Leur style fut tr&#232;s bien accueilli, et c'est pr&#233;cis&#233;ment en 1932 qu'Esperanza et Paz, &#226;g&#233;es respectivement de 22 et 19 ans, furent invit&#233;es &#224; participer &#224; une repr&#233;sentation sp&#233;ciale au Teatro Degollado, o&#249; elles furent accompagn&#233;es au piano par Gonzalo Curiel. Fin 1933, elles firent leurs d&#233;buts &#224; la radio sur la puissante station XEW, dirig&#233;e par le Maestro Max Urb&#225;n.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
3 &lt;strong&gt;Vereda tropical&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vereda Tropical, Gonzalo Curiel Barba Voy por la vereda tropical/La noche (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Gonzalo Curiel Barba, 1938), Hermanas Aguila, album &lt;i&gt;50 Exitos,&lt;/i&gt; 1964 (1938).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avelina Land&#237;n&lt;/strong&gt; (Mexico, 10 novembre 1919 &#8211; ibid., 21 f&#233;vrier 1991), Figure incontournable du bol&#233;ro mexicain, Avelina a d&#233;but&#233; sa carri&#232;re en duo avec sa s&#339;ur Mar&#237;a Luisa avant de s'imposer comme soliste vedette de la radio XEW. Sa voix d'une grande clart&#233; a marqu&#233; les ondes, notamment au sein du duo &lt;i&gt;Las Dos Estrellas.&lt;/i&gt; Bien qu'elle ait mis sa carri&#232;re entre parenth&#232;ses pour son mariage, son retour a confirm&#233; son statut de grande dame de la chanson romantique. Sa trajectoire internationale, incluant des tourn&#233;es en Europe et aux Antilles, t&#233;moigne de l'universalit&#233; de son style, m&#234;lant &#233;motion pure et rigueur technique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avelina Land&#237;n Rodr&#237;guez &#233;tait une chanteuse mexicaine, consid&#233;r&#233;e comme &#171; l'une des grandes et indubitables voix du bol&#233;ro mexicain &#187;. N&#233;e &#224; Mexico d'Irineo Land&#237;n J&#225;uregui et de Magdalena Rodr&#237;guez Moreno. Ses parents &#233;taient tous deux d'excellents chanteurs, mais toujours en priv&#233;, car Don Irineo n'aimait pas l'id&#233;e d'avoir un artiste dans la famille. Avelina et Mar&#237;a Luisa Land&#237;n avaient un fr&#232;re qui a choisi de suivre les traces de Don Irineo : tailleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avelina a commenc&#233; sa carri&#232;re artistique avec sa s&#339;ur Mar&#237;a Luisa dans les ann&#233;es 1930. Ils ont d'abord jou&#233; sous le nom de Pirita y Jade et plus tard sous le nom de Hermanas Land&#237;n (Land&#237;n Sisters). Ensemble, elles enregistr&#232;rent plusieurs singles pour RCA Victor et Peerless, rencontrant un succ&#232;s radiophonique consid&#233;rable, notamment sur les ondes de la station XEQ. Avelina mit fin &#224; sa carri&#232;re musicale lorsqu'elle &#233;pousa &#193;ngel Zempoaltecatl Ortega le 20 janvier 1941, et Mar&#237;a Luisa entama une carri&#232;re solo.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'elle reprit sa carri&#232;re des ann&#233;es plus tard, Avelina, en tant qu'artiste solo, occupa une place de choix au sein du label XEW et enregistra ses succ&#232;s pour RCA Victor.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mar&#237;a Luisa Land&#237;n&lt;/strong&gt; (Mexico, 9 octobre 1921 &#8211; Mexico, 20 juin 2014), surnomm&#233;e la &#171; Reine du Bol&#233;ro &#187;, elle est l'une des voix les plus poignantes du Mexique. Apr&#232;s des d&#233;buts avec sa s&#339;ur Avelina, elle explose en solo en 1941 avec le succ&#232;s &#171; Hay que saber perder &#187; (Il faut savoir perdre). Collaboratrice du compositeur Rafael Hern&#225;ndez, elle a su insuffler une profondeur &#233;motionnelle unique &#224; ses interpr&#233;tations, lui valant le titre de &#171; La Voix de l'&#226;me &#187;. Sa carri&#232;re, marqu&#233;e par des records de vente chez RCA et des tourn&#233;es triomphales, a fait d'elle une ic&#244;ne radiophonique ind&#233;tr&#244;nable de l'&#226;ge d'or du bol&#233;ro latino-am&#233;ricain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mar&#237;a Luisa Land&#237;n Rodr&#237;guez &#233;tait surnomm&#233;e la Reine du Bol&#233;ro.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux s&#339;urs chantaient chez elles et lors de f&#234;tes, et, jeunes femmes, en 1936, elles firent leurs premi&#232;res apparitions professionnelles sur les ondes des stations de radio XEYZ et XEFO &#224; Mexico. En 1938, elles sign&#232;rent un contrat d'exclusivit&#233; avec la station de radio XEQ, ce qui engendra une rivalit&#233; artistique avec les s&#339;urs &#193;guila, qu'elles pr&#233;sentaient comme &#171; Le meilleur duo d'Am&#233;rique &#187;. Pendant quelques ann&#233;es, Avelina et Mar&#237;a Luisa chant&#232;rent ensemble.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1942, elles se s&#233;par&#232;rent car Avelina &#233;pousa le Mexicain &#193;ngel Zempoalteca Ortega (1925-1970), qui l'emp&#234;cha de poursuivre sa carri&#232;re. D&#232;s lors, Mar&#237;a Luisa forma un trio avec les s&#339;urs Emma et Aurora del Mar, puis chanta en duo avec le t&#233;nor N&#233;stor Mesta Chaires. Elle participa &#233;galement &#224; d'autres &#233;missions de radio, o&#249; elle rencontra et travailla avec le musicien et compositeur portoricain Rafael Hern&#225;ndez Mar&#237;n, surnomm&#233; El Jibarito, qui conna&#238;tra plus tard une grande renomm&#233;e comme compositeur de bol&#233;ros. En 1941, Mar&#237;a Luisa enregistra une version du c&#233;l&#232;bre bol&#233;ro &#171; Hay que saber perder &#187; (du compositeur Abel Dom&#237;nguez, originaire du Chiapas), sur un disque 78 tours au studio d'enregistrement de la maison de disques RCA. Le disque connut un immense succ&#232;s et battit des records de vente. En 1942, elle enregistra sa premi&#232;re chanson originale, &#171; Canci&#243;n del alma &#187;, accompagn&#233;e par l'orchestre du compositeur du bol&#233;ro, Rafael Hern&#225;ndez Mar&#237;n.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;j&#224; chanteuse &#224; succ&#232;s, Mar&#237;a Luisa Land&#237;n effectua de nombreuses tourn&#233;es, non seulement au Mexique, mais aussi &#224; l'&#233;tranger. En 1940, elle fit sa premi&#232;re tourn&#233;e professionnelle &#224; La Havane, &#224; Cuba, et se produisit des ann&#233;es plus tard dans plusieurs pays d'Am&#233;rique du Sud. En 1949, &#224; son retour de tourn&#233;e, elle rejoignit la radio XEW, engag&#233;e comme vedette pour l'&#233;mission &#171; Le Miracle des Chansons &#187;. Land&#237;n &#233;tait pr&#233;sent&#233;e comme &#171; La Voix qui touche le c&#339;ur &#187; ou &#171; La Voix de l'&#226;me &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
4 &lt;strong&gt;Yo no se lo que me pasa&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Yo no s&#233; lo que me pasa, Fernando Mulens Yo no s&#233; qu&#233; me pasa/Cuando estoy a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Fernando Mulens), album &lt;i&gt;Los exitos de las Hermanas Landin,&lt;/i&gt; 1966 (1942).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elisa Soteldo&lt;/strong&gt; (25 juillet 1922, Barquisimeto &#8211; 22 janvier 2016, Miami), musicienne v&#233;n&#233;zu&#233;lienne polyvalente, elle fut la premi&#232;re femme &#224; int&#233;grer un orchestre professionnel dans son pays en 1941. Pianiste, chanteuse et p&#233;dagogue, elle a navigu&#233; entre le jazz et la musique populaire, chantant en cinq langues. Elle a marqu&#233; l'histoire culturelle du Venezuela en fondant l'&#233;cole &#171; Las Voces Blancas &#187;, formant des g&#233;n&#233;rations d'artistes. Mari&#233;e successivement &#224; des figures majeures comme Aldemaro Romero et Chucho Sanoja, elle a incarn&#233; une modernit&#233; artistique audacieuse, m&#234;lant exigence technique du piano et passion pour la transmission p&#233;dagogique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elisa Soteldo &#233;tait une chanteuse, pianiste et p&#233;dagogue musicale v&#233;n&#233;zu&#233;lienne. Fille du musicien et p&#233;dagogue musical Rafael Soteldo et de la pianiste Angela de Soteldo, elle re&#231;ut une formation musicale de ses parents, tout comme ses fr&#232;res et s&#339;urs Rafael Horacio, Antonio Mar&#237;a, Salvador Manuel et Carmen. Elle &#233;tudia &#233;galement avec Blanca Estrella M&#233;scoli. En 1941, elle devint la premi&#232;re femme membre d'un orchestre v&#233;n&#233;zu&#233;lien, l'Orchestre Luis Alfonzo Larrain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle joua du jazz, apparut dans le film &lt;i&gt;Barlovento&lt;/i&gt; et se produisit au th&#233;&#226;tre et &#224; la radio au Venezuela, aux &#201;tats-Unis, &#224; Porto Rico et en R&#233;publique dominicaine. Elle chantait en anglais, en fran&#231;ais, en italien et en portugais. En 1967, elle fonda &lt;i&gt;Las Voces Blancas de Elisa Soteldo,&lt;/i&gt; une &#233;cole de musique, de chant et d'art dramatique. Aldemaro Romero a compos&#233; la chanson &lt;i&gt;Mi melancol&#237;a&lt;/i&gt; pour elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Soteldo s'est mari&#233;e quatre fois, d'abord avec le chef d'orchestre Luis Alfonzo Larra&#237;n, dont sont n&#233;s le musicien Federico Larra&#237;n et la danseuse Keyla Alfonzo ; puis avec le compositeur et chef d'orchestre Aldemaro Romero, avec qui elle a eu la chanteuse Elaiza Romero ; enfin avec Chucho Sanoja, avec qui elle a eu une fille, Chuchito Sanoja ; et enfin avec le trompettiste Mario Fern&#225;ndez, avec qui elle a eu l'actrice et chanteuse Liz Fern&#225;ndez.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 &lt;strong&gt;Again&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Again, Lyrics : Dorcas Cochran, M&#250;sica : Lionel Newman Again, this couldn't (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Lionel Newman, Dorcas Cochran, 1948), Elisa Soteldo, Orquesta Luis Alfonso Larrain, enregistrement live, 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Graciela P&#233;rez Grillo&lt;/strong&gt; (23 ao&#251;t 1915 &#8211; 7 avril 2010), surnomm&#233;e la &lt;i&gt;Premi&#232;re Dame du Latin Jazz,&lt;/i&gt; Graciela fut la voix embl&#233;matique de l'orchestre Anacaona avant de conqu&#233;rir New York. En 1943, elle rejoint son fr&#232;re adoptif Machito et le g&#233;nial Mario Bauz&#225; pour diriger les &lt;i&gt;Afro-Cubans,&lt;/i&gt; fusionnant d&#233;finitivement le bebop et les rythmes cubains. Durant plus de trente ans, elle a r&#233;gn&#233; sur le &lt;i&gt;Palladium Ballroom,&lt;/i&gt; devenant une ic&#244;ne de la sc&#232;ne cosmopolite. Son talent pour l'improvisation et sa pr&#233;sence sc&#233;nique ont bris&#233; les barri&#232;res de genre dans un milieu alors tr&#232;s masculin, lui valant une reconnaissance &#233;ternelle jusqu'&#224; son d&#233;c&#232;s en 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
