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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>Entrer dans l'histoire de l'art en exil</title>
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		<dc:date>2026-07-04T19:39:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Francesca Caruana</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Au printemps 2026, le M&#233;morial du Camp de Rivesaltes accueille en partenariat avec le Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, l'exposition &lt;i&gt;Art en exil,&lt;/i&gt; vaste constellation consacr&#233;e aux artistes d&#233;plac&#233;s, r&#233;fugi&#233;s ou contraints &#224; la fuite entre 1920 et 1945. Au c&#339;ur du projet, deux expositions s'interp&#233;n&#232;trent : &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Je laisse la peinture pour plus tard.&lt;/i&gt; Le d&#233;placement de l'exposition vers le M&#233;morial &#8211; en raison de la fermeture temporaire du mus&#233;e de Collioure pour r&#233;novation &#8211; produit un effet d&#233;cisif. Les &#339;uvres ne sont plus seulement montr&#233;es : elles sont replac&#233;es dans une architecture de m&#233;moire.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/les_jours_clairs_4_artiste_contemporaine-1ed4b.jpg?1783194122' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au printemps 2026, le M&#233;morial du Camp de Rivesaltes accueille en partenariat avec le Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, l'exposition &lt;i&gt;Art en exil,&lt;/i&gt; vaste constellation consacr&#233;e aux artistes d&#233;plac&#233;s, r&#233;fugi&#233;s ou contraints &#224; la fuite entre 1920 et 1945. Au c&#339;ur du projet, deux expositions s'interp&#233;n&#232;trent : &#171; Les jours clairs sont rares &#187; et &#171; Je laisse la peinture pour plus tard &#187;. Le d&#233;placement de l'exposition vers le M&#233;morial &#8211; en raison de la fermeture temporaire du mus&#233;e de Collioure pour r&#233;novation &#8211; produit un effet d&#233;cisif. Les &#339;uvres ne sont plus seulement montr&#233;es : elles sont replac&#233;es dans une architecture de m&#233;moire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Rivesaltes, l'art ne dialogue pas avec le confort silencieux du mus&#233;e mais avec un lieu de rel&#233;gation, d'internement et d'exil r&#233;el et cette situation transforme profond&#233;ment le regard. Les tableaux apparaissent moins comme des objets esth&#233;tiques que comme des surfaces de survie. Le camp de Rivesaltes fut un sinistre centre d'internement, qui vit d&#233;filer Tsiganes, Espagnols, et Juifs, avec pour tout motif, si les choses peuvent &#234;tre dites avec euph&#233;misme, le fait que ces personnes se trouvaient l&#224; o&#249; elles ne devaient pas &#234;tre, l&#224; o&#249; elles n'avaient jamais de place politique, ethnique, religieuse. Contraints &#224; l'exil, de nombreux artistes se rapproch&#232;rent de cette r&#233;gion frontali&#232;re o&#249; des ann&#233;es plus tard, ce camp est devenu un lieu de m&#233;moire, voulu par un pr&#233;sident de d&#233;partement de l'&#233;poque, Christian Bourquin, qui &#339;uvra r&#233;solument pour que ce qu'il est devenu aujourd'hui. Ainsi la place de ceux qui ont p&#226;ti de l'ostracisme ne s'effacera plus. Le lieu consacre toute sa comp&#233;tence &#224; un exercice d'&#233;quilibre entre la n&#233;cessit&#233; d'informer sur ce pass&#233; et l'organisation attractive d'expositions th&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'art ne sauve pas. &#187; La formule ouvre cette exposition doublement, d'une part avec &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares,&lt;/i&gt; exposition qui d&#233;ploie un parcours d'une rare densit&#233; historique et &#233;motionnelle : celui d'artistes juifs et europ&#233;ens venus d&#232;s le d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle, ayant trouv&#233;, dans les paysages m&#233;diterran&#233;ens de Collioure, C&#233;ret ou Tossa de Mar, un refuge provisoire pour se mettre &#224; l'abri des secousses du monde sur ce territoire frontalier. D'autre part avec &lt;i&gt;Je laisse la peinture pour plus tard,&lt;/i&gt; exposition de l'artiste Otto Freundlich fuyant l'Allemagne nazie. Les deux &#233;v&#233;nements doivent leurs titres aux dialogues emprunt&#233;s &#224; Freundlich et sa compagne, Jeanne Kosnick-Kloss, elle-m&#234;me artiste. Deux accrochages enrichis d'&#339;uvres de Chagall, Kiko&#239;ne, Hecht, Blatas, Kr&#233;m&#232;gne, pr&#234;t&#233;es par le mus&#233;e d'Art moderne de C&#233;ret. La collaboration entre ces institutions fait &#233;tat de l'importance des enjeux historiques et esth&#233;tiques. Treize artistes pass&#233;s par les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales dans la premi&#232;re moiti&#233; du XX&#7497; si&#232;cle retracent les paysages, les diff&#233;rentes factures plastiques et les situations historiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27487 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/vue_d_ensemble.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH355/vue_d_ensemble-947d2.jpg?1781963249' width='500' height='355' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res salles montrent comment nombre d'artistes exil&#233;s &#8211; souvent issus de ce que l'on appelle l'&#171; &#201;cole de Paris &#187; &#8211; furent attir&#233;s par la lumi&#232;re m&#233;diterran&#233;enne. Mais cette lumi&#232;re n'a rien d'idyllique. Les paysages de Collioure ou de C&#233;ret semblent travers&#233;s d'une inqui&#233;tude sourde. Dans plusieurs &#339;uvres, les lignes se contractent, les couleurs vibrent jusqu'&#224; la dissonance, les perspectives se ferment. Le paysage devient psychique. Le parcours montre comment ces artistes projettent d&#233;j&#224; dans les paysages du Sud une inqui&#233;tude li&#233;e &#224; la mont&#233;e des nationalismes europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition ne cherche pas &#224; opposer art et histoire, tout au contraire, elle les entrem&#234;le. Une chronologie accompagne les &#339;uvres, inscrivant chaque cr&#233;ation dans son contexte : mont&#233;e des totalitarismes, r&#244;le du r&#233;gime de Vichy, enfermement, d&#233;portation. Pour C&#233;line Sala-Pons, ces &#339;uvres sont autant de traces : &lt;i&gt;&#171; une mani&#232;re d'entrer dans l'histoire par l'art &#187;.&lt;/i&gt; L'art comme veille dans la nuit de l'Histoire. Les paysages de lumi&#232;re deviennent le th&#233;&#226;tre d'un exil artistique marqu&#233; par les pers&#233;cutions, les migrations forc&#233;es et la m&#233;moire des catastrophes europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Collioure et Rivesaltes, l'art ne sauve peut-&#234;tre pas. Mais il persiste. Et, dans cette persistance m&#234;me, il trace une m&#233;moire &#8211; fragile, n&#233;cessaire, profond&#233;ment actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27485 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/mela_muter_recadre_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH374/mela_muter_recadre_-889f2.jpg?1781963249' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mela Muter
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si le d&#233;partement des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, comme d'autres de sinistre m&#233;moire, a &#171; accueilli &#187; &#224; des degr&#233;s divers ces r&#233;fugi&#233;s qui se risquaient &#224; quelque dissidence et fuyaient les r&#233;gimes totalitaires, ils ne pouvaient de plus pour certains se d&#233;partir d'une &#233;tiquette d'art d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ces artistes nous racontent une histoire simple et violente &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;line Sala-Pons. Le raccourci est probant en ce que l'exposition fait la preuve de l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er pour ces &#234;tres accul&#233;s &#224; l'injustice de la guerre, au d&#233;placement, &#224; l'isolement. Parmi eux, Pinchus Kr&#233;m&#232;gne, qui avait fui le tsarisme, ou encore Alice Hohermann, artiste polonaise morte &#224; Auschwitz apr&#232;s son arrestation &#224; la fronti&#232;re espagnole. La pr&#233;sence de certains dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales a &#233;t&#233; d&#233;couverte au cours des recherches men&#233;es pour ce projet, d'autres sont des figures de l'art plus connues comme Marc Chagall (&lt;i&gt;L'ange et l'artiste&lt;/i&gt;, 1924. Estampe, pr&#234;t&#233;e par le Mus&#233;e d'art moderne de C&#233;ret) exil&#233; aux &#201;tats-Unis apr&#232;s avoir fui son pays, tous, t&#233;moignent d'une part de leur d&#233;sir de libert&#233; d'expression mais aussi de la singularit&#233; de leur travail diff&#233;remment influenc&#233; par la lumi&#232;re qu'ils ont trouv&#233;e dans ce paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une apr&#232;s l'autre, les &#339;uvres t&#233;moignent de leur r&#233;sistance : celles de Mela Muter, Michel Kiko&#239;ne, Arbit Blatas ami de Kr&#233;m&#232;gne, George Kars ou encore de Joseph Hecht, s'invitant, se conseillant les uns les autres de se retrouver en terre catalane. Les peintures de Max Birrer montrent les paysages de Collioure de 1936, dont les nuances color&#233;es annoncent l'avenir sombre qui s'ensuivra. Malgr&#233; la pers&#233;cution, tous continuent de cr&#233;er. Dans le m&#234;me esprit pr&#233;monitoire, la composition d'une &#339;uvre de Pinchus Kr&#233;m&#232;gne, &lt;i&gt;Paysage de C&#233;ret&lt;/i&gt; (1920) s'articule autour d'une route qui fend le paysage, sans vraiment aboutir &#224; une ligne d'horizon, tel un creux central plut&#244;t qu'un point de fuite qu'on imagine m&#233;taphoris&#233; dans cette perspective. La zone tr&#232;s claire du chemin appara&#238;t comme une incitation lumineuse, une voie &#224; emprunter pour sortir d'une ambiance sombre, opacifi&#233;e elle-m&#234;me par un premier plan qui bloque le regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27483 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/max_birrer_musee_de_collioure.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L491xH800/max_birrer_musee_de_collioure-1dd91.jpg?1781963249' width='491' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Max Birrer
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Mus&#233;e de Collioure
