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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Francis Picabia et la M&#233;diterran&#233;e</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesca Caruana</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Dada</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pr&#233;sent&#233; en 2024 une approche particuli&#232;re du cubisme &#224; C&#233;ret avec l'exposition de Max Jacob, le mus&#233;e d'art moderne de C&#233;ret pr&#233;sente cette ann&#233;e un tr&#232;s bel ensemble de l'artiste du d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle Francis Picabia, cubiste, dada&#239;ste, un &#171; iste &#187; de tout poil tant l'homme est original.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH124/6-c4392.jpg?1785414781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='124' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir pr&#233;sent&#233; en 2024 une approche particuli&#232;re du cubisme &#224; C&#233;ret avec l'exposition de Max Jacob, le mus&#233;e d'art moderne de C&#233;ret pr&#233;sente cette ann&#233;e un tr&#232;s bel ensemble de l'artiste du d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle Francis Picabia, cubiste, dada&#239;ste, un &#171; iste &#187; de tout poil tant l'homme est original.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'instar de l'intitul&#233; pr&#233;c&#233;dent (&#171; Le cubisme fantasque de Max Jacob &#187;) le titre aurait pu s'appliquer aussi &#224; Picabia. Car en mati&#232;re de fantasque il &#233;tait connaisseur, excessif en tout, assorti d'un go&#251;t pour la d&#233;mesure et la d&#233;rision. De ce point de vue il l'&#233;tait vis-&#224;-vis de l'art, il ne croit ni &#224; la peinture ni &#224; l'art et &#224; d&#233;faut d'&#234;tre novateur il commen&#231;a par imiter les impressionnistes &#224; partir de cartes postales, non sans induire une sorte de contradiction au projet impressionniste qui avait fait de l'ext&#233;rieur et de la peinture sur motif les bases de leurs recherches. Mais Picabia passe son temps &#224; se faire plaisir. Il est issu d'une famille bourgeoise de p&#232;re cubain et de m&#232;re fran&#231;aise. Dans le contexte incertain du d&#233;but du si&#232;cle, la fortune familiale a son importance car il disposera des moyens n&#233;cessaires pour fuir les conflits qui frappent la France, et voyager chaque fois que n&#233;cessaire. L'exposition s'int&#233;resse pr&#233;cis&#233;ment &#224; la vingtaine d'ann&#233;es entre 1910 et 1930, o&#249; suivre sa mobilit&#233; artistique c'est disposer du fil conducteur de son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accrochage d&#233;bute par la p&#233;riode des &#339;uvres m&#233;caniques et son passage new-yorkais qui fut un choc. A l'occasion de sa participation &#224; &lt;i&gt;l'Armory show,&lt;/i&gt; il s&#233;journe &#224; New-York et rencontre surtout Alfred Stieglitz, auteur de la revue 291 dans laquelle le photographe publie aussi des dessins d'ing&#233;nieurs, des moteurs, des pi&#232;ces m&#233;caniques en r&#233;f&#233;rence &#224; l'imaginaire dada&#239;ste prenant quelque distance avec le cubisme. Dans la premi&#232;re pi&#232;ce de l'exposition, un tr&#232;s beau dessin &#224; l'encre de chine repr&#233;sente vaguement une pi&#232;ce de moteur, il est intitul&#233; &#171; Vanit&#233; &#187; ; cette pi&#232;ce met en condition le visiteur en faisant se t&#233;lescoper tout de suite texte et image. Picabia fait ici un raccourci ou un pr&#233;cipit&#233; du genre des vanit&#233;s de la peinture classique, en troquant un dispositif d'ordre dada&#239;ste fraichement adopt&#233; pour repr&#233;senter un objet d&#233;nu&#233; d'int&#233;r&#234;t, et d&#233;sacraliser la peinture en la d&#233;pouillant de ses crit&#232;res banals. L'&#339;uvre intitul&#233;e &lt;i&gt;Machine&lt;/i&gt; (1916-17) elle, ne doit rien &#224; la pr&#233;cision m&#233;canique mais atteste des paradoxes plastiques que Picabia active entre la pr&#233;cision technique d'une &#339;uvre comme &lt;i&gt;Embarras&lt;/i&gt; (1914), quasi g&#233;om&#233;trique en dehors de la volute du bas de la toile, et une certaine gestualit&#233; contradictoire avec la mati&#232;re que les objets sont cens&#233;s &#233;voquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite une suite espagnole avec des s&#233;ries de portraits de femmes &#224; la peinture ou au crayon, embl&#233;matiques d'une culture hispanique presque caricaturale, parmi lesquels s'ins&#232;re &lt;i&gt;la Femme avec mantille&lt;/i&gt; (1917) de Picasso, m&#234;me posture, m&#234;me regard fixe. Mais sa &lt;i&gt;Nuit espagnole&lt;/i&gt; vient saper l'acad&#233;misme de ses voisines, montrant deux danseurs en noir et blanc, marqu&#233;s de cibles mettant l'accent sur la capacit&#233; de Picabia &#224; casser les codes, &#224; ne croire &#224; rien, et surtout pas &#224; la constance des formes. Les &lt;i&gt;&#201;tudes&lt;/i&gt; &#224; la peinture de Sonia Delaunay (1915) et Juliette Roche (1916) affirment de leur c&#244;t&#233; des compositions &#233;labor&#233;es, construites selon les crit&#232;res cubistes ou &#171; orphiques &#187; comme le proposait Apollinaire. Gleizes avec &lt;i&gt;Danseuse espagnole&lt;/i&gt; 1916 ou le rare Marius de Zayas 1911-1913 avec &lt;i&gt;Portrait pr&#233;sum&#233; de l'actrice&lt;/i&gt; compl&#232;tent le th&#232;me flamenca. Les femmes artistes peu montr&#233;es habituellement sont largement repr&#233;sent&#233;es par Juliette Roche, Natalia Gontcharova, Marie Laurencin, Olga Sacharoff faisant &#233;tat d'une forme artistique de l'exil avec ses appropriations culturelles et les modes d'expression qui s'ensuivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les artistes fuyaient la guerre en Catalogne, sur la C&#244;te d' Azur, le peintre-po&#232;te rejoint &#224; Tossa del mar Albert Gleize, Juliette Roche, Marie Laurencin, Olga Sacharoff et son compagnon, ami d'Arthur Cravan (dont il faut signaler au passage, l'affiche du combat pr&#233;vu avec son adversaire, le boxeur Jack Johnson, est pr&#233;sente dans l'exposition mais dont la peinture du boxeur par Van Dongen a &#233;t&#233; pr&#234;t&#233;e par la palais princier de Monaco). C'est dans ce contexte foisonnant que Picabia impressionn&#233; &#224; New-York par la revue 291 en fait part au marchand d'art barcelonais Josep Dalmau qui lui propose de la poursuivre. Picabia cr&#233;era alors la revue 391. Dalmau est un personnage important car il sera &#224; l'origine de la premi&#232;re exposition du cubisme en Espagne en n'h&#233;sitant pas &#224; montrer ces artistes d'avant-garde (mais aussi en offrant &#224; Mir&#242; sa premi&#232;re exposition personnelle). Le mus&#233;e de C&#233;ret fait la d&#233;monstration sur ce sujet d'un remarquable travail de documentation rendant l'exposition attractive &#224; plusieurs &#233;gards.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27673 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;86&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/14_391_no3_barcelone_1917__cre_dit_photographique_suzanne_nagy.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH688/14_391_no3_barcelone_1917__cre_dit_photographique_suzanne_nagy-e4ed6.jpg?1784893831' width='500' height='688' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;391, n&#176;3, Barcelone, 1917.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Cre&#769;dit photographique : Suzanne Nagy &#169; ADAGP, Paris
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'exposition d&#233;couvre donc la double pr&#233;sence des revues 291 et 391, cette cohabitation exceptionnelle rend compte de la richesse d'expression des artistes ayant contribu&#233; &#224; ces revues mais aussi la relation &#233;troite que Picabia a entretenue avec la po&#233;sie. Les &#339;uvres se croisent dans cet espace au sein de tensions esth&#233;tiques fortes li&#233;es aux d&#233;placements, &#224; une forme d'exil, au besoin de cr&#233;er, et de puiser &#224; des sources culturelles diff&#233;rentes. Dans la revue 391 Picabia excelle &#224; ces dessins m&#233;caniques qu'il humanise en faisant d'un rouage une t&#234;te de taureau, d'une h&#233;lice une sorte de plastron de serveur, avec l'espi&#232;glerie de l&#8216;intituler &#171; Marie &#187; sur le revers blanc en guise de pochette et d&#8216;inscrire plus bas : Barcelone. Vraisemblablement Picabia agit sur la presque homophonie phon&#233;tique avec Paris- Barcelone faisant allusion peut-&#234;tre &#224; Marie Laurencin ? Tout est possible avec Picabia car rien n'est interdit, de m&#234;me que le dessin &lt;i&gt;Novia&lt;/i&gt; dans le num&#233;ro du 9 de janvier 1917 renvoie &#224; &lt;i&gt;La mari&#233;e mise &#224; nu&lt;/i&gt; de Duchamp, elle-m&#234;me interpr&#233;t&#233;e en miniature dans l'exposition sous le titre &lt;i&gt;Neuf Moules M&#226;lic.&lt;/i&gt; La spirale de correspondances ne s'arr&#234;te jamais avec Picabia. Il faut se souvenir que Duchamp et Picabia furent une paire d'artistes aussi essentielle pour la posture dada que fut le couple Braque-Picasso, mais sa compagne et femme Gabrielle Buffet n'est pas pour rien dans l'affaire, elle qui traquait encore mieux que lui les acad&#233;mismes &#224; d&#233;construire, comme le d&#233;crira plus tard Derrida. Les ricochets visuels exercent notre regard tour &#224; tour sur les &#339;uvres et sur les pages des deux revues, dont l'exceptionnelle maquette du n&#176;14 de 391, qui r&#233;v&#232;le d'une certaine mani&#232;re la mati&#232;re de ce qui constituera la po&#233;sie visuelle, si productive actuellement. Plus qu'un style, Picabia d&#233;veloppe une attitude : celle d'un cr&#233;ateur qui pr&#233;f&#232;re l'exp&#233;rimentation, le doute et le plaisir de l'invention &#224; toute fid&#233;lit&#233; doctrinale. Son parcours appara&#238;t comme une c&#233;l&#233;bration de la libert&#233; et de la capacit&#233; de l'art &#224; se r&#233;inventer sans cesse. Si nous pouvons penser que pour Picasso, l'invention venait souvent de celle des formes, chez Picabia, elle passe par leur abandon ou leur n&#233;gligence volontaire. L'un construit des syst&#232;mes ; l'autre les d&#233;truit avec une jubilation constante. Le rapprochement propos&#233; par l'exposition rend perceptible cette tension f&#233;conde. Il faut se souvenir qu'il est r&#233;volutionnaire et que son &#339;uvre &lt;i&gt;Caoutchouc&lt;/i&gt; (1909) non pr&#233;sente dans l'exposition fut une premi&#232;re forme d'abstraction m&#234;me si &#233;tait indiff&#233;rent au fait d'en &#234;tre le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; auteur avant m&#234;me Kandinsky. N&#233;anmoins l'&#339;uvre parle d'elle-m&#234;me mais son comportement ne l'a pas conduit &#224; jouir d'une cr&#233;dibilit&#233; imm&#233;diate. Amateur de voitures, de femmes, exub&#233;rant, th&#233;&#226;tralisant toutes les id&#233;es en les d&#233;montant, les contrariant avec une d&#233;rision et une ironie souvent moqueuses, l'homme est artiste jusqu'aux bouts des ongles et dot&#233; d'un anticonformisme en tout. Sauf peut-&#234;tre avec les femmes qu'il a aim&#233;es, surtout Gabrielle Buffet dont il acceptait l'influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui frappe tout au long du parcours c'est la capacit&#233; du mus&#233;e &#224; &#233;viter l'effet de catalogue. Les &#339;uvres ne sont pas simplement juxtapos&#233;es ; elles construisent un v&#233;ritable r&#233;seau de correspondances. On y trouve une s&#233;rie de peintures de Serge Charchoune, des photographies en noir et blanc d'&#339;uvres d'H&#233;l&#232;ne Grunhoff, qu'il a mont&#233;es sur carton non dat&#233;es, attestant de la richesse des &#233;changes culturels et amicaux parmi ces groupes d'artistes qui &#224; la diff&#233;rence de ceux d'aujourd'hui, partageaient d'effectives questions plastiques. On comprend progressivement que les avant-gardes ne sont pas une succession de mouvements autonomes mais un ensemble de conversations permanentes. Les artistes empruntent, d&#233;tournent, contestent, r&#233;pondent. &#192; la fin du parcours, il faut s'arr&#234;ter sur les peintures de Picabia de la s&#233;rie &lt;i&gt;Transparences&lt;/i&gt; (ann&#233;es 1925-1927) o&#249; les lignes de surlignement du sujet se confondent avec le fond, se dispersent sur la toile, sans aucun d'un espace raisonn&#233;, se rapprochant en cela de la facture de Picasso avec une libert&#233; de couleurs et de distribution des formes qui lui sont propres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition invite ainsi &#224; reconsid&#233;rer la notion m&#234;me d'avant-garde. Plut&#244;t qu'une marche lin&#233;aire vers un quelconque d&#233;veloppement esth&#233;tique, elle appara&#238;t ici comme une succession de d&#233;placements g&#233;ographiques, intellectuels et affectifs. Les voyages entre New York, Barcelone, Paris et C&#233;ret deviennent des moteurs de cr&#233;ation autant que les innovations formelles. La modernit&#233; na&#238;t des circulations et de l'importance tenue par la pr&#233;sence des femmes peintres qui l'entouraient. Didi-Huberman parle d'une &#171; survivance &#187; (&lt;i&gt;Nachleben&lt;/i&gt;) des formes. L'exposition en offre une d&#233;monstration exemplaire. Les couleurs orphiques des Delaunay r&#233;apparaissent autrement chez Picabia ; certaines constructions cubistes semblent d&#233;j&#224; annoncer des abstractions futures ; les figures d&#233;licates de Marie Laurencin introduisent, au sein m&#234;me de l'avant-garde, une temporalit&#233; plus lente, presque d&#233;cal&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de la qualit&#233; remarquable des pr&#234;ts consentis par de nombreuses institutions fran&#231;aises et espagnoles (coll.Thyssen), c'est pr&#233;cis&#233;ment cette approche relationnelle qui fait la force du projet scientifique. L'exposition montre que les &#339;uvres ne prennent v&#233;ritablement sens qu'&#224; travers les r&#233;seaux humains qui les rendent possibles. Picabia repr&#233;sente un point d'intersection entre des artistes, des villes, des cultures et des imaginaires. En quittant les salles du mus&#233;e, une &#233;vidence s'impose : la M&#233;diterran&#233;e n'est pas ici le sujet de l'exposition, elle en constitue la m&#233;thode en proposant une mani&#232;re de penser l'histoire de l'art comme une g&#233;ographie des &#233;changes. &#192; l'heure o&#249; les r&#233;cits de la modernit&#233; cherchent &#224; d&#233;passer leurs anciennes fronti&#232;res, l'exposition de C&#233;ret rappelle que les avant-gardes se sont construites dans les passages et les rencontres, et &#224; rebours des r&#233;cits traditionnels qui font de Paris ou de New York les foyers exclusifs de la modernit&#233;. Le parcours montre combien la M&#233;diterran&#233;e et plus pr&#233;cis&#233;ment l'espace catalan, constitue un laboratoire essentiel dans la constitution des avant-gardes europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mus&#233;e d'art moderne de C&#233;ret&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