Felipa Graciela P&#233;rez y Guti&#233;rrez, plus connue sous le nom de Graciela, &#233;tait une chanteuse cubaine de musique cubaine et de jazz latin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Graciela est n&#233;e &#224; La Havane, &#224; Cuba, et a grandi dans le quartier afro-cubain de Jes&#250;s Mar&#237;a. Dans les ann&#233;es 1930 et 1940, elle a &#233;t&#233; la chanteuse principale de &lt;i&gt;l'Orquesta Anacaona,&lt;/i&gt; un ensemble enti&#232;rement f&#233;minin, avant de quitter Cuba pour les &#201;tats-Unis. Elle s'est produite dans le monde entier, enregistrant et partageant la sc&#232;ne avec son fr&#232;re a&#238;n&#233; adoptif, Frank Grillo (dit Machito), qui l'a encourag&#233;e &#224; chanter. Ils ont jou&#233; aux c&#244;t&#233;s de Mario Bauz&#225; (fondateur du jazz afro-cubain) au sein de l'orchestre &lt;i&gt;Machito and the Afro-Cubans.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1943, elle fut appel&#233;e &#224; New York par Mario Bauz&#225;, suite &#224; la mobilisation de Machito dans l'arm&#233;e. Elle int&#233;gra l'orchestre comme chanteuse principale jusqu'au retour de Machito en 1944, et d&#232;s lors, tous trois partag&#232;rent la sc&#232;ne jusqu'&#224; leur s&#233;paration en 1975. Pendant trente-deux ans, ils sillonn&#232;rent les &#201;tats-Unis et le monde entier, se produisant notamment au &lt;i&gt;Palladium Ballroom&lt;/i&gt; de 1946 &#224; sa fermeture en 1966. Outre le Palladium, ils se produisaient chaque ann&#233;e au Royal Roost, au Birdland, au &lt;i&gt;Park Palace,&lt;/i&gt; au &lt;i&gt;Corso&lt;/i&gt; et &#224; &lt;i&gt;l'Apollo Theater&lt;/i&gt; pour une s&#233;rie de concerts d'une semaine. Graciela et l'orchestre se produisaient &#233;galement chaque ann&#233;e &#224; Hollywood, et plus pr&#233;cis&#233;ment au Crescendo. Graciela et son groupe &#233;taient aussi les favoris du disc-jockey Symphony Sid Torin, qui les invitait plusieurs fois par an dans son &#233;mission hebdomadaire. Ils furent &#233;galement les t&#234;tes d'affiche estivales du &lt;i&gt;Concord Resort Hotel,&lt;/i&gt; dans les montagnes Catskills, pendant plus de vingt ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont enregistr&#233; des albums dont les titres les plus connus incluent &lt;i&gt;Esta es Graciela, &#205;ntimo y Sentimental&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Esa Soy Yo, Yo Soy As&#237;.&lt;/i&gt; En 2006, elle a re&#231;u le prix Chico O'Farrill pour l'ensemble de sa carri&#232;re, d&#233;cern&#233; par &lt;i&gt;Latin Jazz USA.&lt;/i&gt; &#192; sa mort &#224; New York en 2010, &#224; l'&#226;ge de 94 ans, elle &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme &lt;i&gt;la Premi&#232;re Dame du Latin Jazz. &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
6 &lt;strong&gt;Cosas del alma&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cosas del Alma, autor Pepe Delgado Sobre todas las cosas del mundo/No hay (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Pepe Delgado, 1950 ?), Graciela Perez Grillo, album &lt;i&gt;Graciela Machito and his Orchestra,&lt;/i&gt; 1961 (1952).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olga Guillot&lt;/strong&gt; (Santiago de Cuba, 9 octobre 1922 - Miami, &#201;tats-Unis, 12 juillet 2010), incontest&#233;e &lt;i&gt;Reine du Bol&#233;ro,&lt;/i&gt; cette artiste cubaine a transform&#233; le genre par son interpr&#233;tation dramatique. D&#233;couverte en 1945, elle s'est exil&#233;e au Mexique puis aux &#201;tats-Unis, devenant la premi&#232;re artiste latine &#224; se produire au &lt;i&gt;Carnegie Hall&lt;/i&gt; en 1964. Sa version espagnole de &lt;i&gt;Stormy Weather&lt;/i&gt; t&#233;moigne de ses affinit&#233;s avec le jazz. Amie proche de Celia Cruz et pionni&#232;re de la sc&#232;ne internationale, elle a enregistr&#233; plus de cinquante albums et partag&#233; la sc&#232;ne avec Frank Sinatra et Sarah Vaughan, restant une figure de proue de la culture cubaine en exil.&lt;br class='autobr' /&gt;
Olga Guillot &#233;tait une chanteuse cubaine d'origine catalane. Elle &#233;tait surnomm&#233;e la reine du bol&#233;ro.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfant, elle partit pour La Havane o&#249; elle re&#231;ut une formation musicale. Apr&#232;s avoir int&#233;gr&#233; le duo &lt;i&gt;Hermanitas Guillot&lt;/i&gt; et le quatuor &lt;i&gt;Siboney,&lt;/i&gt; elle entama sa carri&#232;re de soliste en 1945. &#201;lue meilleure chanteuse de Cuba en 1946 &#8211; la premi&#232;re d'une longue s&#233;rie de r&#233;compenses &#8211;, sa renomm&#233;e devint internationale dans les ann&#233;es qui suivirent, gr&#226;ce &#224; ses interpr&#233;tations brillantes de bol&#233;ros tels que &#171; Mienteme &#187; ou &#171; T&#250; me acostumbraste &#187;. Forte de ce succ&#232;s, elle joua dans quelques films, dont &lt;i&gt;Venus de fuego&lt;/i&gt; (1949) de Jaime Salvador et &lt;i&gt;M&#250;sica de ayer&lt;/i&gt; (1958) de Juan de Ordu&#241;a.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s le triomphe de la r&#233;volution cubaine, elle s'exila en 1961 et s'installa au Mexique. Elle fut la premi&#232;re artiste hispanique &#224; se produire au &lt;i&gt;Carnegie Hall de New York&lt;/i&gt; (1964) et, pendant de nombreuses d&#233;cennies, elle fit des tourn&#233;es &#224; travers le monde, mais elle ne put jamais retourner &#224; Cuba, l'un de ses plus grands d&#233;sirs.&lt;br class='autobr' /&gt;
7 &lt;strong&gt;Tu me acostumbraste&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T&#250; Me Acostumbraste, Frank Dom&#237;nguez T&#250; me acostumbraste/A todas esas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Frank Dominguez, 1952), Olga Guillot, album &lt;i&gt;Reina del bolero vol.2,&lt;/i&gt; 1957.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Abbe Lane&lt;/strong&gt; n&#233;e Abigail Francine Lassman le 14 d&#233;cembre 1932 dans le quartier de Brooklyn dans la ville de New York. Chanteuse et actrice am&#233;ricaine, elle fut la muse et l'&#233;pouse de Xavier Cugat, &lt;i&gt;Le roi du mambo.&lt;/i&gt; Sa carri&#232;re est intimement li&#233;e &#224; la diffusion des rythmes latins (cha-cha-cha, rumba) aux &#201;tats-Unis et en Europe durant les ann&#233;es 1950. V&#233;ritable ic&#244;ne de glamour, elle a tourn&#233; de nombreux films en Italie et aux USA, incarnant souvent la chanteuse de cabaret fatale. Son m&#233;lange de sensualit&#233; et de talent pour les rythmes tropicaux lui a valu une &#233;toile sur le &lt;i&gt;Hollywood Walk of Fame,&lt;/i&gt; symbolisant l'aspect spectaculaire de la fusion latine-jazz.&lt;br class='autobr' /&gt;
Abbe Lane poss&#232;de une &#233;toile sur le Walk of Fame d'Hollywood pour l'ensemble de sa carri&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;e dans une famille juive de Brooklyn en 1932, Abbe Lane commence sa carri&#232;re enfant dans les th&#233;&#226;tres de Broadway. Elle int&#232;gre la troupe du musicien catalan d'inspiration cubaine Xavier Cugat au d&#233;but des ann&#233;es 1950 et l'&#233;pouse en 1952. L'influence de Cugat se fait sentir dans la production musicale de Lane, compos&#233;e principalement de rythmes latino-am&#233;ricains, tels que le mambo, le cha-cha-cha ou la rumba.&lt;br class='autobr' /&gt;
En parall&#232;le &#224; sa carri&#232;re de chanteuse et de danseuse dans la troupe de Cugat, elle commence une carri&#232;re d'actrice qui la verra travailler aux &#201;tats-Unis et en Europe, principalement en Italie. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1964, elle divorce de Cugat et s'installe aux &#201;tats-Unis. Elle se retire peu &#224; peu du cin&#233;ma au profit de la t&#233;l&#233;vision. Elle appara&#238;t r&#233;guli&#232;rement sur les cha&#238;nes t&#233;l&#233;vis&#233;es am&#233;ricaines comme invit&#233;e des &#233;missions les plus populaires du moment, c&#244;toyant les animateurs Red Skelton, Dean Martin, Ed Sullivan, Jackie Gleason ou Jack Benny. Elle joue &#233;galement quelques r&#244;les dans des &#233;pisodes de s&#233;ries t&#233;l&#233;vis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour sa carri&#232;re, elle re&#231;oit une &#233;toile sur le Walk of Fame d'Hollywood en 1961.&lt;br class='autobr' /&gt;
8 &lt;strong&gt;Noche de Ronda&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Noche de ronda, Agust&#237;n Lara Noche de ronda/Qu&#233; triste pasa/Qu&#233; triste (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Agustin Lara, 1935), Abbe Lane-Tito Puente &amp; His Orchestra, album &lt;i&gt;Be Mine Tonight,&lt;/i&gt; 1957.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Cuarteto d'Aida&lt;/strong&gt; Fond&#233; en 1952 par la pianiste Aida Diestro, ce quatuor vocal f&#233;minin est le pilier du mouvement &lt;i&gt;Fil&#237;n&lt;/i&gt; &#224; Cuba, une fusion audacieuse entre jazz et bol&#233;ro. Compos&#233; initialement d'Elena Burke, Moraima Secada et des s&#339;urs Portuondo (Omara et Haydee), le groupe a r&#233;volutionn&#233; les harmonies vocales de l'&#238;le en int&#233;grant des structures complexes inspir&#233;es du jazz am&#233;ricain. Bien qu'elles n'aient enregistr&#233; qu'un seul album original, leur influence sur les cabarets de La Havane fut immense. De ce noyau l&#233;gendaire, seule Omara Portuondo poursuit aujourd'hui une carri&#232;re internationale, raviv&#233;e par l'&#233;pop&#233;e du &lt;i&gt;Buena Vista Social Club.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Le Cuarteto d'Aida&lt;/i&gt; &#233;tait un c&#233;l&#232;bre ensemble vocal f&#233;minin cubain. Il fut fond&#233; en 1952 par la pianiste Aida Diestro (1924-1973). Trois jeunes chanteuses talentueuses &#8211; Elena Burke, Omara Portuondo et sa s&#339;ur Haydee Portuondo &#8211; pr&#233;sent&#232;rent &#224; Diestro l'id&#233;e de ce quatuor, qui devait initialement inclure un chanteur. Convaincue de la qualit&#233; sonore du quatuor, Diestro rempla&#231;a ce dernier par une autre femme, Moraima Secada. De ce groupe originel, seule Omara est encore vivante et se produit aujourd'hui. Sa carri&#232;re, alors en perte de vitesse, connut un regain de popularit&#233; gr&#226;ce &#224; son int&#233;gration au &lt;i&gt;Buena Vista Club,&lt;/i&gt; un groupe r&#233;unissant d'anciens musiciens tomb&#233;s dans l'oubli, tant aupr&#232;s du public que du gouvernement qui contr&#244;lait l'industrie musicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Le Cuarteto d'Aida&lt;/i&gt; s'inscrivait dans le mouvement musical cubain d'apr&#232;s-guerre, fusionnant jazz et bol&#233;ro, connu sous le nom de &lt;i&gt;feeling&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;fil&#237;n,&lt;/i&gt; qui a renouvel&#233; les harmonies et les paroles traditionnelles de la musique de l'&#238;le. Le quatuor pouvait interpr&#233;ter pratiquement tous les types de chansons, des standards comme &#171; Ebb Tide &#187; de Maxwell &#224; la guaracha et &#224; la rumba, bien que le bol&#233;ro f&#251;t au c&#339;ur de leur style. Le groupe &#233;tait diffus&#233; &#224; la radio, participait &#224; de nombreuses &#233;missions de t&#233;l&#233;vision et se produisait dans tous les grands cabarets de La Havane et &#224; l'&#233;tranger. Ils ont &#233;galement effectu&#233; des tourn&#233;es dans de nombreux pays avant et apr&#232;s la r&#233;volution cubaine de 1959. &#201;tonnamment, le groupe original n'a enregistr&#233; qu'un seul album. &lt;br class='autobr' /&gt;
