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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>L'entre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Christophe Nourisson</dc:creator>


		<dc:subject>art</dc:subject>
		<dc:subject>Philosophie</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le dernier ouvrage de Christian Ruby dresse le tableau des lignes de partage et de connivence esth&#233;tiques en &#232;re d&#233;mocratique. Il appuie sa r&#233;flexion sur la conception d'un dynamogramme qui fait imm&#233;diatement appara&#238;tre la relation entre les diff&#233;rents objets de r&#233;flexion &#8211; &#224; savoir l'&#339;uvre d'art prise dans un jeu d'interactions entre l'auteur et le public. Il met en discussion ces interd&#233;pendances en convoquant six moments de philosophie actifs depuis l'&#232;re moderne.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Creation-et-commentaires" rel="directory"&gt;Cr&#233;ation et commentaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Philosophie" rel="tag"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH99/dada-4-671ad.jpg?1793374587' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dernier ouvrage de Christian Ruby dresse le tableau des lignes de partage et de connivence esth&#233;tiques en &#232;re d&#233;mocratique. Il appuie sa r&#233;flexion sur la conception d'un dynamogramme qui fait imm&#233;diatement appara&#238;tre la relation entre les diff&#233;rents objets de r&#233;flexion &#8211; &#224; savoir l'&#339;uvre d'art prise dans un jeu d'interactions entre l'auteur et le public. Il met en discussion ces interd&#233;pendances en convoquant six moments de philosophie actifs depuis l'&#232;re moderne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Afin d'&#233;viter les &#233;cueils relevant d'une essentialisation des concepts, il prend soin de d&#233;construire les lieux communs toujours actifs, qui loin d'&#234;tre anodins alimentent un regard nostalgique et r&#233;actionnaire sur l'art et ses acteurs dont le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, d&#232;s les premi&#232;res pages il s'interroge sur l'un des n&#339;uds de toute relation esth&#233;tique : Existe-t-il un public d'&#339;uvres d'art pour qui n'en a pas vu ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; travers cette interrogation l'auteur pose la question essentielle des conditions d'apparition du public, dont il prendra soin de retracer la g&#233;n&#233;alogie. Il en va de m&#234;me pour l'auteur ou pour l'&#339;uvre d'art qui ne sont pas des notions tomb&#233;es d'un ciel divin mais bien des p&#244;les de concorde et de conflictualit&#233; qui ne cessent de se red&#233;finir en fonction des &#233;volutions mondaines, qu'elles soient esth&#233;tiques ou politiques. C'est en effet depuis la rupture &#233;pist&#233;mologique de la constitution d'un sujet en exercice d&#233;mocratique, dont la pleine expression reste &#224; conqu&#233;rir, que les relations entre l'individu (auteur ou spectateur), l'&#339;uvre et le public, m&#233;ritent une discussion exigeante et ouverte &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Individu - Auteur&#183;rice&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En guise d'avertissement, Christian Ruby invite &#224; une premi&#232;re r&#233;flexion sur le lieu commun consistant &#224; proclamer l'affinit&#233; subjective entre l'artiste et son &#339;uvre. Il rappelle malicieusement que l'&#339;uvre et l'artiste sont pris n&#233;cessairement dans un devenir (&#339;uvre-auteur.rice) qui part d'une inexistence, d'un vide fondamental&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Christian Ruby. La f&#233;condit&#233; du vide, Paris MKF &#233;ditions, 2024.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce devenir en situation s'appuie sur des langages constitu&#233;s ou en formation, des jeux de r&#232;gles ou des champs r&#233;f&#233;rentiels. Il s'agit d'un rapport, celui du passage de l'individu &#224; l'auteur ou de l'individu au spectateur. L'individu, l'&#339;uvre et l'auteur.rice ne sont pas des isolats monadiques mais ils sont les acteurs des relations concr&#232;tes et imaginaires qui se jouent et se tissent &#224; chacune de leurs mises en pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Auteur&#183;rice - &#338;uvre&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'appui de son argumentation, l'auteur convoque la &lt;i&gt;Logique de Port Royal,&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Antoine Arnauld et Pierre Nicole, La logique ou l'art de penser, Paris 1662. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui nous invite &#224; dissocier la repr&#233;sentation de ce qu'elle repr&#233;sente, ou, dit autrement, ce qui s&#233;pare la peinture classique d'exposition de l'ic&#244;ne, ou l'individu de l'artiste, car le &#171; &lt;i&gt;je&lt;/i&gt; &#187; du po&#232;te est le plus souvent l'autre de l'&#233;criture. L'auteur.rice au travail (&#224; l'ouvrage) navigue, comme le disait Michel Foucault, dans &#171; la nappe int&#233;rieure de langage, il est le pli int&#233;rieur que cette nappe dessine &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sortir de la st&#233;rile relation causale qui lierait, par exemple, l'exp&#233;rience priv&#233;e &#224; l'&#339;uvre, n&#233;cessite de penser soit l'advenir de soi &#224; sa propre loi inh&#233;rente &#224; toute &#339;uvre &#8211; qui, telle, la cr&#233;ature du docteur Frankenstein, vit sa vie d'errance &#8211; &lt;i&gt;Adieu donc, de Montaigne, en ce premier Mars mille cinq cent quatre vingt&lt;/i&gt; &#8211;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel de Montaigne. Essai, 1595. &#201;d. Folio, Gallimard 2009.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, soit qu'elle s'auto-dissolve dans l'identique d'une forme de construction non s&#233;par&#233;e de la r&#233;alit&#233;, comme l'ont &#233;t&#233; de nombreuses avant-gardes. Ainsi, que l'exercice de l'art en d&#233;sir d'&#233;mancipation soit consid&#233;r&#233; comme autonome ou bien qu'il tende vers sa propre disparition, il noue son devenir social, &#233;ditorial ou d'exposition &#224; l'appr&#233;ciation d'un spectateur-usager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#338;uvre - public&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En revenant sur ces notions, qui sont au centre des d&#233;bats lumineux de l'&#232;re moderne, Christian Ruby en retrace les dynamiques modernes, postmodernes et contemporaines. La relation, &#171; l'entre &#187; qui s'organise d&#232;s lors entre l'individu, l'auteur, l'&#339;uvre et les destinataires ind&#233;termin&#233;s est le lieu ou le moment d'une r&#233;flexion philosophique que l'auteur d&#233;taille en six tableaux. Cette salutaire et singuli&#232;re synth&#232;se invite chacun &#224; dialoguer avec les r&#233;flexions esth&#233;tiques dans leurs relations au politique et &#224; contester toute crispation visant &#224; r&#233;gir les rapports culturels ou &#224; les figer en doctrine close.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27921 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;36&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/vito_acconci._murinsel_graz__2003.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH374/vito_acconci._murinsel_graz__2003-29930.jpg?1793013293' width='500' height='374' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Vito Acconci, MurInsel, Graz, 2003