8, boulevard Mar&#233;chal-Joffre, 66400 C&#233;ret&lt;br class='autobr' /&gt;
Horaires d'ouverture :&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 1er juillet au 31 ao&#251;t : tous les jours de 10 h &#224; 19 h.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du 1er septembre au 29 novembre : du mardi au dimanche de 10 h &#224; 18 h.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.musee-ceret.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.musee-ceret.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Image d'ouverture : Francis Picabia, Embarras, 1914, aquarelle et crayon sur papier colle&#769; sur carton, 53,8 x 64,7 cm, Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid. Cre&#769;dit photographique : Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, Madrid. &#169; ADAGP, Paris&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27674 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/mamc_o_expo_picabia-aff_sucette_2m2-175x118-picabia-hd.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/mamc_o_expo_picabia-aff_sucette_2m2-175x118-picabia-hd.jpg' width=&#034;544&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'espace entre nous</title>
		<link>https://tk-21.com/L-espace-entre-nous</link>
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		<dc:date>2026-07-30T12:16:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans le cadre de la c&#233;l&#233;bration du bicentenaire de la photographie, Le BAL pr&#233;sente une exposition sur la collection de Michael Wilson, une travers&#233;e dans l'une des plus importantes collections photographiques priv&#233;es au monde de douze mille pi&#232;ces qui s'&#233;gr&#232;nent du 19&#7497; si&#232;cle &#224; nos jours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Michael Wilson est connu comme producteur de films pour avoir produit l'ensemble des films de la saga James Bond, depuis il consacre sa vie &#224; la photographie avec sa femme Jane Wilson.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH102/1-2-3f68d.jpg?1785414781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='102' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre de la c&#233;l&#233;bration du bicentenaire de la photographie, Le BAL pr&#233;sente une exposition sur la collection de Michael Wilson, une travers&#233;e dans l'une des plus importantes collections photographiques priv&#233;es au monde de douze mille pi&#232;ces qui s'&#233;gr&#232;nent du 19&#7497; si&#232;cle &#224; nos jours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Michael Wilson est connu comme producteur de films pour avoir produit l'ensemble des films de la saga James Bond, depuis il consacre sa vie &#224; la photographie avec sa femme Jane Wilson.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Entrer dans une collection &#187;, dit Diane Dufour directrice du BAL, &#171; c'est toujours un peu s'infiltrer sans cadre en territoire inconnu, dans le royaume d'un autre. C'est concevoir les photographies qui la composent comme des fragments &#233;pars d'un puzzle &#187;. Michael Wilson avec lequel Diane Dufour est li&#233;e de longue date lui a donn&#233; carte blanche pour construire une grande travers&#233;e photographique sous son regard bienveillant.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27645 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/2-46.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH396/2-46-3e5c8.jpg?1784454584' width='500' height='396' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Michael Wilson
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Producteur et collectionneur
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'exposition propose de montrer un parcours de 120 images, des tirages d'&#233;poque souvent peu vus, afin de faire raisonner et rebondir la notion de &#171; l'Espace entre nous &#187;. Un espace entre des photographes connus et inconnus dont l'exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit &#224; leurs sujets ces 45 photographes :&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Lola &#193;lvarez Bravo&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Manuel &#193;lvarez Bravo&lt;/td&gt;&lt;td&gt;Bravo Bill Brandt&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt; &lt;tr&gt;&lt;td&gt;Josef Breitenbach &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Horace Bristol&lt;/td&gt;&lt;td&gt; Esther Bubley&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Elinor Carucci &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Mark Cohen &lt;/td&gt;&lt;td&gt;John Coplans &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Gregory Crewdson &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Imogen Cunningham &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Bruce Davidson&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Rineke Dijkstra &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Walker Evans &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Leonard Freed &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Lee Friedlander &lt;/td&gt;&lt;td&gt; David Goldblatt &lt;/td&gt;&lt;td&gt;John Gutmann&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Birney Imes &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Graciela Iturbide &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Sarah Jones &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Andr&#233; Kert&#233;sz &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Chris Killip &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Dorothea Lange&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Sergio Larra&#237;n &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Richard Learoyd &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Danny Lyon &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Robert Mapplethorpe &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Roger Mayne &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Susan Meiselas&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Tina Modotti &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Daid&#333; Moriyama &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Nicholas Nixon &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Alexander Rodchenko &lt;/td&gt;&lt;td&gt;August Sander &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Tomoko Sawada&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Chris Shaw &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Aaron Siskind &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Graham Smith &lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Louis Stettner &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Issei Suda &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Yutaka Takanashi&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td&gt;Sh&#333;ji Ueda &lt;/td&gt;&lt;td&gt; Weegee &lt;/td&gt;&lt;td&gt;Francesca Woodman&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt; &lt;//br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27646 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/3-49.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH469/3-49-acd3b.jpg?1784454584' width='500' height='469' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;John Gutman. Haussement d'&#233;paule, 1935
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27647 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/4-45.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH341/4-45-561a9.jpg?1784454584' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Shoji Ueda, Auto portrait &#224; minuit, 1950
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait la subtilit&#233; de cette exposition c'est qu'il n'y a pas de classement th&#233;matique, pas de classement chronologique, pas de classement par auteur. L'exposition est centr&#233;e sur le portrait, la figure humaine et sur la distance entre le sujet et le photographe. Il s'agit de faire rebondir cette relation triangulaire si particuli&#232;re entre le photographe, le sujet ou l'objet photographi&#233; et le spectateur-regardeur. L'&#233;crivain Bertrant Schefer accompagne les images par des textes qui ponctuent l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27648 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/5-38.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH389/5-38-73b46.jpg?1784454584' width='500' height='389' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Wilson, 1947
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27649 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/6-35.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH340/6-35-1973a.jpg?1784454584' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Andr&#233; Kertez - Sans titre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;portefolio &#171; Souvenir Hongrois &#187; 1914-1924
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'int&#233;rieur de chaque image s'inscrit une histoire. Il est clair que la position, la sensibilit&#233; de chacun des photographes repr&#233;sent&#233;s est diff&#233;rente. Et cela s'affirme suivant les limites que chacun se donne dans sa pratique, sur la mani&#232;re d'affirmer son point de vue, sur la place et l'espace qu'il accorde au sujet et &#224; la part de myst&#232;re qu'il lui octroie. Sans oublier la part d'interpr&#233;tation et de libert&#233; laiss&#233; au regardeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 120 photographies pr&#233;sent&#233;es dessinent toute une gamme de relations, d'affirmations et de distances. Affirmant les points de vue singuliers des cinquante-trois photographes avec leurs crit&#232;res esth&#233;tiques, &#233;thiques, ou politiques et leurs strat&#233;gies &#224; l'&#339;uvre. Mais existe-t-il pour chaque photographe, chaque sujet, chaque situation, une distance juste ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; chacun de se faire son id&#233;e et de r&#233;pondre &#224; cette &#233;nigme. &#171; Les photographies sont d'in&#233;puisables invitations &#224; la d&#233;duction, &#224; la sp&#233;culation et aux fantasme &#187;, comme dit Susan Sontag.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette belle travers&#233;e photographique et cette diversit&#233; d'approches, ce qui compte avant tout, c'est l'image elle-m&#234;me et ce qu'elle transmet. Et comment agit notre regard, notre pens&#233;e face &#224; la diversit&#233; des r&#233;ponses et des exp&#233;riences qui nous sont offertes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27650 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;95&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/7-30.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH348/7-30-4a78c.jpg?1784454584' width='500' height='348' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Danny Lyon. Joueurs de dominos, Wall Unit
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Wall Unit, d&#233;partement p&#233;nitentiaire du Texas. 1968
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27651 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/8-28.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/8-28-d83c4.jpg?1784454585' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Michael Wilson