9 &lt;strong&gt;Ya no me quieres&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ya No Me Quieres, Mar&#237;a Grever Tuyo soy/Y siempre lo ser&#233;/Un d&#237;a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Maria Grever 1940 ?), album &lt;i&gt;El Original Cuarteto D'Aida Con El Maestro Chico O'Farrill,&lt;/i&gt; 1957.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Omara Portuondo&lt;/strong&gt; (n&#233;e le 29 octobre 1930), Surnomm&#233;e &lt;i&gt;La novia del Feeling (La Fianc&#233;e du Feeling),&lt;/i&gt; Omara est une l&#233;gende vivante. De ses d&#233;buts comme danseuse au &lt;i&gt;Tropicana&lt;/i&gt; &#224; son r&#244;le central dans le &lt;i&gt;Cuarteto d'Aida,&lt;/i&gt; elle a explor&#233; tous les genres, du jazz au son cubano. Sa carri&#232;re a connu un rayonnement plan&#233;taire &#224; partir de 1996 gr&#226;ce au &lt;i&gt;Buena Vista Social Club.&lt;/i&gt; Multiple laur&#233;ate des Grammy Awards, elle est reconnue pour sa versatilit&#233; et sa long&#233;vit&#233; exceptionnelle. Elle incarne aujourd'hui l'&#226;me de Cuba, m&#234;lant l'&#233;l&#233;gance du jazz &#224; la profondeur des racines afro-cubaines sur les sc&#232;nes du monde entier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Omara Portuondo Pel&#225;ez est une chanteuse et danseuse cubaine. Membre fondatrice du c&#233;l&#232;bre groupe vocal &lt;i&gt;Cuarteto d'Aida,&lt;/i&gt; elle a collabor&#233; avec de nombreux musiciens cubains de renom au cours de sa longue carri&#232;re. Bien que principalement connue pour ses interpr&#233;tations de bol&#233;ros, elle a enregistr&#233; dans un large &#233;ventail de styles, du jazz au son cubano. Depuis 1996, elle fait partie du projet &lt;i&gt;Buena Vista Social Club,&lt;/i&gt; avec lequel elle a effectu&#233; de nombreuses tourn&#233;es et enregistr&#233; plusieurs albums. N&#233;e le 29 octobre 1930 dans le quartier de Cayo Hueso &#224; La Havane, Omara Portuondo avait trois s&#339;urs. Sa m&#232;re, Esperanza Pel&#225;ez, issue d'une riche famille d'origine espagnole, avait fait scandale en s'enfuyant avec Bartolo Portuondo, un joueur de baseball professionnel noir, et en l'&#233;pousant. Omara a rejoint la troupe de danse du &lt;i&gt;Cabaret Tropicana&lt;/i&gt; en 1950, suivant les traces de sa s&#339;ur a&#238;n&#233;e, Haydee. Elle a &#233;galement dans&#233; avec les &lt;i&gt;Mulatas de Fuego&lt;/i&gt; au th&#233;&#226;tre &lt;i&gt;Radiocentro,&lt;/i&gt; ainsi que dans d'autres troupes de danse. Les deux s&#339;urs chantaient aussi pour leurs proches et se produisaient dans des clubs havanais. En 1947, Portuondo et Haydee rejoignent le &lt;i&gt;Loquibambia Swing,&lt;/i&gt; un groupe form&#233; par le pianiste aveugle Frank Emilio Flynn. De 1952 &#224; 1953, elle chante pour &lt;i&gt;l'Orquesta Anacaona,&lt;/i&gt; et plus tard en 1953, les deux s&#339;urs int&#232;grent (avec Elena Burke et Moraima Secada) le groupe vocal &lt;i&gt;Cuarteto d'Aida,&lt;/i&gt; form&#233; et dirig&#233; par la pianiste Aida Diestro. Le groupe conna&#238;t un succ&#232;s consid&#233;rable, effectuant des tourn&#233;es aux &#201;tats-Unis, se produisant avec Nat King Cole au &lt;i&gt;Tropicana&lt;/i&gt; et enregistrant un album en 1957 pour RCA Victor. En 1958, le pianiste et compositeur Julio Guti&#233;rrez invite Portuondo &#224; chanter pour son ensemble dans une s&#233;rie d'enregistrements de jazz et de musique cubaine pour le label Velvet. Il en r&#233;sulte Magia, un ensemble d'enregistrements faisant le lien avec Negra, son premier album solo. Haydee a quitt&#233; le &lt;i&gt;Cuarteto d'Aida&lt;/i&gt; en 1961 pour aller vivre aux &#201;tats-Unis, et Omara a continu&#233; &#224; chanter avec le quatuor jusqu'en 1967.&lt;br class='autobr' /&gt;
10 &lt;strong&gt;Llanto de luna&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Llanto de luna, Julio Guti&#233;rrez Llanto de luna en la noche sin besos/de mi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Julio Gutierrez 1942), Omara Portuondo, album &lt;i&gt;Magia Negra,&lt;/i&gt; 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Elena Burke&lt;/strong&gt; 1928-2002, Surnomm&#233;e &lt;i&gt;Se&#241;ora Sentimiento,&lt;/i&gt; Elena Burke est l'une des voix les plus sophistiqu&#233;es de Cuba. Membre fondatrice du &lt;i&gt;Cuarteto d'Aida,&lt;/i&gt; elle a ensuite men&#233; une carri&#232;re solo brillante, s'imposant comme la muse du mouvement &lt;i&gt;fil&#237;n.&lt;/i&gt; Accompagn&#233;e par les plus grands, de P&#233;rez Prado &#224; &lt;i&gt;l'Orquesta Arag&#243;n,&lt;/i&gt; elle poss&#233;dait une technique vocale capable de transformer n'importe quelle m&#233;lodie en une exp&#233;rience &#233;motionnelle intense. Sa capacit&#233; &#224; naviguer entre le bol&#233;ro romantique et les influences jazz a fait d'elle une ic&#244;ne des cabarets de La Havane, respect&#233;e pour sa sinc&#233;rit&#233; absolue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elena Burke (n&#233;e Romana Elena Burgues Gonzalez le 28 f&#233;vrier 1928 &#224; La Havane, Cuba &#8211; d&#233;c&#233;d&#233;e le 9 juin 2002 &#224; La Havane, Cuba) &#233;tait une chanteuse cubaine v&#233;n&#233;r&#233;e et populaire, interpr&#232;te de bol&#233;ros et de ballades romantiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a d&#233;but&#233; sa carri&#232;re &#224; la radio dans les ann&#233;es 1940, puis a collabor&#233; avec des ensembles plus restreints et s'est produite dans des cabarets, accompagn&#233;e au piano par D&#225;maso P&#233;rez Prado. En 1948, elle a accompagn&#233; les danseuses cubaines connues sous le nom de &lt;i&gt;Las Mulatas de Fuego (Les Mulates de Feu)&lt;/i&gt; &#224; Mexico, o&#249; elle a jou&#233; dans le film &lt;i&gt;Sal&#243;n M&#233;xico,&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233; par Indio Fern&#225;ndez. En 1952, la pianiste et arrangeuse Aida Diestro a fond&#233; le quatuor vocal &lt;i&gt;Cuarteto d'Aida.&lt;/i&gt; Apr&#232;s avoir acquis une certaine notori&#233;t&#233;, elle se lance en solo. &#192; l'&#233;poque de la R&#233;volution cubaine, Elena Burke &#233;tait une artiste solo de premier plan, se produisant dans d'&#233;l&#233;gants cabarets de La Havane. Sa voix semblait gagner en puissance avec l'&#226;ge, sa technique subtile et sophistiqu&#233;e conf&#233;rant &#224; chaque chanson une profondeur &#233;motionnelle intense. Au fil des ans, elle a collabor&#233; avec les plus grands orchestres de danse cubains. En 1978, elle se produisit avec &lt;i&gt;l'Orquesta Arag&#243;n) au &lt;i&gt;Lincoln Center de New York,&lt;/i&gt; o&#249; elle fut acclam&#233;e. Bien qu'elle interpr&#233;t&#226;t principalement des bol&#233;ros et des sons cubains classiques, ses versions &#233;taient originales, soutenues par des musiciens et des arrangements de premier ordre. Elle est la m&#232;re de Malena Burke et la grand-m&#232;re de Lena, &#233;galement chanteuses cubaines de renom.&lt;br class='autobr' /&gt;
11 &lt;strong&gt;A&#241;orado encuentro&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A&#241;orado Encuentro, Alberto Vera Morua, Giraldo Felix Piloto Bea. Aunque (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Giraldo Piloto - Alberto Vera, 1955), Elena Burke, album &lt;i&gt;El bolero cubano (remastered)&lt;/i&gt; CD 1, 2019 (1959).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eydie Gorm&#233;&lt;/strong&gt; (n&#233;e Edith Gormezano ; 16 ao&#251;t 1928 &#8211; 10 ao&#251;t 2013)n&#233;e Edith Gormezano ; 16 ao&#251;t 1928 &#8211; 10 ao&#251;t 2013), Chanteuse am&#233;ricaine d'origine s&#233;farade, elle a brillamment r&#233;ussi le pont entre la pop anglo-saxonne et le monde latin. C&#233;l&#232;bre pour son duo avec son mari Steve Lawrence, elle a acquis une renomm&#233;e &#233;ternelle dans le monde hispanique gr&#226;ce &#224; ses collaborations avec le &lt;i&gt;Trio Los Panchos.&lt;/i&gt; Son album &lt;i&gt;Amor&lt;/i&gt; est un classique du bol&#233;ro-jazz. R&#233;compens&#233;e par des Grammy et Emmy Awards, elle a su interpr&#233;ter le swing et la bossa nova avec une aisance rare, devenant une ambassadrice culturelle majeure entre les &#201;tats-Unis et l'Am&#233;rique latine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a connu un succ&#232;s notable dans les genres pop, latin et jazz. Elle a chant&#233; en solo et en duo avec son mari, Steve Lawrence, sous le nom de Steve and Eydie, sur des albums et &#224; la t&#233;l&#233;vision. Elle s'est &#233;galement produite &#224; Broadway et &#224; Las Vegas et a occasionnellement fait du th&#233;&#226;tre. N&#233;e dans le Bronx, &#224; New York, Gorm&#233; a commenc&#233; sa carri&#232;re en chantant dans un groupe le week-end tout en travaillant comme traductrice. Elle s'est fait conna&#238;tre apr&#232;s son passage dans l'&#233;mission de radio &lt;i&gt;Cita Con Eydie&lt;/i&gt; et avoir chang&#233; son nom pour une prononciation plus facile. La carri&#232;re de Gorm&#233; a d&#233;coll&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1950, en commen&#231;ant par un passage de deux mois suivi d'un an avec le groupe de &lt;i&gt;Tex Beneke.&lt;/i&gt; Elle a sign&#233; avec Coral Records en 1952, sortant son premier single, et a ensuite rejoint &lt;i&gt;The Tonight Show,&lt;/i&gt; o&#249; elle a rencontr&#233; Lawrence. Le duo connut un grand succ&#232;s avec les tubes &#171; Too Close for Comfort &#187; et &#171; Blame It on the Bossa Nova &#187;, et Gorm&#233; connut &#233;galement le succ&#232;s en solo, recevant plusieurs nominations et remportant des Grammy Awards. Son mariage avec Lawrence en 1957 marqua le d&#233;but d'une collaboration personnelle et professionnelle de longue date, c&#233;l&#233;br&#233;e par des &#233;missions sp&#233;ciales t&#233;l&#233;vis&#233;es prim&#233;es aux Emmy Awards et des prestations aux c&#244;t&#233;s de stars telles que Frank Sinatra. Gorm&#233; &#233;tait r&#233;put&#233;e pour ses enregistrements en espagnol, notamment avec le &lt;i&gt;Trio Los Panchos,&lt;/i&gt; qui consolid&#232;rent sa renomm&#233;e internationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
12 &lt;strong&gt;Cuando vuelva a tu lado&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cuando Vuelva a Tu Lado, Mar&#237;a Grever, 1944 Cuando vuelva a tu lado/No me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Maria Grever 1934), album &lt;i&gt;Eydie Gorm&#233; y Los Panchos,&lt;/i&gt; 1964.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fredesvinda Garc&#237;a&lt;/strong&gt; Vald&#233;s (Camag&#252;ey, 1935 &#8211; San Juan, Porto Rico, 31 juillet 1961, infarctus aigu du myocarde), plus connue sous le nom de Freddy, elle &#233;tait une chanteuse cubaine. N&#233;e &#224; C&#233;spedes, petite ville de la province de Camag&#252;ey, &#224; Cuba, dans une famille modeste de paysans, elle chantait a cappella dans les clubs de La Havane et enregistra un unique album avant de succomber &#224; une crise cardiaque. Son poids (plus de 150 kilos) conf&#233;rait &#224; sa voix une sonorit&#233; particuli&#232;re et androgyne. Elle interpr&#233;tait presque exclusivement des bol&#233;ros et d'autres chansons. Fredesvinda Garc&#237;a est un personnage fascinant, une femme &#224; la voix grave qui &#233;tait cuisini&#232;re et qui a fini par enregistrer un chef-d'&#339;uvre de jazz-bol&#233;ro.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'&#226;ge de 12 ans, elle s'installe &#224; La Havane et devient cuisini&#232;re pour la famille Bengochea (Arturo Bengochea &#233;tait le pr&#233;sident de la ligue cubaine de baseball professionnel). Rapidement, elle commence &#224; chanter le soir au &lt;i&gt;Bar Celeste,&lt;/i&gt; &#224; l'angle des rues Humboldt et Infanta, un lieu de rencontre pour les artistes. Le directeur de &lt;i&gt;l'H&#244;tel Capri&lt;/i&gt; la remarque et l'engage. Elle a d&#233;but&#233; au &lt;i&gt;Cabaret Capri&lt;/i&gt; avec l'orchestre de Rafael Somavilla, dans la revue &lt;i&gt;Pimienta y Sal,&lt;/i&gt; aux c&#244;t&#233;s d'autres chanteurs, danseurs et d'un quatuor dirig&#233; par le pianiste Carlos Faxas. Freddy a particip&#233; &#224; plusieurs &#233;missions de t&#233;l&#233;vision, notamment &lt;i&gt;Jueves de Partagas&lt;/i&gt; (1959), dont elle garde un souvenir &#233;mu. Dans cette &#233;mission, elle partageait l'affiche avec Benny Mor&#233; et Celia Cruz.&lt;br class='autobr' /&gt;
Freddy s'est rendue au Venezuela, puis au Mexique, avec une troupe dirig&#233;e par le danseur et chor&#233;graphe Roderyco Neyra (Rodney). De l&#224;, elle a voyag&#233; &#224; Miami et &#224; Porto Rico. Elle a d&#233;croch&#233; plusieurs contrats et a &#233;t&#233; invit&#233;e &#224; la t&#233;l&#233;vision de San Juan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Freddy appara&#238;t sous le nom d'Estrella Rodr&#237;guez dans le roman de Guillermo Cabrera Infante, &lt;i&gt;Tres tristes tigres&lt;/i&gt; (1966), qui relate les nuits havanaises pr&#233;c&#233;dant la r&#233;volution de janvier 1959. Des extraits de ce roman, o&#249; Freddy tient un r&#244;le important, ont &#233;t&#233; publi&#233;s ult&#233;rieurement sous le titre &lt;i&gt;Ella cantaba boleros.&lt;/i&gt; Il appara&#238;t &#233;galement comme personnage dans le roman de Da&#237;na Chaviano, &lt;i&gt;La isla de los amores infinitos&lt;/i&gt; (2006).&lt;br class='autobr' /&gt;