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le parcours mus&#233;ographique contribue &#224; nous &#233;clairer sur les termes de l'ensemble pictural. Il comprend une carte retra&#231;ant les itin&#233;raires de ces artistes exil&#233;s en Europe et les trajectoires entre pays. Elle mat&#233;rialise les d&#233;placements forc&#233;s, les fronti&#232;res franchies, les errances, les ancrages improbables dans le territoire. &lt;i&gt;&#171; Nous avons voulu montrer des trajectoires et des destins bris&#233;s par le XX&#7497; si&#232;cle &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line Sala-Pons. Qualifi&#233;s de &#171; d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s &#187;, ces artistes ont subi un processus de rel&#233;gation et d'effacement et malgr&#233; l'exil, ils ont continu&#233; &#224; cr&#233;er. &lt;i&gt;&#171; C'est une mani&#232;re de refuser de dispara&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; Claire Muchir, directrice du Mus&#233;e d'Art moderne de Collioure, rappelle que, dans les Pyr&#233;n&#233;es-Orientales, Otto Freundlich s'effor&#231;ait de son c&#244;t&#233; de reconstituer les &#339;uvres br&#251;l&#233;es par les nazis. Et ses tentatives de reconstitution s'essayaient elles-m&#234;mes &#224; r&#233;parer symboliquement l'effacement. Dans un parcours qui refuse d'opposer histoire et art, la chronologie accompagne les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es qui peu &#224; peu s'assombrissent. Du Paris lumineux des ann&#233;es 1900 &#224; la d&#233;couverte de la lumi&#232;re de la C&#244;te Vermeille, le visiteur r&#233;alise la bascule vers les ann&#233;es de guerre et de fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me volet qui aurait d&#251; &#234;tre pr&#233;sent&#233; au mus&#233;e de Collioure concerne le couple d'artistes form&#233; par Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. Otto Freundlich, artiste juif dont l'&#339;uvre fut qualifi&#233;e de &#171; d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;e &#187; par le r&#233;gime nazi, se r&#233;fugie &#224; Saint-Paul-de-Fenouillet en 1940. Sa compagne, Jeanne Kosnick-Kloss, l'y rejoint. Ils cr&#233;eront pendant trois ans dans ce village et &#224; Saint-Martin-de-Fenouillet jusqu'&#224; ce qu'Otto Freundlich soit finalement arr&#234;t&#233; par les nazis, d&#233;port&#233; puis assassin&#233; en 1943 au camp d'extermination de Sobibor, en Pologne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27486 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/p__kre_me_gne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH363/p__kre_me_gne-7b185.jpg?1781963249' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pinchus Kre&#769;me&#768;gne
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ici &lt;i&gt;l'art ne sauve peut-&#234;tre pas&lt;/i&gt; mais agit comme un seuil critique qui refuse toute consolation esth&#233;tique facile. Pourtant, au fil du parcours, quelque chose r&#233;siste pr&#233;cis&#233;ment comme une capacit&#233; &#224; maintenir une perception sensible du monde au moment m&#234;me o&#249; l'Histoire organise sa destruction. Dans cette perspective, plusieurs tableaux expressionnistes pr&#233;sent&#233;s apparaissent comme des sismographes. Les visages deviennent des surfaces d'alerte, portrait au crayon d'amis de Jeanne, les paysages sont r&#233;alis&#233;s en zones divis&#233;es, morcel&#233;es, qu'elles soient de mosa&#239;que, ou de peinture, la modernit&#233; se d&#233;ploie dans tous ses &#233;tats plastiques et historiques. Les lieux cessent d'&#234;tre des motifs pittoresques mais semblent devenir des lieux d'attente, de transit, parfois de pi&#232;ge. La d&#233;licatesse du trait et la fermet&#233; des couleurs dans les compositions de Kosnick-Kloss s'harmonisent avec les peintures de Freundlich rappelant, parfois dans une sorte d'orphisme, celui des Delaunay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pens&#233; comme une &lt;i&gt;&#171; boucle &#187;&lt;/i&gt;, selon Claire Muchir, le parcours se referme sur la phrase &#171; L'art est ce qui restera &#187;, tir&#233;e de la correspondance entre Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss. &lt;i&gt;&#171; Il y a un message politique fort. Cette exposition laissera une trace dans le parcours permanent du site. &#187; &lt;/i&gt; Une &#339;uvre d'Otto Freundlich y sera int&#233;gr&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Toutes nos expositions temporaires rappellent &#187;&lt;/i&gt;, explique la directrice, &lt;i&gt;&#171; C'est aussi une mani&#232;re d'&#233;largir nos publics. Il s'agit d'entrer par l'art comme t&#233;moin de l'histoire. &#187;&lt;/i&gt; Pour elle, ces &#339;uvres constituent une trace historique des destins bris&#233;s par la guerre et du r&#244;le central du r&#233;gime de Vichy dans la collaboration mais aussi &#224; l'adresse de tous les r&#233;gimes r&#233;pressifs. Parmi les &#339;uvres bouleversantes du parcours figurent celles de Victor Brauner, s&#233;rie de dessins et peintures de 1941, pr&#234;t&#233;es par le Mus&#233;e d'art moderne et contemporain de Saint-&#201;tienne M&#233;tropole. Son travail agit comme un point inattendu dans l'exposition avec ces portraits oblongues, leurs yeux fix&#233;s dans l'inconnu. L&#224; o&#249; d'autres pi&#232;ces laissaient subsister une ambigu&#239;t&#233; entre refuge et menace, Brauner impose un regard sur le futur proche, une interrogation sur le monde avec une intensit&#233; consid&#233;rable. Dans le contexte du M&#233;morial, ces &#339;uvres acqui&#232;rent une puissance ph&#233;nom&#233;nologique particuli&#232;re : elles ne montrent pas seulement l'horreur historique, elles montrent la difficult&#233; m&#234;me de continuer &#224; percevoir apr&#232;s elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition rappelle avec finesse que ces artistes ne peignent pas seulement un refuge g&#233;ographique : ils peignent une catastrophe imminente. Les commissaires &#233;vitent le pi&#232;ge d'une lecture r&#233;trospective illustrative. Il ne s'agit pas de dire que les &#339;uvres &#171; annon&#231;aient &#187; la guerre, mais de montrer comment certaines formes sensibles (fragmentation des corps, instabilit&#233; chromatique, d&#233;sorientation spatiale) enregistrent une mutation historique avant m&#234;me qu'elle ne soit nomm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des grandes r&#233;ussites de l'exposition est pr&#233;cis&#233;ment de ne pas r&#233;duire l'exil &#224; un th&#232;me biographique. L'exil devient ici une condition formelle de l'image. Le parcours montre &#233;galement comment un personnage comme Varian Fry, et les r&#233;seaux de fuite organis&#233;s depuis Marseille, constituent un horizon constant pour ces artistes cherchant &#224; quitter l'Europe. Cette dimension historique irrigue discr&#232;tement les &#339;uvres sans jamais transformer l'exposition en simple documentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines &#339;uvres sont marqu&#233;es par l'inach&#232;vement, d'autres par des ruptures de styles ou des d&#233;placements soudains de motifs. Cette instabilit&#233; n'est pas seulement li&#233;e aux trajectoires des artistes ; elle devient une esth&#233;tique du provisoire. Beaucoup d'&#339;uvres semblent peintes depuis une limite, g&#233;ographique, politique, ou existentielle. Ce qui rend &lt;i&gt;Les jours clairs sont rares&lt;/i&gt; particuli&#232;rement int&#233;ressante aujourd'hui tient peut-&#234;tre &#224; sa mani&#232;re de repenser la fonction du regard. L'exposition ne propose pas une m&#233;moire monumentale mais une mani&#232;re de repenser la fonction du regard en construisant une m&#233;moire perceptive. A travers les &#339;uvres, le visiteur comprend que les catastrophes historiques modifient aussi les r&#233;gimes sensibles : mani&#232;re de voir un paysage, un visage, une lumi&#232;re, une fronti&#232;re. Face aux crispations contemporaines sur les fronti&#232;res, les migrations et les identit&#233;s, cette exposition rappelle que l'exil n'est pas seulement une condition politique, il est aussi une exp&#233;rience perceptuelle qui transforme durablement les formes artistiques, non parce que l'exposition illustrerait une m&#233;moire d&#233;j&#224; connue, mais parce qu'elle d&#233;place la question de l'art vers celle de la sensibilit&#233; et de sa persistance, cette capacit&#233; &#224; faire sentir que les &#339;uvres continuent de regarder notre pr&#233;sent. Et c'est en cela que r&#233;side la r&#233;ussite curatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le catalogue commun aux deux institutions fait dire &#224; Claire Muchir que &lt;i&gt;&#171; les mus&#233;es ne sont pas des institutions sous cloche, de la m&#234;me mani&#232;re que le M&#233;morial n'est pas enferm&#233; dans l'histoire &#187;&lt;/i&gt;. Le M&#233;morial du camp de Rivesaltes poursuit actuellement la refonte de son exposition permanente et C&#233;line Sala-Pons souligne que cette exposition se voulait aussi &lt;i&gt;&#171; &#224; la hauteur de l'acte II du M&#233;morial &#187;&lt;/i&gt;. La stratification des m&#233;moires qu'incarne le lieu prolonge l'histoire de l'exil jusqu'&#224; aujourd'hui. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui encore, les artistes prennent la route. Aujourd'hui encore, des fronti&#232;res se ferment &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit-elle dans l'introduction du catalogue de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27484 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/les_jours_clairs_11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH284/les_jours_clairs_11-b8e81.jpg?1781963249' width='500' height='284' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Jours clairs sont rares,&lt;/i&gt; jusqu'au 3 f&#233;vrier 2027, au M&#233;morial du camp de Rivesaltes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/les-jours-clairs-sont-rares&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.memorialcamprivesaltes.eu/expositions/les-jours-clairs-sont-rares&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la neutralit&#233; en politique</title>
		<link>https://tk-21.com/De-la-neutralite-en-politique</link>
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		<dc:date>2026-07-04T19:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marie Baldner</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>censure</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les faits. La veille du vernissage, le 13 mai 2026, &#224; l'Alliance Fran&#231;aise de Botafogo (Rio de Janeiro, Br&#233;sil), l'exposition la &#171; Petite Encyclop&#233;die Sociopolitique Illustr&#233;e du Br&#233;sil Contemporain &#187; d'Andrea Eichenberger, est annul&#233;e et d&#233;mont&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Raison : L'Alliance Fran&#231;aise, en tant qu'institution culturelle et association br&#233;silienne est tenue &#224; une stricte neutralit&#233; politique et ne peut maintenir l'exposition d'un travail artistique comportant &#171; des prises de position politiques explicites sur la vie politique br&#233;silienne et des acteurs politiques nomm&#233;ment cit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Societe-15" rel="directory"&gt;Soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/censure" rel="tag"&gt;censure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH146/andrea_eichenberger-petiteencyclope_diedubresil-356f8.jpg?1783193486' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='146' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les faits. La veille du vernissage, le 13 mai 2026, &#224; l'Alliance Fran&#231;aise de Botafogo (Rio de Janeiro, Br&#233;sil), l'exposition la &#171; Petite Encyclop&#233;die Sociopolitique Illustr&#233;e du Br&#233;sil Contemporain &#187; d'Andrea Eichenberger, est annul&#233;e et d&#233;mont&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Raison : L'Alliance Fran&#231;aise, en tant qu'institution culturelle et association br&#233;silienne est tenue &#224; une stricte neutralit&#233; politique et ne peut maintenir l'exposition d'un travail artistique comportant &#171; des prises de position politiques explicites sur la vie politique br&#233;silienne et des acteurs politiques nomm&#233;ment cit&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les faits posent plusieurs questions. Pourquoi programmer l'exposition d'un travail artistique dont on sait, par des pr&#233;sentations pr&#233;c&#233;dentes &#8212; 2021, festival Fictions Documentaires de Carcassonne ; Festival international de photographie et d'arts visuels de Covilh&#227; (Portugal) ; festival FestFoto de Porto Alegre (Br&#233;sil) ; festival Photaumnales &#8212;, qu'il ouvre &#224; un d&#233;bat politique ? En programmant une exposition, qui engage un travail sp&#233;cifique de l'artiste, de la commissaire d'exposition et de toutes les personnes