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Producteur et collectionneur
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27653 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;61&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/9-25.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/9-25-38784.jpg?1784454585' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Diane Dufour
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;directrice du BAL et curatrice de l'exposition
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27652 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/10-39.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/10-39-3575c.jpg?1784454585' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Image d'introduction &gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Tomoko Sawada Les d&#233;buts No.31 1997&lt;br class='autobr' /&gt; Juste une horloge&lt;br class='autobr' /&gt; Juste un chiffre&lt;br class='autobr' /&gt; Une horloge vue de l'int&#233;rieur ?&lt;br class='autobr' /&gt; Une horloge vue de l'ext&#233;rieur ?&lt;br class='autobr' /&gt; Je suis moi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ESPACE ENTRE NOUS&lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition au Bal jusqu'au 3 janvier 2027.&lt;br class='autobr' /&gt;
6, impasse de la De&#769;fense 75018 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.le-bal.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.le-bal.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'Arles en Avignon</title>
		<link>https://tk-21.com/D-Arles-en-Avignon</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/D-Arles-en-Avignon</guid>
		<dc:date>2026-07-30T12:15:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Moulon</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Art contemporain</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il est en &#233;t&#233; bien des amatrices et amateurs d'art ou de culture qui migrent en Provence-Alpes-C&#244;te d'Azur tant il y a de rencontres entre autres festivals. L&#224; o&#249; des villes comme Arles en photographie ou Avignon en th&#233;&#226;tre sont aussi connues pour leurs &#233;v&#233;nements. Et au fil du temps, les offres artistiques et culturelles n'ont cess&#233; de se renforcer en cette m&#234;me r&#233;gion, une invitation au parcours.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Art-contemporain-176" rel="tag"&gt;Art contemporain&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH135/arles-4-7157c.jpg?1785414781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='135' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il est en &#233;t&#233; bien des amatrices et amateurs d'art ou de culture qui migrent en Provence-Alpes-C&#244;te d'Azur tant il y a de rencontres entre autres festivals. L&#224; o&#249; des villes comme Arles en photographie ou Avignon en th&#233;&#226;tre sont aussi connues pour leurs &#233;v&#233;nements. Et au fil du temps, les offres artistiques et culturelles n'ont cess&#233; de se renforcer en cette m&#234;me r&#233;gion, une invitation au parcours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_27548 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/1_nauman.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/1_nauman-838ca.jpg?1784136424' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Bruce Nauman, Clown Torture (I'm Sorry), 1987
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pinault Collection.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est en 2014 que la Fondation Vincent van Gogh Arles o&#249; se tient actuellement l'exposition th&#233;matique &#171; Suspects &#187; a ouvert ses portes. L'installation confrontant les cr&#233;ations vid&#233;o &lt;i&gt;I'm sorry&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;No, No, No&lt;/i&gt; de la s&#233;rie &lt;i&gt;Clown Torture&lt;/i&gt; (1987) de Bruce Nauman y est tout &#224; fait &#224; sa place. Surtout la premi&#232;re pi&#232;ce o&#249; une clownesse semble s'excuser en r&#233;p&#233;tant &#233;nergiquement &#171; I'm sorry for what I did. I don't know why I did it &#187;. Au-del&#224; de la performance qui est v&#233;ritablement impressionnante, litt&#233;ralement envoutante, on pense &#224; toutes les victimes de tortures physiques ou psychologiques qui finissent par avouer des crimes qu'elles n'ont pas commis. L'&#339;uvre a &#233;t&#233; pr&#234;t&#233;e par la Collection Pinault, ce qui renvoie &#224; la multiplication des fondations et collections renfor&#231;ant les programmations des institutions mus&#233;ales fran&#231;aises et plus largement europ&#233;ennes.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27549 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;99&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/2_trouve.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/2_trouve-74b73.jpg?1784136424' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Tatiana Trouv&#233;, I tempi doppi, 2014 et Jean-Marc Bustamante
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;s&#233;rie d'encres sur gesso sabl&#233;, 2024.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le dernier des lieux priv&#233;es &#224; voir le jour en r&#233;gion Provence-Alpes-C&#244;te d'Azur en 2026, c'est le Fonds Bustamante Arles avec une exposition inaugurale intitul&#233;e &lt;i&gt;En miroirs.&lt;/i&gt; Celle-ci regroupe les &#339;uvres d'une vingtaine d'artistes qui dialoguent avec celles de Jean-Marc Bustamante. On y d&#233;couvre ou red&#233;couvre l'installation lumineuse &lt;i&gt;I tempi doppi&lt;/i&gt; (2014) de Tatiana Trouv&#233;. Deux ampoules &#8211; l'une allum&#233;e, l'autre &#233;teinte et neutralis&#233;e avec de la peinture noire qui vient en soustraire la valeur d'usage &#8211; sont raccord&#233;es par une tige ayant &#233;t&#233; intens&#233;ment recourb&#233;e sur elle-m&#234;me. Comme si les deux ampoules constituaient les pass&#233;s ou futurs l'une de l'autre, vers l'obscurit&#233; ou la lumi&#232;re. Il y a dans cette pi&#232;ce v&#233;ritablement sculpt&#233;e une &#233;tranget&#233; conceptuelle qui am&#232;ne &#224; s'interroger sur les questions du double, de la diff&#233;rence et du contraire.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27551 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/3_ufan.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/3_ufan-0379f.jpg?1784136424' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lee Ufan, Relatum - Soundbox, 2024
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224;, en 2022, un artiste avait choisi Arles pour pr&#233;senter sa collection associ&#233;e &#224; des expositions temporaires : Lee Ufan. Cette m&#234;me collection vient d'int&#233;grer une nouvelle installation, sonore celle-ci, intitul&#233;e (Relatum - Soundbox&lt;/i&gt; (2024). Comme c'est souvent le cas dans le travail du Sud-Cor&#233;en, la sculpture m&#234;le le m&#233;tal au min&#233;ral, bien qu'elle soit augment&#233;e de son, ce qui est plus rare dans son corpus. R&#233;guli&#232;rement, le cylindre rompt le silence pour s'adresser &#224; la pierre en &#233;mettant une sorte de vrombissement qui pourrait provenir des tr&#233;fonds de la terre. S'ensuivent quelques clameurs collectives, puis des voix davantage singuli&#232;res, comme si l'on s'adressait &#224; nous sans que l'on sache de quoi il retourne. La confrontation est centrale aux recherches de Lee Ufan, des surfaces entre elles, aux volumes, en tension. Avec &lt;i&gt;Soundbox,&lt;/i&gt; &#339;uvre ouverte aux interpr&#233;tations s'il en est, elles sont de diff&#233;rentes natures.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27550 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/4_henrot.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4_henrot-345c7.jpg?1784136424' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Camille Henrot, In their veins, Luma Arles, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est en 2021 que Luma Arles inaugure son complexe artistique et culturel o&#249;, parmi les &#339;uvres ou expositions de cet &#233;t&#233; 2026, est pr&#233;sent&#233;e la s&#233;quence vid&#233;o int&#233;grant de l'animation &lt;i&gt;In their veins&lt;/i&gt; de Camille Henrot. L'artiste y croise le monde de l'enfance avec celui des adultes en traitant de la d&#233;couverte comme de la perte. Car si l'imagerie animali&#232;re joue un r&#244;le d&#233;terminant dans l'apprentissage des enfants, dans le m&#234;me temps bien des esp&#232;ces disparaissent. Le soin, quant &#224; ces m&#234;mes esp&#232;ces que nos activit&#233;s menacent d'extinction, tient un r&#244;le important dans la cr&#233;ation &lt;i&gt;In their veins&lt;/i&gt; o&#249; des sc&#232;nes familiales en int&#233;rieur c&#244;toient celles de protestations en ext&#233;rieurs, sans que jamais le film ne soit v&#233;ritablement militant. Il s'agit plut&#244;t d'un constat qui, bien qu'alarmant, est trait&#233; avec une relative distance, comme teint&#233; d'une forme de r&#233;sistance par la bienveillance.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27552 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;85&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/5_jeong.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/5_jeong-0f511.jpg?1784136424' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Geumhyung Jeong, Under Construction
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Collection Lambert, Le murmure des Libres, 2026
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Terminons notre parcours avec la Collection Lambert qui s'est install&#233;e &#224; Avignon en 2000 pour &#233;voquer la participation de Geumhyung Jeong &#224; l'exposition &lt;i&gt;Le murmure des Libres.&lt;/i&gt; On y retrouve la question du soin, mais celui port&#233; &#224; de petits robots aux fonctionnements al&#233;atoires compos&#233;s d'ossements et d'&#233;lectronique. L'exposition de la s&#233;oulienne est divis&#233;e en plusieurs zones, l'une ayant la fonction d'un atelier, alors qu'une autre, avec des &#233;crans, &#233;voque le contr&#244;le. Aussi, des tables permettent de classifier les composants des robots quelque peu anthropomorphiques qui reposent un peu plus loin sur le sol. Rien ici n'est v&#233;ritablement fix&#233; par l'artiste susceptible de faire &#233;voluer les divers assemblages. Ses machines, lorsqu'elle les active, semblent parfois r&#233;sister avec des mouvements inattendus. Ce qui a pour effet d'interroger le public sur ces objets sans autre fonction que celle de nous faire r&#233;fl&#233;chir, notamment au soin et &#224; l'alt&#233;rit&#233; technique. Mais n'est-ce pas l&#224; la mission essentielle de l'art, m&#234;me en p&#233;riode estivale ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Fondation Vincent van Gogh Arles : &lt;a href=&#034;https://www.fondation-vincentvangogh-arles.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fondation-vincentvangogh-arles.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Fonds Bustamante Arles : &lt;a href=&#034;https://www.fondsbustamante.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fondsbustamante.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lee Ufan Arles : &lt;a href=&#034;https://www.leeufan-arles.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leeufan-arles.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Luma Arles : &lt;a href=&#034;https://luma.org/arles&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://luma.org/arles&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collection Lambert : &lt;a href=&#034;https://collectionlambert.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://collectionlambert.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Geumhyung Jeong : &lt;a href=&#034;https://www.geumhyungjeong.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.geumhyungjeong.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entrer dans l'histoire de l'art en exil</title>
		<link>https://tk-21.com/Entrer-dans-l-histoire-de-l-art-en</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Entrer-dans-l-histoire-de-l-art-en</guid>