Son unique album, &lt;i&gt;La voz del sentimiento,&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; r&#233;&#233;dit&#233; sous le titre &lt;i&gt;Ella cantaba boleros,&lt;/i&gt; d'apr&#232;s l'&#339;uvre de Guillermo Cabrera Infante. Il a &#233;t&#233; enregistr&#233; en 1960 pour le label Puchito Records (r&#233;f&#233;rence Puchito MLP 552). Humberto Su&#225;rez a r&#233;alis&#233; les arrangements et dirig&#233; l'orchestre.&lt;br class='autobr' /&gt;
13 &lt;strong&gt;Deb&#237; llorar&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Debi llorar, (Giraldo Piloto - Alberto Vera) Deb&#237; llorar y ya ves,/casi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Giraldo Piloto - Alberto Vera 1957), Fredesvinda Garc&#237;a, album &lt;i&gt;La voz del sentimiento,&lt;/i&gt; 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Br&#233;sil et le bol&#233;ro ont entretenu une relation passionn&#233;e bien avant la bossa nova. Dans les ann&#233;es 1940 et 1950, on trouvait le &lt;i&gt;samba-can&#231;&#227;o,&lt;/i&gt; cousin br&#233;silien du bol&#233;ro. Le bol&#233;ro et la samba-can&#231;&#227;o s'entrem&#234;lent pour cr&#233;er cette m&#233;lancolie sophistiqu&#233;e du Br&#233;sil des ann&#233;es 1950 : dramatique, lent et sentimental. Plusieurs artistes br&#233;siliens l'ont interpr&#233;t&#233; avec brio. M&#234;me si le langage peut changer, le sentiment &lt;i&gt;d'avant-garde f&#233;minine&lt;/i&gt; &#8212; les femmes prenant le contr&#244;le du r&#233;cit du chagrin d'amour &#8212; reste le m&#234;me. Parmi elles, Dolores Dur&#225;n 1930-1959, compositrice et chanteuse, ses chansons sont des bol&#233;ros br&#233;siliens embl&#233;matiques. Dolores est une figure fondamentale car elle &#233;crivait ses propres chansons (chose rare dans les ann&#233;es 1950). Elle est d&#233;c&#233;d&#233;e pr&#233;matur&#233;ment en 1959, laissant derri&#232;re elle une &#339;uvre courte mais magistrale. Avec sa version de &lt;i&gt;A Noite do Meu Bem&lt;/i&gt; (1959), consid&#233;r&#233;e comme le meilleur samba-can&#231;&#227;o/bol&#233;ro de l'histoire du Br&#233;sil, la boucle est boucl&#233;e pour les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dolores Dur&#225;n,&lt;/strong&gt; de son vrai nom Adil&#233;ia Silva da Rocha, n&#233;e le 7 juin 1930 et d&#233;c&#233;d&#233;e le 24 octobre 1959 &#224; Rio de Janeiro, est une chanteuse et une compositrice br&#233;silienne.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;couverte &#224; l'&#226;ge de 10 ans lors d'un concours musical t&#233;l&#233;vis&#233; ((Calouros en Desfile,&lt;/i&gt; anim&#233; par Ary Barroso), elle entama sa carri&#232;re de chanteuse et de com&#233;dienne &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision. &#192; la fin des ann&#233;es 1940, elle prit le pseudonyme de Dolores Duran et commen&#231;a &#224; pr&#233;senter des compositions personnelles dans diverses bo&#238;tes de nuit de Rio. Le succ&#232;s qu'elle rencontra la fit remarquer par &lt;i&gt;Radio Nacional,&lt;/i&gt; la radio la plus r&#233;put&#233;e de l'&#233;poque, qui l'invita &#224; participer &#224; diff&#233;rentes &#233;missions. Au d&#233;but des ann&#233;es 1950, elle se joignit aux artistes de &lt;i&gt;l'H&#244;tel Gl&#243;ria,&lt;/i&gt; tr&#232;s renomm&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dolores Dur&#225;n &#233;crivit de nombreuses chansons de M&#250;sica Popular Brasileira, collaborant avec des compositeurs comme Tom Jobim (&lt;i&gt;Por causa de voc&#234;&lt;/i&gt;), alors en d&#233;but de carri&#232;re, ou Chico Anysio (&lt;i&gt;Filha de chico brito&lt;/i&gt;). Ses chansons les plus c&#233;l&#232;bres furent &lt;i&gt;Estrada do Sol, Ideias Erradas, Minha Toada, A Noite do Meu Bem, Castigo et Olha o Tempo Passando.&lt;/i&gt; Elle chanta en Uruguay, en Union sovi&#233;tique, en Chine et &#224; Paris.&lt;br class='autobr' /&gt;
Victime d'un rhumatisme articulaire aigu lorsqu'elle &#233;tait enfant, ce qui lui laissa un souffle au c&#339;ur, Dolores Dur&#225;n subit un infarctus &#224; l'&#226;ge de 25 ans, mais n&#233;gligea de se soigner et continua de consommer tabac et alcool en grandes quantit&#233;s. Elle d&#233;c&#233;da pr&#233;cocement &#224; 29 ans d'un nouvel infarctus, probablement favoris&#233; par son mode de vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
14 &lt;strong&gt;A Noite do Meu Bem&lt;/strong&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A Noite do Meu Bem, Dolores Duran Hoje eu quero a rosa mais linda que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Dolores Duran, album 78 rpm &lt;i&gt;A Noite do Meu Bem,&lt;/i&gt; 1959.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;pisode, consacr&#233; aux chanteuses de bol&#233;ro de la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#7497; si&#232;cle, s'ach&#232;ve ici. Nous vous invitons cordialement au prochain &#233;pisode de C'est du jazz latino.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sauf mention contraire, les informations biographiques pr&#233;sent&#233;es ici sont un r&#233;sum&#233; des biographies disponibles sur &lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- Piensa En Mi, Agust&#237;n Lara, Mar&#237;a Teresa Lara&lt;br class='autobr' /&gt;
Si tienes un hondo penar/piensa en m&#237; ;/si tienes ganas de llorar/piensa en m&#237;./Ya ves que venero/tu imagen divina,/tu p&#225;rvula boca/que siendo tan ni&#241;a,/me ense&#241;&#243; a besar./Piensa en m&#237;/cuando beses,/cuando llores/tambi&#233;n piensa en m&#237;./Cuando quieras/quitarme la vida,/no la quiero para nada,/para nada me sirve sin ti.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pense &#224; moi, Agust&#237;n Lara, Maria Teresa Lara&lt;br class='autobr' /&gt;
Si tu as une profonde tristesse,/pense &#224; moi ;/si tu as envie de pleurer,/pense &#224; moi./Tu vois /comme je v&#233;n&#232;re/ton image divine,/ta petite bouche/qui, si jeune,/m'a appris &#224; embrasser./Pense &#224; moi/quand tu embrasses,/quand tu pleures,/pense &#224; moi aussi./Quand tu voudras/me prendre la vie,/je n'en veux &#224; rien,/elle ne me sert &#224; rien sans toi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Despu&#233;s que sufras, Septeto Anacaona 1936-37 Despu&#233;s que sufras este cruel tormento /oir&#225;s el lamento /de mi coraz&#243;n (bis)/He de enamorarte, he de conquistarte/para que comprendas /lo que sufro yo/Vas a suplicarme /y querr&#225;s matarme/cuando te domine/esta gran pasi&#243;n/Y despu&#233;s que sufras este cruel tormento/oir&#225;s el lamento /de mi coraz&#243;n /Ya tu sabr&#225;s/lo que es amor/Ya tu sabr&#225;s/lo que es amor/Despu&#233;s que sufras este cruel tormento/Tu sabr&#225;s /lo que es amor/Ya tu sabr&#225;s/Lo que es amor.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir souffert, Sextet Anacaona 1936-37&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir endur&#233; ce cruel tourment,/tu entendras la lamentation/de mon c&#339;ur (deux fois)/Je dois te faire tomber amoureux, je dois te conqu&#233;rir/pour que tu comprennes/ce que je souffre/&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu me supplieras/et tu voudras me tuer/quand cette grande passion te submergera/Et apr&#232;s avoir endur&#233; ce cruel tourment,/tu entendras la lamentation/de mon c&#339;ur/Alors tu sauras/ce qu'est l'amour/Alors tu sauras/ce qu'est l'amour/Apr&#232;s avoir endur&#233; ce cruel tourment,/tu sauras/ce qu'est l'amour/Alors tu sauras/ce qu'est l'amour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://mediateca.inah.gob.mx/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://mediateca.inah.gob.mx/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Vereda Tropical, Gonzalo Curiel Barba&lt;br class='autobr' /&gt;
Voy por la vereda tropical/La noche plena de quietud/Con su perfume de humedad/En la brisa que viene del mar/Se oye el rumor de una canci&#243;n/Canci&#243;n de amor y de piedad/Con ella fui/Noche tras noche, hasta el mar/Para besar su boca fresca de amor/Y me jur&#243; quererme m&#225;s y m&#225;s/Y no olvidar jam&#225;s/Aquella noche junto al mar/Hoy solo me queda recordar/Mis ojos mueren de llorar/Y el alma muere de esperar/&#191;Por qu&#233; se fue ?/T&#250; la dejaste ir, vereda tropical/Hazla volver a m&#237;/Quiero besar su boca/Otra vez junto al mar/Vereda tropical.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sentier Tropical, Gonzalo Curiel Barba&lt;br class='autobr' /&gt;
Je marche sur le sentier tropical/La nuit est d'un calme absolu/Avec son parfum d'humidit&#233;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la brise marine/J'entends le murmure d'une chanson/Une chanson d'amour et de piti&#233;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec elle, j'allais/Nuit apr&#232;s nuit, &#224; la mer/Pour embrasser ses l&#232;vres, encore embaum&#233;es d'amour/Et elle a jur&#233; de m'aimer toujours plus/Et de ne jamais oublier/Cette nuit au bord de la mer/Aujourd'hui, il ne me reste que le souvenir/Mes yeux se noient de larmes/Et mon &#226;me se meurt d'attente/Pourquoi est-elle partie ?/Tu l'as laiss&#233;e partir, sentier tropical/Fais-la revenir/Je veux l'embrasser &#224; nouveau/Au bord de la mer/Sentier tropical.Vereda Tropical, Gonzalo Curiel Barba.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Yo no s&#233; lo que me pasa, Fernando Mulens&lt;br class='autobr' /&gt;
Yo no s&#233; qu&#233; me pasa/Cuando estoy a tu lado/Que si tu no me besas/Y yo no te beso/Me muero de amor/Ay, yo no s&#233; qu&#233; me pasa/Cuando estoy a tu lado/Que me pongo muy triste/Muy triste me pongo/Si dices que no/Ma&#241;ana es tarde /Para querernos/Ma&#241;ana es tarde/Qui&#233;reme hoy/La vida es corta/Y hay que vivirla/La vida es corta/Dame tu amor/Ay, no s&#233; qu&#233; me pasa/Cuando estoy a tu lado/Que si tu no me besas/Y yo no te beso/Me muero de amor&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne sais pas ce qui m'arrive, Fernando Mulens&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne sais pas ce qui m'arrive/Quand je suis &#224; tes c&#244;t&#233;s/Si tu ne m'embrasses pas/Et que je ne t'embrasse pas/Je mourrai d'amour/Oh, je ne sais pas ce qui m'arrive/Quand je suis &#224; tes c&#244;t&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis si triste/Je suis si triste/Si tu dis non/Demain, il sera trop tard/Pour que nous nous aimions/Demain, il sera trop tard/Aimez-moi aujourd'hui/La vie est courte/Et nous devons la vivre/La vie est courte/Donne-moi ton amour/Oh, je ne sais pas ce qui m'arrive/Quand je suis &#224; tes c&#244;t&#233;s/Si tu ne m'embrasses pas/Et que je ne t'embrasse pas/Je mourrai d'amour&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Again, Lyrics : Dorcas Cochran, M&#250;sica : Lionel Newman&lt;br class='autobr' /&gt;
Again, this couldn't happen Again./This is that once in a lifetime. This is the thrill divine./&lt;br class='autobr' /&gt;
What's more, this never happened before./Though I have prayed for a lifetime/That such as you would suddenly be mine./Mine to hold as I'm holding you now and yet never so near,/What matters, dear, for when/This does not happen Again./We'll have this moment forever/But never, never, Again.&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore, Parole : Dorcas Cochran, Musique : Lionel Newman&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore une fois, cela ne pouvait plus se reproduire./C'est un moment unique. C'est un frisson divin./De plus, cela ne s'&#233;tait jamais produit /auparavant./Bien que j'aie pri&#233; toute ma vie/Pour que quelqu'un comme toi devienne soudainement mien./&#192; moi de te serrer dans mes bras comme je te serre maintenant, et pourtant jamais aussi pr&#232;s de moi,/Qu'importe, mon amour, car quand/Cela ne se reproduira plus./Nous garderons ce moment pour toujours/Mais plus jamais, jamais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cosas del Alma, autor Pepe Delgado&lt;br class='autobr' /&gt;
