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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>L'outre voir</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>Eros</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;C&#233;cilia Jauniau s'attache &#224; des individus, &#224; des personnalit&#233;s. Elle a &#233;tudi&#233; la peinture et les arts plastiques &#224; l'Universit&#233; Paris 8 puis au Queen's College de New York. Elle y a d&#233;couvert la photographie et plus particuli&#232;rement le portrait et le nu f&#233;minin. Pour autant elle n'est pas &#224; proprement parler f&#233;ministe.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L148xH150/cecilaj-81f7d.jpg?1780165489' class='spip_logo spip_logo_right' width='148' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C&#233;cilia Jauniau s'attache &#224; des individus, &#224; des personnalit&#233;s. Elle a &#233;tudi&#233; la peinture et les arts plastiques &#224; l'Universit&#233; Paris 8 puis au Queen's College de New York. Elle y a d&#233;couvert la photographie et plus particuli&#232;rement le portrait et le nu f&#233;minin. Pour autant elle n'est pas &#224; proprement parler f&#233;ministe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;but se sa carri&#232;re, s'appuyant sur des images chin&#233;es, C&#233;cilia Jauniau recherchait des visages durs et s&#233;v&#232;res afin d'y discerner les femmes qui se cachaient derri&#232;re. Leur retenue avait trait &#224; leur histoire personnelle et familiale. Ces femmes &#233;taient montr&#233;es corset&#233;es mais - et cons&#233;quence - tout autant d&#233;shabill&#233;es. Il s'agissait de d&#233;senclaver celles qui &#233;taient prisonni&#232;res de l'enfer de leur propre repr&#233;sentation. &#171; Les lib&#233;rer passe par le d&#233;sir, l'envie de suivre leur instinct. Elles sont prises en tenaille par la soci&#233;t&#233; et les convenances, j'ai envie de les d&#233;brider &#187; &#233;crivait l'artiste. Le nu lui a ouvert un nouveau champ. Il lib&#232;re moins l'image qu'une &#171; parole &#187; murmur&#233;e ou muette. Le corps y reprend ce qui lui a &#233;t&#233; confisqu&#233;. Il peut assumer ses d&#233;sirs. En ce sens C&#233;cilia Jauniau reste passionn&#233;e par les corps morcel&#233;s de Bellmer, le f&#233;tichisme de Molinier, la puissance figurale de Nan Goldin et la crudit&#233; d'un Saudek et ses corps de femmes abandonn&#233;s, crus, d&#233;goulinants, fa&#231;onn&#233;s, pervers. &#171; Ce sont des d&#233;monstrations presque monstrueuses &#187; proclame l'artiste. Elle a d&#233;couvert l&#224; le grand chemin de sa recherche. Ne choisissant jamais des mod&#232;les professionnels, elle trouve ses femmes par annonces puis elles discutent longuement. Comme l'&#233;crit l'artiste, &#171; elles rel&#232;vent un d&#233;fi la plupart du temps. Leur d&#233;marche est li&#233;e &#224; leur histoire personnelle. Ce passage &#224; l'acte, cette mise &#224; nu est quasi th&#233;rapeutique. Elles ressentent le besoin de s'affirmer pour maintes et maintes raisons, comme une rupture familiale, une culture trop oppressante. Leur geste va contre leur &#233;ducation o&#249; les brimades qu'elles ont pu subir &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &#171; Place Dauphine &#187;, C&#233;cilia Jauniau garde l'art de pratiquer des raisons subliminales. Ses photos influencent la vision des voyeurs (et voyeuses) voire leurs songes naissants dans ses jeux non du hasard mais du r&#233;el (parfois l&#233;g&#232;rement caviard&#233;). &#192; sa mani&#232;re elle r&#233;invente un chant de Maldoror l&#224; o&#249; la pens&#233;e d'autrui veut s'infiltrer dans son sexe ouvert ou &#171; &#233;pingl&#233; &#187;. La photographe par ses propres mises en sc&#232;ne, collages et sensations, d&#233;couvre l&#224; o&#249; g&#233;n&#233;ralement reste du manque d'&#234;tre son intimit&#233;. Existe l&#224; forc&#233;ment un chapelet de d&#233;sirs parfois agraf&#233;s dans un impensable dont il faut aimer le r&#234;ve de l'impudeur et de sa &#171; fatale &#187; beaut&#233;. Il s'agit toujours de regarder le sexe en face dont son honneur peut &#234;tre parfois ouvert entre deux chaises. Il n'existe pas pour lui de mauvais profil. Celui-ci est toujours bon dans son long sillage. Et nous faisons bien des culbutes &#224; travers ce miroir qui ne joue que tr&#232;s rarement avec son ombre. Et quoique marqu&#233;, le rose ne subit jamais d'ecchymoses. Nous sommes pleins de cette vision o&#249; certains ou certaines pensent que leur cerveau prend l'eau. Et ce sexe parfois aussi. C'est un origami crochet&#233; ou qui s'envole. Pour Cecilia Jauniau son sexe est plus que sa dauphine, sa muse et ranime nos flammes qui d&#233;bordent de sa propre salive du fond de sa galerie. Tout reste fascinant, non sans humour discret, v&#233;riste. C'est l'&#233;loge du secret. &#201;ric le souligne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/cecila.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH637/cecila-45ede.jpg?1778056456' width='500' height='637' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;C&#233;cilia Jauniau et Eric, &#171; Place Dauphine &#187;, non pagin&#233;, &#224; commander &#224; La Musardine (Paris) ou sur son facebook et Instagram.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Toilettes intime</title>