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un premier tableau permet d'&#233;clairer les liens qui existent et continuent d'&#234;tre actifs entre un exercice critique du jugement et son accomplissement en alliances ou dissensus entre sensibilit&#233; empiriste et raison sensible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#232;re moderne commencerait au XVI&#7497; si&#232;cle en Occident ; cela implique une red&#233;finition de la philosophie contre la th&#233;ologie, &#224; laquelle des auteurs comme Hegel, Kant ou Friedrich von Schiller et bien d'autres consacreront leurs efforts. L'art, l'esth&#233;tique et le public sont en qu&#234;te de d&#233;finition et il faut les l&#233;gitimer, les identifier dans leurs diff&#233;rences d'avec les &#339;uvres religieuses, les faire circuler en dehors des lieux de culte (naissance des salons), exercer son jugement, &#233;clairer le collectif (peuple et public). Les questions surgissent : Qui juge ? Qui &#233;claire ? Comment ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les premiers hiatus surgissent, entre la programmatique d&#233;mocratique d'un art &#224; destination de toutes et tous et l'appropriation du jugement de go&#251;t par les &#233;lites. &#171; &#8230;&#233;duquer le populaire au r&#244;le de public par absorption/r&#233;conciliation et &#233;l&#233;vation aux Lumi&#232;res &#187;. Comment supprimer les &#233;vinc&#233;s en les cultivant, les extraire de l'ali&#233;nation ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Occident &#224; la pointe de son expansion coloniale r&#234;ve l'universel en point de vue surplombant comme le regard d&#233;tach&#233; sur une Juno Ludovisi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pass&#233; le temps du cr&#233;puscule des dieux, la p&#233;riode romantique tentera d'y substituer une religion de l'art (Wagner) toujours active. Le d&#233;but du XX&#7497; si&#232;cle marqu&#233; par la premi&#232;re, terriblement humaine, Guerre mondiale &#233;puisera les solitaires en r&#234;ve d'un accomplissement de la promesse moderne. Refonder la modernit&#233; &#224; l'&#232;re des masses et au pr&#233;sent comme tentera John Dewey ou la d&#233;construire en faisant retour sur l'art comme &#233;claircie de l'&#234;tre depuis un pass&#233; id&#233;alis&#233; comme le proposera Martin Heidegger, engage le public sur les terrains de l'exp&#233;rience (sociale-associative-politique) ou de l'habiter (la maison de l'&#234;tre et son sol probl&#233;matique). Comment sauver la promesse de l'&#233;mancipation et de l'&#233;galit&#233; et en quoi les registres du sensible y participent-ils ? La ligne de fracture entre ces deux conceptions marque la fragmentation des options ouvertes pour approcher les rapports entre l'&#339;uvre et ses publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irruption des m&#233;dias de masse (photographie, cin&#233;ma, radio) qui s'impose au tournant des ann&#233;es 1930 dans l'espace culturel modifie quelque peu le sensorium de la modernit&#233;. La Psychanalyse et le Marxisme parach&#232;ve l'av&#232;nement de nouveaux outils &#224; m&#234;me d'en saisir les m&#233;canismes. Des auteurs comme Walter Benjamin ou Theodor W. Adorno, d&#233;sormais sans illusion sur la promesse d'une dissolution des contradictions propre &#224; la dialectique h&#233;g&#233;lienne, actent les fins de la modernit&#233; et de l'esth&#233;tique. Il faut d&#233;sormais extraire le public ali&#233;n&#233; d'une esth&#233;tique proprement politique au service du capital et de son devenir totalitaire. L'unit&#233; perdue de l'art se mue en dissonance apte &#224; reconfigurer de nouveaux exercices, auxquels s'emploieront les avant-gardes dans tous les domaines de la culture : Chaplin pour le cin&#233;ma, Brecht pour le th&#233;&#226;tre ou les &#339;uvres d&#233;stabilisantes des dada&#239;stes/surr&#233;alistes. La pleine critique de l'industrie culturelle dans l'&#339;uvre fait effraction dans le quotidien. Le spectateur bouscul&#233; dans ses a priori est invit&#233; &#224; se saisir de cette puissance d'agir qui reconfigure la politicit&#233; immanente de l'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la r&#233;alisation de la modernit&#233; s'&#233;puise dans la soci&#233;t&#233; de consommation, l'art se fait d&#233;rive, immat&#233;riel, il trace des lignes de fuite dans le pr&#233;sent. Le plan encore transcendental de l'Angelus Novus de Paul Klee s'&#233;tant d&#233;finitivement fractur&#233; &#224; Auschwitz et Hiroshima, penser le pr&#233;sent invite &#224; r&#233;fl&#233;chir aux structures soci&#233;tales formatrices des go&#251;ts, des repr&#233;sentations et des imaginaires. L'inclusion du monde contemporain dans les sciences et techniques constitue le plan d'immanence au-del&#224; duquel il est vain de philosopher. L'art est le lieu de l'&#233;cart du mineur, de la d&#233;rive et de l'h&#233;t&#233;rotopie, il r&#233;siste et cr&#233;e une diff&#233;rence. C'est aussi le moment de relire la modernit&#233; et ses ruptures d'&lt;i&gt;&#233;pist&#233;m&#232;s&lt;/i&gt;, Velasquez pour Foucault ou Bacon pour Gilles Deleuze. Les formes nouvelles de la performance, de l'installation et de l'&#233;largissement &#224; des sujets d'actualit&#233; (f&#233;minismes, minorit&#233;s, migrations) se substituent aux th&#232;mes traditionnels. S'agirait-il d'une autre mani&#232;re de faire des mondes qui d&#233;font le formatage du sensible ? Ou plus simplement de faire de sa vie une &#339;uvre d'art ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au tournant des ann&#233;es 1980, la mondialisation s'acc&#233;l&#232;re. Le sociologue Zygmunt Bauman examine l'&#233;tat du flux capitaliste qui emporte les existences et les choses en devenir d'obsolescence. &#171; Seuls les d&#233;chets ont tendance &#224; &#234;tre (h&#233;las) solides et durables. Solide est d&#233;sormais synonyme de d&#233;chet. Le triomphe de la mode auquel l'art n'&#233;chappe pas, ouvre &#224; la tentation d'un renoncement &#224; l'&#233;mancipation, l'art fait retour sur des formes anciennes identifiables (l'antique, le classique). Une postmodernit&#233; cynique qui c&#233;l&#232;bre la vie artiste et s'installe dans le renoncement consid&#233;rant que l'avant-garde b&#233;gaie. On verra alors un Jean-Fran&#231;ois Lyotard d&#233;velopper une anamn&#232;se du sensible (Marcel Duchamp) &#224; l'inverse du constat d&#233;sesp&#233;r&#233; de Fr&#233;d&#233;ric Jameson qui se d&#233;sole en logiciel marxiste des ruptures de cha&#238;nes signifiantes. C'est une p&#233;riode de sp&#233;culation th&#233;orique extr&#234;mement vive mais qui ne devrait pas nous d&#233;tourner de l'examen en finesse de ce qui fut produit en termes d'art et de culture dans leurs rapports &#224; un public renouvel&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'esth&#233;tique n'est pas un discours, c'est un r&#233;gime historique d'identification de l'art.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Ranci&#232;re. Malaise dans l'esth&#233;tique, &#233;d. Galil&#233;e 2004.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'originalit&#233; de la pens&#233;e philosophique de Jacques Ranci&#232;re tient &#224; la volte-face salutaire qu'il tend au d&#233;bat, &#224; ses yeux st&#233;rile, entre modernit&#233; et postmodernit&#233;. S'il y a bien une contradiction originaire de l'esth&#233;tique entre art d'&#233;lite et art au c&#339;ur de la vie il devient n&#233;cessaire d'en penser les conditions transcendantales. L'assignation &#224; telle ou telle part du sensible ne r&#233;siste pas au sch&#232;me de l'interpr&#233;tation sociologique surplombante ce qu'il d&#233;montrera, exemples &#224; l'appui, dans ces recherches passionnantes sur le monde ouvrier du XIX&#7497; si&#232;cle. Les a priori entre public averti et public &#224; &#233;duquer y sont soigneusement d&#233;construits. D'un c&#244;t&#233; une police du sensible qui maintient le partage, de l'autre une politique (d&#233;mocratique) entendue comme un lieu de dissensus qui interrompt ce partage policier. Car c'est au nom du principe d'&#233;galit&#233;, des corps, des lieux et des intelligences, que ne cesse de se reconfigurer l'exercice d&#233;mocratique. Ainsi Jacques Ranci&#232;re &#233;largit cette fois la notion d'esth&#233;tique &#224; la question politique du partage du sensible dont l'art n'est plus qu'une composante. &#171; Le spectateur &#233;mancip&#233; n'est pas un spectateur &#233;mancipable par d'autres, mais celui qui se bat, au pr&#233;sent, contre l'image que l'on se fait de lui, contre l'image d'un &#234;tre incapable de voir, s&#233;duit par les spectacles, imb&#233;cile &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27920 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/georges_perrec_-_bernard_queysanne._un_homme_qui_dort_film__1974.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH329/georges_perrec_-_bernard_queysanne._un_homme_qui_dort_film__1974-bb483.jpg?1793013293' width='500' height='329' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Georges Perec - Bernard Queysanne, Un homme qui dort, film, 1974.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une histoire m'a &#233;t&#233; rapport&#233;e par une amie. C'&#233;tait le dimanche 4 octobre 2026, sur le belv&#233;d&#232;re du parc de Belleville, lors du festival Cin&#233;Belleville. On y projetait en plein air, un film en noir et blanc de Georges Perec :&lt;/i&gt; Un homme qui dort, &lt;i&gt;r&#233;alis&#233; en 1974, d'apr&#232;s son roman &#233;crit en 1967. Le parc de Belleville est l'un de ces lieux parisiens o&#249; les adolescent.es en cr&#233;ations de jeux et singeries de toute sorte r&#233;inventent les usages de l'espace polic&#233;. C'est toi, c'est moi, l'adolescent&#183;e sur son v&#233;lo qui passe derri&#232;re la sc&#232;ne et s'arr&#234;te l&#224;, sur sa selle, il y restera jusqu'&#224; la fin de la projection. Nulle &#233;ducation mais une mise en pr&#233;sence, un &#171; entre &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Christian Ruby. La f&#233;condit&#233; du vide, Paris MKF &#233;ditions, 2024.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Antoine Arnauld et Pierre Nicole, La logique ou l'art de penser, Paris 1662. &#201;d. Gallimard, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel de Montaigne. Essai, 1595. &#201;d. Folio, Gallimard 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Ranci&#232;re. Malaise dans l'esth&#233;tique, &#233;d. Galil&#233;e 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : Manifestation Dada a&#768; Saint-Julien-le-Pauvre, 14 avril 1921.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#339;uvre d'art entre auteur&#183;rice et public&lt;/i&gt; de Christian Ruby, &#201;d. l'Harmattan, 2026&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27922 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/ruby-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/ruby-2.jpg' width=&#034;492&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La m&#233;chancet&#233; d'Antonin Artaud</title>