Sobre todas las cosas del mundo/No hay nada/Primero que tu/Y aunque a ti/Te parezca/mentira,/Las cosas del alma,/Despiertan dormidas/Cada instante, que paso a tu lado/Se impregna/mi vida de ti/Y a pesar, de esas cosas tan grandes/Tu sigues,/dudando de mi/Que culpa tengo yo,/de haber nacido as&#237;/inerte la expresi&#243;n en mi/Dios solo sabe,/que en mi sentimiento/Hay cosas del alma,/de m&#237;, para ti/Sobre todas las cosas del mundo/No hay nada, primero que tu/Y a pesar, de esas cosas tan grandes/Tu sigues, dudando de mi&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Choses de l'&#194;me, Auteur : Pepe Delgado&lt;br class='autobr' /&gt;
Par-dessus tout au monde, rien ne se pr&#233;sente/avant toi./Et m&#234;me si cela te para&#238;t incroyable,&lt;br class='autobr' /&gt;
les choses de l'&#226;me/s'&#233;veillent de leur sommeil./Chaque instant pass&#233; &#224; tes c&#244;t&#233;s,/ma vie s'impr&#232;gne de toi./Et malgr&#233; tout cela,/tu continues de douter de moi./Quelle est ma faute&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#234;tre n&#233; ainsi, le visage inexpressif ?/Dieu seul sait/qu'en mes sentiments,/il y a des choses de l'&#226;me,/de moi, pour toi./Par-dessus tout au monde, rien ne se pr&#233;sente/avant toi./Et malgr&#233; tout cela,/tu continues de douter de moi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- T&#250; Me Acostumbraste, Frank Dom&#237;nguez&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#250; me acostumbraste/A todas esas cosas/Y t&#250; me ense&#241;aste/Que son maravillosas/Sutil llegaste a m&#237;/Como la tentaci&#243;n/Llenando de inquietud/Mi coraz&#243;n/Yo no conceb&#237;a/C&#243;mo se quer&#237;a/En tu mundo raro/Y por ti aprend&#237;/Por eso me pregunto/Al ver que me olvidaste/Por qu&#233; no me ense&#241;aste/C&#243;mo se vive sin ti/Yo no conceb&#237;a/C&#243;mo se quer&#237;a/En tu mundo raro/Y por ti aprend&#237;/Por eso me pregunto/Al ver que me olvidaste/Por qu&#233; no me ense&#241;aste/C&#243;mo se vive sin ti&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu m'y as habitu&#233;, Frank Dom&#237;nguez&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu m'y as habitu&#233;/&#192; toutes ces choses/Et tu m'as appris/Qu'elles sont merveilleuses/Subtilement, tu es venue &#224; moi/Comme une tentation/Remplissant mon c&#339;ur d'inqui&#233;tude/Je ne comprenais pas/Comment aimer/Dans ton monde &#233;trange/Et j'ai appris de toi/C'est pourquoi je me demande/Maintenant que tu m'as oubli&#233;/Pourquoi ne m'as-tu pas appris/&#192; vivre sans toi/Je ne comprenais pas/Comment aimer/Dans ton monde &#233;trange/Et j'ai appris de toi/C'est pourquoi je me demande/Maintenant que tu m'as oubli&#233;/Pourquoi ne m'as-tu pas appris/&#192; vivre sans toi&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Noche de ronda, Agust&#237;n Lara&lt;br class='autobr' /&gt;
Noche de ronda/Qu&#233; triste pasa/Qu&#233; triste cruza/Por mi balc&#243;n/Noche de ronda/C&#243;mo me hiere/C&#243;mo lastima/Mi coraz&#243;n/Luna que se quiebra/Sobre la tiniebla/De mi soledad/A d&#243;nde vas/Dime si esta noche/T&#250; te vas de ronda/Como ella se fue/Con qui&#233;n est&#225;/Dile que la quiero/Dile que me muero/De tanto esperar/Que vuelva ya/Que las rondas/No son buenas/Que hacen da&#241;o/Que dan penas/Que se acaba/Por llorar/Dile que la quiero/Dile que me muero/De tanto esperar/Que vuelva ya/Que las rondas/No son buenas/Que hacen da&#241;o/Que dan penas/Que se acaba/Por llorar &lt;br class='autobr' /&gt;
Nuit de la S&#233;r&#233;nade, Agust&#237;n Lara&lt;br class='autobr' /&gt;
Nuit de la S&#233;r&#233;nade/Comme elle passe tristement/Comme elle traverse tristement/Par mon balcon/Nuit de la S&#233;r&#233;nade/Comme elle me blesse/Comme elle me fait mal/&#192; mon c&#339;ur/Lune qui se brise/Sur les t&#233;n&#232;bres/De ma solitude/O&#249; vas-tu ?/Dis-moi si ce soir/Tu vas faire la s&#233;r&#233;nade/Comme elle est partie/Avec qui est-elle ?/Dis-lui que je l'aime/Dis-lui que je meurs/D'avoir attendu si longtemps/Qu'elle revienne maintenant/Que les s&#233;r&#233;nades/Ne sont pas bonnes/Qu'elles font du mal/Qu'elles apportent du chagrin/Qu'elles finissent/Par les larmes/Dis-lui que je l'aime/Dis-lui que je meurs/D'avoir attendu si longtemps/Qu'elle revienne maintenant/Que les s&#233;r&#233;nades/Ne sont pas bonnes/Qu'elles font du mal/Qu'elles apportent du chagrin/Qu'elles finissent/Par les larmes&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ya No Me Quieres, Mar&#237;a Grever&lt;br class='autobr' /&gt;
Tuyo soy/Y siempre lo ser&#233;/Un d&#237;a dijiste/Tembloroso de pasi&#243;n/Di por qu&#233;/Con tu silencio cruel/Ahora pretendes destrozar/Nuestra ilusi&#243;n/Ya no te acuerdas de m&#237;/Ya no me quieres/Y por no hacerme sufrir/Callar prefieres/Si has encontrado una nueva ilusi&#243;n/No me lo niegues/Y nunca trates de fingirme amor/Porque me hieres/Yo por estar junto a ti/No s&#233; qu&#233; diera/Y por besarte otra vez/La vida entera/Quiero fundir en la llama de amor/Nuestros dos seres/M&#225;s no te acuerdas de m&#237;/Ya no me quieres&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ne m'aimes plus, Mar&#237;a Grever&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis &#224; toi/Et je le serai toujours/Un jour, tu as dit/Tremblant de passion/Dis-moi pourquoi/Avec ton silence cruel/Maintenant, tu veux d&#233;truire/Notre r&#234;ve/Tu ne te souviens plus de moi/Tu ne m'aimes plus/Et pour m'&#233;pargner la douleur/Tu pr&#233;f&#232;res te taire/Si tu as trouv&#233; un nouvel amour/Ne me le cache pas/Et n'essaie jamais de feindre l'amour pour moi/Car tu me blesses/&#202;tre avec toi/Je ne sais pas ce que je donnerais/Et t'embrasser encore/Toute ma vie/Je veux fondre dans la flamme de l'amour/Nos deux &#234;tres/Mais tu ne te souviens plus de moi/Tu ne m'aimes plus&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Llanto de luna, Julio Guti&#233;rrez&lt;br class='autobr' /&gt;
Llanto de luna en la noche sin besos/de mi decepci&#243;n ;/sombra de pena, silencio de olvido&lt;br class='autobr' /&gt;
que tiene mi hoy ;/llaga de amor que no puede sanar/si me faltas t&#250; ;/ebria canci&#243;n de amargura&lt;br class='autobr' /&gt;
que murmura el mar./&#191;C&#243;mo borrar esta larga tristeza/que deja tu adi&#243;s ?/&#191;C&#243;mo poder olvidarte si dentro,/muy dentro est&#225;s t&#250; ?/&#191;C&#243;mo vivir as&#237; en esta soledad/tan llena de ansiedad de ti ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Larmes au clair de lune, Julio Guti&#233;rrez&lt;br class='autobr' /&gt;
Des larmes au clair de lune dans la nuit sans baisers/de ma d&#233;ception ;/l'ombre du chagrin, le silence de l'oubli/qui impr&#232;gnent mon pr&#233;sent ;/une blessure d'amour qui ne peut gu&#233;rir/si tu n'es pas l&#224; ;/un chant d'amertume ivre/murmur&#233; par la mer./Comment effacer cette longue tristesse/laiss&#233;e par tes adieux ?/Comment t'oublier si tu es/au plus profond de moi ?/Comment vivre ainsi dans cette solitude/si pleine de d&#233;sir pour toi ?/&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A&#241;orado Encuentro, Alberto Vera Morua, Giraldo Felix Piloto Bea. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aunque lejos estemos t&#250; y yo/Siempre unido estar&#225; nuestro amor/A&#241;orando tan solo el momento/De estrecharnos con loca y tenaz pasi&#243;n/Ni siquiera logre imaginar/Me quisieras lo mismo que yo/Aunque siempre en mi pecho callara/La inquietud que al tus ojos mirar/Me ahogaran/Hoy rompo las cadenas del silencio/Logro decirte que te quiero/Que t&#250; eres todo lo que anhelo/Volveremos a vernos los dos/Trataremos el tiempo borrar/No tendremos en cuenta razones/Que no sean las de nuestros corazones/Hoy rompo las cadenas del silencio/Logro decirte que te quiero/Que t&#250; eres todo lo que anhelo/Volveremos a vernos los dos/Trataremos el tiempo borrar/No tendremos en cuenta razones/Que no sean las de nuestros corazones&lt;br class='autobr' /&gt;
Retrouvailles tant esp&#233;r&#233;es, Alberto Vera Morua, Giraldo Felix Piloto Bea&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que la distance nous s&#233;pare,/Notre amour restera &#224; jamais uni,/N'aspirant qu'&#224; l'instant pr&#233;sent/Pour nous enlacer avec une passion sauvage et tenace./Je n'aurais jamais pu imaginer&lt;br class='autobr' /&gt;
Que tu m'aimes autant que je t'aime./Malgr&#233; le silence qui r&#233;gnait toujours dans mon c&#339;ur,&lt;br class='autobr' /&gt;
L'angoisse qui, lorsque je plongeais mon regard dans le tien,/m'envahissait./Aujourd'hui, je brise les cha&#238;nes du silence./Je parviens enfin &#224; te dire que je t'aime./Que tu es tout ce que je d&#233;sire./Nous nous reverrons./Nous tenterons d'effacer le temps./Nous ne consid&#233;rerons aucune autre raison/Que celle de nos c&#339;urs./Aujourd'hui, je brise les cha&#238;nes du silence./Je parviens enfin &#224; te dire que je t'aime./Que tu es tout ce que je d&#233;sire./Nous nous reverrons./Nous tenterons d'effacer le temps. Nous ne prendrons en compte aucune autre raison/que celle de notre c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cuando Vuelva a Tu Lado, Mar&#237;a Grever, 1944&lt;br class='autobr' /&gt;
Cuando vuelva a tu lado/No me niegues tus besos/Que el amor que te he dado/No podr&#225;s olvidar/No me preguntes nada/Que nada he de explicarte/Que el beso que negaste/Ya no lo puedes dar/Cuando vuelva a tu lado/Y est&#233;s solo contigo/Las cosas que te digo/No repitas jam&#225;s, por compasi&#243;n/Une tu labio al m&#237;o/Y estr&#233;chame en tus brazos/Y cuenta los latidos&lt;br class='autobr' /&gt;
De nuestro coraz&#243;n&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand je reviendrai &#224; tes c&#244;t&#233;s, Maria Grever, 1944&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand je reviendrai &#224; tes c&#244;t&#233;s/Ne me refuse pas tes baisers/Pour l'amour que je t'ai donn&#233;/Tu ne pourras jamais l'oublier/Ne me demande rien/Car je n'ai rien &#224; expliquer/Pour le baiser que tu as refus&#233;/Tu ne peux plus le donner/Quand je reviendrai &#224; tes c&#244;t&#233;s/Et que tu seras seul avec toi-m&#234;me/Les choses que je te dis/Ne les r&#233;p&#232;te jamais, par compassion/Joigne tes l&#232;vres aux miennes/Et serre-moi dans tes bras/Et compte les battements/De nos c&#339;urs&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;- Debi llorar, (Giraldo Piloto - Alberto Vera)&lt;br class='autobr' /&gt;
Deb&#237; llorar y ya ves,/casi siento placer/deb&#237; llorar de dolor,/por verg&#252;enza tal vez./Deb&#237; sufrir el bochorno/de tu insensatez/pero ya ves apenas estoy triste solo./Y este sufrir sin raz&#243;n/en fugaz padecer/yo conceb&#237; tu traici&#243;n/como un simple rev&#233;s./De que jam&#225;s podr&#225;s saber/cuanto cari&#241;o soy capaz de ofrecer./Deb&#237; llorar/pero pens&#233;/&#191;por qu&#233; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aurais d&#251; pleurer, (Giraldo Piloto - Alberto Vera)&lt;br class='autobr' /&gt;
J'aurais d&#251; pleurer, et voyez-vous,/j'&#233;prouve presque du plaisir./J'aurais d&#251; pleurer de douleur,&lt;br class='autobr' /&gt;
peut-&#234;tre de honte./J'aurais d&#251; souffrir de l'embarras/de votre folie,/mais voyez-vous, je ne suis presque plus triste./Et cette souffrance sans raison,/dans une agonie passag&#232;re,/j'ai per&#231;u votre trahison/comme un simple revers./Que vous ne saurez jamais/toute l'affection dont je suis capable./J'aurais d&#251; pleurer,/mais je me suis demand&#233;,/pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A Noite do Meu Bem, Dolores Duran&lt;br class='autobr' /&gt;