qui participent &#224; son accrochage, ne s'engage-t-on pas, juridiquement et moralement, &#224; mener le projet jusqu'au bout ? En r&#233;gime d&#233;mocratique, y compris dans un contexte diplomatique international, qu'est-ce que la neutralit&#233; politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en prenant acte de la violence que manifestent les faits, cette derni&#232;re question vaut peut-&#234;tre d'&#234;tre examin&#233;e avant d'aborder le contenu du travail de l'artiste. Dans le domaine politique, puisque c'est ce qui est en jeu &#8212; L'Alliance fran&#231;aise, ONG culturelle, a, entre autres, pour mission de &#171; promouvoir la diversit&#233; et le dialogue entre les cultures &#187; &#8212;, comme dans le domaine axiologique, la neutralit&#233; ne signifie pas le refus du d&#233;bat, des recherches et des opinions contradictoires mais le refus d'en adopter une ou de lui donner une valeur sup&#233;rieure aux autres sous pr&#233;texte d'un contexte politique. Dans le domaine culturel, l'artiste est libre de ses questionnements et de leur mise en image dans la limite de son inscription dans les lois et les valeurs d&#233;mocratiques et de leur respect. L'exposition est source d'un dialogue o&#249; peuvent &#234;tre d&#233;velopp&#233;es toutes les argumentations contradictoires et l'honneur revient &#224; l'institution qui l'accueille d'en &#234;tre le vecteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons-en &#224; l'exposition. Elle est le r&#233;sultat d'un travail artistique r&#233;alis&#233; en collaboration avec des chercheurs de diff&#233;rentes disciplines. Ce travail rassemble des photographies d'objets, de gestes et d'&#233;l&#233;ments de la vie quotidienne br&#233;silienne qui ont acquis une connotation politique au cours de dix ann&#233;es (2013-2023). Que voyons-nous ? Sur fond blanc, des images de coxinha (p&#226;te farcie au poulet), de mortadelle, du maillot auriverde de la Sele&#231;&#227;o, d'un couteau, du lava jato (nettoyeur haute pression)&#8230;, autant de mets et d'objets qui ont pris au Br&#233;sil, ces derni&#232;res ann&#233;es, valeur de symboles et sont le sujet de d&#233;bats o&#249; s'animent des oppositions politiques virulentes qui d&#233;rivent quelquefois vers la violence. Faut-il pour autant exclure l'artiste qui met en sc&#232;ne cette symbolique de la soci&#233;t&#233; br&#233;silienne ? Ce qui semble faire probl&#232;me, c'est que ces images sont accompagn&#233;es de textes r&#233;dig&#233;s par divers scientifiques, historienne, anthropologue, chercheuse en art et langages, architecte-urbaniste... qui creusent &#171; le dessous des images &#187;. D'implicite le sens port&#233; par l'image s'ouvre &#224; l'explicite sans pour autant d&#233;nier &#224; celles et &#224; ceux qui les regardent leur libert&#233; d'imaginaire et d'interpr&#233;tation. L&#224; se trouve la neutralit&#233; sans le risque de tomber dans une novimage qui dispenserait de toute pens&#233;e sp&#233;culative et de toute contestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article initialement publi&#233; le 25 mai 2026 dans la revue d'art &lt;a href=&#034;https://www.lacritique.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Critique.Org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Avec l'aimable autorisation de LaCritique.org et de Jean-Marie Baldner.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : &#169; Andrea Eichenberger, Petite Encyclop&#233;die Sociopolitique Illustr&#233;e du Br&#233;sil Contemporain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;@eichenberger.andrea&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.andreaeichenberger.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.andreaeichenberger.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lacritique.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lacritique.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Elles du Desir</title>
		<link>https://tk-21.com/Les-Elles-du-Desir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Les-Elles-du-Desir</guid>
		<dc:date>2026-07-04T17:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Avec Colette Debl&#233; les cycles font un &#233;cart et les vieux &#233;vangiles ne se ferment plus en cercle. La cha&#238;ne de la gen&#232;se est emport&#233;e dans la turbulence. R&#233;soudre une &#233;nigme se serait &#234;tre Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions l&#233;gendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l'air au dessous de la mer l&#224; o&#249; les th&#233;ories ne disent rien qui vaille.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/les_elles_du_desir-653b0.jpg?1783201143' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avec Colette Debl&#233; les cycles font un &#233;cart et les vieux &#233;vangiles ne se ferment plus en cercle. La cha&#238;ne de la gen&#232;se est emport&#233;e dans la turbulence. R&#233;soudre une &#233;nigme ce serait &#234;tre Oedipe ou le meurtre ou le manque. Alors il convient de rompre les visions l&#233;gendaires - entendez enfantines - il convient de transporter l'air au dessous de la mer l&#224; o&#249; les th&#233;ories ne disent rien qui vaille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;ros d&#233;borde sur les deux Am&#233;riques br&#251;lant devant les eaux du Gulf Stream qui se tord de plaisir. Il n'y a rien que des standards de jazz &#224; se r&#233;pandre au milieu des vapeurs d'alcool. La mouche d'Or tel un corps durable creuse son nid dans l'interstice d'une g&#233;mellit&#233;. La hi&#233;rarchie des sexes n'est plus fonction de la peur, elle ne collectionne, ne capitalise plus les exploits, elle ne d&#233;truit plus tout ce qu'elle touche. Seule l'absence de d&#233;sir engraisse nos terreurs mais le plaisir en deux engendrent de nouvelles foudres. On franchit une fracture, on recoud une f&#234;lure.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'artiste n'a cess&#233; de cr&#233;er des images o&#249; les &#171; faces oppos&#233;es des choses &#187; coexistent et o&#249; le f&#233;minin prend toute sa dimension et son accomplissement dans une enqu&#234;te fil&#233;e tout au long de l'histoire de l'art, &#224; la recherche des images de la femme. Plus de deux mille lavis, dessins et peintures constituent une sorte d'essai plastique sur la repr&#233;sentation des femmes dans l'histoire de l'art. Ce projet, l'artiste l'a clairement d&#233;fini : &#171; A-t-on jamais tent&#233; d'explorer par des seuls moyens plastiques l'histoire de l'art ou l'un de ses aspects, comme le font l'historien et l'essayiste &#224; l'aide de l'&#233;criture. Mon projet est de tenter, &#224; travers une infinit&#233; de dessins, de reprendre les diverses repr&#233;sentations de la femme depuis la pr&#233;histoire jusqu'&#224; nos jours afin de r&#233;aliser une analyse visuelle des diverses postures, situations, mises en sc&#232;ne. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'art singulier de Colette Debl&#233;, c'est en m&#234;me temps comme une synth&#232;se de l'histoire de l'art qui nous saute aux yeux. Le lavis est la technique essentielle que Colette Debl&#233; a choisi pour appr&#233;hender la femme et pour la pr&#233;senter. Mais toutes les nuances de ses lavis ne pouvaient pas &#234;tre respect&#233;es avec nos m&#233;thodes artisanales d'impression et Colette Debl&#233; a accept&#233; des interpr&#233;tations de ses &#339;uvres originales, des transpositions de ses lavis, et elle nous a accord&#233; une grande libert&#233; pour le choix des couleurs de ses silhouettes pour les livres courants.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Et l'artiste de pr&#233;ciser : &#171; Je peins parce que je ne sais pas parler. Je peins pour &#234;tre l&#224; quand je ne serais plus l&#224;. Et la bonne conscience de mon plaisir de peindre. Je peins parce que j'ai besoin de peindre, c'est ma respiration. Je peins comme une pouss&#233;e v&#233;g&#233;tale. Avec la m&#234;me n&#233;cessit&#233; qu'une rhubarbe pousse ses feuilles. C'est ma vie, la vie. Lavis &#187;. Chaque &#339;uvre saisit une attitude, une posture, un simple geste d'une femme appartenant &#224; une sc&#232;ne peinte, sculpt&#233;e ou photographi&#233;e provenant de n'importe quelle &#233;poque. &#201;merge donc toujours un personnage f&#233;minin pr&#233;lev&#233; par l'artiste de la configuration d'origine, de son sanctuaire premier. Mais la re-pr&#233;sentation qu'elle en donne ignore le contexte tout en conservant se trace fantomatique. Des &#171; idoles l&#233;g&#232;res &#187;, comme les d&#233;finit Jean-Paul Goux, arrach&#233;es aux carri&#232;res antiques, montent vers des plafonds c&#233;lestes ou vers des &#238;les o&#249; le vent souffle o&#249; il veut.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La femme est donc d&#233;esse mais &#224; la religion des plus pa&#239;ennes. Et l'artiste en est la pr&#234;tresse lib&#233;ratrice et gorgeant les cl&#233;s de vo&#251;tes de leurs nouvelles cath&#233;drales aux ogives parfois ouvertement &#233;rotiques. Condensation et d&#233;placement, brutalit&#233; d'un d&#233;sir f&#233;minin, f&#233;minisation de la sexualit&#233; qui du phallus passe &#224; la cascade, Colette Debl&#233; cr&#233;e une pluie, un ruissellement dont le cercle ne cesse de s'agrandir. On est dedans sans y &#234;tre, mais on esp&#232;re ne pas en &#234;tre exclu et ce depuis une sc&#232;ne primitive o&#249; immanquablement l'artiste finira par nous faire remonter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colette Debl&#233; d&#233;membre ainsi certains r&#234;ves de jouissance pour mieux en remonter d'autres. Quelque chose communique avec tout. Le sexe f&#233;minin soudain est non seulement &#224; mais notre image. Nous sommes (nous les m&#226;les) son reste qui se consume : une &#233;vanescence &#224; peine visible qui se d&#233;sagr&#232;ge en tant que promesse si souvent non ou mal tenue. Les unes de nues, les voil&#233;es ou les d&#233;v&#234;tues par nu&#233;es parviennent malgr&#233; tout &#224; mod&#233;rer le froid de l'hiver sur les &#238;les de leurs corps telles que Colette Debl&#233; les a r&#233;invent&#233;es ainsi que le centre de l'amour. Certes il ne co&#239;ncide pas toujours avec le centre de la vie. Mais avec les femmes de Debl&#233; et ses &#171; anc&#234;tres &#187; toujours.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si ce n'est pas son objectif premier, elle nous permet de savourer jusque dans l'&#233;cart la substance m&#234;me de l'intimit&#233; ut&#233;rine. Car ici est le lieu et la r&#233;alit&#233;, l'identit&#233; supr&#234;me, la nuit d'&#233;t&#233;. Les figures f&#233;minines de l'artiste harc&#232;lent donc l'origine jusqu'o&#249; elle ne sera plus, o&#249; nous serons enfin. Arrachant &#224; la barbarie iconographique et &#171; male-igne &#187; des si&#232;cles pass&#233;s ses figurines, Colette Debl&#233; corrige le un avec le deux. Elle soigne le fruit plus que le tronc. Elle ne loge pas l'air dans la racine, mais sur la fleur. Le sexe masculin glisse ainsi &#224; l'oubli, s'ampute de lui-m&#234;me car il fut toujours peu prolixe sinon de sa d&#233;it&#233; autoprogramm&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; Jeux de dames &#187;, Colette Debl&#233; Exposition,&lt;br class='autobr' /&gt;
Archipel Butor, &lt;br class='autobr' /&gt;
20 juin au 23 septembre 2026.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27527 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/1-1b.jpg' width=&#034;212&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Biennale de Venise</title>