		<link>https://tk-21.com/La-mechancete-d-Antonin-Artaud</link>
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		<dc:date>2026-10-29T11:19:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>litt&#233;rature </dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans ce grand texte red&#233;couvert, Artaud fait plus que &#171; de &#187; langue : du souffle et du rythme. Il cherche le ton le plus m&#233;chant et teigneux possible et dont la valeur est inh&#233;rente &#224; sa scansion. Le dernier langage d'Artaud n'est donc pas un d&#233;lire : c'est au pire la folie du sage, mais une folie qui ne tient en rien du fantasme, si ce n'est celui d'&#234;tre encore en vie, plus par le corps que par l'esprit, dans une forme d'o&#249; ne sort plus seulement une voix rong&#233;e mais cette fixation bucco-verbale qui dit le conscient et l'inconscient non plus &#171; envout&#233;s &#187; mais soudain libres d'oser dire ce qu'il nomme &#171; l'abjection humaine &#187; pour affirmer sa &#171; v&#233;rit&#233; horrible &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Cerveau" rel="directory"&gt;Cerveau&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/litterature" rel="tag"&gt;litt&#233;rature &lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH105/_la_me_chancete_d_antonin_artaud-5f5a3.jpg?1793273417' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ce grand texte red&#233;couvert, Artaud fait plus que &#171; de &#187; langue : du souffle et du rythme. Il cherche le ton le plus m&#233;chant et teigneux possible et dont la valeur est inh&#233;rente &#224; sa scansion. Le dernier langage d'Artaud n'est donc pas un d&#233;lire : c'est au pire la folie du sage, mais une folie qui ne tient en rien du fantasme, si ce n'est celui d'&#234;tre encore en vie, plus par le corps que par l'esprit, dans une forme d'o&#249; ne sort plus seulement une voix rong&#233;e mais cette fixation bucco-verbale qui dit le conscient et l'inconscient non plus &#171; envout&#233;s &#187; mais soudain libres d'oser dire ce qu'il nomme &#171; l'abjection humaine &#187; pour affirmer sa &#171; v&#233;rit&#233; horrible &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; ce constat final, la seule porte ouverte est celle du cri acerbe. Sa m&#233;chancet&#233; devient un moyen d'aller rechercher &#8212; comme il le fit au Mexique &#8212; les bases vivantes d'une culture dont la notion s'effrite en Europe. C'est lorsque la langue redevient une lave volcanique, vibrante dans le sang, qu'elle rallume le feu int&#233;rieur fait d'ire et permet paradoxalement et sans doute fantasmatiquement, comme il l'&#233;crit en effet &#224; Barrault : de &#171; r&#233;tablir l'&#233;quilibre et briser la malchance, malchance int&#233;rieure (&#8230;) qui vient de moi &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Artaud tente une posture o&#249; la m&#233;chancet&#233; envers l'esprit est de mise. En particulier contre tous ceux qui repr&#233;sentent le pouvoir. Plus que de quitter la langue il s'agit d'imaginer &#171; plein de langues de feu parlantes &#187;. Et c'est parce que, comme il l'&#233;crit &#224; Paulhan, il s'est rendu compte que &#171; les mots &#233;taient incapables de dire tout ce que je voulais leur faire dire &#187; qu'il a voulu inventer une diatribe parfaite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, l'exasp&#233;ration et l'horreur sont l'apog&#233;e des vrombissements du jouir d'Artaud. Des esprits, sa coupe est pleine, ils la remplissent encore. Mais c'est l&#224; un contresens parfait &#224; ce qu'Artaud demandait dans une affirmation essentielle. Face &#224; sa langue qui p&#233;n&#233;tra &#171; en fureur au couteau dans les pl&#226;tras d'insectes spermateurs, les corps fluidiques des provocateurs en montagnes colori&#233;es, l'apaisement du coiffeur, le docteur Th&#233;venin, le dieu d&#233;tach&#233; de jamais rien &#187;, dans ce brulot de 1947, c'est (encore) une m&#233;tamorphose du langage et de logos.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces pages incandescentes, les lani&#232;res de feu d'Artaud, tiss&#233;es en torsades de langues dans le miroitement de la terre, ouvrent un ventre mou, &#171; mais le feu b&#226;ille par-dessus &#187;, pr&#233;cise Artaud. Il copule &#171; par le derri&#232;re &#187; toutes id&#233;es d'id&#233;es et les tarit. Eloign&#233; d'une langue po&#233;tique fleuron de ses contempteurs, il trouve l&#224; l'&#233;nonciation de b&#232;gues face aux mod&#232;les de la pens&#233;e et leurs souverains poncifs. La parole souffl&#233;e de leurs &#171; comment dire &#187; n'est en rien le contraire d'un &#171; comment ne pas dire &#187;, si bien que leur &#171; comment-taire &#187; retourne au silence. C'est ce qu'Artaud illustre.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour lui, l'esprit est une imb&#233;cillit&#233;, une idiotie car &#171; nous venons de l&#224; o&#249; c'est mou / c'est pourquoi &#231;a dort, / &#231;a poutoune &#187;. Il faut donc toute la m&#233;chancet&#233; du monde pour quitter le faux esprit et atteindre le vrai corps. La langue d'Artaud, dans sa couleur intense, ne singe pas, elle transfigure &#224; coup d'anath&#232;mes et de violence. Elle retrouve, par le saccage, un souffle par lequel l'auteur se r&#234;ve libre, immense et dense.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout ici est con&#231;u pour tenter de rem&#233;dier &#224; ce qu'untel po&#232;te per&#231;oit au sein de la langue standard comme un d&#233;ficit d'&#234;tre et une perte de pens&#233;e. Face &#224; l'impuissance linguistique Artaud tente donc de trouver autre chose que les moyens discursifs et conceptuels ambiants. Il veut ainsi faire sortir &#171; une masse d'esprit enfouie quelque part &#187; gr&#226;ce &#224; l'accouplement agressif de la pens&#233;e avec la mati&#232;re phonique afin que, pour reprendre une image biblique, l'esprit puisse flotter sur des eaux nouvelles sous une forme hargneuse, d&#233;moniaque, monstrueuse.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;chancet&#233; d'Antonin Artaud&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Antonin Artaud, &lt;i&gt;Chiote &#224; l'esprit&lt;/i&gt;, suivi de &lt;i&gt;Je n'admets pas&lt;/i&gt; &#187;, illustr&#233; de gravures de Jos&#233; Guadalupe Posada, Fata Morgana, Fontfroide le Haut, 2026, 48 p., 9 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/16754493.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/16754493.jpg' width=&#034;474&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Delicious &amp; Healthy Memories</title>
		<link>https://tk-21.com/Delicious-Healthy-Memories</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Anatoly Suzdaltsev</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Kazakhstan</dc:subject>