		<dc:date>2026-07-04T19:39:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesca Caruana</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au printemps 2026, le M&#233;morial du Camp de Rivesaltes accueille en partenariat avec le Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, l'exposition &lt;i&gt;Art en exil,&lt;/i&gt; vaste constellation consacr&#233;e aux artistes d&#233;plac&#233;s, r&#233;fugi&#233;s ou contraints &#224; la fuite entre 1920 et 1945. Au c&#339;ur du projet, deux expositions s'interp&#233;n&#232;trent : &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Je laisse la peinture pour plus tard.&lt;/i&gt; Le d&#233;placement de l'exposition vers le M&#233;morial &#8211; en raison de la fermeture temporaire du mus&#233;e de Collioure pour r&#233;novation &#8211; produit un effet d&#233;cisif. Les &#339;uvres ne sont plus seulement montr&#233;es : elles sont replac&#233;es dans une architecture de m&#233;moire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/les_jours_clairs_4_artiste_contemporaine-1ed4b.jpg?1783194122' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2026, le M&#233;morial du Camp de Rivesaltes accueille en partenariat avec le Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, l'exposition &lt;i&gt;Art en exil,&lt;/i&gt; vaste constellation consacr&#233;e aux artistes d&#233;plac&#233;s, r&#233;fugi&#233;s ou contraints &#224; la fuite entre 1920 et 1945. Au c&#339;ur du projet, deux expositions s'interp&#233;n&#232;trent : &#171; Les jours clairs sont rares &#187; et &#171; Je laisse la peinture pour plus tard &#187;. Le d&#233;placement de l'exposition vers le M&#233;morial &#8211; en raison de la fermeture temporaire du mus&#233;e de Collioure pour r&#233;novation &#8211; produit un effet d&#233;cisif. Les &#339;uvres ne sont plus seulement montr&#233;es : elles sont replac&#233;es dans une architecture de m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Rivesaltes, l'art ne dialogue pas avec le confort silencieux du mus&#233;e mais avec un lieu de rel&#233;gation, d'internement et d'exil r&#233;el et cette situation transforme profond&#233;ment le regard. Les tableaux apparaissent moins comme des objets esth&#233;tiques que comme des surfaces de survie. Le camp de Rivesaltes fut un sinistre centre d'internement, qui vit d&#233;filer Tsiganes, Espagnols, et Juifs, avec pour tout motif, si les choses peuvent &#234;tre dites avec euph&#233;misme, le fait que ces personnes se trouvaient l&#224; o&#249; elles ne devaient pas &#234;tre, l&#224; o&#249; elles n'avaient jamais de place politique, ethnique, religieuse. Contraints &#224; l'exil, de nombreux artistes se rapproch&#232;rent de cette r&#233;gion frontali&#232;re o&#249; des ann&#233;es plus tard, ce camp est devenu un lieu de m&#233;moire, voulu par un pr&#233;sident de d&#233;partement de l'&#233;poque, Christian Bourquin, qui &#339;uvra r&#233;solument pour que ce qu'il est devenu aujourd'hui. Ainsi la place de ceux qui ont p&#226;ti de l'ostracisme ne s'effacera plus. Le lieu consacre toute sa comp&#233;tence &#224; un exercice d'&#233;quilibre entre la n&#233;cessit&#233; d'informer sur ce pass&#233; et l'organisation attractive d'expositions th&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'art ne sauve pas. &#187; La formule ouvre cette exposition doublement, d'une part avec &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares,&lt;/i&gt; exposition qui d&#233;ploie un parcours d'une rare densit&#233; historique et &#233;motionnelle : celui d'artistes juifs et europ&#233;ens venus d&#232;s le d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, ayant trouv&#233;, dans les paysages m&#233;diterran&#233;ens de Collioure, C&#233;ret ou Tossa de Mar, un refuge provisoire pour se mettre &#224; l'abri des secousses du monde sur ce territoire frontalier. D'autre part avec &lt;i&gt;Je laisse la peinture pour plus tard,&lt;/i&gt; exposition de l'artiste Otto Freundlich fuyant l'Allemagne nazie. Les deux &#233;v&#233;nements doivent leurs titres aux dialogues emprunt&#233;s &#224; Freundlich et sa compagne, Jeanne Kosnick-Kloss, elle-m&#234;me artiste. Deux accrochages enrichis d'&#339;uvres de Chagall, Kiko&#239;ne, Hecht, Blatas, Kr&#233;m&#232;gne, pr&#234;t&#233;es par le mus&#233;e d'Art moderne de C&#233;ret. La collaboration entre ces institutions fait &#233;tat de l'importance des enjeux historiques et esth&#233;tiques. Treize artistes pass&#233;s par les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales dans la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#7497; si&#232;cle retracent les paysages, les diff&#233;rentes factures plastiques et les situations historiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/vue_d_ensemble.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH355/vue_d_ensemble-947d2.jpg?1781963249' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res salles montrent comment nombre d'artistes exil&#233;s &#8211; souvent issus de ce que l'on appelle l'&#171; &#201;cole de Paris &#187; &#8211; furent attir&#233;s par la lumi&#232;re m&#233;diterran&#233;enne. Mais cette lumi&#232;re n'a rien d'idyllique. Les paysages de Collioure ou de C&#233;ret semblent travers&#233;s d'une inqui&#233;tude sourde. Dans plusieurs &#339;uvres, les lignes se contractent, les couleurs vibrent jusqu'&#224; la dissonance, les perspectives se ferment. Le paysage devient psychique. Le parcours montre comment ces artistes projettent d&#233;j&#224; dans les paysages du Sud une inqui&#233;tude li&#233;e &#224; la mont&#233;e des nationalismes europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition ne cherche pas &#224; opposer art et histoire, tout au contraire, elle les entrem&#234;le. Une chronologie accompagne les &#339;uvres, inscrivant chaque cr&#233;ation dans son contexte : mont&#233;e des totalitarismes, r&#244;le du r&#233;gime de Vichy, enfermement, d&#233;portation. Pour C&#233;line Sala-Pons, ces &#339;uvres sont autant de traces : &lt;i&gt;&#171; une mani&#232;re d'entrer dans l'histoire par l'art &#187;.&lt;/i&gt; L'art comme veille dans la nuit de l'Histoire. Les paysages de lumi&#232;re deviennent le th&#233;&#226;tre d'un exil artistique marqu&#233; par les pers&#233;cutions, les migrations forc&#233;es et la m&#233;moire des catastrophes europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Collioure et Rivesaltes, l'art ne sauve peut-&#234;tre pas. Mais il persiste. Et, dans cette persistance m&#234;me, il trace une m&#233;moire &#8211; fragile, n&#233;cessaire, profond&#233;ment actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/mela_muter_recadre_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH374/mela_muter_recadre_-889f2.jpg?1781963249' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mela Muter
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si le d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, comme d'autres de sinistre m&#233;moire, a &#171; accueilli &#187; &#224; des degr&#233;s divers ces r&#233;fugi&#233;s qui se risquaient &#224; quelque dissidence et fuyaient les r&#233;gimes totalitaires, ils ne pouvaient de plus pour certains se d&#233;partir d'une &#233;tiquette d'art d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ces artistes nous racontent une histoire simple et violente &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;line Sala-Pons. Le raccourci est probant en ce que l'exposition fait la preuve de l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er pour ces &#234;tres accul&#233;s &#224; l'injustice de la guerre, au d&#233;placement, &#224; l'isolement. Parmi eux, Pinchus Kr&#233;m&#232;gne, qui avait fui le tsarisme, ou encore Alice Hohermann, artiste polonaise morte &#224; Auschwitz apr&#232;s son arrestation &#224; la fronti&#232;re espagnole. La pr&#233;sence de certains dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales a &#233;t&#233; d&#233;couverte au cours des recherches men&#233;es pour ce projet, d'autres sont des figures de l'art plus connues comme Marc Chagall (&lt;i&gt;L'ange et l'artiste&lt;/i&gt;, 1924. Estampe, pr&#234;t&#233;e par le Mus&#233;e d'art moderne de C&#233;ret) exil&#233; aux &#201;tats-Unis apr&#232;s avoir fui son pays, tous, t&#233;moignent d'une part de leur d&#233;sir de libert&#233; d'expression mais aussi de la singularit&#233; de leur travail diff&#233;remment influenc&#233; par la lumi&#232;re qu'ils ont trouv&#233;e dans ce paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une apr&#232;s l'autre, les &#339;uvres t&#233;moignent de leur r&#233;sistance : celles de Mela Muter, Michel Kiko&#239;ne, Arbit Blatas ami de Kr&#233;m&#232;gne, George Kars ou encore de Joseph Hecht, s'invitant, se conseillant les uns les autres de se retrouver en terre catalane. Les peintures de Max Birrer montrent les paysages de Collioure de 1936, dont les nuances color&#233;es annoncent l'avenir sombre qui s'ensuivra. Malgr&#233; la pers&#233;cution, tous continuent de cr&#233;er. Dans le m&#234;me esprit pr&#233;monitoire, la composition d'une &#339;uvre de Pinchus Kr&#233;m&#232;gne, &lt;i&gt;Paysage de C&#233;ret&lt;/i&gt; (1920) s'articule autour d'une route qui fend le paysage, sans vraiment aboutir &#224; une ligne d'horizon, tel un creux central plut&#244;t qu'un point de fuite qu'on imagine m&#233;taphoris&#233; dans cette perspective. La zone tr&#232;s claire du chemin appara&#238;t comme une incitation lumineuse, une voie &#224; emprunter pour sortir d'une ambiance sombre, opacifi&#233;e elle-m&#234;me par un premier plan qui bloque le regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/max_birrer_musee_de_collioure.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L491xH800/max_birrer_musee_de_collioure-1dd91.jpg?1781963249' width='491' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Max Birrer
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e de Collioure
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le parcours mus&#233;ographique contribue &#224; nous &#233;clairer sur les termes de l'ensemble pictural. Il comprend une carte retra&#231;ant les itin&#233;raires de ces artistes exil&#233;s en Europe et les trajectoires entre pays. Elle mat&#233;rialise les d&#233;placements forc&#233;s, les fronti&#232;res franchies, les errances, les ancrages improbables dans le territoire. &lt;i&gt;&#171; Nous avons voulu montrer des trajectoires et des destins bris&#233;s par le XX&#7497; si&#232;cle &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line Sala-Pons. Qualifi&#233;s de &#171; d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s &#187;, ces artistes ont subi un processus de rel&#233;gation et d'effacement et malgr&#233; l'exil, ils ont continu&#233; &#224; cr&#233;er. &lt;i&gt;&#171; C'est une mani&#232;re de refuser de dispara&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; Claire Muchir, directrice du Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, rappelle que, dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, Otto Freundlich s'effor&#231;ait de son c&#244;t&#233; de reconstituer les &#339;uvres br&#251;l&#233;es par les nazis. Et ses tentatives de reconstitution s'essayaient elles-m&#234;mes &#224; r&#233;parer symboliquement l'effacement. Dans un parcours qui refuse d'opposer histoire et art, la chronologie accompagne les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es qui peu &#224; peu s'assombrissent. Du Paris lumineux des ann&#233;es 1900 &#224; la d&#233;couverte de la lumi&#232;re de la C&#244;te Vermeille, le visiteur r&#233;alise la bascule vers les ann&#233;es de guerre et de fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet qui aurait d&#251; &#234;tre pr&#233;sent&#233; au mus&#233;e de Collioure concerne le couple d'artistes form&#233; par Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. Otto Freundlich, artiste juif dont l'&#339;uvre fut qualifi&#233;e de &#171; d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e &#187; par le r&#233;gime nazi, se r&#233;fugie &#224; Saint-Paul-de-Fenouillet en 1940. Sa compagne, Jeanne Kosnick-Kloss, l'y rejoint. Ils cr&#233;eront pendant trois ans dans ce village et &#224; Saint-Martin-de-Fenouillet jusqu'&#224; ce qu'Otto Freundlich soit finalement arr&#234;t&#233; par les nazis, d&#233;port&#233; puis assassin&#233; en 1943 au camp d'extermination de Sobibor, en Pologne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/p__kre_me_gne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/p__kre_me_gne-7b185.jpg?1781963249' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pinchus Kre&#769;me&#768;gne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ici &lt;i&gt;l'art ne sauve peut-&#234;tre pas&lt;/i&gt; mais agit comme un seuil critique qui refuse toute consolation esth&#233;tique facile. Pourtant, au fil du parcours, quelque chose r&#233;siste pr&#233;cis&#233;ment comme une capacit&#233; &#224; maintenir une perception sensible du monde au moment m&#234;me o&#249; l'Histoire organise sa destruction. Dans cette perspective, plusieurs tableaux expressionnistes pr&#233;sent&#233;s apparaissent comme des sismographes. Les visages deviennent des surfaces d'alerte, portrait au crayon d'amis de Jeanne, les paysages sont r&#233;alis&#233;s en zones divis&#233;es, morcel&#233;es, qu'elles soient de mosa&#239;que, ou de peinture, la modernit&#233; se d&#233;ploie dans tous ses &#233;tats plastiques et historiques. Les lieux cessent d'&#234;tre des motifs pittoresques mais semblent devenir des lieux d'attente, de transit, parfois de pi&#232;ge. La d&#233;licatesse du trait et la fermet&#233; des couleurs dans les compositions de Kosnick-Kloss s'harmonisent avec les peintures de Freundlich rappelant, parfois dans une sorte d'orphisme, celui des Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pens&#233; comme une &lt;i&gt;&#171; boucle &#187;&lt;/i&gt;, selon Claire Muchir, le parcours se referme sur la phrase &#171; L'art est ce qui restera &#187;, tir&#233;e de la correspondance entre Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. &lt;i&gt;&#171; Il y a un message politique fort. Cette exposition laissera une