Hoje eu quero a rosa mais linda que houver/E a primeira estrela que vier/Para enfeitar a noite do meu bem/Hoje eu quero paz de crian&#231;a dormindo/E abandono de flores se abrindo/Para enfeitar a noite do meu bem/Quero a alegria de um barco voltando/Quero ternura de m&#227;os se encontrando/Para enfeitar a noite do meu bem/Ah, eu quero o amor/O amor mais profundo/Eu quero toda beleza do mundo/Para enfeitar a noite do meu bem/Quero a alegria de um barco voltando/Quero ternura de m&#227;os se encontrando/Para enfeitar a noite do meu bem/Ah, como este bem demorou a chegar/Eu j&#225; nem sei se terei no olhar/Toda pureza que quero lhe dar&lt;br class='autobr' /&gt;
La Nuit de mon Bien-Aim&#233;, Dolores Duran&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce soir, je veux la plus belle rose qui soit/Et la premi&#232;re &#233;toile qui appara&#238;t/Pour embellir la nuit de mon bien-aim&#233;/Ce soir, je veux la paix d'un enfant endormi/Et l'abandon des fleurs qui s'&#233;panouissent/Pour embellir la nuit de mon bien-aim&#233;/Je veux la joie d'un bateau qui rentre/Je veux la tendresse de mains qui se rencontrent/Pour embellir la nuit de mon bien-aim&#233;/Ah, je veux l'amour/L'amour le plus profond/Je veux toute la beaut&#233; du monde/Pour embellir la nuit de mon bien-aim&#233;/Je veux la joie d'un bateau qui rentre/Je veux la tendresse de mains qui se rencontrent/Pour embellir la nuit de mon bien-aim&#233;/Ah, comme cet &#234;tre aim&#233; a mis du temps &#224; arriver/Je ne sais m&#234;me pas si mon regard portera/Toute la puret&#233; que je veux lui offrir&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;C'est du jazz latino 50 (Elles 3) Elles chantaient des bol&#233;ros&lt;br class='autobr' /&gt;
Un espace pour l'&#233;coute, la danse et le plaisir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &lt;strong&gt;Piensa en mi&lt;/strong&gt; (Agustin Lara y Maria Teresa Lara, 1935), To&#241;a La Negra, album &lt;i&gt;To&#241;a La Negra Interpreta A Agustin Lara&lt;/i&gt; (Vol. I), 1964 (1935).&lt;br class='autobr' /&gt;
2 &lt;strong&gt;Despu&#233;s que sufras&lt;/strong&gt;, (Marcelino Guerra y Alberto Blanco) album &lt;i&gt;Septeto Anacaona &amp; Ciro Rimac 1936-1937,&lt;/i&gt; 1993.&lt;br class='autobr' /&gt;
3 &lt;strong&gt;Vereda tropical&lt;/strong&gt; (Gonzalo Curiel Barba, 1938), Hermanas Aguila, album &lt;i&gt;50 Exitos,&lt;/i&gt;1964 (1938).&lt;br class='autobr' /&gt;
4 &lt;strong&gt;Yo no se lo que me pasa&lt;/strong&gt; (Fernando Mulens), album &lt;i&gt;Los exitos de las Hermanas Landin&lt;/i&gt;, 1966 (1942).&lt;br class='autobr' /&gt;
5 &lt;strong&gt;Again&lt;/strong&gt; (Lionel Newman, Dorcas Cochran, 1948), Elisa Soteldo, Orquesta Luis Alfonso Larrain, &lt;i&gt;enregistrement live,&lt;/i&gt; 1945.&lt;br class='autobr' /&gt;
6 &lt;strong&gt;Cosas del alma&lt;/strong&gt; (Pepe Delgado, 1950 ?), Graciela Perez Grillo, album &lt;i&gt;Graciela Machito and his Orchestra,&lt;/i&gt; 1961 (1952).&lt;br class='autobr' /&gt;
7 &lt;strong&gt;Tu me acostumbraste&lt;/strong&gt; (Frank Dominguez, 1952), Olga Guillot, album Reina del bolero vol.2, 1957.&lt;br class='autobr' /&gt;
8 &lt;strong&gt;Noche de Ronda&lt;/strong&gt; (Agustin Lara, 1935), Abbe Lane-Tito Puente &amp; His Orchestra, album &lt;i&gt;Be Mine Tonight,&lt;/i&gt; 1957.&lt;br class='autobr' /&gt;
9 &lt;strong&gt;Ya no me quieres&lt;/strong&gt; (Maria Grever 1940 ?), album &lt;i&gt;El Original Cuarteto D'Aida Con El Maestro Chico O'Farrill,&lt;/i&gt; 1957.&lt;br class='autobr' /&gt;
10 &lt;strong&gt;Llanto de luna&lt;/strong&gt; (Julio Gutierrez 1942), Omara Portuondo, album Magia Negra, 1958.&lt;br class='autobr' /&gt;
11 &lt;strong&gt;A&#241;orado encuentro&lt;/strong&gt; (Giraldo Piloto - Alberto Vera, 1955), Elena Burke, album &#238;CD 1, 2019 (1959).&lt;br class='autobr' /&gt;
12 &lt;strong&gt;Cuando vuelva a tu lado&lt;/strong&gt; (Maria Grever 1934), album Eydie Gorm&#233; y Los Panchos, 1964.&lt;br class='autobr' /&gt;
13 &lt;strong&gt;Debi llorar&lt;/strong&gt; (Giraldo Piloto - Alberto Vera 1957), Fredesvinda Garc&#237;a, &#225;lbum &lt;i&gt;La voz del sentimiento&lt;/i&gt;, 1960.&lt;br class='autobr' /&gt;
14 A&lt;strong&gt; Noite do Meu Bem&lt;/strong&gt;, Dolores Duran, album 78 rpm &lt;i&gt;A Noite do Meu Bem&lt;/i&gt;, 1959.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faire liens</title>
		<link>https://tk-21.com/Faire-liens</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Faire-liens</guid>
		<dc:date>2026-07-04T19:52:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Sophie Braganti , Christophe Galatry et Esther Salmona</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>marche</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour les quinze ans de la revue TK-21, quoi de plus pertinent que de c&#233;l&#233;brer le lien, virtuel comme r&#233;el, toujours en cr&#233;ation et devenir, toujours &#233;voluant. La notion de lien, num&#233;rique, est un outil majeur dans la diffusion du savoir et des pratiques de cr&#233;ation, comme le reflet de formes de pens&#233;es. Il serait une mat&#233;rialisation du r&#234;ve d'un Aby Warburg de la fin du 20&#7497;, d&#233;but du 21&#7497; si&#232;cle.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/marche" rel="tag"&gt;marche&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH90/es-chr09_800-a264e.jpg?1783195279' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour les quinze ans de la revue TK-21, quoi de plus pertinent que de c&#233;l&#233;brer le lien, virtuel comme r&#233;el, toujours en cr&#233;ation et devenir, toujours &#233;voluant. La notion de lien, num&#233;rique, est un outil majeur dans la diffusion du savoir et des pratiques de cr&#233;ation, comme le reflet de formes de pens&#233;es. Il serait une mat&#233;rialisation du r&#234;ve d'un Aby Warburg de la fin du 20&#7497;, d&#233;but du 21&#7497; si&#232;cle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;er des liens, faire lien, tester et &#233;prouver ce qui lie, c'est le d&#233;sir de cette s&#233;rie : entre images, entre textes, toujours un troisi&#232;me terme appara&#238;t, qui n'est pas visible, mais peut-&#234;tre lisible, perceptible, intelligible. Du lien &#224; la relation, du contact &#224; la narration, le pas est quasiment franchi, il suffit du regard qui se d&#233;place, et de la dur&#233;e qu'il n&#233;cessite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, nul besoin d'autre chose qu'un d&#233;clencheur.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pens&#233;e alors rebondit encore vers Aby Warburg et son &lt;i&gt;Atlas Mn&#233;mosyne&lt;/i&gt; : disposer ensemble des images disparates et les lier &#224; des textes, des cartes, des objets, fait surgir une possible m&#233;moire collective, des formes que nul texte seul, nulle image seule, ne pourrait exprimer.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une fa&#231;on de cr&#233;er un espace entre deux par apposition d'un autre &#233;l&#233;ment qui ferait sens avec le premier. Non pas comme miroir mais plut&#244;t comme rencontre, friction des temporalit&#233;s diff&#233;rentes, non illustration d'un face &#224; face mais acte de pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque &#224; l'inverse c'est &#171; faire d&#233;clencher &#187;, ce qu'un objet peut engendrer par association d'id&#233;es ou pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un lien, sur un vide, se tend une ligne invisible, deux objets se et nous racontent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais ces entit&#233;s ne sauront &#224; quel point elles sont tress&#233;es, images sur images et hors d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une forme peut appara&#238;tre de chaque rapprochement, m&#234;me le plus t&#233;nu, c&#244;te &#224; c&#244;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relier deux formes d'&#233;criture, c'est faire sens, ouvrir deux mondes pour en d&#233;voiler un troisi&#232;me, invisible.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Braganti / Galatry&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;/small&gt;
&lt;div class='spip_document_27362 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-03-6beed.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27363 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-01-7aea9.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27364 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-04-3da96.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27365 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/montre_al-05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/montre_al-05-b83e2.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27366 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/otawa-06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/otawa-06-3db9d.jpg?1781337241' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27367 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/que_bec-02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/que_bec-02-58c4b.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27368 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/venise-07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/venise-07-d957a.jpg?1781337241' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;center&gt;&lt;small&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Esther SALMONA / Christophe GALATRY&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;&lt;small&gt;
&lt;div class='spip_document_27369 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH300/es-chr03-c69b3.jpg?1781337241' width='500' height='300' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27370 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr01-6c880.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27371 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr05-c8d87.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr07-818b7.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27373 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH382/es-chr11-17e51.jpg?1781337241' width='500' height='382' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27374 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH352/es-chr13-96368.jpg?1781337241' width='500' height='352' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27375 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr15-e53ee.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27376 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr17-1bfd9.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27377 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/es-chr19.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/es-chr19-00af4.jpg?1781337241' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des photographies de Christophe GALATRY
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des photographies et textes d'Esther SALMONA
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Des textes de Sophie BRAGANTI&lt;br class='autobr' /&gt; Esther SALMONA / Christophe GALATRY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image d'introduction : Christophe Galatry / Esther Salmona 2026&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ces jours-ci&#8232;</title>
		<link>https://tk-21.com/Ces-jours-ci</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Ces-jours-ci</guid>
		<dc:date>2026-07-04T19:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume Dimanche</dc:creator>