		<dc:subject>URSS</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce projet en forme de livre, explore les distorsions de la m&#233;moire &#224; travers des photographies de c&#233;l&#233;brations familiales en URSS. Il est construit &#224; partir de photographies s&#233;lectionn&#233;es dans une archive couvrant la p&#233;riode des ann&#233;es 1960 aux ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/URSS" rel="tag"&gt;URSS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH95/anatoly_suzdaltsev-d_hm-01-6ecf4.jpg?1790884420' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce projet en forme de livre, explore les distorsions de la m&#233;moire &#224; travers des photographies de c&#233;l&#233;brations familiales en URSS. Il est construit &#224; partir de photographies s&#233;lectionn&#233;es dans une archive couvrant la p&#233;riode des ann&#233;es 1960 aux ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_27771 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d1-b9c05.jpg?1788609553' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons plus consid&#233;rer notre m&#233;moire comme une source fiable : elle est profond&#233;ment alt&#233;r&#233;e par le ph&#233;nom&#232;ne de la reconsolidation de la m&#233;moire, influenc&#233;e par la propagande et de plus en plus envahie par de faux artefacts g&#233;n&#233;r&#233;s par l'IA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer les m&#233;canismes de la propagande sovi&#233;tique, le projet int&#232;gre une page de l'&#233;dition originale du Livre de la cuisine savoureuse et saine &lt;i&gt;The Book of Tasty and Healthy Food&lt;/i&gt; (&#233;d. 1963), qui v&#233;hiculait une image d'abondance en profond d&#233;calage avec la r&#233;alit&#233; de la vie en Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27773 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d3-750e0.jpg?1788609553' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En URSS, les infrastructures de loisirs et la production de biens de consommation &#233;taient peu d&#233;velopp&#233;es. Les r&#233;unions familiales constituaient la forme de convivialit&#233; la plus accessible &#8212; et souvent la seule. Les habitants de l'Union sovi&#233;tique ne pouvaient que r&#234;ver des plats d&#233;crits dans le Livre de la cuisine savoureuse et saine. M&#234;me des produits de base comme le beurre, la saucisse ou les &#339;ufs &#233;taient difficiles &#224; trouver dans les magasins. Malgr&#233; cela, chaque famille s'effor&#231;ait de rendre sa table de f&#234;te aussi g&#233;n&#233;reuse que possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'aide de la &lt;i&gt;photogramm&#233;trie,&lt;/i&gt; j'ai r&#233;alis&#233; des reconstructions tridimensionnelles de quelques-uns de ces plats embl&#233;matiques : les mandarines, les sandwichs au caviar rouge et le Hareng sous son manteau de fourrure (Hareng sous un manteau de betteraves).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27767 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-17-8dc6a.jpg?1788609553' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire est &#233;galement fa&#231;onn&#233;e par sa nature reconstructive. Les chercheurs ont mis en &#233;vidence le ph&#233;nom&#232;ne de la reconsolidation de la m&#233;moire, selon lequel le cerveau r&#233;&#233;crit le souvenir d'un &#233;v&#233;nement ou d'une personne chaque fois qu'il est rappel&#233;. Les &#233;motions et les pens&#233;es influencent ce processus, si bien que les souvenirs peuvent finir par avoir peu de points communs avec la r&#233;alit&#233;. &#192; partir des ann&#233;es 2020, les distorsions et le bruit ne proviennent plus seulement de notre m&#233;moire imparfaite, mais aussi de l'intelligence artificielle. Toutes les photographies du projet sont authentiques, mais certaines ont &#233;t&#233; &#233;tendues (outpaint&#233;es) &#224; l'aide de l'IA, brouillant la fronti&#232;re entre document et fiction. Les diptyques &#8212; compos&#233;s de fragments d'une m&#234;me photographie ou de photographies diff&#233;rentes, int&#233;grant parfois des &#233;l&#233;ments inexistants &#8212; ainsi que les grilles d'images constituent un proc&#233;d&#233; visuel montrant comment ce qui semble d'abord coh&#233;rent se r&#233;v&#232;le, &#224; y regarder de plus pr&#232;s, fragmentaire ou en partie fictif.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27770 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-20.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-20-3731d.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire ne peut donc plus &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une source fiable : elle est profond&#233;ment transform&#233;e par la reconsolidation de la m&#233;moire, contamin&#233;e par la propagande et d&#233;sormais peupl&#233;e de faux artefacts cr&#233;&#233;s par l'intelligence artificielle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27753 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-03-87041.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;iframe title=&#034;vimeo-player&#034; src=&#034;https://player.vimeo.com/video/1195110043?h=601fca9279&#034; width=&#034;640&#034; height=&#034;360&#034; frameborder=&#034;0&#034; referrerpolicy=&#034;strict-origin-when-cross-origin&#034; allow=&#034;autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dummy Video &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/1195110043&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://vimeo.com/1195110043&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PDF flipbook &lt;a href=&#034;https://pubhtml5.com/hjhyu/gnrv&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pubhtml5.com/hjhyu/gnrv&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27754 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-02-13820.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27755 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-05-c3f71.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27756 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-06-bec43.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27757 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-08.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH230/anatoly_suzdaltsev-d_hm-08-e622a.jpg?1788609554' width='500' height='230' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27758 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-07-c6b07.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27759 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-10.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-10-5e939.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-09.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-09-beaeb.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27761 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-11-1bb27.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH258/anatoly_suzdaltsev-d_hm-12-34ed3.jpg?1788609554' width='500' height='258' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27763 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-14.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-14-78490.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27765 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-15.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-15-356be.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27766 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-16-4f076.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27768 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-18-15547.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-19.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH634/anatoly_suzdaltsev-d_hm-19-9e28d.jpg?1788609554' width='500' height='634' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27772 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d2-cbe60.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27774 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH317/anatoly_suzdaltsev-d_hm-d4-7872e.jpg?1788609554' width='500' height='317' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.suzdaltsev.art" class="spip_out"&gt;https://www.suzdaltsev.art&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Photographies d'archives issues de la collection d'Anatoly Suzdaltsev, prises entre les ann&#233;es 1960 et les ann&#233;es 2000 dans l'ensemble de l'URSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;** Toutes les photographies d'archives sont authentiques ; aucune image n'a &#233;t&#233; enti&#232;rement g&#233;n&#233;r&#233;e par intelligence artificielle. Certaines photographies ont toutefois &#233;t&#233; partiellement &#233;tendues (outpaint&#233;es) &#224; l'aide de l'IA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.instagram.com/vogeltorn&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.instagram.com/vogeltorn&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27764 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/anatoly_suzdaltsev-d_hm-13.jpg' width=&#034;946&#034; height=&#034;1200&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Sadisme de Bettencourt</title>