trace dans le parcours permanent du site. &#187; &lt;/i&gt; Une &#339;uvre d'Otto Freundlich y sera int&#233;gr&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Toutes nos expositions temporaires rappellent &#187;&lt;/i&gt;, explique la directrice, &lt;i&gt;&#171; C'est aussi une mani&#232;re d'&#233;largir nos publics. Il s'agit d'entrer par l'art comme t&#233;moin de l'histoire. &#187;&lt;/i&gt; Pour elle, ces &#339;uvres constituent une trace historique des destins bris&#233;s par la guerre et du r&#244;le central du r&#233;gime de Vichy dans la collaboration mais aussi &#224; l'adresse de tous les r&#233;gimes r&#233;pressifs. Parmi les &#339;uvres bouleversantes du parcours figurent celles de Victor Brauner, s&#233;rie de dessins et peintures de 1941, pr&#234;t&#233;es par le Mus&#233;e d'art moderne et contemporain de Saint-&#201;tienne M&#233;tropole. Son travail agit comme un point inattendu dans l'exposition avec ces portraits oblongues, leurs yeux fix&#233;s dans l'inconnu. L&#224; o&#249; d'autres pi&#232;ces laissaient subsister une ambigu&#239;t&#233; entre refuge et menace, Brauner impose un regard sur le futur proche, une interrogation sur le monde avec une intensit&#233; consid&#233;rable. Dans le contexte du M&#233;morial, ces &#339;uvres acqui&#232;rent une puissance ph&#233;nom&#233;nologique particuli&#232;re : elles ne montrent pas seulement l'horreur historique, elles montrent la difficult&#233; m&#234;me de continuer &#224; percevoir apr&#232;s elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition rappelle avec finesse que ces artistes ne peignent pas seulement un refuge g&#233;ographique : ils peignent une catastrophe imminente. Les commissaires &#233;vitent le pi&#232;ge d'une lecture r&#233;trospective illustrative. Il ne s'agit pas de dire que les &#339;uvres &#171; annon&#231;aient &#187; la guerre, mais de montrer comment certaines formes sensibles (fragmentation des corps, instabilit&#233; chromatique, d&#233;sorientation spatiale) enregistrent une mutation historique avant m&#234;me qu'elle ne soit nomm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des grandes r&#233;ussites de l'exposition est pr&#233;cis&#233;ment de ne pas r&#233;duire l'exil &#224; un th&#232;me biographique. L'exil devient ici une condition formelle de l'image. Le parcours montre &#233;galement comment un personnage comme Varian Fry, et les r&#233;seaux de fuite organis&#233;s depuis Marseille, constituent un horizon constant pour ces artistes cherchant &#224; quitter l'Europe. Cette dimension historique irrigue discr&#232;tement les &#339;uvres sans jamais transformer l'exposition en simple documentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines &#339;uvres sont marqu&#233;es par l'inach&#232;vement, d'autres par des ruptures de styles ou des d&#233;placements soudains de motifs. Cette instabilit&#233; n'est pas seulement li&#233;e aux trajectoires des artistes ; elle devient une esth&#233;tique du provisoire. Beaucoup d'&#339;uvres semblent peintes depuis une limite, g&#233;ographique, politique, ou existentielle. Ce qui rend &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares&lt;/i&gt; particuli&#232;rement int&#233;ressante aujourd'hui tient peut-&#234;tre &#224; sa mani&#232;re de repenser la fonction du regard. L'exposition ne propose pas une m&#233;moire monumentale mais une mani&#232;re de repenser la fonction du regard en construisant une m&#233;moire perceptive. A travers les &#339;uvres, le visiteur comprend que les catastrophes historiques modifient aussi les r&#233;gimes sensibles : mani&#232;re de voir un paysage, un visage, une lumi&#232;re, une fronti&#232;re. Face aux crispations contemporaines sur les fronti&#232;res, les migrations et les identit&#233;s, cette exposition rappelle que l'exil n'est pas seulement une condition politique, il est aussi une exp&#233;rience perceptuelle qui transforme durablement les formes artistiques, non parce que l'exposition illustrerait une m&#233;moire d&#233;j&#224; connue, mais parce qu'elle d&#233;place la question de l'art vers celle de la sensibilit&#233; et de sa persistance, cette capacit&#233; &#224; faire sentir que les &#339;uvres continuent de regarder notre pr&#233;sent. Et c'est en cela que r&#233;side la r&#233;ussite curatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le catalogue commun aux deux institutions fait dire &#224; Claire Muchir que &lt;i&gt;&#171; les mus&#233;es ne sont pas des institutions sous cloche, de la m&#234;me mani&#232;re que le M&#233;morial n'est pas enferm&#233; dans l'histoire &#187;&lt;/i&gt;. Le M&#233;morial du camp de Rivesaltes poursuit actuellement la refonte de son exposition permanente et C&#233;line Sala-Pons souligne que cette exposition se voulait aussi &lt;i&gt;&#171; &#224; la hauteur de l'acte II du M&#233;morial &#187;&lt;/i&gt;. La stratification des m&#233;moires qu'incarne le lieu prolonge l'histoire de l'exil jusqu'&#224; aujourd'hui. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui encore, les artistes prennent la route. Aujourd'hui encore, des fronti&#232;res se ferment &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit-elle dans l'introduction du catalogue de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/les_jours_clairs_11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH284/les_jours_clairs_11-b8e81.jpg?1781963249' width='500' height='284' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Jours clairs sont rares,&lt;/i&gt; jusqu'au 3 f&#233;vrier 2027, au M&#233;morial du camp de Rivesaltes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/les-jours-clairs-sont-rares&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/les-jours-clairs-sont-rares&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Elles du Desir</title>
		<link>https://tk-21.com/Les-Elles-du-Desir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Les-Elles-du-Desir</guid>
		<dc:date>2026-07-04T17:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec Colette Debl&#233; les cycles font un &#233;cart et les vieux &#233;vangiles ne se ferment plus en cercle. La cha&#238;ne de la gen&#232;se est emport&#233;e dans la turbulence. R&#233;soudre une &#233;nigme se serait &#234;tre Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions l&#233;gendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l'air au dessous de la mer l&#224; o&#249; les th&#233;ories ne disent rien qui vaille.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/les_elles_du_desir-653b0.jpg?1783201143' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec Colette Debl&#233; les cycles font un &#233;cart et les vieux &#233;vangiles ne se ferment plus en cercle. La cha&#238;ne de la gen&#232;se est emport&#233;e dans la turbulence. R&#233;soudre une &#233;nigme ce serait &#234;tre Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions l&#233;gendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l'air au dessous de la mer l&#224; o&#249; les th&#233;ories ne disent rien qui vaille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;ros d&#233;borde sur les deux Am&#233;riques br&#251;lant devant les eaux du Gulf Stream qui se tord de plaisir. Il n'y a rien que des standards de jazz &#224; se r&#233;pandre au milieu des vapeurs d'alcool. La mouche d'Or tel un corps durable creuse son nid dans l'interstice d'une g&#233;mellit&#233;. La hi&#233;rarchie des sexes n'est plus fonction de la peur, elle ne collectionne, ne capitalise plus les exploits, elle ne d&#233;truit plus tout ce qu'elle touche. Seule l'absence de d&#233;sir engraisse nos terreurs mais le plaisir en deux engendrent de nouvelles foudres. On franchit une fracture, on recoud une f&#234;lure.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'artiste n'a cess&#233; de cr&#233;er des images o&#249; les &#171; faces oppos&#233;es des choses &#187; coexistent et o&#249; le f&#233;minin prend toute sa dimension et son accomplissement dans une enqu&#234;te fil&#233;e tout au long de l'histoire de l'art, &#224; la recherche des images de la femme. Plus de deux mille lavis, dessins et peintures constituent une sorte d'essai plastique sur la repr&#233;sentation des femmes dans l'histoire de l'art. Ce projet, l'artiste l'a clairement d&#233;fini : &#171; A-t-on jamais tent&#233; d'explorer par des seuls moyens plastiques l'histoire de l'art ou l'un de ses aspects, comme le font l'historien et l'essayiste &#224; l'aide de l'&#233;criture. Mon projet est de tenter, &#224; travers une infinit&#233; de dessins, de reprendre les diverses repr&#233;sentations de la femme depuis la pr&#233;histoire jusqu'&#224; nos jours afin de r&#233;aliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en sc&#232;ne. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'art singulier de Colette Debl&#233;, c'est en m&#234;me temps comme une synth&#232;se de l'histoire de l'art qui nous saute aux yeux. Le lavis est la technique essentielle que Colette Debl&#233; a choisi pour appr&#233;hender la femme et pour la pr&#233;senter. Mais toutes les nuances de ses lavis ne pouvaient pas &#234;tre respect&#233;es avec nos m&#233;thodes artisanales d'impression et Colette Debl&#233; a accept&#233; des interpr&#233;tations de ses &#339;uvres originales, des transpositions de ses lavis, et elle nous a accord&#233; une grande libert&#233; pour le choix des couleurs de ses silhouettes pour les livres courants.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'artiste de pr&#233;ciser : &#171; Je peins parce que je ne sais pas parler. Je peins pour &#234;tre l&#224; quand je ne serais plus l&#224;. Et la bonne conscience de mon plaisir de peindre. Je peins parce que j'ai besoin de peindre, c'est ma respiration. Je peins comme une pouss&#233;e v&#233;g&#233;tale. Avec la m&#234;me n&#233;cessit&#233; qu'une rhubarbe pousse ses feuilles. C'est ma vie, la vie. Lavis &#187;. Chaque &#339;uvre saisit une attitude, une posture, un simple geste d'une femme appartenant &#224; une sc&#232;ne peinte, sculpt&#233;e ou photographi&#233;e provenant de n'importe quelle &#233;poque. &#201;merge donc toujours un personnage f&#233;minin pr&#233;lev&#233; par l'artiste de la configuration d'origine, de son sanctuaire premier. Mais la re-pr&#233;sentation qu'elle en donne ignore le contexte tout en conservant se trace fantomatique. Des &#171; idoles l&#233;g&#232;res &#187;, comme les d&#233;finit Jean-Paul Goux, arrach&#233;es aux carri&#232;res antiques, montent vers des plafonds c&#233;lestes ou vers des &#238;les o&#249; le vent souffle o&#249; il veut.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La femme est donc d&#233;esse mais &#224; la religion des plus pa&#239;ennes. Et l'artiste en est la pr&#234;tresse lib&#233;ratrice et gorgeant les cl&#233;s de vo&#251;tes de leurs nouvelles cath&#233;drales aux ogives parfois ouvertement &#233;rotiques. Condensation et d&#233;placement, brutalit&#233; d'un d&#233;sir f&#233;minin, f&#233;minisation de la sexualit&#233; qui du phallus passe &#224; la cascade, Colette Debl&#233; cr&#233;e une pluie, un ruissellement dont le cercle ne cesse de s'agrandir. On est dedans sans y &#234;tre, mais on esp&#232;re ne pas en &#234;tre exclu et ce depuis une sc&#232;ne primitive o&#249; immanquablement l'artiste finira par nous faire remonter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colette Debl&#233; d&#233;membre ainsi certains r&#234;ves de jouissance pour mieux en remonter d'autres. Quelque chose communique avec tout. Le sexe f&#233;minin soudain est non seulement &#224; mais notre image. Nous sommes (nous les m&#226;les) son reste qui se consume : une &#233;vanescence &#224; peine visible qui se d&#233;sagr&#232;ge en tant que promesse si souvent non ou mal tenue. Les unes de nues, les voil&#233;es ou les d&#233;v&#234;tues par nu&#233;es parviennent malgr&#233; tout &#224; mod&#233;rer le froid de l'hiver sur les &#238;les de leurs corps telles que Colette Debl&#233; les a r&#233;invent&#233;es ainsi que le centre de l'amour. Certes il ne co&#239;ncide pas toujours avec le centre de la vie. Mais avec les femmes de Debl&#233; et ses &#171; anc&#234;tres &#187; toujours.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si ce n'est pas son objectif premier, elle nous permet de savourer jusque dans l'&#233;cart la substance m&#234;me de l'intimit&#233; ut&#233;rine. Car ici est le lieu et la r&#233;alit&#233;, l'identit&#233; supr&#234;me, la nuit d'&#233;t&#233;. Les figures f&#233;minines de l'artiste harc&#232;lent donc l'origine jusqu'o&#249; elle ne sera plus, o&#249; nous serons enfin. Arrachant &#224; la barbarie iconographique et &#171; male-igne &#187; des si&#232;cles pass&#233;s ses figurines, Colette Debl&#233; corrige le un avec le deux. Elle soigne le fruit plus que le tronc. Elle ne loge pas l'air dans la racine, mais sur la fleur. Le sexe masculin glisse ainsi &#224; l'oubli, s'ampute de lui-m&#234;me car il fut toujours peu prolixe sinon de sa d&#233;it&#233; autoprogramm&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Jeux de dames &#187;, Colette Debl&#233; Exposition,&lt;br class='autobr' /&gt;
Archipel Butor, &lt;br class='autobr' /&gt;