		<dc:subject>dessin</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Attaqu&#233; depuis une douzaine de mois par un crabe prostatique, je suis entr&#233; en combat il y a six mois. Aujourd'hui il semble que la mort promise se soit un temps soit peu &#233;loign&#233;e. J'ai entrepris un journal &#233;crit et dessin&#233; de cette bataille. Les op&#233;rations, les traitements, la fatigue, le poison, le temps qui passe. Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/dessin" rel="tag"&gt;dessin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH106/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5332-396d1.jpg?1783195279' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='106' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Attaqu&#233; depuis une douzaine de mois par un crabe prostatique, je suis entr&#233; en combat il y a six mois. Aujourd'hui il semble que la mort promise se soit un temps soit peu &#233;loign&#233;e. J'ai entrepris un journal &#233;crit et dessin&#233; de cette bataille. Les op&#233;rations, les traitements, la fatigue, le poison, le temps qui passe. Peut-&#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Travail en cours&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_27432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5321.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH704/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5321-ddbfc.jpg?1781950819' width='500' height='704' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27433 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5323.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH704/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5323-7c362.jpg?1781950819' width='500' height='704' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27434 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5324.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH709/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5324-d5904.jpg?1781950819' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27435 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5325.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH714/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5325-5e108.jpg?1781950819' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27436 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5326.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH710/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5326-471bd.jpg?1781950819' width='500' height='710' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5327.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH708/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5327-a821c.jpg?1781950819' width='500' height='708' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27438 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5331.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH719/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5331-21c2f.jpg?1781950819' width='500' height='719' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27439 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5329.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH710/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5329-abc0b.jpg?1781950819' width='500' height='710' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27440 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5334.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH716/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5334-1a6a1.jpg?1781950819' width='500' height='716' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27441 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5337.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH709/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5337-a5ea0.jpg?1781950819' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27442 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5336.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH709/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5336-0e9e3.jpg?1781950820' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27443 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5339.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH709/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5339-98532.jpg?1781950820' width='500' height='709' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27444 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5341.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH716/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5341-70891.jpg?1781950820' width='500' height='716' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27445 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5342.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH714/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5342-7d68b.jpg?1781950820' width='500' height='714' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27446 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5345.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH707/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5345-b6efc.jpg?1781950820' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27447 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5343.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH349/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5343-6f4ba.jpg?1781950820' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27448 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5346.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH712/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5346-f3b48.jpg?1781950820' width='500' height='712' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27449 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5348.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH716/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s_nelson_img_5348-fb70e.jpg?1781950820' width='500' height='716' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27451 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH704/260611_hd_ces-jours-ci_gd_c_s-1a864.jpg?1781950820' width='500' height='704' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la photographie du cadavre &#224; l'&#233;ternit&#233; virtuelle (5/5)</title>
		<link>https://tk-21.com/De-la-photographie-du-cadavre-a-l-2881</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/De-la-photographie-du-cadavre-a-l-2881</guid>
		<dc:date>2026-05-31T10:08:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ir&#232;ne Jonas</dc:creator>


		<dc:subject>mort</dc:subject>
		<dc:subject>photographie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Bien que le cimeti&#232;re soit le lieu o&#249; le d&#233;funt demeure, il n'est pas le seul instrument du souvenir et de la m&#233;moire. L'autel priv&#233; est un instrument symbolique de la mort.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/mort" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L123xH150/att_szd8ehlrbkrzb9hbf9zkpvuv2db0linbdrlohqeb110-a211c.jpg?1780223762' class='spip_logo spip_logo_right' width='123' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien que le cimeti&#232;re soit le lieu o&#249; le d&#233;funt demeure, il n'est pas le seul instrument du souvenir et de la m&#233;moire. L'autel priv&#233; est un instrument symbolique de la mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Moi si on m'enl&#232;ve la photo de mon mari qui est l&#224;, je ne vis plus. Quand je le regarde, il est l&#224;, c'est lui, je peux lui parler&#8230; Je ne sais pas si &#231;a s'arr&#234;tera un jour mais pour le moment je ne peux pas vivre sans ces photos&#8230; c'est vital &#187;&lt;/i&gt; (Jane, 72 ans). Plusieurs personnes avouent ainsi s'adresser aux morts par l'interm&#233;diaire de photos dispos&#233;es dans leur appartement : &lt;i&gt;&#171; Alors mon p&#232;re c'est particulier, il est toujours aupr&#232;s de moi &#224; Paris, il est dans ma biblioth&#232;que, qui est pr&#232;s de mon lit, j'ai plusieurs portraits de lui et je le regarde souvent&#8230; &#231;a fait quarante ans qu'il est mort &#187;&lt;/i&gt; (H&#233;l&#232;ne, 65 ans). Pour Patrick Baudry, au-del&#224; de la simple photo souvenir, elle est l'image par laquelle il est possible de savoir que l'autre est mort et qu'on en est s&#233;par&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrick Baudry, &#171; Id&#233;ologie fun&#233;raire et pratiques ordinaires de deuil &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois lieux virtuels continuent aujourd'hui &#224; faire vivre le d&#233;funt sans lui par des photographies : la page facebook des endeuill&#233;s, la page facebook du d&#233;funt ou encore les &#171; memorial websites &#187; cr&#233;&#233;s apr&#232;s le d&#233;c&#232;s. Proches, famille &#233;largie, ami.es, coll&#232;gues alimentent par des photographies la m&#233;moire visuelle du mort quand il &#233;tait vivant. Une photographie noir et blanc montrant le visage d'une femme qui regarde l'enfant joyeuse qu'elle tient dans les bras est pr&#233;sent&#233;e sous le commentaire &lt;i&gt;&#171; Un an que tu es partie&#8230; Tu nous manques &#187;.&lt;/i&gt; Une photographie de deux b&#233;b&#233;s sur un couffin est accompagn&#233;e d'un commentaire &lt;i&gt;&#171; Je suis &#224; droite avec ma s&#339;ur jumelle, il y a 59 ans. Cinq ann&#233;es sans elle et ses rires. Ayez une douce pens&#233;e pour nous et pour elle aujourd'hui &#187;&lt;/i&gt;. Pour Julie Alev Dilma&#231;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Julie Alev Dilma&#231;, &#171; Mort et mise &#224; mort sur internet &#187;, in &#201;tudes sur la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la m&#233;moire du disparu qui par d&#233;finition appartient au pass&#233; est maintenue vive dans le pr&#233;sent par les vivants et devient une &#171; m&#233;moire dynamique &#187;, puisque toujours actualis&#233;e. Devenu &#171; sur-visible &#187;, le d&#233;funt non seulement est omnipr&#233;sent par la subsistance de son image mais plonge dans une sorte d'immortalit&#233; virtuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les technologies num&#233;riques et leurs usages contribuent, en ce sens, a&#768; renouveler les temporalit&#233;s tant dans la fa&#231;on d'annoncer la mort, de la marquer, d'effectuer le travail de deuil, d'exprimer des &#233;motions, d'&#233;changer avec des d&#233;funts et des d&#233;funtes, de les c&#233;l&#233;brer et de continuer a&#768; les faire vivre en leur assignant une existence socionume&#769;rique dans une dur&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Le num&#233;rique brouille les fronti&#232;res du vivant en perp&#233;tuant l'id&#233;e d'une existence socionume&#769;rique &#233;ternelle transcendant la mort biologique &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mouloud Boukala, H&#233;l&#232;ne Bourdeloie, Gil Labescat, &#171; Nouvelles relations &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les photographies des disparus et les &#233;motions que leur disparition suscite, autrefois r&#233;serv&#233;es &#224; la sph&#232;re des proches et de l'intimit&#233;, se voient d&#233;sormais expos&#233;es aux yeux de tous, et ce, pour un temps infini. &lt;br class='autobr' /&gt;