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		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>Eros</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;La photographie &#233;rotique peut aborder le &#171; charme &#187; de bien des mani&#232;res mais ici, elle part du corps, des manques de l'&#234;tre, de ces trous b&#233;ants o&#249; circulent les &#233;motions que sa simple &#171; enveloppe &#187; ne peut contenir.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH117/mok_1-a7234.jpg?1780165489' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='117' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La photographie &#233;rotique peut aborder le &#171; charme &#187; de bien des mani&#232;res mais ici, elle part du corps, des manques de l'&#234;tre, de ces trous b&#233;ants o&#249; circulent les &#233;motions que sa simple &#171; enveloppe &#187; ne peut contenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vivienne Mok fabrique des mondes non seulement avec la nudit&#233; mais avec ce qui lui manque : ses belles toilettes &#8211; dessus chics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette part ne fait pas d&#233;faut, bien au contraire. Le textile ne fait pas tache dans de telles existences f&#233;minines ou masculines. &#202;tre v&#234;tu, c'est s'accepter, accepter la photographie qui devient la part des jours et des nuits. Le seuil de chaque prise glisse entre le corps et la fluidit&#233; de ses habits. Existe un combat entre la r&#233;alit&#233; pure du corps et son v&#234;tement qui fait de chaque &#234;tre une fleur. Le &#171; vierge &#187; se transforme en vif car le textile en donne un autre charme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas le fruit accueilli de la peau mais de la suggestion par des sensations voil&#233;es puisque le nu est soumis - et heureux - &#224; la mati&#232;re qui lui r&#233;siste. &#202;tre habill&#233; (enfin presque) n'&#233;nonce en rien une d&#233;faite mais un plaisir de et par la beaut&#233; des mises en sc&#232;ne de Vivienne Mok.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;il la remercie en un constat &#233;loign&#233; du d&#233;cevant. La photographe recommence le jeu du charme men&#233; vers la po&#233;sie. Ici, elle ne cherche pas les offrandes du ventre. Par ses dessus chics, le corps s'&#233;chappe d&#233;j&#224;. Il &#233;chappe &#224; ce qui &#233;tait et trouve l&#224; des passerelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est merveilleux par bien des effets d'interstices et de pans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fissure est entre-l&#226;ch&#233;e en plein jour. Mais va pour la m&#233;lancolie. Alors remercions la photographe suissesse charg&#233;e d'&#233;nergie et de visions non cloisonn&#233;es. C'est beau, c'est un beau moment, c'est une photographie riche. Bref chez elle tout est beau - comment peut-on le dire autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, on aime cette &#339;uvre car elle est silencieuse en de telles d&#233;clarations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste travaille sur le r&#233;el dans la d&#233;pense du textile qui perturbe et focalise une vue non seulement sur le corps. Il y a l&#224; une pr&#233;sence tierce non sans buter sur elle mais pour submerger l'&#233;motion. Le v&#234;tement rassure, prot&#232;ge, enveloppe, attise vers une nouvelle perte de vue ou d'errance. Le textile d&#233;borde le corps comme un enfant qui cherche en celui-ci ce qu'il va trouver. Cela fait une image centr&#233;e vers le dehors o&#249; est ceint un dedans. D'un c&#244;t&#233;, l'habit, c'est la vue. De l'autre, le corps. La vue ne vient qu'apr&#232;s. Et se projette, s'&#233;gare : quelle n&#233;cessit&#233; et quelle joie, dans cette pr&#233;sence duale o&#249; le nouveau charme na&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27220 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/mok.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH739/mok-58c40.jpg?1778056960' width='500' height='739' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Vivienne Mok, &lt;a href=&#034;https://viviennemok.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://viviennemok.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'&#339;uvre et son syndrome</title>