		<link>https://tk-21.com/Biennale-de-Venise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Biennale-de-Venise</guid>
		<dc:date>2026-05-31T10:13:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Moulon</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Venise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le propos apaisant de la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh de la 61&#7497; Biennale de Venise d&#233;c&#233;d&#233;e l'an dernier, a &#233;t&#233; port&#233; par son &#233;quipe jusqu'&#224; l'ouverture qui a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le contexte g&#233;opolitique international. Le jury ayant d&#233;missionn&#233; avant m&#234;me l'inauguration, la remise des traditionnels Lions d'or a &#233;t&#233; report&#233;e, et un prix du public a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Venise" rel="tag"&gt;Venise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/venice-biennale-2026-2399790617-fe092.jpg?1780223762' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le propos apaisant de la commissaire suisso-camerounaise Koyo Kouoh de la 61&#7497; Biennale de Venise, d&#233;c&#233;d&#233;e l'an dernier, a &#233;t&#233; port&#233; par son &#233;quipe jusqu'&#224; l'ouverture qui a &#233;t&#233; troubl&#233;e par le contexte g&#233;opolitique international. Le jury ayant d&#233;missionn&#233; avant m&#234;me l'inauguration, la remise des traditionnels Lions d'or a &#233;t&#233; report&#233;e, et un prix du public a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les Giardini&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est un pavillon national qui a marqu&#233; les esprits durant les journ&#233;es professionnelles, avant que vingt-cinq d'entre eux ne ferment temporairement leurs portes en signe de protestation contre le maintien des pavillons russe et isra&#233;lien, c'est bien celui de l'Autriche avec la performeuse Florentina Holzinger qui en chor&#233;graphie d'autres. Le nu est de rigueur, comme c'est souvent le cas en art, et la radicalit&#233; des performances convoque l'actionnisme viennois du si&#232;cle dernier bien que le monde ait bien chang&#233;. A l'entr&#233;e du pavillon, le battant d'une cloche suspendue est incarn&#233; par une performeuse qui violemment sonne le glas avec son corps. Le titre de l'exposition, &lt;i&gt;Seaworld,&lt;/i&gt; souligne notre totale d&#233;pendance &#224; l'&#233;l&#233;ment liquide. Ainsi l'urine recycl&#233;e du public participe &#224; alimenter un cube de verre &#233;voquant l'escapologie car une autre performeuse, &#233;quip&#233;e d'un d&#233;tendeur, y est en immersion. Alors qu'une autre fait des tours de scooter des mers &#224; l'int&#233;rieur d'une pi&#232;ce inond&#233;e. De telles extravagances &#8211; libres d'interpr&#233;tation bien qu'orient&#233;es par le lieu car Venise est r&#233;put&#233;e pour ses inondations entre autres exc&#232;s &#8211; sont abondamment relay&#233;es sur les m&#233;dias sociaux o&#249; le spectacle est permanent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/01_holzinger.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH502/01_holzinger-a5994.jpg?1779005491' width='500' height='502' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Florentina Holzinger, Seaworld Venice, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les murs du pavillon espagnol ont &#233;t&#233; confi&#233;s &#224; Oriol Vilanova qui les a enti&#232;rement recouverts de cartes postales. Celui-ci les collectionne de mani&#232;re compulsive, fr&#233;quentant assid&#251;ment les march&#233;s aux puces de Barcelone &#224; Bruxelles. Et c'est de fa&#231;on tout aussi obsessionnelle qu'il les a accroch&#233;s en grille, un dispositif de monstration bien connu en art contemporain. &lt;i&gt;Los restos,&lt;/i&gt; l'intitul&#233; du pavillon, est teint&#233; d'une forme de nostalgie des cultures populaires longtemps port&#233;es par ces objets touristiques &#171; du monde d'avant &#187; par excellence. Le dispositif d'accrochage est int&#233;ressant car les cartes postales sont rassembl&#233;es par sujet mais aussi par couleur. Comme s'il s'agissait de les traiter globalement en mosa&#239;que sans pour autant que les vues ind&#233;pendantes ne soient occult&#233;es pour qui s'en approche. Il s'agit par cons&#233;quent d'une installation aussi conceptuelle qu'immersive dont l'appr&#233;hension d&#233;pend de la distance d'observation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27320 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/02_vilanova.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/02_vilanova-47326.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Oriol Vilanova, Los restos, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'artiste australien n&#233; au Liban Khaled Sabsabi &#233;tablit quant &#224; lui un lien entre les Giardini et l'Arsenal en pr&#233;sentant deux installations monumentales : &lt;i&gt;Conference of one's self&lt;/i&gt; au pavillon australien et &lt;i&gt;khalil&lt;/i&gt; dans l'exposition &lt;i&gt;In Minor Keys&lt;/i&gt; de Koyo Kouoh &#224; la Corderie. La premi&#232;re est octogonale et s'exp&#233;rimente de l'ext&#233;rieur alors que la seconde est circulaire et se vit de l'int&#233;rieur. Leurs parois pr&#233;sent&#233;es dans une relative p&#233;nombre ont en commun d'avoir &#233;t&#233; peintes avant d'&#234;tre augment&#233;es d'images en mouvement projet&#233;es, si tant est que les deux textures s'entrem&#234;lent. Dans l'un comme dans l'autre lieu, nous sommes encourag&#233;s au dialogue et &#224; la s&#233;r&#233;nit&#233;. Ainsi d&#232;s l'entr&#233;e, le pavillon australien est d&#233;crit tel un &#171; lieu d&#233;di&#233; &#224; la cr&#233;ativit&#233;, &#224; la r&#233;flexion et aux &#233;changes &#187; tandis qu'au seuil de l'exposition internationale Koyo Kouoh s'adresse &#224; nous ainsi : &#171; Respirez profond&#233;ment, expirez, rel&#226;chez vos &#233;paules, fermez les yeux &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A l'arsenal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27321 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/03_sabsabi.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/03_sabsabi-dad33.jpg?1779005492' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Khaled Sabsabi, Conference of one's self, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Si les pavillons historiques sont rassembl&#233;s au sein des Giardini, d'autres plus r&#233;cents sont install&#233;s &#224; l'Arsenal. &#192; l'instar de celui du Chili o&#249; il convient de se d&#233;chausser pour p&#233;n&#233;trer dans la zone quelque peu aseptis&#233;e de l'installation &lt;i&gt;Inter-Reality&lt;/i&gt; aux multiples &#233;l&#233;ments. Au centre, une structure polygonale blanche d'allure minimale intrigue le public, alors que la sculpture tout &#224; fait r&#233;aliste d'un homme en observant l'int&#233;rieur au travers d'un &#339;illeton l'incite &#224; en faire de m&#234;me. Nous y d&#233;couvrons le diorama d'un paysage d'apparence bucolique jusqu'&#224; ce que l'on identifie des v&#233;hicules militaires. Cette exposition personnelle de Norton Maza en dit long sur les interactions permanentes entre les r&#233;alit&#233;s et fictions de nos environnements m&#233;diatiques. Ici, le conteneur ne dit rien du contenu qu'il rec&#232;le alors que la repr&#233;sentation tridimensionnelle d'un paysage vraisemblable pourrait tout aussi bien &#234;tre le th&#233;&#226;tre d'une manipulation. On pense in&#233;vitablement aux images de conflits dont les gouvernements de pays en guerre nous abreuvent pour orienter nos opinions. Les guerres aujourd'hui se jouent sur tous les fronts et jusque dans l'art.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27322 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/04_maza_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/04_maza_-ad67e.jpg?1779005492' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Norton Maza, Inter-Reality, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27323 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/05_jaar.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/05_jaar-4794c.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Alfredo Jaar, The End of the World, 2023-2024
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont pas directement les guerres que consid&#232;re Alfredo Jaar avec son installation &lt;i&gt;The End of the World&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233;e dans l'exposition &lt;i&gt;In Minor Keys&lt;/i&gt; de l'Arsenal, mais plut&#244;t ce qui bien souvent les cause, &#224; savoir les minerais que se disputent entreprises et &#201;tats. Il en a s&#233;lectionn&#233; une dizaine (cobalt, coltan, cuivre, &#233;tain, germanium, lithium, mangan&#232;se, nickel, platine et terres rares) qu'il documente &#224; l'entr&#233;e de l'espace monumental de l'&#339;uvre. Le lieu est litt&#233;ralement irradi&#233; d'une lumi&#232;re rouge semblable &#224; celle d'une chambre noire, espace de r&#233;v&#233;lation d'hier, sachant que l'artiste chilien a aussi pratiqu&#233; la photographie. Tout au fond du d&#233;cor monochrome qui conf&#232;re une atmosph&#232;re si particuli&#232;re &#224; cette &#339;uvre environnementale, un petit cube est pr&#233;sent&#233; comme on le fait ordinairement dans les mus&#233;es. Celui-ci contient les dix mati&#232;res premi&#232;res critiques qui y sont assembl&#233;es par couches. Certaines d'entre elles &#233;tant aussi pr&#233;sentes sur la lune, notre satellite devient le lieu de convoitises en devenir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27324 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;78&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/06_beaudelaire.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/06_beaudelaire-5e564.jpg?1779005492' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eric Baudelaire, Death Passed My Way and Stuck This Flower in My Mouth, 2026
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autre installation monumentale, tant par le nombre de projections vid&#233;o &#8211; cinq align&#233;es en arc de cercle &#8211; que par la taille : &lt;i&gt;Death Passed My Way and Stuck This Flower in My Mouth&lt;/i&gt; d'Eric Baudelaire, inspir&#233;e par la pi&#232;ce &lt;i&gt;L'Homme &#224; la fleur dans la bouche&lt;/i&gt; de Luigi Pirandello. La sc&#232;ne se d&#233;roule dans l'immense march&#233; aux fleurs d'Aalsmeer aux Pays-Bas o&#249; humains et robots s'accordent dans la gestion m&#233;canis&#233;e d&#8216;un vivant p&#233;rissable. La perfection du ballet mis en place est en totale opposition avec l'aspect &#233;ph&#233;m&#232;re des fleurs coup&#233;e. Et que penser du bilan carbone d'une telle entreprise d'un transport globalis&#233; de p&#233;tales diversement color&#233;s. Quant aux ouvri&#232;res et ouvriers, on les devine tout aussi savamment orchestr&#233;s que le sont les chariots autonomes par un syst&#232;me informatique pens&#233; autour d'une unique notion : la productivit&#233;. Une organisation qui est en parfaite r&#233;sonance avec celle de la Biennale de Venise qui a d&#251; acheminer les nombreuses &#339;uvres pour les pr&#233;senter quelques mois avant de les renvoyer &#224; leurs multiples destinations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De collections en palais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Biennale de Venise, c'est aussi l'occasion de visiter les institutions publiques ou priv&#233;es comme la Collection Pinault qui pr&#233;sente l'exposition monographique &lt;i&gt;Third Person&lt;/i&gt; de Lorna Simpson s'inscrivant dans la continuit&#233; de celle du Metropolitan Museum of Art de New York l'an dernier. Oscillant entre le photographique et le pictural, l'artiste am&#233;ricaine s'inspire de la culture afro-am&#233;ricaine que les magazines &lt;i&gt;Ebony&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Jet&lt;/i&gt; ont archiv&#233; par l'image au fil des d&#233;cennies. C'est ainsi que, dans la boucle vid&#233;o &lt;i&gt;Walk with me,&lt;/i&gt; trois visages &#233;trangement recompos&#233;s de femmes afro-am&#233;ricaines cohabitent tout en fleurtant avec l'id&#233;e d'hybridation. Un collage qui aujourd'hui constitue un acte de r&#233;sistance par le faire quant &#224; l'imm&#233;diatet&#233; comme &#224; la perfection des services d'intelligence artificielle g&#233;n&#233;rative. Pr&#233;cisons que sa projection, &#224; m&#234;me l'un des murs de brique de la Punta della Dogana, lui conf&#232;re une nouvelle mat&#233;rialit&#233;. L'image gagne &#224; la fois en complexit&#233; et en texture, deux notions qui sont centrales &#224; l'esth&#233;tique de Lorna Simpson.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27326 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/07_simpson.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/07_simpson-83bf2.jpg?1779005492' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Lorna Simpson, Walk with me, 2020