A peine ces derniers mots &#233;crits, il semblerait que la photographie des morts fasse un retour dans l'intimit&#233; et devienne plus &#171; vivante &#187; et &#171; &#233;ternelle &#187; que jamais avec l'IA : &lt;i&gt;&#171; En utilisant des outils avanc&#233;s, de vieilles photographies peuvent &#234;tre transform&#233;es en avatars parlants qui bougent et parlent &#224; nouveau. Cette innovation remarquable permet aux gens de vivre des conversations qui semblaient autrefois perdues &#224; jamais. Les familles peuvent utiliser ces photos anim&#233;es pour pr&#233;server les souvenirs et les partager avec les g&#233;n&#233;rations futures &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle pratique ne renouvellerait-elle pas ainsi avec le chapitre non abord&#233; dans cette chronique : la photographie spirite ? Le nouveau r&#244;le de nos photographies de famille sera-t-il ainsi de nous aider &#224; fabriquer des avatars du d&#233;funt afin d'entretenir des &#233;changes avec &#171; un mort-vivant &#187; ad vitam aeternam.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Patrick Baudry, &#171; Id&#233;ologie fun&#233;raire et pratiques ordinaires de deuil &#187;, Recherches Sociologiques, Louvain, Vol. XXXII, n&#176;2, 2001, p. 117-127.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Julie Alev Dilma&#231;, &#171; Mort et mise &#224; mort sur internet &#187;, in &#201;tudes sur la mort, 2016/2, n&#176;150. &lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-etudes-sur-la-mort-2016-2-page-151.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-etudes-sur-la-mort-2016-2-page-151.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mouloud Boukala, H&#233;l&#232;ne Bourdeloie, Gil Labescat, &#171; Nouvelles relations &#224; la mort &#224; l'&#232;re du num&#233;rique et du Transhumanisme &#187;, Fronti&#232;res, Vol.32, n&#176;2, 2021&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://dreamina.capcut.com/fr-fr/resource/how-can-you-talk-to-the-dead&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://dreamina.capcut.com/fr-fr/resource/how-can-you-talk-to-the-dead&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Circonf&#233;rence, mais, mais</title>
		<link>https://tk-21.com/Circonference-mais-mais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Circonference-mais-mais</guid>
		<dc:date>2026-05-31T10:03:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Zoritchak</dc:creator>


		<dc:subject>po&#233;sie</dc:subject>
		<dc:subject>Image</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Malgr&#233; le festival de Cannes, qui vient de commencer Et l'effervescence m&#233;diatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paillettes dans les yeux, ces gens glamours&lt;br class='autobr' /&gt;
Le combat de certain.e.s pour participer &#224; tout prix Etre l&#224;&#8230; ou &#234;tre vu l&#224;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/poesie" rel="tag"&gt;po&#233;sie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Image" rel="tag"&gt;Image&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH133/20260515a_titre_p1_800-c6b2d.png?1780223763' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; le festival de Cannes, qui vient de commencer Et l'effervescence m&#233;diatique&lt;br class='autobr' /&gt;
Les paillettes dans les yeux, ces gens glamours&lt;br class='autobr' /&gt;
Le combat de certain.e.s pour participer &#224; tout prix &#202;tre l&#224;&#8230; ou &#234;tre vu l&#224;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;br&gt;
En parall&#232;le la biennale de Venise a aussi d&#233;marr&#233; L'actualit&#233; est dense&lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres s'y trouvent&lt;br class='autobr' /&gt;
Font part de ce qu'ils sont en train de regarder, voir, faire, &#224; quoi ils participent &#199;a a l'air trop bien. J'y vais quand ? je planifie mon voyage&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais eux se trouvent dans un moment stimulant Exceptionnel&lt;br class='autobr' /&gt;
Concentration de personnes influentes dans le milieu L&#224; aussi paillettes, luxe apparent, et un prix &#224; payer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le quinze car il a quinze ans. C'est l'anniversaire de la petite / du petit Qu'as-tu envie de lui dire ? plein de choses&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais attention, c'est un &#226;ge ingrat. Tu n'es plus enfant et pas encore adulte Sans r&#233;el statut mais heureusement plein d'&#233;nergie&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu manigances, tu t'organises&lt;br class='autobr' /&gt;
Et sans le savoir tu fais des d&#233;couvertes, qui ensuite changeront ta vie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224; bim, il y a deux jours, tu apprends une nouvelle, certes tr&#232;s locale Cette galerie que tu connais depuis toujours&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui a accompagn&#233; tes ann&#233;es d'&#233;tudes&lt;br class='autobr' /&gt;
Ferme ses portes, apr&#232;s 36 ans d'activit&#233;s C'est triste&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ne savais pas que &#231;a couvait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morte &#224; trente-six ans, comme B finalement&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le d&#233;c&#232;s d'une personne n'a rien &#224; voir avec une cessation d'activit&#233; Ce n'est pas rempli de la m&#234;me mani&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
L'art c'est ce qui rend la vie plus int&#233;ressante que l'art (Filliou) La vie, ses creux et ses bosses, ses pleins et ses d&#233;li&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
L'individu seul face au monde, plus ou moins hostile, plus ou moins bienveillant&lt;br class='autobr' /&gt;
L'entreprise (allez, au boulot, il va falloir s'y mettre) plusieurs personnes rassembl&#233;es Et travaillant plus ou moins dans la m&#234;me direction&lt;br class='autobr' /&gt;
Unit&#233; de lieu et unit&#233; de temps&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je peux te raconter si tu m'invites &#224; manger, &#231;a fera un premier aper&#231;u&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours apr&#232;s, tu apprends qu'une fondation ferme aussi ses portes Dr&#244;le de semaine&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, fa&#231;on de parler, bien-s&#251;r&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette phrase de Filliou, tu veux en parler ? pas forc&#233;ment Elle pose question, c'est s&#251;r&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tu veux mon avis elle sous-entend d&#233;j&#224; que l'art, ainsi que toute activit&#233; humaine Se caract&#233;rise comme &#233;tant par d&#233;finition tr&#232;s limit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un point de vue, aussi fort, puissant, pertinent soit-il Non ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;re piste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la vie ? elle d&#233;borde, ne se laisse pas apprivoiser, t'&#233;chappe Forc&#233;ment&lt;br class='autobr' /&gt;
Tu ne peux la contraindre Ni la reproduire&lt;br class='autobr' /&gt;
&#199;a n'a aucun int&#233;r&#234;t&lt;br class='autobr' /&gt;
Et ce n'est tout simplement pas possible&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un seul cerveau ne peut y parvenir Car cet organe&lt;br class='autobr' /&gt;
Outil&lt;br class='autobr' /&gt;
Est reli&#233; &#224; un corps&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-ci vit, s'use, suit un ou plusieurs trajets Et tout &#231;a l'influence&lt;br class='autobr' /&gt;
Le conditionne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, bah, ya pas photo Tout &#224; fait Thierry&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est mon dernier mot, Jean-Pierre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon alors, tu m'invites au resto ? parfait, c'est ce que j'allais te proposer. On va chez S&#233;bastien ? &#231;a me va. C'est pas parce que c'est un copain, mais j'adore ce qu'il fait&#8230; et d'ailleurs lui aussi je le connais depuis un bail&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
D'accord, on commence par quoi ? tu as un titre ? oui, bien-s&#251;r Notes &lt;strong&gt;15 ans au moment des faits.&lt;/strong&gt; &#199;a me semble appropri&#233;. Oui&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la th&#233;matique ? il m'a propos&#233; &lt;strong&gt;Pissenlit par la racine.&lt;/strong&gt; C'est bof, non ? R&#233;fl&#233;chissons cinq minutes. Il s'agit de mauvaises herbes. L'aspect naturel et intrusif me plaisent bien. Tu plantes des graines, tu arroses, et &#231;a pousse. Voici le sch&#233;ma, la structure. Vois-&#231;a comme th&#233;orique. Mais ensuite tu es libre. C'est un principe d'&#233;quivalence. Tu peux le r&#233;aliser, ou pas. Bien fait / mal fait / pas fait&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, je d&#233;roule, et ensuite, trois petits points (on verra bien, &#231;a ne m'appartient plus)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; par cette co&#239;ncidence : elle est d&#233;c&#233;d&#233;e peu avant ses 98 ans et j'apprends quelques jours plus tard qu'une copine est r&#233;cemment tomb&#233;e enceinte (naissance pr&#233;vue bient&#244;t, en juillet). Mais elle n'en parle pas trop, elle est secr&#232;te. Par exemple on ne sait pas encore si c'est un gar&#231;on ou une fille&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je prends en compte les &#226;ges : 94 jusqu'&#224; pr&#233;sent, mais presque 95 Elle a 35 (ils ont vingt ans de diff&#233;rence)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;78&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant plus de 10 ans&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a 23 mais affirme : on n'a plus vingt ans (&#224; quelqu'un d'environ 60) 34&lt;br class='autobr' /&gt;
Entre 5 et 12 ans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;101&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de 14, voire 15,&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quel &#233;tat seras-tu &#224; son &#226;ge ? (si jamais tu y arrives&#8230;. rires) Bient&#244;t c'est cool, on pourra rajeunir nos cellules&lt;br class='autobr' /&gt;
La vie &#233;ternelle, c'est g&#233;nial 17 ans non plus&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui mais pour qui ? hahaha lol On n'est pas assez sur Terre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas encore 18&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est rarement les plus int&#233;ressants qui sont mis en avant Mais les plus rentables&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente ans, ado&lt;br class='autobr' /&gt;
A cent &#224; l'heure, &#48744;&#47532; &#48744;&#47532;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quel int&#233;r&#234;t ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a 9 ans, 13, 17 (daronne)&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde a un prix. Il propose 200 &#8364; en liquide Le feu s'est d&#233;clar&#233; vers 23 heures&lt;br class='autobr' /&gt;
En dix minutes, les flammes faisaient plusieurs m&#232;tres de haut Tu as 47, 62, 53, 72, 82 ans (coches la case correspondante) Des ann&#233;es de vie sur place&lt;br class='autobr' /&gt;
Page tourn&#233;e en quelques heures Point final&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quelle est la prochaine &#233;tape ? organiser une sorte de casting. Rencontrer des gens &#224; partir des &#226;ges indiqu&#233;s ci-dessus. Tu les rencontres, tu les fais parler. De ce qu'ils veulent, c'est important. On collecte des histoires, des propos, des paroles. Des mani&#232;res de parler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il me faudrait assez vite un logement, avec bureau ind&#233;pendant, &#233;videmment. A minima une table, une chaise, un peu d'espace, et des murs vides. Autrement dit un atelier. Exactement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ensuite un peu de temps. Je peux avoir une journ&#233;e, une semaine, un mois, six mois, un an. Il n'y a pas vraiment de limite. Mais tu imagines bien que le temps qu'on me donnera aura une influence sur le r&#233;sultat. &#199;a fait partie de l'&#233;quation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le disait le cowboy, reste ouvert et reste concentr&#233;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/2018_monochrome_a_l_arbre_sec.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/2018_monochrome_a_l_arbre_sec-b369b.jpg?1780090207' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;2018, monochrome &#224; l'arbre sec
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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