20 juin au 23 septembre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/1-1b.jpg' width=&#034;212&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biennale de Venise</title>
		<link>https://tk-21.com/Biennale-de-Venise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Biennale-de-Venise</guid>
		<dc:date>2026-05-31T10:13:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Moulon</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Venise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le propos apaisant de la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh de la 61&#7497; Biennale de Venise d&#233;c&#233;d&#233;e l'an dernier, a &#233;t&#233; port&#233; par son &#233;quipe jusqu'&#224; l'ouverture qui a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le contexte g&#233;opolitique international. Le jury ayant d&#233;missionn&#233; avant m&#234;me l'inauguration, la remise des traditionnels Lions d'or a &#233;t&#233; report&#233;e, et un prix du public a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Venise" rel="tag"&gt;Venise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/venice-biennale-2026-2399790617-fe092.jpg?1780223762' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le propos apaisant de la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh de la 61&#7497; Biennale de Venise, d&#233;c&#233;d&#233;e l'an dernier, a &#233;t&#233; port&#233; par son &#233;quipe jusqu'&#224; l'ouverture qui a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le contexte g&#233;opolitique international. Le jury ayant d&#233;missionn&#233; avant m&#234;me l'inauguration, la remise des traditionnels Lions d'or a &#233;t&#233; report&#233;e, et un prix du public a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les Giardini&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est un pavillon national qui a marqu&#233; les esprits durant les journ&#233;es professionnelles, avant que vingt-cinq d'entre eux ne ferment temporairement leurs portes en signe de protestation contre le maintien des pavillons russe et isra&#233;lien, c'est bien celui de l'Autriche avec la performeuse Florentina Holzinger qui en chor&#233;graphie d'autres. Le nu est de rigueur, comme c'est souvent le cas en art, et la radicalit&#233; des performances convoque l'actionnisme viennois du si&#232;cle dernier bien que le monde ait bien chang&#233;. A l'entr&#233;e du pavillon, le battant d'une cloche suspendue est incarn&#233; par une performeuse qui violemment sonne le glas avec son corps. Le titre de l'exposition, &lt;i&gt;Seaworld,&lt;/i&gt; souligne notre totale d&#233;pendance &#224; l'&#233;l&#233;ment liquide. Ainsi l'urine recycl&#233;e du public participe &#224; alimenter un cube de verre &#233;voquant l'escapologie car une autre performeuse, &#233;quip&#233;e d'un d&#233;tendeur, y est en immersion. Alors qu'une autre fait des tours de scooter des mers &#224; l'int&#233;rieur d'une pi&#232;ce inond&#233;e. De telles extravagances &#8211; libres d'interpr&#233;tation bien qu'orient&#233;es par le lieu car Venise est r&#233;put&#233;e pour ses inondations entre autres exc&#232;s &#8211; sont abondamment relay&#233;es sur les m&#233;dias sociaux o&#249; le spectacle est permanent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/01_holzinger.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH502/01_holzinger-a5994.jpg?1779005491' width='500' height='502' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Florentina Holzinger, Seaworld Venice, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les murs du pavillon espagnol ont &#233;t&#233; confi&#233;s &#224; Oriol Vilanova qui les a enti&#232;rement recouverts de cartes postales. Celui-ci les collectionne de mani&#232;re compulsive, fr&#233;quentant assid&#251;ment les march&#233;s aux puces de Barcelone &#224; Bruxelles. Et c'est de fa&#231;on tout aussi obsessionnelle qu'il les a accroch&#233;s en grille, un dispositif de monstration bien connu en art contemporain. &lt;i&gt;Los restos,&lt;/i&gt; l'intitul&#233; du pavillon, est teint&#233; d'une forme de nostalgie des cultures populaires longtemps port&#233;es par ces objets touristiques &#171; du monde d'avant &#187; par excellence. Le dispositif d'accrochage est int&#233;ressant car les cartes postales sont rassembl&#233;es par sujet mais aussi par couleur. Comme s'il s'agissait de les traiter globalement en mosa&#239;que sans pour autant que les vues ind&#233;pendantes ne soient occult&#233;es pour qui s'en approche. Il s'agit par cons&#233;quent d'une installation aussi conceptuelle qu'immersive dont l'appr&#233;hension d&#233;pend de la distance d'observation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/02_vilanova.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/02_vilanova-47326.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Oriol Vilanova, Los restos, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'artiste australien n&#233; au Liban Khaled Sabsabi &#233;tablit quant &#224; lui un lien entre les Giardini et l'Arsenal en pr&#233;sentant deux installations monumentales : &lt;i&gt;Conference of one's self&lt;/i&gt; au pavillon australien et &lt;i&gt;khalil&lt;/i&gt; dans l'exposition &lt;i&gt;In Minor Keys&lt;/i&gt; de Koyo Kouoh &#224; la Corderie. La premi&#232;re est octogonale et s'exp&#233;rimente de l'ext&#233;rieur alors que la seconde est circulaire et se vit de l'int&#233;rieur. Leurs parois pr&#233;sent&#233;es dans une relative p&#233;nombre ont en commun d'avoir &#233;t&#233; peintes avant d'&#234;tre augment&#233;es d'images en mouvement projet&#233;es, si tant est que les deux textures s'entrem&#234;lent. Dans l'un comme dans l'autre lieu, nous sommes encourag&#233;s au dialogue et &#224; la s&#233;r&#233;nit&#233;. Ainsi d&#232;s l'entr&#233;e, le pavillon australien est d&#233;crit tel un &#171; lieu d&#233;di&#233; &#224; la cr&#233;ativit&#233;, &#224; la r&#233;flexion et aux &#233;changes &#187; tandis qu'au seuil de l'exposition internationale Koyo Kouoh s'adresse &#224; nous ainsi : &#171; Respirez profond&#233;ment, expirez, rel&#226;chez vos &#233;paules, fermez les yeux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'arsenal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27321 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/03_sabsabi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/03_sabsabi-dad33.jpg?1779005492' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Khaled Sabsabi, Conference of one's self, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si les pavillons historiques sont rassembl&#233;s au sein des Giardini, d'autres plus r&#233;cents sont install&#233;s &#224; l'Arsenal. &#192; l'instar de celui du Chili o&#249; il convient de se d&#233;chausser pour p&#233;n&#233;trer dans la zone quelque peu aseptis&#233;e de l'installation &lt;i&gt;Inter-Reality&lt;/i&gt; aux multiples &#233;l&#233;ments. Au centre, une structure polygonale blanche d'allure minimale intrigue le public, alors que la sculpture tout &#224; fait r&#233;aliste d'un homme en observant l'int&#233;rieur au travers d'un &#339;illeton l'incite &#224; en faire de m&#234;me. Nous y d&#233;couvrons le diorama d'un paysage d'apparence bucolique jusqu'&#224; ce que l'on identifie des v&#233;hicules militaires. Cette exposition personnelle de Norton Maza en dit long sur les interactions permanentes entre les r&#233;alit&#233;s et fictions de nos environnements m&#233;diatiques. Ici, le conteneur ne dit rien du contenu qu'il rec&#232;le alors que la repr&#233;sentation tridimensionnelle d'un paysage vraisemblable pourrait tout aussi bien &#234;tre le th&#233;&#226;tre d'une manipulation. On pense in&#233;vitablement aux images de conflits dont les gouvernements de pays en guerre nous abreuvent pour orienter nos opinions. Les guerres aujourd'hui se jouent sur tous les fronts et jusque dans l'art.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27322 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/04_maza_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/04_maza_-ad67e.jpg?1779005492' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Norton Maza, Inter-Reality, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27323 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/05_jaar.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/05_jaar-4794c.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alfredo Jaar, The End of the World, 2023-2024
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas directement les guerres que consid&#232;re Alfredo Jaar avec son installation &lt;i&gt;The End of the World&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233;e dans l'exposition &lt;i&gt;In Minor Keys&lt;/i&gt; de l'Arsenal, mais plut&#244;t ce qui bien souvent les cause, &#224; savoir les minerais que se disputent entreprises et &#201;tats. Il en a s&#233;lectionn&#233; une dizaine (cobalt, coltan, cuivre, &#233;tain, germanium, lithium, mangan&#232;se, nickel, platine et terres rares) qu'il documente &#224; l'entr&#233;e de l'espace monumental de l'&#339;uvre. Le lieu est litt&#233;ralement irradi&#233; d'une lumi&#232;re rouge semblable &#224; celle d'une chambre noire, espace de r&#233;v&#233;lation d'hier, sachant que l'artiste chilien a aussi pratiqu&#233; la photographie. Tout au fond du d&#233;cor monochrome qui conf&#232;re une atmosph&#232;re si particuli&#232;re &#224; cette &#339;uvre environnementale, un petit cube est pr&#233;sent&#233; comme on le fait ordinairement dans les mus&#233;es. Celui-ci contient les dix mati&#232;res premi&#232;res critiques qui y sont assembl&#233;es par couches. Certaines d'entre elles &#233;tant aussi pr&#233;sentes sur la lune, notre satellite devient le lieu de convoitises en devenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;78&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/06_beaudelaire.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/06_beaudelaire-5e564.jpg?1779005492' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eric Baudelaire, Death Passed My Way and Stuck This Flower in My Mouth, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre installation monumentale, tant par le nombre de projections vid&#233;o &#8211; cinq align&#233;es en arc de cercle &#8211; que par la taille : &lt;i&gt;Death Passed My Way and Stuck This Flower in My Mouth&lt;/i&gt; d'Eric Baudelaire, inspir&#233;e par la pi&#232;ce &lt;i&gt;L'Homme &#224; la fleur dans la bouche&lt;/i&gt; de Luigi Pirandello. La sc&#232;ne se d&#233;roule dans l'immense march&#233; aux fleurs d'Aalsmeer aux Pays-Bas o&#249; humains et robots s'accordent dans la gestion m&#233;canis&#233;e d&#8216;un vivant p&#233;rissable. La perfection du ballet mis en place est en totale opposition avec l'aspect &#233;ph&#233;m&#232;re des fleurs coup&#233;e. Et que penser du bilan carbone d'une telle entreprise d'un transport globalis&#233; de p&#233;tales diversement color&#233;s. Quant aux ouvri&#232;res et ouvriers, on les devine tout aussi savamment orchestr&#233;s que le sont les chariots autonomes par un syst&#232;me informatique pens&#233; autour d'une unique notion : la productivit&#233;. Une organisation qui est en parfaite r&#233;sonance avec celle de la Biennale de Venise qui a d&#251; acheminer les nombreuses &#339;uvres pour les pr&#233;senter quelques mois avant de les renvoyer &#224; leurs multiples destinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De collections en palais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Biennale de Venise, c'est aussi l'occasion de visiter les institutions publiques ou priv&#233;es comme la Collection Pinault qui pr&#233;sente l'exposition monographique &lt;i&gt;Third Person&lt;/i&gt; de Lorna Simpson s'inscrivant dans la continuit&#233; de celle du Metropolitan Museum of Art de New York l'an dernier. Oscillant entre le photographique et le pictural, l'artiste am&#233;ricaine s'inspire de la culture afro-am&#233;ricaine que les magazines &lt;i&gt;Ebony&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Jet&lt;/i&gt; ont archiv&#233; par l'image au fil des d&#233;cennies. C'est ainsi que, dans la boucle vid&#233;o &lt;i&gt;Walk with me,&lt;/i&gt; trois visages &#233;trangement recompos&#233;s de femmes afro-am&#233;ricaines cohabitent tout en fleurtant avec l'id&#233;e d'hybridation. Un collage qui aujourd'hui constitue un acte de r&#233;sistance par le faire quant &#224; l'imm&#233;diatet&#233; comme &#224; la perfection des services d'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative. Pr&#233;cisons que sa projection, &#224; m&#234;me l'un des murs de brique de la Punta della Dogana, lui conf&#232;re une nouvelle mat&#233;rialit&#233;. L'image gagne &#224; la fois en complexit&#233; et en texture, deux notions qui sont centrales &#224; l'esth&#233;tique de Lorna Simpson.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/07_simpson.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/07_simpson-83bf2.jpg?1779005492' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lorna Simpson, Walk with me, 2020