		<link>https://tk-21.com/Le-Sadisme-de-Bettencourt</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pierre Bettencourt a &#233;crit : &#171; J'ai vu tr&#232;s t&#244;t que la vie sans humour n'&#233;tait pas possible. J'avais seulement sept ans quand j'ai perdu ma m&#232;re. C'&#233;tait comme si le ciel avait disparu, plus rien n'existait. Elle allait faire des cures &#224; Davos et, une ann&#233;e, elle n'est pas revenue.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH130/bettencourt_logo-ed1c9.jpg?1790879559' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='130' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierre Bettencourt a &#233;crit : &#171; J'ai vu tr&#232;s t&#244;t que la vie sans humour n'&#233;tait pas possible. J'avais seulement sept ans quand j'ai perdu ma m&#232;re. C'&#233;tait comme si le ciel avait disparu, plus rien n'existait. Elle allait faire des cures &#224; Davos et, une ann&#233;e, elle n'est pas revenue. Cela a &#233;t&#233; pour moi un drame absolu qui, d'une certaine fa&#231;on, me poursuit et continuera &#224; me poursuivre jusqu'&#224; la mort &#187;. Ce drame n'a pas quitt&#233; celui qui n&#233; en 1917 est mort en 2006 dans l'indiff&#233;rence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pourtant, comment oublier, depuis ses &#171; fables fra&#238;ches &#187;, le po&#232;te et l'artiste dont les femmes ont compt&#233; tellement mais tard. Seulement (au nom de la premi&#232;re d'entre elles) &#224; partir de l' &#171; intouchable &#187; (titre pr&#233;monitoire et qui annon&#231;ait tout). Les femmes et surtout une femme dont l'artiste parlait en ces termes : &#171; C'&#233;tait une femme dont la beaut&#233; me transportait. Nous nous voyons depuis cinquante ans et nous sommes rest&#233;s sur ce pied d'intimit&#233;. Elle &#233;tait un peu &#233;tonn&#233;e de l'int&#233;r&#234;t que je lui marquais. Elle-m&#234;me adorait un gar&#231;on qu'elle a finalement &#233;pous&#233; &#187;. Cependant le sexe, sous toute ses formes, est &#224; la base de son &#339;uvre. L'hermaphrodisme y est quelque chose de pr&#233;gnant et d&#233;couvert &#224; l'origine &#224; travers une photographie de Witkin.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Bettencourt, la vie s'exerce &#224; force d'organismes et de sexes qui se confondent avec la nature transfigur&#233;e et le surnaturel dans une sorte de splendeur convulsive. L'art eut donc pour le cr&#233;ateur un caract&#232;re sacr&#233; dont il s'expliqua. On peut parler &#224; son propos d'&#233;rotisme et de cruaut&#233; sans que cela ne trouve chez lui une figuration morbide ou artificielle.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La vie courante &#224; Alicarnasse&lt;/i&gt;, texte in&#233;dit destin&#233; &#224; suivre&lt;i&gt; Les plaisirs du roi&lt;/i&gt;, s'inscrit pleinement dans cette veine provocatrice et jubilatoire, marqu&#233;e par une tension constante entre inqui&#233;tude m&#233;taphysique, libert&#233; morale et &#233;rotisme noir. Son &#233;criture rel&#232;ve d'une &#171; fac&#233;tie s&#233;rieuse &#187; profond&#233;ment singuli&#232;re dans un lieu particulier : la royale cit&#233; d'Alicarnasse, ensorcelante et anarchique en Insulinde aux con&#64257;ns du monde civilis&#233; du d&#233;but du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, et se moque des carcans sociaux, religieux et moraux import&#233;s d'Europe sous l'autorit&#233; de leur souverain o&#249; les &#171; Carnassiens &#187; cultivent un rapport fr&#233;n&#233;tique &#224; la chair et au d&#233;sir, &#224; la jouissance et &#224; la transgression. A&#64257;n de mieux les comprendre, ce volume nous fera p&#233;n&#233;trer des incidents. Par exemple : &#171; la nouvelle du martyr du P&#232;re Brottier parvint &#224; Rome quelques mois plus tard, et o&#249; la cause de sa b&#233;ati&#64257;cation qui dut normalement &#234;tre introuvable, on s'en m&#233;&#64257;a. La fameuse lettre o&#249; il demandait pour les Carnassiennes le privil&#232;ge de la communion intime moulait son dossier d'une tache ind&#233;l&#233;bile &#187;. Reste que sous le signe du culte solaire, la d&#233;bauche y est un rite avant tout par la richesse et le plaisir un langage de Bettencourt. Une fable d&#233;licieusement obsc&#232;ne o&#249; se distille une satire acide de la morale bourgeoise, du colonialisme, de la chr&#233;tient&#233; et du progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de perversion des valeurs m&#234;me au sein d'un humour &#233;trange confirme la force de cette qu&#234;te fabuleuse qui s'appuie sur une sorte de voyance profonde et une illumination mystique qui reconduisent le monde vers une virginit&#233; id&#233;ale o&#249; paradoxalement le sexe se dresse comme un pilier ou un pal. Il reste l'axe essentiel dans une approche dont les &#233;clats tragiques ne sont pas sans rappeler ceux que l'on retrouve chez Bataille. Pour Bettencourt le sexe est plus un &#233;l&#233;ment de s&#233;paration que de communication. C'est aussi un appareil de torture auquel sont soumis les amants. Ils y sont encha&#238;n&#233;s, broy&#233;s, d&#233;truits. Et les figures lubriques deviennent des sortes de divinit&#233;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes et complexes (romaine, n&#232;gre, indienne, que sais-je encore...)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27701 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/bettencourt_1f.jpg' width=&#034;300&#034; height=&#034;472&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pierre Bettencourt, &#171; La vie &#224; Alicarnasse ou La &#64257;n de tout &#187;, illustrations par l'auteur, Fata Mogana &#233;ditions, Fontfroide le Haut, 2026, 104 p., 22 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<item xml:lang="fr">
		<title>La consolatrice</title>
		<link>https://tk-21.com/La-consolatrice</link>
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		<dc:date>2026-07-30T12:13:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ecrivain et po&#232;te, vid&#233;aste et r&#233;alisateur, Frank Smith poursuit ses pratiques artistiques de &#171; gu&#233;rillas po&#233;tiques &#187; afin de produire une &#339;uvre o&#249; livres, films, performances et installations font alliance. Cr&#233;ateur du &#171; Bureau d'investigations po&#233;tiques &#187; il explore jonctions et disjonctions entre po&#233;sie, politique et image.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH101/mer-800-b5936.jpg?1785414781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ecrivain et po&#232;te, vid&#233;aste et r&#233;alisateur, Frank Smith poursuit ses pratiques artistiques de &#171; gu&#233;rillas po&#233;tiques &#187; afin de produire une &#339;uvre o&#249; livres, films, performances et installations font alliance. Cr&#233;ateur du &#171; Bureau d'investigations po&#233;tiques &#187; il explore jonctions et disjonctions entre po&#233;sie, politique et image.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le livre &#171; Mer x Soleil, vers un impossible cin&#233;ma de po&#233;sie &#187; se d&#233;ploie sous la forme d'un ab&#233;c&#233;daire qui relie textes et images. Il devient un livre-album qui r&#233;actualise le concept de &#171; cin&#233;ma de po&#233;sie &#187; que Pier Paolo Pasolini avait d&#233;fini lors d'une conf&#233;rence prononc&#233;e en 1965 au Festival du nouveau cin&#233;ma de Pesaro : &#171; Peut-on voir ce que l'on dit et peut-on dire ce que l'on voit ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sormais &#224; l'heure, et comme il l'&#233;crit d'une &#171; novlangue technofasciste et d'une imagerie dystopique d&#233;vastatrices &#187;, Smith repense le dicible et le visible &#224; partir de l'art vid&#233;o. Elle devient, pr&#233;cise-t-il encore, &#171; une promesse consolatrice &#187;. Dans une approche &#224; la fois critique et prospective, le cr&#233;ateur reprend l'histoire exp&#233;rimentale du cin&#233;ma au gr&#233; de l'&#339;uvre comme d&#233;placement et impossible d&#233;finition qu'en plateaux.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La conception &#233;ditoriale du livre est assur&#233;e par Rodolphe Perez, critique litt&#233;raire et universitaire. Son travail scientifique interroge la notion de la mort de l'auteur et de l'autorit&#233; intellectuelle depuis la relecture de Nietzsche par Georges Bataille jusqu'aux manifestations auctoriales num&#233;riques. Celui-ci rejoue la cartographie cin&#233;ma versus po&#233;sie en d&#233;jouant la pagination et l'ordre convenu de la lecture, tout en proc&#233;dant par &#171; acentrement &#187; entre les &#233;nonc&#233;s, sans hi&#233;rarchie. Si bien que ce livre devient un &#171; adventice &#187;, sans sujet ni objet fixes, r&#233;solument non attribuable.