		<link>https://tk-21.com/L-oeuvre-et-son-syndrome</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Sans le savoir (ou presque) James-Matthew Barrie a cr&#233;&#233; par Peter Pan non seulement un mythe mais un syndrome. Il fut d'ailleurs victime de son personnage. Le fils pr&#233;f&#233;r&#233; de sa m&#232;re (David) qui avait &#224; peu pr&#232;s le double de son &#226;ge (13 ans), mourut lorsque le futur auteur n'avait pas encore sept ans. Il essaya de le remplacer dans le c&#339;ur de sa m&#232;re, allant jusqu'&#224; s'habiller avec les v&#234;tements du d&#233;funt pour s'identifier &#224; lui.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/jpgp_peter_pan-0ccbc.jpg?1777833663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Sans le savoir &#8212; ou presque &#8212; James-Matthew Barrie a cr&#233;&#233; par Peter Pan non seulement un mythe mais un syndrome. Il fut d'ailleurs victime de son personnage. Le fils pr&#233;f&#233;r&#233; de sa m&#232;re, David, qui avait &#224; peu pr&#232;s le double de son &#226;ge &#8212; 13 ans &#8212; mourut lorsque le futur auteur n'avait pas encore sept ans. Il essaya de le remplacer dans le c&#339;ur de sa m&#232;re, allant jusqu'&#224; s'habiller avec les v&#234;tements du d&#233;funt pour s'identifier &#224; lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'enfance de J. M. Barrie est marqu&#233;e par ce drame, et le petit James se construit sur une f&#234;lure. Toute sa vie, il essaye d'emporter l'amour de sa m&#232;re, mais n'y parvient jamais tout &#224; fait. Il se donne mission de consoler sa m&#232;re de cette perte, et son besoin d'&#233;crire provient tr&#232;s probablement d'une volont&#233; de r&#233;cr&#233;er le monde en niant le drame. Le th&#232;me de la jeunesse &#233;ternelle est r&#233;current dans son &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. M. Barrie &#233;tait un homme menu et fluet, de petite taille. On a parfois soulign&#233; sa d&#233;marche quasi-enfantine &#8212; tel son h&#233;ros Peter qui ne veut pas grandir. On suppose, sans la moindre preuve, que ce personnage atypique &#233;tait androgyne et que ce fut l'une des raisons de son divorce. Le personnage de Peter Pan appara&#238;t pour la premi&#232;re fois dans un roman fantaisiste intitul&#233; &lt;i&gt;&#171; Le petit oiseau blanc &#187;.&lt;/i&gt; J. M. Barrie d&#233;veloppe le personnage de Peter pour cr&#233;er la pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#171; Peter Pan, ou le gar&#231;on qui ne voulait pas grandir &#187;, et sa carri&#232;re n'eut plus d'interruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel h&#233;ros est caract&#233;ris&#233; par le refus persistant de quitter l'enfance &#8212; on en trouve plus tard chez le &lt;i&gt;Roi de la Pop&lt;/i&gt; Michael Jackson une illustration saisissante. Il pr&#233;senta d&#232;s son plus jeune &#226;ge des signes distinctifs de cette pathologie. Elle marquera profond&#233;ment sa vie personnelle et professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme chez Michael Jackson, dans la vie de J. M. Barrie, les racines de ce syndrome remontent &#224; sa structure familiale particuli&#232;re et aux conditions de son d&#233;veloppement pr&#233;coce dans une fratrie de dix enfants o&#249; s'installent des dynamiques dysfonctionnelles. L'enfant devrait normalement construire son identit&#233; &#224; travers des interactions sociales &#233;quilibr&#233;es mais de fait, il ne les trouva que plus tard dans ses &#233;tudes et sa vie &#224; Londres en tant que dramaturge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, Peter Pan &#233;chappe &#224; son cr&#233;ateur. Il n'a rien d'un &#171; Bambi &#187;, ignore sa fragilit&#233; en conduisant ses proches vers une certaine maturit&#233;. Son histoire et son mythe nous ram&#232;nent au monde des contes de f&#233;es, de l'attraction naturelle vers le monde de l'enfance et sa capacit&#233; &#224; &#233;tablir des relations privil&#233;gi&#233;es avec les jeunes, voire avec des adultes, en acceptant le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun peut y voir, &#224; tort ou &#224; raison, une identification profonde &#224; l'enfance comme refuge psychologique. Mais reste &#224; savoir si Peter Pan se per&#231;oit lui-m&#234;me comme un enfant et trouve naturel de partager leur univers ? De fait, loin d'un stress &#233;motionnel, il subsume les adultes et leur pouvoir. Avec ses compagnons (et certes avec une conjonction magique et f&#233;tiche), il r&#233;pond aux incompr&#233;hensions du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'existe donc pas dans cette f&#233;erie la phobie du monde adulte et de ses responsabilit&#233;s. Les adultes autoritaires n'incarnent plus des mod&#232;les masculins matures, mais face &#224; eux Peter Pan est rassurant, escogriffe, aventurier. De fait, Peter Pan joue le r&#244;le de figure parentale alternative qui gomme toute carence relationnelle. Un tel h&#233;ros est l'as de performance face aux pirates. Et apr&#232;s tout il devient une th&#233;rapie et une sublimation litt&#233;raire du syndrome dont il h&#233;rita.