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Palazzo Franchetti compte parmi les palais v&#233;nitiens &#224; ne pas manquer. Parmi les expositions qui y sont pr&#233;sent&#233;es, &lt;i&gt;Rage Bait&lt;/i&gt; d'Eva &amp; Franco Mattes est organis&#233;e par la Fondation Autotelic. Actif depuis le milieu des ann&#233;es 1990, le duo n'a de cesse de scruter l'internet pour y extraire des id&#233;es et des formes afin de les magnifier en centre d'art ou galerie. Aussi, rien de surprenant &#224; ce que la figure du &lt;i&gt;LOL cat&lt;/i&gt; revienne fr&#233;quemment dans leur travail. Comme c'est le cas avec les sculptures en situation de &lt;i&gt;Cursed Cat&lt;/i&gt; qui ponctuent le parcours de l'exposition. A l'origine de cette s&#233;rie : la photographie Getty Images de 2008 documentant une fusillade avec au premier plan un chat noir qui, selon la superstition, porte malheur. Modifi&#233; num&#233;riquement dans sa posture, le f&#233;lin r&#233;apparait une dizaine d'ann&#233;es plus tard pour enfin devenir un m&#232;me en Russie, puis &#224; l'international. C'en est ainsi de l'internet &#8211; plus encore dans sa version sociale &#8211; et de l'art qui op&#232;rent tel des amplificateurs de ph&#233;nom&#232;nes soci&#233;taux. C'est aussi vrai pour cette 61&#7497; Biennale de Venise, plus politique que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27325 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/08_mattes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/08_mattes-335ca.jpg?1779005492' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Eva &amp; Franco Mattes, Cursed Cat, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Biennale de Venise : &lt;a href=&#034;https://www.labiennale.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.labiennale.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Seaworld Venice : &lt;a href=&#034;https://www.seaworldvenice.at&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.seaworldvenice.at&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Khaled Sabsabi : &lt;a href=&#034;https://khaledsabsabi.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://khaledsabsabi.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Norton Maza : &lt;a href=&#034;https://www.nortonmaza.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nortonmaza.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alfredo Jaar : &lt;a href=&#034;https://alfredojaar.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alfredojaar.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ric Baudelaire : &lt;a href=&#034;https://baudelaire.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://baudelaire.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collection Pinault : &lt;a href=&#034;https://www.pinaultcollection.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pinaultcollection.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorna Simpson : &lt;a href=&#034;https://lsimpsonstudio.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lsimpsonstudio.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Autotelic Foundation : &lt;a href=&#034;https://autotelic-foundation.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://autotelic-foundation.org&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Eva &amp; Franco Mattes : &lt;a href=&#034;https://0100101110101101.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://0100101110101101.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Col Tempo</title>
		<link>https://tk-21.com/Col-Tempo</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Col-Tempo</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:55:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Guido Guidi a constitu&#233; au fil du temps une r&#233;flexion contemporaine sur l'image et le territoire. &#171; Je ne crois pas au r&#233;sultat d&#233;finitif, dit-il, il n'existe que des &#233;tapes. &#187;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH118/an_neta5b-06afc.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Guido Guidi a constitu&#233; au fil du temps une r&#233;flexion contemporaine sur l'image et le territoire. &#171; Je ne crois pas au r&#233;sultat d&#233;finitif, dit-il, il n'existe que des &#233;tapes. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Guido Guidi s'impose aujourd'hui comme une figure incontournable de la photographie contemporaine. Son travail est impressionnant, ses s&#233;quences photographiques se d&#233;ploient au BAL &#224; Paris tel un long leporello articul&#233; en cinq sections pr&#233;sentant dix huit s&#233;quences photographiques de plus de deux cents images mises en espace comme une liste &#224; la Georges Perec :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Preganziol&lt;/strong&gt; 1983 - &lt;strong&gt;Esercizi&lt;/strong&gt; (exercices) 1968-69 - &lt;strong&gt;Attesa&lt;/strong&gt; (attente) 1967-68 - &lt;strong&gt;Album&lt;/strong&gt; 1970-80 - &lt;strong&gt;In una stanza&lt;/strong&gt; (dans une pi&#232;ce) 1971 - &lt;strong&gt;Facciata&lt;/strong&gt; (fa&#231;ade) 1971-83 - &lt;strong&gt;Di sguincio&lt;/strong&gt; (en biais) 1974-81 - &lt;strong&gt;In Montagna&lt;/strong&gt; (&#224; la montagne) 1983-88 - &lt;strong&gt;Dintorni di Cesena&lt;/strong&gt; (environ de Cesena)1985-2004 - &lt;strong&gt;Venezia&lt;/strong&gt; (Venise) 1983-2001 - &lt;strong&gt;Porto Marghera&lt;/strong&gt; 1988-97 - &lt;strong&gt;Rimini nord&lt;/strong&gt; 1991- &lt;strong&gt;PK TAV 139+500&lt;/strong&gt; 2005 - &lt;strong&gt;Chioggia&lt;/strong&gt; 2000 - &lt;strong&gt;Fiume&lt;/strong&gt; (fleuve) 2007 - &lt;strong&gt;Carlo Scarpa Tomba Brion&lt;/strong&gt; (tombe Brion) - &lt;strong&gt;Guimar&#228;es&lt;/strong&gt; 2011 - &lt;strong&gt;Raccolta indifferenziata&lt;/strong&gt; (collecte indiff&#233;renci&#233;e) 2001-2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas ici d&#233;crire toutes ses s&#233;ries, il faut venir les voir et s'immerger dans ce travail radical et contemporain. La sc&#233;nographie du BAL est tr&#232;s r&#233;ussie, elle permet &#224; chacun de s'impr&#233;gner pas &#224; pas des s&#233;quences photographiques rythm&#233;es par les intervalles qui les s&#233;parent. Un travail qui entrelace les signes du monde et la grammaire du paysage. Guido Guidi capture depuis les ann&#233;es 1960 des paysages ordinaires, des routes anonymes, des architectures modernes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il se concentre sur les espaces p&#233;riph&#233;riques, &#224; la marge, observant des situations non codifi&#233;es, incertaines, mal comprises. Pionnier du renouveau du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27110 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/3__img_2417.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH390/3__img_2417-8a1f1.jpg?1775137106' width='500' height='390' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27102 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/an_w42j9z.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_w42j9z-e64ed.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il accorde une importance &#233;gale au banal et au monumental, aux d&#233;tails n&#233;glig&#233;s comme aux formes &#233;tablies.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27111 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/5__img_2423.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH400/5__img_2423-e194a.jpg?1775137106' width='500' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans sa s&#233;rie &lt;i&gt;Col Tempo&lt;/i&gt;, il montre le temps qui passe entre l'ombre et la lumi&#232;re et la prochaine ombre qui surgit. L'&#233;nergie est captur&#233;e par la succession des images. Il dit que le sujet r&#233;el de ses photographies ne se voit pas dans une photographie mais dans l'entre-deux photographique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/8__img_2406.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/8__img_2406-6f72f.jpg?1775137107' width='500' height='398' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour Guido Guidi la fa&#231;ade d'une maison est un visage, la fa&#231;ade regarde le soleil. II a cette id&#233;e de la photographie comme une r&#233;f&#233;rence &#224; l'espace de l'annonciation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27119 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/6-img_2378.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH166/6-img_2378-11b05.jpg?1775137107' width='500' height='166' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La relation avec ce que l'on regarde est essentielle pour lui. Ses tirages sont toujours de la m&#234;me taille que ses n&#233;gatifs, pour lui la photographie finale doit &#234;tre &#224; la m&#234;me proportion que le n&#233;gatif, c'est la v&#233;rit&#233; photographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil de ses prises de vue quotidiennes, Guido Guidi a constitu&#233; peu &#224; peu une archive po&#233;tique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de d&#233;couvertes. Il envisage la photographie comme une note, une tentative. Il ne croit pas &#224; un r&#233;sultat d&#233;finitif ; pour lui &lt;i&gt;&#171; il n'existe que des &#233;tapes &#187;&lt;/i&gt;. Et il affirme son rejet de toute complaisance envers l'image unique et l'&#339;uvre parfaite. &lt;i&gt;&#171; Quand je photographie quelque chose, je suis cette chose comme si je priais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27115 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/7__img_2446.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH493/7__img_2446-79294.jpg?1775137107' width='500' height='493' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au fil de ses prises de vue quotidiennes, Guido Guidi a constitu&#233; peu &#224; peu une archive po&#233;tique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de d&#233;couvertes loin de toute recherche d'artifice ou de virtuosit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a construit une grammaire du paysage et a profond&#233;ment transform&#233; le rapport entre langage photographique et perception du territoire. Donnant &#224; son travail une port&#233;e politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Guido Guidi est autant photographe que penseur. Avec lui apprenons &#224; renouveler notre regard.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27104 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/an_xrkcjo.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_xrkcjo-811fa.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27103 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/an_gajgtn.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/an_gajgtn-64384.jpg?1775123434' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/reserve_5__img_2383.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/reserve_5__img_2383-58417.jpg?1775137107' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27117 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/reserve_3__img_2405.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH399/reserve_3__img_2405-4ab9f.jpg?1775137107' width='500' height='399' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.le-bal.fr/2026/01/guido-guidi-col-tempo-1956-2024" class="spip_out"&gt;https://www.le-bal.fr/2026/01/guido...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/m6djwc.jpg' width=&#034;747&#034; height=&#034;560&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;LE BAL, 6, impasse de la D&#233;fense, 75018 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvert le mercredi de 12h &#224; 20h et du jeudi au dimanche de 12h &#224; 19h.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Magie du temps presque arr&#234;t&#233;</title>