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Franck Smith donne ici &#224; ses semblables et fr&#232;res (s&#339;urs idem) remarques et conseils &#8212; m&#234;me si l'imp&#233;ratif de chaque segment pourrait faire penser &#224; des d&#233;sordres sous forme d'ordres. Le tout sous l'&#233;gide d'une injonction capitale : ne pas se conformer &#224; un usage &#8212; soit-il pr&#233;tendu bon &#8212; et fonctionner par intersections ou croisements de trajectoires. C'est une mani&#232;re de se d&#233;gager de l'image et de la po&#233;sie l&#224; o&#249; la d&#233;route est pr&#233;f&#233;r&#233;e &#224; la route &#8212; ligne droite et g&#233;n&#233;rale &#8212; s'extraire des exercices d'imb&#233;cillit&#233; que toute r&#232;gle implique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De fait Smith r&#234;ve d'une vid&#233;o qui ne raconte pas d'histoire et qui n'a rien &#224; dire &#8212; surtout quand la sc&#232;ne finale ram&#232;ne &#224; la sc&#232;ne liminaire ne pr&#233;voyant de rien. Au milieu, la vid&#233;o se d&#233;roule, elle a lieu, juste l&#224;, sortant de la fausse alternative entre fiction n&#233;cessairement mensong&#232;re et du documentaire forc&#233;ment vrai. La vid&#233;o en cons&#233;quence se refuse &#224; lui, pour mieux montrer son vertige et il renverse l'imagination dans une succession d'images en absence de sens et de non-sens sans jamais prendre parti entre les deux. Cela permet de savourer le temps sans actions, sans propos, dont les prises sont des d&#233;prises.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Frank Smith, &#171; Mer x Soleil, vers un impossible cin&#233;ma de po&#233;sie &#187;, La Mar&#233;chalerie / &#233;ditions Cr&#233;aphis, 2026, 80 p., 35 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27596 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/smith_800.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/smith_800.jpg' width=&#034;547&#034; height=&#034;800&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la censure&#8230;</title>
		<link>https://tk-21.com/De-la-censure</link>
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		<dc:date>2026-07-29T12:17:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christian Ruby et Martial Verdier</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>censure</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;De la censure des &#339;uvres culturelles et dans la culture
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La censure ou le m&#233;pris du &#171; public &#187; (Christian Ruby, philosophe).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pens&#233;es sur l'autocensure (Carole Douillard, artiste). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une formation sur (contre) la censure chez les r&#233;alisateurs (Elliott Covrigaru, r&#233;alisateur et compositeur). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Question de la formation contre la censure dans les &#201;coles d'art (Myriam Mechita, enseignante et artiste). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Censure et photographie (MartialVerdier, photographe, directeur de TK-21LaRevue). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;genter le go&#251;t de la foule (Christian Ruby).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Publications" rel="directory"&gt;Publications&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/censure" rel="tag"&gt;censure&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH105/censure_couv-c1a5e.jpg?1785414781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De la censure des &#339;uvres culturelles et dans la culture
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La censure ou le m&#233;pris du &#171; public &#187; (Christian Ruby, philosophe).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Pens&#233;es sur l'autocensure (Carole Douillard, artiste). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une formation sur (contre) la censure chez les r&#233;alisateurs (Elliott Covrigaru, r&#233;alisateur et compositeur). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Question de la formation contre la censure dans les &#201;coles d'art (Myriam Mechita, enseignante et artiste). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Censure et photographie (MartialVerdier, photographe, directeur de TK-21LaRevue). &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; R&#233;genter le go&#251;t de la foule (Christian Ruby).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De la censure des &#339;uvres culturelles et dans la culture&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dossier portant sur la censure culturelle a &#233;t&#233; con&#231;u et r&#233;alis&#233; gr&#226;ce &#224; la participation et &#224; la r&#233;flexion d'autrices et auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier ne porte pas sur la censure uniquement et en g&#233;n&#233;ral, mais aussi sur la mani&#232;re dont les artistes vivent les censures, arrivent &#224; se battre contre elles et peuvent s'en emparer, m&#234;me sous la forme de l'autocensure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre est disponible aupr&#232;s des auteurs, et peut &#234;tre command&#233; sur TK-21 et sur Hello Asso :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.helloasso.com/associations/tk-21/boutiques/de-la-censure-des-oeuvres-culturelles-et-dans-la-culture&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.helloasso.com/associations/tk-21/boutiques/de-la-censure-des-oeuvres-culturelles-et-dans-la-culture&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27695 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L200xH200/qr-791b1.png?1785087839' width='200' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href='https://tk-21.com/De-la-censure-des-oeuvres-de-nos' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voir aussi la pr&#233;sentation pr&#233;c&#233;dente&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'un livre, l'autre : l'Incompossible</title>
		<link>https://tk-21.com/D-un-livre-l-autre-l-Incompossible</link>
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		<dc:date>2026-07-04T17:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tandis que je me trouvais &#224; mon bureau, pench&#233; sur mon &#233;cran, entour&#233; de mes livres, j'avais la sensation singuli&#232;re que ma fille, son espi&#232;gle et bienveillant petit fant&#244;me, se tenait derri&#232;re moi, &#233;piant par-dessus mon &#233;paule ce que j'&#233;tais en train d'&#233;crire et, avec moi, s'enchantant de la vieille histoire que si souvent nous avions racont&#233;e ensemble. Comme si, ayant maintenant chang&#233; de r&#244;le, pareille &#224; Peter, flottant dans le vide, de l'autre c&#244;t&#233; d'une immat&#233;rielle fen&#234;tre ferm&#233;e derri&#232;re laquelle je n'aurais pas pu la rejoindre (Philippe Forest).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Voir-ecrire" rel="directory"&gt;Lire &amp; &#233;crire&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH113/miniture_article_1.jpg-3704494134-831ab.webp?1783201143' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tandis que je me trouvais &#224; mon bureau, pench&#233; sur mon &#233;cran, entour&#233; de mes livres, j'avais la sensation singuli&#232;re que ma fille, son espi&#232;gle et bienveillant petit fant&#244;me, se tenait derri&#232;re moi, &#233;piant par-dessus mon &#233;paule ce que j'&#233;tais en train d'&#233;crire et, avec moi, s'enchantant de la vieille histoire que si souvent nous avions racont&#233;e ensemble. Comme si, ayant maintenant chang&#233; de r&#244;le, pareille &#224; Peter, flottant dans le vide, de l'autre c&#244;t&#233; d'une immat&#233;rielle fen&#234;tre ferm&#233;e derri&#232;re laquelle je n'aurais pas pu la rejoindre (Philippe Forest).