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J. M. Barrie exprime, &#224; travers lui et son &#339;uvre, une conqu&#234;te d'expression &#233;motionnelle et des moments cr&#233;atifs o&#249; il acc&#233;da &#224; un accomplissement. Par le succ&#232;s de son h&#233;ros, il est sans doute sorti de sch&#233;mas psychologiques &#233;tablis dans l'enfance. Il a r&#233;alis&#233; une reconstruction contre le refus persistant de la maturit&#233; &#233;motionnelle et contre l'&#233;vitement des responsabilit&#233;s adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, exit dans les attitudes des enfants de son histoire la conservation de traits comportementaux infantiles et la recherche de protection dans l'univers de l'enfance. Sans troubles anxieux li&#233;s &#224; la perspective de grandir. Au contraire. Preuve que l'univers de Peter Pan reste une &#339;uvre ouverte et &#224; suivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27131 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/19-12.jpg' width=&#034;188&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;James Matthew Barrie, &#171; Peter Pan &#187;, &#201;dition de Cornelius Crowley, Jean-Michel D&#233;prats et Philippe Forest, Collection &#171; Biblioth&#232;que de la Pl&#233;iade &#187; (n&#176;684), Gallimard, 2026, 1168 p., 67 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>La le&#231;on du langage</title>
		<link>https://tk-21.com/La-lecon-du-langage</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans les &#171; Histoires de Samora M&#226;chel &#187;, il ne s'agit pas de saccage ni de destruction, mais d'un retour dans une forme d'exaltation et d'une paradoxale r&#233;surrection. D'autant que Pierre Guyotat &#233;tait habit&#233; par l'Histoire, celle des soci&#233;t&#233;s et des corps, comme par celle de la langue. &lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/jpgp_guyotat-24e71.jpg?1777833663' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les &#171; Histoires de Samora M&#226;chel &#187;, il ne s'agit pas de saccage ni de destruction, mais d'un retour dans une forme d'exaltation et d'une paradoxale r&#233;surrection. D'autant que Pierre Guyotat &#233;tait habit&#233; par l'Histoire, celle des soci&#233;t&#233;s et des corps, comme par celle de la langue. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La lecture publique qu'il fit de ce livre fut une &#233;preuve. Il la vivait comme telle, mais aussi comme un accomplissement d'une teste au rythme &#233;trange, inou&#239; non sans une extraordinaire douceur. Tous ceux qui l'ont entendu lire le savent, c'&#233;tait comme une exp&#233;rience de transsubstantiation : des sc&#232;nes de bordel chant&#233;es avec la tendresse murmur&#233;e d'une berceuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crit ou vocalis&#233; le livre est la &#171; poche de rythmes &#187; l&#224; l'id&#233;e y est d'abord. Son rythme est li&#233; au souffle, au battement du c&#339;ur, &#224; la vision sociale et organique qu'il avait de la langue. Elle &#233;tait pour lui vivante, travaill&#233;e par ses origines mais la transformation de la langue &#233;tait en plus un acte politique pour la rendre plus vive m&#234;me si, surtout, un c&#339;ur bat : celui de l'humanit&#233; avec ses contradictions, sa violence et sa tendresse dans le frottement des extr&#234;mes l&#224; &#171; l'ordure et la m&#233;taphysique &#187; qui fait chanter la langue. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humain est ici sauvage, violent et saisissant de nos soci&#233;t&#233;s. Ici le &#171; prostitutionnel &#187; &#8212; &#224; savoir le personnage omnipr&#233;sent &#8212; est celui du &#171; putain &#187; qui ne veut pas qu'on l'abandonne &#224; un autre &#233;tat sans pour autant se faire consoler. Et ce l&#224; o&#249; ces &#171; Histoires &#187; tiennent le monde qu'elles repr&#233;sentent pour celui qui ne terrifierait que s'il &#233;tait r&#233;el. Or il n'y a rien de plus r&#233;el, ni de plus naturel que le monde que Guyotat montre par une langue et non de leurs &#171; effets &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce titre les &#233;diteurs des &#171; Histoires de Samora M&#226;chel &#187; offrent quelques cl&#233;s. Par exemple les r&#232;gles dites de la &#171; bab&#233;lisation &#187;, concernant les lettres &#171; a &#187;, &#171; e &#187;, &#171; u &#187;, &#171; i &#187;. Mais ils expliquent encore comment dire &#224; la place de &#171; cinq &#187; &#171; &#231;anq &#187;, et &#171; vingt &#187; &#171; vangt &#187;. Dans ce texte les lettres ne disparaissent pas : elles se m&#233;tamorphosent, pour ralentir, acc&#233;l&#233;rer, muscler le texte et lui offrir du &#171; Change &#187; comme l'appelait Jean-Claude Montel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas limiter cette langue o&#249; l'oralit&#233; r&#232;gnerait en ma&#238;tre. Tout est &#171; bien &#187; &#233;crit certes mal, mais pour exprimer mieux et sans jamais pour l'auteur de se faire complice d'une illusion ou participer &#224; un fantasme. Guyotat &#233;crit son langage en et avec lui, voire &#224; sa place mais pour le signer en m&#234;me temps que lui. Et surtout existe ici &#8212; comme dans &#171; Prog&#233;nitures &#187; ou &#171; Joyeux animaux de la mis&#232;re &#187; &#224; une &#171; le&#231;on sur la langue fran&#231;aise &#187; pour reprendre le titre que Guyotat avait donn&#233; &#224; ses cours &#224; l'universit&#233; de Paris VIII Saint-Denis,&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_27129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/17-14.jpg' width=&#034;244&#034; height=&#034;340&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pierre Guyotat, Histoires de Samora M&#226;chel, Gallimard, Hors-s&#233;rie Litt&#233;rature, 2026, 710 p., 28 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Magie du temps presque arr&#234;t&#233;</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les photographies qui ont le plus &#233;mu Vasapolli sont celles de Robert Capa &#224; Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes &#8212; floues, chaotiques &#8212; transmettent la terreur et l'humanit&#233; de ce moment avec une intensit&#233; incomparable. Il a toujours admir&#233; le courage de Capa : il se tenait dans l'eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/vasapolli-81444.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les photographies qui ont le plus &#233;mu Alessandro Vasapolli sont celles de Robert Capa &#224; Omaha Beach le 6 juin 1944. Pour le photographe italien ces images survivantes &#8212; floues, chaotiques &#8212; transmettent la terreur et l'humanit&#233; de ce moment avec une intensit&#233; incomparable. Il a toujours admir&#233; le courage de Capa : il se tenait dans l'eau, sous le feu, pour montrer ce que le monde ne pouvait voir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les portraits d'Alessandro Vasapolli, le sujet n'est jamais donn&#233; frontalement ; il advient dans une vibration, une diffraction, une tension chromatique. Ce qui frappe d'abord, c'est la mat&#233;rialit&#233; de ses photographies. Il ne d&#233;l&#232;gue rien au hasard ni aux automatismes num&#233;riques. Il con&#231;oit ses propres filtres, &#233;labore des syst&#232;mes chromatiques sp&#233;cifiques, contr&#244;le le tirage comme un laboratoire intime.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce refus de la post-production corrective n'est pas un purisme : c'est une position th&#233;orique. L'image doit na&#238;tre de la lumi&#232;re elle-m&#234;me, et non d'un artifice ult&#233;rieur. Elle est le r&#233;sultat d'un dispositif pens&#233;, presque architectural.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines s&#233;ries, le mouvement &#8212; notamment celui du corps &#8212; devient un terrain d'analyse du temps. La figure ne danse pas pour &#234;tre repr&#233;sent&#233;e ; elle sert &#224; d&#233;composer l'espace, &#224; fragmenter la continuit&#233; visuelle. Ailleurs, les silhouettes f&#233;minines apparaissent comme des pr&#233;sences &#224; la fois r&#233;v&#233;l&#233;es et soustraites : le regard cherche un visage, une identit&#233;, mais se heurte &#224; une forme d'&#233;clipse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce manque est constitutif de l'&#339;uvre. Il oblige le spectateur &#224; compl&#233;ter, &#224; projeter, &#224; douter. En ce sens, Vasapolli appartient &#224; cette g&#233;n&#233;ration d'artistes qui consid&#232;rent la photographie comme un m&#233;dium conceptuel sans renoncer &#224; sa sensualit&#233;. La couleur, chez lui, n'est jamais illustrative : elle agit comme une &#233;nergie. Elle perturbe la lecture imm&#233;diate, introduit un trouble, parfois une forme de vertige optique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvrir Alessandro Vasapolli, c'est accepter de ralentir. C'est consentir &#224; ce que l'image r&#233;siste. Et dans cette r&#233;sistance m&#234;me, quelque chose se r&#233;v&#232;le : une photographie qui ne montre pas le monde, mais qui nous apprend &#224; le percevoir autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un de ses souvenirs d'enfance les plus vifs provient des films Super 8 de son p&#232;re. Jeune, il avait voyag&#233; avec ses parents dans certains des endroits les plus recul&#233;s et aventureux, immortalisant tout avec une petite cam&#233;ra. Certains soirs, quand il &#233;tait enfant, il sortait le projecteur et projetait ces films sur un grand drap blanc. Il &#233;tait fascin&#233; par tout le rituel : le bruit des bobines, le l&#233;ger fr&#233;missement des images. Il voyait quelque chose de r&#233;el, mais transform&#233; : ces sc&#232;nes appartenaient &#224; l'histoire de sa famille, mais &#224; l'&#233;cran, elles semblaient venir