		<link>https://tk-21.com/Magie-du-temps-presque-arrete</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Magie-du-temps-presque-arrete</guid>
		<dc:date>2026-04-04T08:53:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les photographies qui ont le plus &#233;mu Vasapolli sont celles de Robert Capa &#224; Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes &#8212; floues, chaotiques &#8212; transmettent la terreur et l'humanit&#233; de ce moment avec une intensit&#233; incomparable. Il a toujours admir&#233; le courage de Capa : il se tenait dans l'eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/vasapolli-81444.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les photographies qui ont le plus &#233;mu Alessandro Vasapolli sont celles de Robert Capa &#224; Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes &#8212; floues, chaotiques &#8212; transmettent la terreur et l'humanit&#233; de ce moment avec une intensit&#233; incomparable. Il a toujours admir&#233; le courage de Capa : il se tenait dans l'eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les portraits d'Alessandro Vasapolli, le sujet n'est jamais donn&#233; frontalement ; il advient dans une vibration, une diffraction, une tension chromatique. Ce qui frappe d'abord, c'est la mat&#233;rialit&#233; de ses photographies. Il ne d&#233;l&#232;gue rien au hasard ni aux automatismes num&#233;riques. Il con&#231;oit ses propres filtres, &#233;labore des syst&#232;mes chromatiques sp&#233;cifiques, contr&#244;le le tirage comme un laboratoire intime.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce refus de la post-production corrective n'est pas un purisme : c'est une position th&#233;orique. L'image doit na&#238;tre de la lumi&#232;re elle-m&#234;me, et non d'un artifice ult&#233;rieur. Elle est le r&#233;sultat d'un dispositif pens&#233;, presque architectural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines s&#233;ries, le mouvement &#8212; notamment celui du corps &#8212; devient un terrain d'analyse du temps. La figure ne danse pas pour &#234;tre repr&#233;sent&#233;e ; elle sert &#224; d&#233;composer l'espace, &#224; fragmenter la continuit&#233; visuelle. Ailleurs, les silhouettes f&#233;minines apparaissent comme des pr&#233;sences &#224; la fois r&#233;v&#233;l&#233;es et soustraites : le regard cherche un visage, une identit&#233;, mais se heurte &#224; une forme d'&#233;clipse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce manque est constitutif de l'&#339;uvre. Il oblige le spectateur &#224; compl&#233;ter, &#224; projeter, &#224; douter. En ce sens, Vasapolli appartient &#224; cette g&#233;n&#233;ration d'artistes qui consid&#232;rent la photographie comme un m&#233;dium conceptuel sans renoncer &#224; sa sensualit&#233;. La couleur, chez lui, n'est jamais illustrative : elle agit comme une &#233;nergie. Elle perturbe la lecture imm&#233;diate, introduit un trouble, parfois une forme de vertige optique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvrir Alessandro Vasapolli, c'est accepter de ralentir. C'est consentir &#224; ce que l'image r&#233;siste. Et dans cette r&#233;sistance m&#234;me, quelque chose se r&#233;v&#232;le : une photographie qui ne montre pas le monde, mais qui nous apprend &#224; le percevoir autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un de ses souvenirs d'enfance les plus vifs provient des films Super 8 de son p&#232;re. Jeune, il avait voyag&#233; avec ses parents dans certains des endroits les plus recul&#233;s et aventureux, immortalisant tout avec une petite cam&#233;ra. Certains soirs, quand il &#233;tait enfant, il sortait le projecteur et projetait ces films sur un grand drap blanc. Il &#233;tait fascin&#233; par tout le rituel : le bruit des bobines, le l&#233;ger fr&#233;missement des images. Il voyait quelque chose de r&#233;el, mais transform&#233; : ces sc&#232;nes appartenaient &#224; l'histoire de sa famille, mais &#224; l'&#233;cran, elles semblaient venir d'un autre monde entre m&#233;moire et fiction. Cette ambigu&#239;t&#233; l'a profond&#233;ment marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il utilise une large gamme d'appareils, du moyen et grand format argentique &#224; un reflex num&#233;rique haute r&#233;solution. Son projet actuel implique un appareil 4&#215;5 sur mesure &#233;quip&#233; d'un dos num&#233;rique, un outil hybride qui lui permet de travailler avec la pr&#233;cision et l'intentionnalit&#233; du grand format tout en profitant des possibilit&#233;s de la technologie contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de Robert Capa, des artistes comme Alfred Stieglitz, Hugo Henneberg et Edward J. Steichen ont ouvert son imagination &#224; l'id&#233;e que la photographie peut r&#233;v&#233;ler des r&#233;alit&#233;s juste au-del&#224; de la perception ordinaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement, il trouve une grande inspiration chez des peintres comme Toulouse-Lautrec, Pierre Bonnard et &#201;douard Vuillard pour leur utilisation de la couleur. Il admire aussi Zao Wou-Ki pour le lyrisme de son abstraction, ainsi que des mouvements comme l'orphisme, qui explorent la lumi&#232;re, le rythme et la couleur d'une mani&#232;re tr&#232;s proche de sa sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de faire mieux &#224; chaque fois est ce qui le pousse en avant. Et pour lui, la toute premi&#232;re photo &lt;i&gt;Point de vue du Gras&lt;/i&gt; de Joseph Nic&#233;phore Ni&#233;pce, reste l'image fragile et granuleuse qui a marqu&#233; la naissance d'un nouveau m&#233;dium. D&#232;s ce moment, notre mani&#232;re d'enregistrer, de m&#233;moriser et de comprendre le monde a &#233;t&#233; transform&#233;e &#224; jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si pendant des si&#232;cles, les outils photographiques ont &#233;volu&#233; pour reproduire la vision humaine le plus fid&#232;lement, Alessandro Vasapolli va dans la direction oppos&#233;e : modifier la cam&#233;ra pour qu'elle enregistre une r&#233;alit&#233; selon une logique perceptuelle diff&#233;rente. Ce n'est pas manipuler, mais au contraire, cr&#233;er une photographie directe, non alt&#233;r&#233;e, r&#233;v&#233;lant le monde autrement. Allant bien au-del&#224; de la repr&#233;sentation de l'espace, il explore des structures de l'exp&#233;rience comme le temps, la perception et la continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le noir et blanc interpr&#232;te la r&#233;alit&#233;, la couleur peut devenir interpr&#233;tative selon une logique perceptuelle non humaine, comme il l'exp&#233;rimente dans son travail. Pour lui, la technique est fondamentale, mais elle doit toujours servir le contenu et l'impact esth&#233;tique. Elle permet de d&#233;passer les limites de notre perception biologique, mais elle n'est jamais un objectif en soi. Pour chaque photo, il contr&#244;le tout pour cr&#233;er le cadre id&#233;al, puis laisse la magie se produire spontan&#233;ment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_26957 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/b_invito_slipstream-1-scaled.jpg' width=&#034;203&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alessandro Vasapolli, &#171; Slipstream &#187;, Solo Show &#224; la Fondazione Natale Capellaro, Turin (Italie), s'est termin&#233; le 28 f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#194;ge atomique</title>
		<link>https://tk-21.com/L-Age-atomique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/L-Age-atomique</guid>
		<dc:date>2026-03-01T12:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Wagner</dc:creator>


		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>bombe atomique</dc:subject>
		<dc:subject>vid&#233;o</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les artistes &#224; l'&#233;preuve de l'histoire, pr&#233;sent&#233;e au Mus&#233;e d'Art Moderne de Paris (11 octobre 2024 &#8211; 9 f&#233;vrier 2025), explore l'influence de la d&#233;couverte de l'atome et du nucl&#233;aire sur l'art du XX&#7497; si&#232;cle &#224; aujourd'hui. &#192; travers pr&#232;s de 250 &#339;uvres et des archives in&#233;dites, elle montre comment les artistes ont r&#233;agi aux bouleversements scientifiques, politiques et moraux li&#233;s &#224; l'&#232;re atomique.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Appareil" rel="directory"&gt;Appareil&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/bombe-atomique" rel="tag"&gt;bombe atomique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/video" rel="tag"&gt;vid&#233;o&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH73/a-wagner_xpo_nuk_1-2a99e.jpg?1772392422' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='73' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au moment o&#249; les tensions internationales sont &#224; leur comble, TK-21 revient sur l'exposition &#171; L'&#194;ge atomique &#187; au Mus&#233;e d'Art Moderne de Paris l'ann&#233;e derni&#232;re. &#171; Les artistes &#224; l'&#233;preuve de l'histoire &#187; y exploraient l'influence de la d&#233;couverte de l'atome et du nucl&#233;aire sur l'art du XX&#7497; si&#232;cle &#224; aujourd'hui. Pr&#232;s de 250 &#339;uvres et des archives in&#233;dites montraient comment les artistes ont r&#233;agi aux bouleversements scientifiques, politiques et moraux li&#233;s &#224; l'&#232;re atomique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;padding:42.8% 0 0 0;position:relative;&#034;&gt;&lt;iframe src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1168796477?badge=0&amp;autopause=0&amp;player_id=0&amp;app_id=58479&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; style=&#034;position:absolute;top:0;left:0;width:100%;height:100%;&#034; title=&#034;Parazyt nuk mam panam nucleaire 11 mars 2011&#034; frameborder=&#034;0&#034;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;script src=&#034;https://player.vimeo.com/api/player.js&#034;&gt;&lt;/script&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vid&#233;o Alain Wagner : projection de &#171; Crossroads &#187;*, film de Bruce Conner (1976), exposition L'&#194;ge atomique, MAM Paris.