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Palazzo Franchetti compte parmi les palais v&#233;nitiens &#224; ne pas manquer. Parmi les expositions qui y sont pr&#233;sent&#233;es, &lt;i&gt;Rage Bait&lt;/i&gt; d'Eva &amp; Franco Mattes est organis&#233;e par la Fondation Autotelic. Actif depuis le milieu des ann&#233;es 1990, le duo n'a de cesse de scruter l'internet pour y extraire des id&#233;es et des formes afin de les magnifier en centre d'art ou galerie. Aussi, rien de surprenant &#224; ce que la figure du &lt;i&gt;LOL cat&lt;/i&gt; revienne fr&#233;quemment dans leur travail. Comme c'est le cas avec les sculptures en situation de &lt;i&gt;Cursed Cat&lt;/i&gt; qui ponctuent le parcours de l'exposition. A l'origine de cette s&#233;rie : la photographie Getty Images de 2008 documentant une fusillade avec au premier plan un chat noir qui, selon la superstition, porte malheur. Modifi&#233; num&#233;riquement dans sa posture, le f&#233;lin r&#233;apparait une dizaine d'ann&#233;es plus tard pour enfin devenir un m&#232;me en Russie, puis &#224; l'international. C'en est ainsi de l'internet &#8211; plus encore dans sa version sociale &#8211; et de l'art qui op&#232;rent tel des amplificateurs de ph&#233;nom&#232;nes soci&#233;taux. C'est aussi vrai pour cette 61&#7497; Biennale de Venise, plus politique que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/08_mattes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/08_mattes-335ca.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eva &amp; Franco Mattes, Cursed Cat, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Biennale de Venise : &lt;a href=&#034;https://www.labiennale.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.labiennale.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Seaworld Venice : &lt;a href=&#034;https://www.seaworldvenice.at&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.seaworldvenice.at&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Khaled Sabsabi : &lt;a href=&#034;https://khaledsabsabi.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://khaledsabsabi.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Norton Maza : &lt;a href=&#034;https://www.nortonmaza.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nortonmaza.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alfredo Jaar : &lt;a href=&#034;https://alfredojaar.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alfredojaar.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ric Baudelaire : &lt;a href=&#034;https://baudelaire.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://baudelaire.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collection Pinault : &lt;a href=&#034;https://www.pinaultcollection.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pinaultcollection.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorna Simpson : &lt;a href=&#034;https://lsimpsonstudio.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lsimpsonstudio.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Autotelic Foundation : &lt;a href=&#034;https://autotelic-foundation.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://autotelic-foundation.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Eva &amp; Franco Mattes : &lt;a href=&#034;https://0100101110101101.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://0100101110101101.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jardin des Ignorances</title>
		<link>https://tk-21.com/Jardin-des-Ignorances</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Jardin-des-Ignorances</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:59:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Byurak</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>quanta</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le duo Byurak, compos&#233; de Cheyon WOO et Jaeyoung KIM, d&#233;veloppe depuis 2021 une pratique m&#234;lant nouveaux m&#233;dias, installation et son, explorant les relations entre perception, technologie et structures sociales.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Coree" rel="tag"&gt;Cor&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/quanta" rel="tag"&gt;quanta&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH138/cheyon_woo-c341f.jpg?1775293759' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='138' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le duo Byurak, compos&#233; de Cheyon WOO et Jaeyoung KIM, d&#233;veloppe depuis 2021 une pratique m&#234;lant nouveaux m&#233;dias, installation et son, explorant les relations entre perception, technologie et structures sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail du duo interroge la notion de structure comme syst&#232;me de rationalit&#233; et de hi&#233;rarchisation, capable d'objectiver et d'invisibiliser les individus. &#192; travers des dispositifs immersifs et participatifs (3D, VR, IA), les artistes transforment ces structures en exp&#233;riences sensibles, engageant le corps et la responsabilit&#233; du spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mobilisant des m&#233;taphores issues de l'&#233;cosyst&#232;me, de la disparition des donn&#233;es ou de la dissolution des r&#233;cits, BYURAK propose des &#339;uvres o&#249; se croisent rupture, isolement et possibilit&#233;s de r&#233;paration, ouvrant un espace de r&#233;flexion po&#233;tique sur la place de l'individu dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1174803004?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;jardin des ignorances&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jardin des Ignorances, 2021, Installation, Mat&#233;riaux Mixtes (Installation, Son, VR)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initi&#233;e pendant la p&#233;riode du Covid, dans le cadre d'un programme de soutien gouvernemental contre les violences et discriminations envers les Asiatiques, cette installation se d&#233;ploie &#224; travers plusieurs niveaux de perception technologique, en &#233;cho &#224; la relation complexe entre la soci&#233;t&#233; et l'individu.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'installation invite le public &#224; une exp&#233;rience physique de rupture et de fusion. Certaines sc&#232;nes et certains sons ne sont accessibles qu'&#224; l'aide d'un casque de r&#233;alit&#233; virtuelle, &#233;voquant la mani&#232;re dont l'histoire d'un individu demeure souvent invisible aux autres sans un r&#233;el d&#233;sir de comprendre et d'agir. Des voix g&#233;n&#233;r&#233;es par une intelligence artificielle r&#233;v&#232;lent la banalisation de l'objectification des individus dans notre soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jardin est un &#233;cosyst&#232;me, mais la vie ne s'y &#233;panouit pas par la simple juxtaposition de conditions. Une vie objectifi&#233;e peut exister dans le sol sans jamais parvenir &#224; s'enraciner. En &#233;tablissant une analogie entre l'isolement social et l'&#233;cosyst&#232;me botanique, l'installation propose une exp&#233;rience d'exposition &#224; la fois multicouche et po&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href='https://tk-21.com/Sol-Mur-Temps-Intrication-2023' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sol Mur Temps/Intrication 2025&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; est un projet curatorial de &lt;u&gt;Chong Jae Kyoo&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Stepstones</title>
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		<dc:date>2026-04-04T08:58:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Joowon JO</dc:creator>


		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>
		<dc:subject>Cor&#233;e</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Depuis plus d'une d&#233;cennie, Jo Joowon explore la zone de contact entre le visible et l'invisible, en faisant dialoguer mat&#233;riaux traditionnels et technologies num&#233;riques. Cette recherche a r&#233;cemment trouv&#233; une forme particuli&#232;rement aboutie dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Stepstones.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Coree" rel="tag"&gt;Cor&#233;e&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/joowon_jo-81171.jpg?1775293760' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus d'une d&#233;cennie, Jo Joowon explore la zone de contact entre le visible et l'invisible, en faisant dialoguer mat&#233;riaux traditionnels et technologies num&#233;riques. Cette recherche a r&#233;cemment trouv&#233; une forme particuli&#232;rement aboutie dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Stepstones.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'impulsion premi&#232;re na&#238;t d'une randonn&#233;e solitaire. En chemin, l'artiste aper&#231;oit un cairn, modeste empilement de pierres &#233;lev&#233; par un inconnu. Ce signe discret, dress&#233; dans la verticalit&#233;, devient aussit&#244;t un message de solidarit&#233; silencieuse. De retour &#224; l'atelier, ce souvenir se transforme : les pierres ne sont plus redistribu&#233;es vers le haut, mais &#224; l'horizontale, afin de former une suite de dalles invitant &#224; avancer. Le cairn, colonne o&#249; se concentre l'espoir, se m&#233;tamorphose ainsi en sentier o&#249; celui-ci circule, pas apr&#232;s pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de cr&#233;ation associe gestes ancestraux et outils contemporains. Des pierres pr&#233;lev&#233;es en montagne sont capt&#233;es par photogramm&#233;trie haute d&#233;finition, puis affin&#233;es en volumes virtuels afin d'en pr&#233;server le moindre relief. Sur du papier Hanji, Jo Joowon trace &#224; l'encre de Muk des motifs r&#233;p&#233;titifs &#233;voquant la pr&#233;sence et l'absence ; ces dessins sont ensuite projet&#233;s par mappage UV sur les surfaces lithiques num&#233;ris&#233;es. Les blocs textur&#233;s sont plong&#233;s dans un moteur graphique en temps r&#233;el, o&#249; ils flottent sur une nappe liquide virtuelle et s'ordonnent en un chemin praticable. Cam&#233;ra et &#233;clairage sont con&#231;us de mani&#232;re &#224; engager physiquement le visiteur dans une progression de pierre en pierre. L'installation se d&#233;ploie sous forme de vid&#233;o en ultra-haute d&#233;finition, de tirages pigmentaires grand format et d'un environnement en r&#233;alit&#233; virtuelle, si bien qu'une m&#234;me &#339;uvre traverse &#224; la fois l'espace physique et l'espace simul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Stepstones,&lt;/i&gt; chaque pierre devient un r&#233;ceptacle d'intentions. Transplant&#233;e du monde tangible vers un paysage num&#233;rique, la roche calligraphi&#233;e incarne les liens invisibles qui unissent les &#234;tres. L'encre et le Hanji r&#233;pondent &#224; la photogramm&#233;trie et au rendu en temps r&#233;el, formant une membrane vibrante entre vie et mort, mati&#232;re et immat&#233;rialit&#233;, pr&#233;sence et absence. &#192; mesure que le public emprunte le sentier, les pierres semblent se r&#233;agencer sous ses pas ; souvenirs et souhaits individuels s'entrelacent alors &#224; une trajectoire collective, r&#233;v&#233;lant que l'on peut &#234;tre &#224; la fois seul et d&#233;j&#224; reli&#233; aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque de l'hyperconnexion, o&#249; la solitude persiste, &lt;i&gt;Stepstones&lt;/i&gt; rappelle qu'exister consiste autant &#224; laisser une trace qu'&#224; reconna&#238;tre celle d'autrui. Chaque dalle d&#233;pos&#233;e vers l'avant figure une esp&#233;rance partag&#233;e. En traversant ce chemin, le spectateur compl&#232;te l'&#339;uvre par son propre r&#233;cit, tandis que celle-ci se recompose sans cesse : un pont de pas communs qui, dans un monde en mutation continue, ouvre de nouvelles directions &#224; explorer.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;padding:56.25% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1174801717?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Joowon JO, 4 vide&#769;os&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4 vid&#233;os (Ocean, Ocean War, Stepstones n118, Stepstones n120 Origin),&#8239;2022-2023, vid&#233;o&#8239;UHD, couleur, son, 4 min 15 s &#169;&#8239;Joowon JO&lt;/i&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Montage vid&#233;o r&#233;alis&#233; &#224; partir de 4 &#339;uvres individuelles cr&#233;&#233;es entre 2022 et 2023&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;a href='https://tk-21.com/Sol-Mur-Temps-Intrication-2023' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sol Mur Temps/Intrication 2025&lt;/u&gt;&lt;/i&gt; est un projet curatorial de &lt;u&gt;Chong Jae Kyoo&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Col Tempo</title>