d'un autre monde entre m&#233;moire et fiction. Cette ambigu&#239;t&#233; l'a profond&#233;ment marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il utilise une large gamme d'appareils, du moyen et grand format argentique &#224; un reflex num&#233;rique haute r&#233;solution. Son projet actuel implique un appareil 4&#215;5 sur mesure &#233;quip&#233; d'un dos num&#233;rique, un outil hybride qui lui permet de travailler avec la pr&#233;cision et l'intentionnalit&#233; du grand format tout en profitant des possibilit&#233;s de la technologie contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de Robert Capa, des artistes comme Alfred Stieglitz, Hugo Henneberg et Edward J. Steichen ont ouvert son imagination &#224; l'id&#233;e que la photographie peut r&#233;v&#233;ler des r&#233;alit&#233;s juste au-del&#224; de la perception ordinaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parall&#232;lement, il trouve une grande inspiration chez des peintres comme Toulouse-Lautrec, Pierre Bonnard et &#201;douard Vuillard pour leur utilisation de la couleur. Il admire aussi Zao Wou-Ki pour le lyrisme de son abstraction, ainsi que des mouvements comme l'orphisme, qui explorent la lumi&#232;re, le rythme et la couleur d'une mani&#232;re tr&#232;s proche de sa sensibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de faire mieux &#224; chaque fois est ce qui le pousse en avant. Et pour lui, la toute premi&#232;re photo &lt;i&gt;Point de vue du Gras&lt;/i&gt; de Joseph Nic&#233;phore Ni&#233;pce, reste l'image fragile et granuleuse qui a marqu&#233; la naissance d'un nouveau m&#233;dium. D&#232;s ce moment, notre mani&#232;re d'enregistrer, de m&#233;moriser et de comprendre le monde a &#233;t&#233; transform&#233;e &#224; jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si pendant des si&#232;cles, les outils photographiques ont &#233;volu&#233; pour reproduire la vision humaine le plus fid&#232;lement, Alessandro Vasapolli va dans la direction oppos&#233;e : modifier la cam&#233;ra pour qu'elle enregistre une r&#233;alit&#233; selon une logique perceptuelle diff&#233;rente. Ce n'est pas manipuler, mais au contraire, cr&#233;er une photographie directe, non alt&#233;r&#233;e, r&#233;v&#233;lant le monde autrement. Allant bien au-del&#224; de la repr&#233;sentation de l'espace, il explore des structures de l'exp&#233;rience comme le temps, la perception et la continuit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si le noir et blanc interpr&#232;te la r&#233;alit&#233;, la couleur peut devenir interpr&#233;tative selon une logique perceptuelle non humaine, comme il l'exp&#233;rimente dans son travail. Pour lui, la technique est fondamentale, mais elle doit toujours servir le contenu et l'impact esth&#233;tique. Elle permet de d&#233;passer les limites de notre perception biologique, mais elle n'est jamais un objectif en soi. Pour chaque photo, il contr&#244;le tout pour cr&#233;er le cadre id&#233;al, puis laisse la magie se produire spontan&#233;ment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_26957 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/b_invito_slipstream-1-scaled.jpg' width=&#034;203&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Alessandro Vasapolli, &#171; Slipstream &#187;, Solo Show &#224; la Fondazione Natale Capellaro, Turin (Italie), s'est termin&#233; le 28 f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Au-del&#224; des m&#232;res</title>
		<link>https://tk-21.com/Au-dela-des-meres</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Loin de l'agitation ali&#233;nante des images J&#233;r&#233;my Liron cultive une certaine retraite agissante. Ses &#339;uvres nous &#171; scotchent &#187; car elles sont soustraites aux faux enchantements de l'artifice au sein m&#234;me de territoires construits plus pour l'ostentation que le recueillement.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/couv_retourner_le_regard_copie-01b42.jpg?1775293056' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Loin de l'agitation ali&#233;nante des images J&#233;r&#233;my Liron cultive une certaine retraite agissante. Ses &#339;uvres nous &#171; scotchent &#187; car elles sont soustraites aux faux enchantements de l'artifice au sein m&#234;me de territoires construits plus pour l'ostentation que le recueillement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le retrait reste la qualit&#233; premi&#232;re de ce travail qui distribue les signes presque imperceptibles de changements d'&#233;poque, de temps. L'artiste nous redonne un sens auroral qui se perd de plus en plus. Sans que les choses apparaissent avec clart&#233; on vient rechercher ici, dans la retraite et son recul, une autre, plus vivace et originaire de ce que nous m&#234;mes avons connu et &#233;prouv&#233; dans nos &#233;tranges et provisoires &#233;piphanies matricielles voire marines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soustrait