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois axes &#233;taient explor&#233;s dans l'exposition majeure &#171; L'&#194;ge atomique, les artistes &#224; l'&#233;preuve de l'histoire &#187;, pr&#233;sent&#233;e l'ann&#233;e derni&#232;re (11 octobre 2024 &#8211; 9 f&#233;vrier 2025) au Mus&#233;e d'Art Moderne de Paris (MAM) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les d&#233;couvertes scientifiques du d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle transforment la vision de la mati&#232;re et ouvrent la voie &#224; l'abstraction et &#224; de nouvelles formes artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'invention et l'usage de la bombe atomique en 1945 marquent un tournant majeur : les artistes oscillent entre fascination, neutralit&#233; esth&#233;tique et critique politique, tandis que l'image du champignon nucl&#233;aire devient un symbole mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; partir des ann&#233;es 1970, les pr&#233;occupations &#233;cologiques et les mouvements antinucl&#233;aires renouvellent l'engagement artistique, notamment apr&#232;s Tchernobyl, en &#233;largissant la r&#233;flexion &#224; l'ensemble du vivant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exposition mettait en &#233;vidence le lien &#233;troit entre art, science et politique, et soulignait que l'&#171; &#194;ge atomique &#187; est toujours notre pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_26925 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/a-wagner_xpo_nuk_age_atomique.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH293/a-wagner_xpo_nuk_age_atomique-c52b1.jpg?1772205651' width='500' height='293' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* le film 35 mm CROSSROADS de Bruce Conner (coll. Pinault) est r&#233;alis&#233; &#224; partir de films faits par l'arm&#233;e am&#233;ricaine lors d'essais atomiques dans l'atoll de Bikini en 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;image d'ouverture : photogramme de la vid&#233;o d' Alain Wagner : projection du film &#171; Crossroads &#187;*, de Bruce Conner (1976), exposition L'&#194;ge atomique, MAM Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-lage-atomique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.mam.paris.fr/fr/expositions/exposition-lage-atomique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catalogue &#171; l'&#194;ge atomique, les artistes &#224; l'&#233;preuve de l'histoire &#187;, 352 pages / 200 illustrations, &#201;ditions Paris Mus&#233;es, 42 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_26937 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/catalogue_l_age_atomique-2.jpg' width=&#034;391&#034; height=&#034;555&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au del&#224; du bruit et du silence</title>
		<link>https://tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</guid>
		<dc:date>2026-02-02T09:51:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie conceptuelle</dc:subject>
		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette exposition est une grande r&#233;trospective qui pr&#233;sente des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Elle retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de son &#339;uvre, de la fin des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2796-72998.jpg?1772199436' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de quarante ans, Jeff Wall oscille entre la mise en sc&#232;ne spectaculaire et l'observation documentaire. Famili&#232;res et &#233;tranges, des situations quotidiennes sont &#233;lev&#233;es au rang de sc&#232;nes presque oniriques o&#249; le r&#233;alisateur privil&#233;gie le tableau photographique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais Wall explore aussi des enjeux sociaux et politiques majeurs. Son &#339;uvre est travers&#233;e par des interrogations profondes portant sur des sujets aussi vari&#233;s que la nature de la r&#233;alit&#233;, le genre, la race et la classe sociale..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public est projet&#233; au centre de tels motifs par un sentiment de curiosit&#233;, tant les photographies de Wall happent chaque regardeur. En explorant davantage l'image, celui-ci d&#233;couvre des indices sur les &#233;v&#233;nements pr&#233;c&#233;dant ou suivant la sc&#232;ne, ce qui cr&#233;e du suspense et encourage sa participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Wall, le silence permet &#224; ce m&#233;dium de d&#233;crire sans expliquer, et il ajoute : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est que dans le domaine de l'art que cette n&#233;cessit&#233; peut &#234;tre mise de c&#244;t&#233; et que la photographie existe comme une image &#224; contempler, comme une occasion laiss&#233;e au spectateur de r&#233;pondre de mani&#232;re subjective. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, une photographie fige et r&#233;duit au silence la r&#233;alit&#233; dans laquelle elle a &#233;t&#233; &#171; captur&#233;e &#187;. Contrairement &#224; un photojournaliste, qui saisit des instants fugitifs et des &#233;v&#233;nements r&#233;els, Wall ne part pas &#224; la chasse aux images.&lt;i&gt; &#171; Je ne suis pas un chasseur d'images. &#187;&lt;/i&gt; Il travaille plut&#244;t sur de longues p&#233;riodes. Il utilise les technologies num&#233;riques pour cr&#233;er des tableaux photographiques &#233;labor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses images sont mises en sc&#232;ne et &#233;clair&#233;es selon un processus proche de celui du cin&#233;ma. Le r&#233;sultat est ce que l'on a appel&#233; une photographie &#171; presque &#187; documentaire, o&#249; des sc&#232;nes ordinaires sont m&#233;ticuleusement orchestr&#233;es. &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; dont je disposais pour recomposer les sc&#232;nes a introduit de nouveaux &#233;l&#233;ments que j'ai trouv&#233;s plus int&#233;ressants que ce que j'avais r&#233;ellement vu. Cette libert&#233; est l'un des &#233;l&#233;ments fondamentaux que j'essaie de pr&#233;server dans mon travail. &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Wall. Ses &#339;uvres s'appuient souvent sur des r&#233;f&#233;rences &#224; des chefs&#8209;d'&#339;uvre de l'art, de la litt&#233;rature et du cin&#233;ma, en particulier le n&#233;or&#233;alisme italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;trospective qui vient de s'achever au Intesa Sanpaolo Museum-Gallerie d'Italia de Turin pr&#233;sentait des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Avec vingt-sept &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es, l'exposition retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de la production du photographe canadien, des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; ses r&#233;alisations les plus r&#233;centes en 2023, tout en offrant un aper&#231;u des processus complexes mis en &#339;uvre pour les cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle comprenait une importante s&#233;lection de caissons lumineux de Wall, qui s'inspirent du langage de la publicit&#233;, ainsi que des tirages en noir et blanc et en couleur. Ses images grand format, pr&#233;sent&#233;es &#224; taille humaine, exercent une attraction magn&#233;tique sur les visiteurs. Bien qu'elles puissent sembler r&#233;elles au premier abord, les photographies de Jeff Wall repr&#233;sentent quelque chose tr&#232;s proche de la r&#233;alit&#233;, mais sans &#234;tre simplement son reflet direct.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall, &#171; Photographs &#187;, exposition au Intesa Sanpaolo Museum (Gallerie d'Italia), Turin, octobre 2025-1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N.B. L'exposition &#233;tait organis&#233;e par David Campany qui conna&#238;t Jeff Wall et travaille avec lui depuis pr&#232;s de vingt ans. Critique d'art et directeur de la cr&#233;ation de l'International Center of Photography (ICP) &#224; New York, Campany a publi&#233; plusieurs essais et entretiens avec l'artiste, et a pr&#233;sent&#233; ses photographies &#224; l'ICP New York, &#224; la Whitechapel Gallery &#224; Londres, au Bal &#224; Paris et au FoMu d'Anvers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Festival ]interstice[ de Caen</title>
		<link>https://tk-21.com/Festival-Interstice-de-Caen</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Festival-Interstice-de-Caen</guid>
		<dc:date>2025-12-28T15:57:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dominique Moulon</dc:creator>


		<dc:subject>Nouveaux m&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En d&#233;cembre dernier, le festival ]interstice[ de Caen pr&#233;sentait les cr&#233;ations num&#233;riques, sonores et lumineuses d'une trentaine d'artistes au sein de douze lieux. Des parcours diurnes et nocturnes qui se d&#233;ployaient dans l'&#233;cole d'art et des &#233;quipements culturels, entre autres sites patrimoniaux de cette ville cr&#233;ative de l'UNESCO depuis 2023.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH84/arton2781-c3173.jpg?1772203465' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;cembre dernier, le festival ]interstice[ de Caen pr&#233;sentait les cr&#233;ations num&#233;riques, sonores et lumineuses d'une trentaine d'artistes au sein de douze lieux. Des parcours diurnes et nocturnes qui se d&#233;ployaient dans l'&#233;cole d'art et des &#233;quipements culturels, entre autres sites patrimoniaux de cette ville cr&#233;ative de l'UNESCO depuis 2023.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_23002 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/1_abela.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH281/1_abela-06849.jpg?1772188343' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Virgile Abela, Infinite Pendulums, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; l'&#201;cole sup&#233;rieure d'arts et m&#233;dias de Caen/Cherbourg que la 19&#7497; &#233;dition du festival ]interstice[ a &#233;t&#233; inaugur&#233;e avec une performance et deux installations sonores dont celle de Virgile Abela intitul&#233;e &lt;i&gt;Infinite Pendulums.&lt;/i&gt; Il s'agit de quatre sph&#232;res identiques et transparentes permettant par cons&#233;quent de d&#233;couvrir les m&#233;canismes qui en activent les mouvements de balancier de part et d'autre d'un microphone suspendu. Chaque pendule &#233;tant &#233;quip&#233; de hauts parleurs, il s'en suit un effet Larsen qui emplit l'espace d'infinies variations accompagn&#233;es de modulations de lumi&#232;res color&#233;es. Les lois de la physique, dont la gravit&#233;, participent ainsi grandement &#224; l'&#233;laboration de la musique g&#233;n&#233;r&#233;e en temps r&#233;el par cet instrument d&#233;ambulatoire. Au point que l'on peut qualifier les exp&#233;riences des auditrices et auditeurs d'unique, puisque jamais, elles ne se r&#233;p&#232;tent &#224; l'identique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23003 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;60&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/2_poidevin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/2_poidevin-8d9fa.jpg?1772188343' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Porz An Park &amp; Arnaud Gerniers, Weaving Nowhere, 2024.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;cho des pierres&lt;/i&gt; de Julien Poidevin est une autre installation &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt; de la programmation en journ&#233;e ]interstice[ plac&#233;e au sein de la Coop&#233;rative Chor&#233;graphique qui occupe le S&#233;pulcre de Caen. Elle invite le public &#224; d&#233;couvrir quatre &#233;l&#233;ments rotatifs compos&#233;s de miroirs et de haut-parleurs directionnels dispos&#233;s de fa&#231;on que les sons &#233;mis se r&#233;percutent de surface en surface pour nous englober. Notre regard peine &#224; suivre les rebonds qui, de toute fa&#231;on, se d&#233;placent dans l'invisible. Dans l'alignement, Porz An Park &amp; Arnaud Gerniers se jouent tout autant de notre perception visuelle en nous pr&#233;sentant un autre disque dont l'aura lumineuse qui l'entoure, en convoquant le divin en un tel lieu, ne se situe pas tout &#224; fait l&#224; o&#249; on la pressentait. S'inscrivant dans la continuit&#233; des anciens qui utilisaient l'immat&#233;rialit&#233; de l'or pour repr&#233;senter les nimbes en peinture, les deux artistes pr&#233;f&#232;rent les lois de l'optique en sculpture.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23004 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/3_houot.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/3_houot-0e658.jpg?1772188343' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Maxime Houot, Ataraxie, 2022