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au livre qu'il a autrefois &#233;crit - le superbe et douloureux &#171; L'enfant &#233;ternel &#187; - Philippe Forest avait donn&#233; pour titre le d&#233;but de la premi&#232;re phrase du roman de Barrie (premi&#232;re version &#233;crite de Peter Pan : &#171; Tous les enfants, sauf un &#187;. &#192; celui qu'il publie aujourd'hui, il donne pour titre la fin de sa derni&#232;re phrase &#187; : Gais, innocents et sans c&#339;ur. Ces deux livres se r&#233;unissent et se rejoignent enfin dans les deux bouts de la cha&#238;ne et les deux bouts d'une fable et d'une r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fable de Peter Pan a contenu la sienne - la vraie, m&#234;me si son nouveau roman disparait au sein de la l&#233;gendaire fiction de J.M. Barrie, auteur de Peter Pan. Et Forest de pr&#233;ciser : &#171; L'histoire se termine. Elle recommence aussi. La derni&#232;re phrase formule la promesse que tiendra la premi&#232;re lorsqu'il se trouvera quelqu'un pour reprendre le roman et pour le rouvrir &#224; la page par laquelle il d&#233;butait. &#187; Et pour le romancier le propre des contes est que jamais ils ne se terminent que pour recommencer aussit&#244;t. Ceux qui les racontent ou qui les &#233;coutent ont disparu depuis longtemps, personne ne se souvient plus d'eux ni de ce que fut leur vie, mais, myst&#233;rieusement, ils leur survivent. Ils scintillent dans le soir comme la F&#233;e Clochette de Peter Pan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si Barrie avait &#233;crit que les enfants sont &#171; sans c&#339;ur &#187;, pour Forest ils parlent de la cruelle et triste loi du Temps. L'existence reste un &#171; sauve qui peut ! &#187; o&#249; tous les coups sont permis, surtout si l'on pense au Capitaine Crochet. Certes le monde n'est qu'un meurtrier man&#232;ge dont la roue d&#233;p&#234;che vers le rien mais selon l'auteur ceux qui s'abandonnent &#224; son abominable vertige, y ont pris leur passager plaisir. Ce n'est la faute de personne. Nul n'est coupable. Chacun, innocent, jouit ainsi, bravement, gaiement, du r&#233;pit que lui accorde le crocodile dont le ventre, monotone et imperturbable m&#233;tronome, &#233;nonce le verdict &#224; l'ex&#233;cution duquel l'existence ne sursoit jamais tr&#232;s longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les histoires n'aient jamais de fin, c'est ce que dit Barrie et Forest le croit (un peu) m&#234;me si, bien s&#251;r, il en va autrement de la vie, sans rien nous faire oublier de son am&#232;re le&#231;on. Elles nous consolent un peu du terrible tour que lui donne le Temps. La loi veut que les enfants grandissent, qu'ils vieillissent et qu'ils meurent. Wendy s'en souvient quand Peter l'oublie. Mais lui, n'a qu'une id&#233;e en t&#234;te. Il veut jouer encore et toujours aux jeux qui lui plaisent, profiter sans peine de l'&#233;ternel recommencement de la vie, s'enchanter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fond, c'&#233;tait le souhait de Philippe Forest lorsqu'il racontait Peter Pan &#224; sa fille. &#171; Nous nous plaisions des m&#234;mes choses sur lesquelles, parfois, nous versions les m&#234;mes larmes. Nous les d&#233;couvrions, nous les retrouvions. Et nul, pas m&#234;me nous, n'aurait pu dire quel sens avait le sourire que l'on voyait &#224; nos deux visages, si nous faisions seulement semblant d'&#234;tre gais ou alors simplement semblant d'&#234;tre tristes &#187;, &#233;crit Forest. Preuve que son nouveau roman fait avec le premier le joint parfait &#8211; enfin si l'on peut dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que Forest nous touche une fois de plus, en acm&#233; : &#171; Tandis que je me trouvais &#224; mon bureau, pench&#233; sur mon &#233;cran, entour&#233; de mes livres, j'avais la sensation singuli&#232;re que ma fille, son espi&#232;gle et bienveillant petit fant&#244;me, se tenait derri&#232;re moi, &#233;piant par-dessus mon &#233;paule ce que j'&#233;tais en train d'&#233;crire et, avec moi, s'enchantant de la vieille histoire que si souvent nous avions racont&#233;e ensemble. &#187; En fait Peter Pan est un astre et comme le romancier nous nous nourrissons de lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Philippe Forest, &#171; Gais, innocents et sans c&#339;ur&#034;. &#192; propos de Peter Pan &#187;, &lt;br class='autobr' /&gt;
coll. Blanche, Gallimard, 2026, 160 p., 18 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27526 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/1-38.jpg' width=&#034;228&#034; height=&#034;340&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le c&#339;ur fant&#244;me</title>
		<link>https://tk-21.com/Le-coeur-fantome</link>
		<guid isPermaLink="true">https://tk-21.com/Le-coeur-fantome</guid>
		<dc:date>2026-05-31T09:36:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Axel Le&#769;otard et Dunia Ambatlle</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Toute v&#233;rit&#233; est une interpr&#233;tation de la r&#233;alit&#233;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L149xH150/corridor-ca950.jpg?1780220498' class='spip_logo spip_logo_right' width='149' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Toute v&#233;rit&#233; est une interpr&#233;tation de la r&#233;alit&#233;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;&#8230; Et la r&#233;alit&#233; est une &#233;nigme sans solution&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;strong&gt;Pour voir le livre en plein &#233;cran :&lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;center&gt;&lt;a href=&#034;https://online.fliphtml5.com/ojhgc/wupg/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://online.fliphtml5.com/ojhgc/wupg/&lt;/a&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe style=&#034;width:600px;height:334px&#034; src=&#034;https://online.fliphtml5.com/ojhgc/wupg/&#034; seamless=&#034;seamless&#034; scrolling=&#034;no&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowtransparency=&#034;true&#034; allowfullscreen=&#034;true&#034; &gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'outre voir</title>
		<link>https://tk-21.com/L-outre-voir</link>
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		<dc:date>2026-05-30T18:14:19Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>Eros</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C&#233;cilia Jauniau s'attache &#224; des individus, &#224; des personnalit&#233;s. Elle a &#233;tudi&#233; la peinture et les arts plastiques &#224; l'Universit&#233; Paris 8 puis au Queen's College de New York. Elle y a d&#233;couvert la photographie et plus particuli&#232;rement le portrait et le nu f&#233;minin.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/livre" rel="tag"&gt;livre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/Eros" rel="tag"&gt;Eros&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L148xH150/cecilaj-81f7d.jpg?1780165489' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C&#233;cilia Jauniau s'attache &#224; des individus, &#224; des personnalit&#233;s. Elle a &#233;tudi&#233; la peinture et les arts plastiques &#224; l'Universit&#233; Paris 8 puis au Queen's College de New York. Elle y a d&#233;couvert la photographie et plus particuli&#232;rement le portrait et le nu f&#233;minin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but se sa carri&#232;re, s'appuyant sur des images chin&#233;es, C&#233;cilia Jauniau recherchait des visages durs et s&#233;v&#232;res afin d'y discerner les femmes qui se cachaient derri&#232;re. Leur retenue avait trait &#224; leur histoire personnelle et familiale. Ces femmes &#233;taient montr&#233;es corset&#233;es mais - et cons&#233;quence - tout autant d&#233;shabill&#233;es. Il s'agissait de d&#233;senclaver celles qui &#233;taient prisonni&#232;res de l'enfer de leur propre repr&#233;sentation. &#171; Les lib&#233;rer passe par le d&#233;sir, l'envie de suivre leur instinct. Elles sont prises en tenaille par la soci&#233;t&#233; et les convenances, j'ai envie de les d&#233;brider &#187; &#233;crivait l'artiste. Le nu lui a ouvert un nouveau champ. Il lib&#232;re moins l'image qu'une &#171; parole &#187; murmur&#233;e ou muette. Le corps y reprend ce qui lui a &#233;t&#233; confisqu&#233;. Il peut assumer ses d&#233;sirs. En ce sens C&#233;cilia Jauniau reste passionn&#233;e par les corps morcel&#233;s de Bellmer, le f&#233;tichisme de Molinier, la puissance figurale de Nan Goldin et la crudit&#233; d'un Saudek et ses corps de femmes abandonn&#233;s, crus, d&#233;goulinants, fa&#231;onn&#233;s, pervers. &#171; Ce sont des d&#233;monstrations presque monstrueuses &#187; proclame l'artiste. Elle a d&#233;couvert l&#224; le grand chemin de sa recherche. Ne choisissant jamais des mod&#232;les professionnels, elle trouve ses femmes par annonces puis elles discutent longuement. Comme l'&#233;crit l'artiste, &#171; elles rel&#232;vent un d&#233;fi la plupart du temps. Leur d&#233;marche est li&#233;e &#224; leur histoire personnelle. Ce passage &#224; l'acte, cette mise &#224; nu est quasi th&#233;rapeutique. Elles ressentent le besoin de s'affirmer pour maintes et maintes raisons, comme une rupture familiale, une culture trop oppressante. Leur geste va contre leur &#233;ducation o&#249; les brimades qu'elles ont pu subir &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &#171; Place