		<link>https://tk-21.com/Col-Tempo</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Col-Tempo</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:55:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Guido Guidi a constitu&#233; au fil du temps une r&#233;flexion contemporaine sur l'image et le territoire. &#171; Je ne crois pas au r&#233;sultat d&#233;finitif, dit-il, il n'existe que des &#233;tapes. &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH118/an_neta5b-06afc.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Guido Guidi a constitu&#233; au fil du temps une r&#233;flexion contemporaine sur l'image et le territoire. &#171; Je ne crois pas au r&#233;sultat d&#233;finitif, dit-il, il n'existe que des &#233;tapes. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Guido Guidi s'impose aujourd'hui comme une figure incontournable de la photographie contemporaine. Son travail est impressionnant, ses s&#233;quences photographiques se d&#233;ploient au BAL &#224; Paris tel un long leporello articul&#233; en cinq sections pr&#233;sentant dix huit s&#233;quences photographiques de plus de deux cents images mises en espace comme une liste &#224; la Georges Perec :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Preganziol&lt;/strong&gt; 1983 - &lt;strong&gt;Esercizi&lt;/strong&gt; (exercices) 1968-69 - &lt;strong&gt;Attesa&lt;/strong&gt; (attente) 1967-68 - &lt;strong&gt;Album&lt;/strong&gt; 1970-80 - &lt;strong&gt;In una stanza&lt;/strong&gt; (dans une pi&#232;ce) 1971 - &lt;strong&gt;Facciata&lt;/strong&gt; (fa&#231;ade) 1971-83 - &lt;strong&gt;Di sguincio&lt;/strong&gt; (en biais) 1974-81 - &lt;strong&gt;In Montagna&lt;/strong&gt; (&#224; la montagne) 1983-88 - &lt;strong&gt;Dintorni di Cesena&lt;/strong&gt; (environ de Cesena)1985-2004 - &lt;strong&gt;Venezia&lt;/strong&gt; (Venise) 1983-2001 - &lt;strong&gt;Porto Marghera&lt;/strong&gt; 1988-97 - &lt;strong&gt;Rimini nord&lt;/strong&gt; 1991- &lt;strong&gt;PK TAV 139+500&lt;/strong&gt; 2005 - &lt;strong&gt;Chioggia&lt;/strong&gt; 2000 - &lt;strong&gt;Fiume&lt;/strong&gt; (fleuve) 2007 - &lt;strong&gt;Carlo Scarpa Tomba Brion&lt;/strong&gt; (tombe Brion) - &lt;strong&gt;Guimar&#228;es&lt;/strong&gt; 2011 - &lt;strong&gt;Raccolta indifferenziata&lt;/strong&gt; (collecte indiff&#233;renci&#233;e) 2001-2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas ici d&#233;crire toutes ses s&#233;ries, il faut venir les voir et s'immerger dans ce travail radical et contemporain. La sc&#233;nographie du BAL est tr&#232;s r&#233;ussie, elle permet &#224; chacun de s'impr&#233;gner pas &#224; pas des s&#233;quences photographiques rythm&#233;es par les intervalles qui les s&#233;parent. Un travail qui entrelace les signes du monde et la grammaire du paysage. Guido Guidi capture depuis les ann&#233;es 1960 des paysages ordinaires, des routes anonymes, des architectures modernes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se concentre sur les espaces p&#233;riph&#233;riques, &#224; la marge, observant des situations non codifi&#233;es, incertaines, mal comprises. Pionnier du renouveau du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27110 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/3__img_2417.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH390/3__img_2417-8a1f1.jpg?1775137106' width='500' height='390' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27102 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/an_w42j9z.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_w42j9z-e64ed.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il accorde une importance &#233;gale au banal et au monumental, aux d&#233;tails n&#233;glig&#233;s comme aux formes &#233;tablies.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27111 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/5__img_2423.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/5__img_2423-e194a.jpg?1775137106' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans sa s&#233;rie &lt;i&gt;Col Tempo&lt;/i&gt;, il montre le temps qui passe entre l'ombre et la lumi&#232;re et la prochaine ombre qui surgit. L'&#233;nergie est captur&#233;e par la succession des images. Il dit que le sujet r&#233;el de ses photographies ne se voit pas dans une photographie mais dans l'entre-deux photographique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/8__img_2406.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/8__img_2406-6f72f.jpg?1775137107' width='500' height='398' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour Guido Guidi la fa&#231;ade d'une maison est un visage, la fa&#231;ade regarde le soleil. II a cette id&#233;e de la photographie comme une r&#233;f&#233;rence &#224; l'espace de l'annonciation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/6-img_2378.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH166/6-img_2378-11b05.jpg?1775137107' width='500' height='166' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La relation avec ce que l'on regarde est essentielle pour lui. Ses tirages sont toujours de la m&#234;me taille que ses n&#233;gatifs, pour lui la photographie finale doit &#234;tre &#224; la m&#234;me proportion que le n&#233;gatif, c'est la v&#233;rit&#233; photographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil de ses prises de vue quotidiennes, Guido Guidi a constitu&#233; peu &#224; peu une archive po&#233;tique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de d&#233;couvertes. Il envisage la photographie comme une note, une tentative. Il ne croit pas &#224; un r&#233;sultat d&#233;finitif ; pour lui &lt;i&gt;&#171; il n'existe que des &#233;tapes &#187;&lt;/i&gt;. Et il affirme son rejet de toute complaisance envers l'image unique et l'&#339;uvre parfaite. &lt;i&gt;&#171; Quand je photographie quelque chose, je suis cette chose comme si je priais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27115 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/7__img_2446.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH493/7__img_2446-79294.jpg?1775137107' width='500' height='493' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au fil de ses prises de vue quotidiennes, Guido Guidi a constitu&#233; peu &#224; peu une archive po&#233;tique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de d&#233;couvertes loin de toute recherche d'artifice ou de virtuosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a construit une grammaire du paysage et a profond&#233;ment transform&#233; le rapport entre langage photographique et perception du territoire. Donnant &#224; son travail une port&#233;e politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Guido Guidi est autant photographe que penseur. Avec lui apprenons &#224; renouveler notre regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/an_xrkcjo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_xrkcjo-811fa.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/an_gajgtn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_gajgtn-64384.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/reserve_5__img_2383.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/reserve_5__img_2383-58417.jpg?1775137107' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27117 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/reserve_3__img_2405.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH399/reserve_3__img_2405-4ab9f.jpg?1775137107' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.le-bal.fr/2026/01/guido-guidi-col-tempo-1956-2024" class="spip_out"&gt;https://www.le-bal.fr/2026/01/guido...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/m6djwc.jpg' width=&#034;747&#034; height=&#034;560&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LE BAL, 6, impasse de la D&#233;fense, 75018 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvert le mercredi de 12h &#224; 20h et du jeudi au dimanche de 12h &#224; 19h.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au del&#224; du bruit et du silence</title>
		<link>https://tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</guid>
		<dc:date>2026-02-02T09:51:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie conceptuelle</dc:subject>
		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette exposition est une grande r&#233;trospective qui pr&#233;sente des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Elle retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de son &#339;uvre, de la fin des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie-conceptuelle" rel="tag"&gt;photographie conceptuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2796-72998.jpg?1772199436' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de quarante ans, Jeff Wall oscille entre la mise en sc&#232;ne spectaculaire et l'observation documentaire. Famili&#232;res et &#233;tranges, des situations quotidiennes sont &#233;lev&#233;es au rang de sc&#232;nes presque oniriques o&#249; le r&#233;alisateur privil&#233;gie le tableau photographique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais Wall explore aussi des enjeux sociaux et politiques majeurs. Son &#339;uvre est travers&#233;e par des interrogations profondes portant sur des sujets aussi vari&#233;s que la nature de la r&#233;alit&#233;, le genre, la race et la classe sociale..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public est projet&#233; au centre de tels motifs par un sentiment de curiosit&#233;, tant les photographies de Wall happent chaque regardeur. En explorant davantage l'image, celui-ci d&#233;couvre des indices sur les &#233;v&#233;nements pr&#233;c&#233;dant ou suivant la sc&#232;ne, ce qui cr&#233;e du suspense et encourage sa participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Wall, le silence permet &#224; ce m&#233;dium de d&#233;crire sans expliquer, et il ajoute : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est que dans le domaine de l'art que cette n&#233;cessit&#233; peut &#234;tre mise de c&#244;t&#233; et que la photographie existe comme une image &#224; contempler, comme une occasion laiss&#233;e au spectateur de r&#233;pondre de mani&#232;re subjective. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, une photographie fige et r&#233;duit au silence la r&#233;alit&#233; dans laquelle elle a &#233;t&#233; &#171; captur&#233;e &#187;. Contrairement &#224; un photojournaliste, qui saisit des instants fugitifs et des &#233;v&#233;nements r&#233;els, Wall ne part pas &#224; la chasse aux images.&lt;i&gt; &#171; Je ne suis pas un chasseur d'images. &#187;&lt;/i&gt; Il travaille plut&#244;t sur de longues p&#233;riodes. Il utilise les technologies num&#233;riques pour cr&#233;er des tableaux photographiques &#233;labor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses images sont mises en sc&#232;ne et &#233;clair&#233;es selon un processus proche de celui du cin&#233;ma. Le r&#233;sultat est ce que l'on a appel&#233; une photographie &#171; presque &#187; documentaire, o&#249; des sc&#232;nes ordinaires sont m&#233;ticuleusement orchestr&#233;es. &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; dont je disposais pour recomposer les sc&#232;nes a introduit de nouveaux &#233;l&#233;ments que j'ai trouv&#233;s plus int&#233;ressants que ce que j'avais r&#233;ellement vu. Cette libert&#233; est l'un des &#233;l&#233;ments fondamentaux que j'essaie de pr&#233;server dans mon travail. &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Wall. Ses &#339;uvres s'appuient souvent sur des r&#233;f&#233;rences &#224; des chefs&#8209;d'&#339;uvre de l'art, de la litt&#233;rature et du cin&#233;ma, en particulier le n&#233;or&#233;alisme italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;trospective qui vient de s'achever au Intesa Sanpaolo Museum-Gallerie d'Italia de Turin pr&#233;sentait des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Avec vingt-sept &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es, l'exposition retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de la production du photographe canadien, des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; ses r&#233;alisations les plus r&#233;centes en 2023, tout en offrant un aper&#231;u des processus complexes mis en &#339;uvre pour les cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle comprenait une importante s&#233;lection de caissons lumineux de Wall, qui s'inspirent du langage de la publicit&#233;, ainsi que des tirages en noir et blanc et en couleur. Ses images grand format, pr&#233;sent&#233;es &#224; taille humaine, exercent une attraction magn&#233;tique sur les visiteurs. Bien qu'elles puissent sembler r&#233;elles au premier abord, les photographies de Jeff Wall repr&#233;sentent quelque chose tr&#232;s proche de la r&#233;alit&#233;, mais sans &#234;tre simplement son reflet direct.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall, &#171; Photographs &#187;, exposition au Intesa Sanpaolo Museum (Gallerie d'Italia), Turin, octobre 2025-1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N.B. L'exposition &#233;tait organis&#233;e par David Campany qui conna&#238;t Jeff Wall et travaille avec lui depuis pr&#232;s de vingt ans. Critique d'art et directeur de la cr&#233;ation de l'International Center of Photography (ICP) &#224; New York, Campany a publi&#233; plusieurs essais et entretiens avec l'artiste, et a pr&#233;sent&#233; ses photographies &#224; l'ICP New York, &#224; la Whitechapel Gallery &#224; Londres, au Bal &#224; Paris et au FoMu d'Anvers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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