aux prises habituelles, en recul, priv&#233; de relief ou simplement de l'&#233;vidence allant de soi le long des jours, le paysage chez Liron est donc soumis &#224; une &#233;trange &#233;rosion et &#233;rection. La terre tend aimant&#233;e vers la m&#232;re voir la mer de celle-l&#224; et ses ou nos souvenirs une fois de plus semblent eux aussi se perdre en elle. Le paysage change mais en restant le m&#234;me. C'est (aussi) une mani&#232;re de retrouver une forme d'extase ou de ne pas la quitter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, noter, dessiner, peindre, garder trace de tous ces moments o&#249; le temps est soudain suspendu deviennent un jeu d'&#233;chos &#8212; voire de conjurer la m&#233;lancolie. Preuve que le cr&#233;ateur n'est pas de ceux qui se contentent d'errer dans les paysages qui le pr&#233;c&#232;dent. Par ses toiles, photographies, sculptures et vid&#233;os, il aborde par exemple le paysage baln&#233;aire &#224; travers une exp&#233;rience commune. Qui ne se souvient pas de vacances aussi familiales que maritimes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains elles &#233;taient le signe d'une joie d&#233;bordante, pour d'autres d'une sorte d'anxi&#233;t&#233;. L'un et l'autre de ces sentiments font porter une attention particuli&#232;re au paysage d'emprunt. Mais l'auteur est sensible &#224; des &#171; pans &#187; que nous ignorions face &#224; ceux que nous fr&#233;quentons au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un d&#233;part ponctuel, le cr&#233;ateur g&#233;n&#232;re toujours un processus tr&#232;s particulier. Des &#233;l&#233;ments architecturaux font ainsi irruption dans des paysages o&#249; la v&#233;g&#233;tation veut garder le premier plan. J&#233;r&#233;my Liron peint aussi des villas rectilignes, anguleuses, mais il sait porter son regard sur des d&#233;tails qui sont autant d'intrusions, d'accidents de parcours. Tout est l&#224; mais vacille, comme affaibli, sans fermet&#233;, soudain distant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans ses &#339;uvres comme dans ses textes Liron touche &#224; l'essence-m&#234;me de la critique d'art. Car en cette posture instinctive pour lui, il met en sc&#232;ne un regard qui cherche &#224; n'en plus finir, au point de parvenir &#224; une sorte d'&#233;lucidation extr&#234;me. &lt;i&gt;&#171; S'il se sert du m&#233;dium de l'&#233;criture, c'est qu'il est seul capable, comme un hydrolat, de s'impr&#233;gner d'une mati&#232;re premi&#232;re per&#231;ue et assimil&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit L&#233;a Bismuth la pr&#233;faci&#232;re du livre. Ici Liron devient le v&#233;ritable critique d'art qui retourne le regard, d&#233;passe le &#171; go&#251;t &#187; pour atteindre, une subjectivit&#233; partageable, &lt;i&gt;&#171; une forme paradoxale d'objectivit&#233; intime &#187;&lt;/i&gt; ajoute la pr&#233;faci&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'artiste l'a d'ailleurs lui m&#234;me bien compris lorsqu'il affirme : &lt;i&gt;&#171; Ne passe-t-on pas la majeure partie de son temps &#224; inventer par petites parcelles les souvenirs exacts de ce qui ne cesse continuellement de nous &#233;chapper ? &#187;&lt;/i&gt;. Le cr&#233;ateur en inventant ou en devenant critique de son travail les retient : mais de mani&#232;re distanci&#233;e, &#224; travers l'&#233;pure mais aussi par effet de vitre de son livre. Elle laisse passer la lumi&#232;re et tient lieu aussi d'&#233;cran pour un tel artiste et &#233;crivain dont le regard n'est jamais inerte. Il fonce toujours au-del&#224; de ses propres &#171; m&#232;res &#187; (primitives ou plus retard&#233;es) qui le porte vers les lointains non d'en face mais dedans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_26959 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/11-33.jpg' width=&#034;340&#034; height=&#034;340&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J&#233;r&#233;my Liron, &#171; Retourner le regard &#187;, L'Atelier contemporain, 2026, 424 p., 25 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Hauts voltages / hautes voltiges</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Philippe Jaffeux propose ici ce que certains croient trouver : la compilation de son &lt;i&gt;&#171; d&#233;sastre tr&#232;s langue + tr&#232;s langue + tr&#232;s langue + tr&#232;s langue &#187;&lt;/i&gt; qui demeure une des plus grandes entreprises litt&#233;raires du temps avec &#224; la fois tous les effacements possibles du simple logos pour une autre dignit&#233; du verbe.