Dauphine &#187;, C&#233;cilia Jauniau garde l'art de pratiquer des raisons subliminales. Ses photos influencent la vision des voyeurs (et voyeuses) voire leurs songes naissants dans ses jeux non du hasard mais du r&#233;el (parfois l&#233;g&#232;rement caviard&#233;). &#192; sa mani&#232;re elle r&#233;invente un chant de Maldoror l&#224; o&#249; la pens&#233;e d'autrui veut s'infiltrer dans son sexe ouvert ou &#171; &#233;pingl&#233; &#187;. La photographe par ses propres mises en sc&#232;ne, collages et sensations, d&#233;couvre l&#224; o&#249; g&#233;n&#233;ralement reste du manque d'&#234;tre son intimit&#233;. Existe l&#224; forc&#233;ment un chapelet de d&#233;sirs parfois agraf&#233;s dans un impensable dont il faut aimer le r&#234;ve de l'impudeur et de sa &#171; fatale &#187; beaut&#233;. Il s'agit toujours de regarder le sexe en face dont son honneur peut &#234;tre parfois ouvert entre deux chaises. Il n'existe pas pour lui de mauvais profil. Celui-ci est toujours bon dans son long sillage. Et nous faisons bien des culbutes &#224; travers ce miroir qui ne joue que tr&#232;s rarement avec son ombre. Et quoique marqu&#233;, le rose ne subit jamais d'ecchymoses. Nous sommes pleins de cette vision o&#249; certains ou certaines pensent que leur cerveau prend l'eau. Et ce sexe parfois aussi. C'est un origami crochet&#233; ou qui s'envole. Pour Cecilia Jauniau son sexe est plus que sa dauphine, sa muse et ranime nos flammes qui d&#233;bordent de sa propre salive du fond de sa galerie. Tout reste fascinant, non sans humour discret, v&#233;riste. C'est l'&#233;loge du secret. &#201;ric le souligne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/cecila.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH637/cecila-45ede.jpg?1778056456' width='500' height='637' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;C&#233;cilia Jauniau et Eric, &#171; Place Dauphine &#187;, non pagin&#233;, &#224; commander &#224; La Musardine (Paris) ou sur son facebook et Instagram.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>L'&#339;uvre et son syndrome</title>
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		<dc:date>2026-05-03T18:04:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Sans le savoir (ou presque) James-Matthew Barrie a cr&#233;&#233; par Peter Pan non seulement un mythe mais un syndrome. Il fut d'ailleurs victime de son personnage. Le fils pr&#233;f&#233;r&#233; de sa m&#232;re (David) qui avait &#224; peu pr&#232;s le double de son &#226;ge (13 ans), mourut lorsque le futur auteur n'avait pas encore sept ans. Il essaya de le remplacer dans le c&#339;ur de sa m&#232;re, allant jusqu'&#224; s'habiller avec les v&#234;tements du d&#233;funt pour s'identifier &#224; lui.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/jpgp_peter_pan-0ccbc.jpg?1777833663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sans le savoir &#8212; ou presque &#8212; James-Matthew Barrie a cr&#233;&#233; par Peter Pan non seulement un mythe mais un syndrome. Il fut d'ailleurs victime de son personnage. Le fils pr&#233;f&#233;r&#233; de sa m&#232;re, David, qui avait &#224; peu pr&#232;s le double de son &#226;ge &#8212; 13 ans &#8212; mourut lorsque le futur auteur n'avait pas encore sept ans. Il essaya de le remplacer dans le c&#339;ur de sa m&#232;re, allant jusqu'&#224; s'habiller avec les v&#234;tements du d&#233;funt pour s'identifier &#224; lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'enfance de J. M. Barrie est marqu&#233;e par ce drame, et le petit James se construit sur une f&#234;lure. Toute sa vie, il essaye d'emporter l'amour de sa m&#232;re, mais n'y parvient jamais tout &#224; fait. Il se donne mission de consoler sa m&#232;re de cette perte, et son besoin d'&#233;crire provient tr&#232;s probablement d'une volont&#233; de r&#233;cr&#233;er le monde en niant le drame. Le th&#232;me de la jeunesse &#233;ternelle est r&#233;current dans son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. M. Barrie &#233;tait un homme menu et fluet, de petite taille. On a parfois soulign&#233; sa d&#233;marche quasi-enfantine &#8212; tel son h&#233;ros Peter qui ne veut pas grandir. On suppose, sans la moindre preuve, que ce personnage atypique &#233;tait androgyne et que ce fut l'une des raisons de son divorce. Le personnage de Peter Pan appara&#238;t pour la premi&#232;re fois dans un roman fantaisiste intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Le petit oiseau blanc &#187;.&lt;/i&gt; J. M. Barrie d&#233;veloppe le personnage de Peter pour cr&#233;er la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#171; Peter Pan, ou le gar&#231;on qui ne voulait pas grandir &#187;, et sa carri&#232;re n'eut plus d'interruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel h&#233;ros est caract&#233;ris&#233; par le refus persistant de quitter l'enfance &#8212; on en trouve plus tard chez le &lt;i&gt;Roi de la Pop&lt;/i&gt; Michael Jackson une illustration saisissante. Il pr&#233;senta d&#232;s son plus jeune &#226;ge des signes distinctifs de cette pathologie. Elle marquera profond&#233;ment sa vie personnelle et professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme chez Michael Jackson, dans la vie de J. M. Barrie, les racines de ce syndrome remontent &#224; sa structure familiale particuli&#232;re et aux conditions de son d&#233;veloppement pr&#233;coce dans une fratrie de dix enfants o&#249; s'installent des dynamiques dysfonctionnelles. L'enfant devrait normalement construire son identit&#233; &#224; travers des interactions sociales &#233;quilibr&#233;es mais de fait, il ne les trouva que plus tard dans ses &#233;tudes et sa vie &#224; Londres en tant que dramaturge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, Peter Pan &#233;chappe &#224; son cr&#233;ateur. Il n'a rien d'un &#171; Bambi &#187;, ignore sa fragilit&#233; en conduisant ses proches vers une certaine maturit&#233;. Son histoire et son mythe nous ram&#232;nent au monde des contes de f&#233;es, de l'attraction naturelle vers le monde de l'enfance et sa capacit&#233; &#224; &#233;tablir des relations privil&#233;gi&#233;es avec les jeunes, voire avec des adultes, en acceptant le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun peut y voir, &#224; tort ou &#224; raison, une identification profonde &#224; l'enfance comme refuge psychologique. Mais reste &#224; savoir si Peter Pan se per&#231;oit lui-m&#234;me comme un enfant et trouve naturel de partager leur univers ? De fait, loin d'un stress &#233;motionnel, il subsume les adultes et leur pouvoir. Avec ses compagnons (et certes avec une conjonction magique et f&#233;tiche), il r&#233;pond aux incompr&#233;hensions du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'existe donc pas dans cette f&#233;erie la phobie du monde adulte et de ses responsabilit&#233;s. Les adultes autoritaires n'incarnent plus des mod&#232;les masculins matures, mais face &#224; eux Peter Pan est rassurant, escogriffe, aventurier. De fait, Peter Pan joue le r&#244;le de figure parentale alternative qui gomme toute carence relationnelle. Un tel h&#233;ros est l'as de performance face aux pirates. Et apr&#232;s tout il devient une th&#233;rapie et une sublimation litt&#233;raire du syndrome dont il h&#233;rita.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. M. Barrie exprime, &#224; travers lui et son &#339;uvre, une conqu&#234;te d'expression &#233;motionnelle et des moments cr&#233;atifs o&#249; il acc&#233;da &#224; un accomplissement. Par le succ&#232;s de son h&#233;ros, il est sans doute sorti de sch&#233;mas psychologiques &#233;tablis dans l'enfance. Il a r&#233;alis&#233; une reconstruction contre le refus persistant de la maturit&#233; &#233;motionnelle et contre l'&#233;vitement des responsabilit&#233;s adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, exit dans les attitudes des enfants de son histoire la conservation de traits comportementaux infantiles et la recherche de protection dans l'univers de l'enfance. Sans troubles anxieux li&#233;s &#224; la perspective de grandir. Au contraire. Preuve que l'univers de Peter Pan reste une &#339;uvre ouverte et &#224; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/19-12.jpg' width=&#034;188&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;James Matthew Barrie, &#171; Peter Pan &#187;, &#201;dition de Cornelius Crowley, Jean-Michel D&#233;prats et Philippe Forest, Collection &#171; Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade &#187; (n&#176;684), Gallimard, 2026, 1168 p., 67 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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