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le festival ]interstice[ propose de multiples exp&#233;riences qui, litt&#233;ralement, se vivent, comme c'est encore le cas avec l'installation sono-lumineuse &lt;i&gt;Ataraxie&lt;/i&gt; de Maxime Houot pr&#233;sent&#233;e au sein de l'&#233;glise Saint-Nicolas du parcours nocturne. Les rayons lasers de lumi&#232;re rouge qui prolongent une rang&#233;e de bras articul&#233;s balayent l'espace selon une progression rythm&#233;e par une musique &#233;lectronique de nappes. L'&#339;uvre performative communique sa couleur &#224; l'&#233;glise dont l'architecture int&#233;rieure accueille parfaitement les maillages de diff&#233;rents types, allant du chaos absolu &#224; des tressages tout particuli&#232;rement englobants. Nous habitons l'&#339;uvre bien que nous soyons, pour des raisons de s&#233;curit&#233;, &#224; bonne distance des surfaces balay&#233;es. Nos pens&#233;es s'abandonnent aux &#233;volutions de ses temporalit&#233;s. Rappelons que le terme &#171; ataraxie &#187;, en grec, d&#233;signe une forme de qui&#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23005 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/4_choplain.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH333/4_choplain-d7f8f.jpg?1772188343' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Alexis Choplain, Hydroscope, 2024
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;trange machine tout particuli&#232;rement sc&#233;nographi&#233;e par la lumi&#232;re comme par le son se donne en spectacle aux &#201;curies Lorge. Con&#231;ue, puis am&#233;lior&#233;e au fil de ses r&#233;sidences par Alexis Choplain, &lt;i&gt;Hydroscope&lt;/i&gt; se compose de six unit&#233;s identiques reli&#233;es par une courbe sinuso&#239;dale &#224; l'extr&#234;me souplesse. On pense alors au traitement du signal bien que s'en approcher permet d'identifier sa nature liquide qui convoque, quant &#224; elle, la m&#233;canique des fluides. &#192; l'observation de ce qui a l'allure d'une exp&#233;rience de laboratoire, nous v&#233;rifions que la magie de l'eau, sculpt&#233;e tant par la gravit&#233; que par la lumi&#232;re qui la r&#233;v&#232;le, op&#232;re sur notre perception. Alexis Choplain compte parmi les quelques artistes qui consid&#232;rent l'&#233;l&#233;ment aquatique non comme un sujet mais comme un medium &#224; grand renfort de techniques et technologies. Car de tels dispositifs sont compliqu&#233;s &#224; mettre en place au sein de mus&#233;es ou de centres d'art. C'est aussi &#224; cela qu'&#339;uvrent les festivals du r&#233;seau national Hacnum des arts hybrides et cultures num&#233;riques dont les terrains d'action se situent &#224; la p&#233;riph&#233;rie des pr&#233;occupations institutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23006 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;42&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/5_cousin.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH334/5_cousin-46444.jpg?1765104803' width='500' height='334' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Guillaume Cousin, L'&#233;ternel retour, 2025
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est une autre forme de magie qui op&#232;re au Centre chor&#233;graphique national de Caen. Celle du magn&#233;tisme qui permet &#224; Guillaume Cousin de contr&#244;ler les surfaces d'eau de trois bassins. Confortablement assis, le public contemple les formations et d&#233;formations de ce qui convoque la biologie cellulaire, le tout augment&#233; de sons &#233;tir&#233;s de cordes en vibration. Qui n'a jamais observ&#233; la formation d'ondes &#224; la surface d'eaux calmes avec les rayons d'un soleil levant ou couchant ? &lt;i&gt;L'&#233;ternel retour,&lt;/i&gt; selon Nietzsche, c'est la promesse de revivre des instants similaires, illuminations que ce dernier eut aux abords d'un lac suisse aux eaux paisibles. Ce que nous propose Guillaume Cousin, c'est d'observer &#224; nouveau le spectacle d'une eau si n&#233;cessaire &#224; la vie et &#224; lumi&#232;re rasante. Quand la promesse nous est faite par l'&#233;quipe du festival ]interstice[ de vivre &#224; nouveau des exp&#233;riences aussi rares que fascinantes en cette ville de Caen.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;]interstice[ : &lt;a href=&#034;https://festival-interstice.net&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://festival-interstice.net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Virgile Abela : &lt;a href=&#034;https://www.virgileabela.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.virgileabela.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Julien Poidevin : &lt;a href=&#034;https://www.julienpoidevin.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.julienpoidevin.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Porz An Park : &lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/porz.an.park/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.instagram.com/porz.an.park/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Arnaud Gerniers : &lt;a href=&#034;https://arnaudgerniers.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://arnaudgerniers.com/&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Collectif Coin : &lt;a href=&#034;https://collectif-coin.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://collectif-coin.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alexis Choplain : &lt;a href=&#034;https://www.alexischoplain.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alexischoplain.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Guillaume Cousin : &lt;a href=&#034;https://www.guillaumecousin.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.guillaumecousin.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>FURY</title>
		<link>https://tk-21.com/FURY</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/FURY</guid>
		<dc:date>2025-12-28T15:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alain Nahum</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une Installation entre r&#233;alit&#233; et fiction o&#249; il est bon d'oublier ses peurs et de se projeter sans retenue hors de ses limites&#8230;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH116/arton2775-c0cb0.jpg?1772214325' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une Installation entre r&#233;alit&#233; et fiction o&#249; il est bon d'oublier ses peurs et de se projeter sans retenue hors de ses limites&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marie QU&#201;AU est laur&#233;ate de la 5&#7497; &#233;dition du prix du BAL/ ADAGP de la jeune cr&#233;ation. FURY est sa premi&#232;re grande exposition, une installation volontairement disparate entre photographies et vid&#233;os. Le titre de l'exposition est venu du film Alien 3 de David Fincher et du nom de la plan&#232;te &#171; Fury 161 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23075 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH394/qfodwm-badf4.jpg?1772190777' width='500' height='394' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avec ses cadrages serr&#233;s, noir-et-blanc satur&#233; et couleurs artificielles, elle construit un espace ind&#233;termin&#233;, mena&#231;ant, opaque, o&#249; pointe une violence sourde o&#249; seuls les corps et leurs gestes comptent. Des corps qui suintent face &#224; l'effort et &#224; la douleur.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23074 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/khmb6r.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH364/khmb6r-3a0cb.jpg?1772190777' width='500' height='364' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Marie Qu&#233;au
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser ce travail &#224; la fronti&#232;re du documentaire et de la fiction, Marie Qu&#233;au a fait appel &#224; des &#233;l&#232;ves d'une &#233;cole de cascadeurs o&#249; on apprend &#224; se br&#251;ler, &#224; chuter, &#224; se noyer, &#224; se faire abattre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle photographie ces &#233;l&#232;ves cascadeurs qui sous son regard confrontent leurs corps &#224; des &#233;tats extr&#234;mes afin de surmonter leur stress face au danger, &#224; la peur, &#224; la douleur, activant adr&#233;naline, s&#233;rotonine ou encore dopamine. Des exercices o&#249; on se d&#233;fenestre &#224; r&#233;p&#233;tition, o&#249; ces apprentis cascadeurs s'exposent &#224; des conditions exceptionnelles sans abimer leurs corps qu'ils prot&#232;gent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Devenant acteurs en transe dans un studio de motion capture, apn&#233;istes en immersion ou individus donnant libre cours &#224; leur rage dans une &lt;i&gt;fury room&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23073 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/2rvjic.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/2rvjic-47514.jpg?1766485518' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Marie Qu&#233;au capte le moment pr&#233;cis o&#249; le corps et l'esprit vacillent entre contr&#244;le et l&#226;cher-prise. Qu'il s'agisse d'approcher un volcan, de tenir face &#224; la chaleur, d'apprendre &#224; chuter sans se briser, de voir et respirer sous l'eau, ou de quitter la Terre pour la Lune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; sa mani&#232;re, elle nous restitue l'ultime intensit&#233; de la vie &#171; &#8211; cette furie &#8211; qu'est la mort elle-m&#234;me &#187;, qu'elle nous fait appr&#233;hender comme peut le faire le cin&#233;ma o&#249; chaque spectateur peut &#234;tre confront&#233; &#224; l'exp&#233;rience de la mort sans avoir &#224; la vivre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/wynvcu.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH781/wynvcu-53ef3.jpg?1772190777' width='500' height='781' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23078 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/xihwry.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH349/xihwry-7349a.jpg?1766485518' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#171; FURY &#187; de Marie QU&#201;AU au BAL du 28 novembre 2025 au 8 f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23076 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/vo5f9j.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/vo5f9j.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;600&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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