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH119/arton2813-7cd00.jpg?1772367389' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Philippe Jaffeux propose ici ce que certains croient trouver : la compilation de son &lt;i&gt;&#171; d&#233;sastre tr&#232;s langue + tr&#232;s langue + tr&#232;s langue + tr&#232;s langue &#187;&lt;/i&gt; qui demeure une des plus grandes entreprises litt&#233;raires du temps avec &#224; la fois tous les effacements possibles du simple logos pour une autre dignit&#233; du verbe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais ici, il ne s'agit pas de &lt;i&gt;L'Ecriture du d&#233;sastre&lt;/i&gt; de Maurice Blanchot. Les mots avancent l&#224; o&#249; &lt;i&gt;&#171; l'alfa b&#233;e &#187;&lt;/i&gt; et la syntaxe se d&#233;multiplie, sous pr&#233;texte de classements, pour d&#233;sorganiser l'apparent logos, avec gourmandise et goinfrerie, de ses ordres admis. Face &#224; la cupidit&#233; lib&#233;rale, la litt&#233;rature offre un retour d'ombre, en prouvant combien tout logos peut s'enrayer lorsque les c&#244;tes du non-sens montent mais pour le redresser.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ici les &lt;i&gt;&#171; courants &#187;&lt;/i&gt; de Philippe Jaffeux ont pris la forme d'un processus s&#233;riel, r&#233;p&#233;titif et minimal ; dans ses carr&#233;s parfaits de 26 affirmations en 26 lignes, un d&#233;chiffrement de notre conscience, quitte &#224; nous donner du plomb dans l'aile. Il poursuit ainsi sa campagne de fouilles selon la potence et le ciel o&#249; il &lt;i&gt;&#171; explore l'insouciance d'une hasar&#171; t &#187; qui observe l'&#233;tude d'une ignorance &#187;&lt;/i&gt;, l&#224; o&#249; ses incisions sont fines par la lame des lignes (et leur &#226;me). Elles reconstituent notre savoir o&#249; parfois des r&#233;p&#233;tions semblent se r&#233;gler sur un tel &lt;i&gt;&#171; abus &#187;&lt;/i&gt; (dit l'auteur) mais sans exc&#232;s et, sauf son respect pour, s'ajuster &#224; la mesure d'un d&#233;s&#233;quilibre juste, dans ce qui devient une sorte de br&#233;viaire dont la racine est carr&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De telles aventures (si l'on peut dire) de la r&#233;flexion la plus profonde cr&#233;ent notre joie par une telle lecture puisque ses tablettes et tablatures tentent d'intercepter un chaos &lt;i&gt;&#171; impassible &#187;&lt;/i&gt;. Existent l&#224; des m&#233;t&#233;orites lan&#231;ant des pierres sur nos incertitudes gr&#226;ce &#224; de telles &lt;i&gt;&#171; v&#233;rit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. L'auteur s'arrime en son logos plus ou moins alpha b&#233;tique &#224; nous sortir de notre animalit&#233; dans son savoir &#224; flux et &#224; sens dont ici aucun n'est interdit. Bref ce que l'on n'apprend ne pas savoir permet de comprendre que la puissance des ab&#238;mes est dans le cerveau d'un tel h&#233;ros. Il est entre Ulysse et cas l'ipso dans son don et son odyss&#233;e. Et contre ceux qui la ferme, il l'ouvre dans ses joyaux et diamants dont la sophistique se divise du poulpe par la pens&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce nouvel ouvrage devient une p&#233;pite incandescente, d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de la traduire en mots, pour mieux la canaliser, l'approcher, l'apprivoiser. Car la premi&#232;re &#233;motion (ou la r&#233;flexion derni&#232;re) ouvre, emporte, fige, t&#233;tanise entre invocation c&#233;leste et imminence du danger d'&#234;tre refa&#231;onn&#233;s par des affirmations parfois compliqu&#233;es pour les raisonneurs. Mais les sentences de l'auteur, elles, ne sont jamais bancales.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Existe l&#224; une forme d' &lt;i&gt;&#171; orph&#233;lisme &#187;&lt;/i&gt; d'un genre particulier, g&#233;om&#233;trique et &#171; cadr&#233;e &#187;. Jaffeux renonce aux d&#233;combres et ruines des penseurs et les d&#233;passe par un autre p&#244;le : &#224; savoir, celui des naissances et l'&#233;preuve d'accouchements de la pens&#233;e en des constellations &#233;lectives au moment o&#249; l'habitus et la norme n'ont pas encore droit de cit&#233; &#8212; et pour cause.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Philippe Jaffeux, &lt;i&gt;Courants fous&lt;/i&gt;, &#201;ditions Les M&#233;t&#233;ores, 2026, 80 p., 12 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>L'amour alcool de mante</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le choix des &#233;crits republi&#233;s dans La Pl&#233;iade prouve que la vie de Marguerite Duras est tout autant son &#339;uvre. Dans l'addiction de l'amour ou du d&#233;sir (ou sa confusion ), reste une atmosph&#232;re, un effluve, un alcool dont l'&#233;crivaine ne fut plus vraiment responsable.&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le choix des &#233;crits republi&#233;s dans La Pl&#233;iade prouve que la vie de Marguerite Duras est tout autant son &#339;uvre. Dans l'addiction de l'amour ou du d&#233;sir &#8212; ou sa confusion &#8212;, reste une atmosph&#232;re, un effluve, un alcool dont l'&#233;crivaine ne fut plus vraiment responsable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour elle, l'amour ne r&#233;pond de rien. Mais demande tout : &lt;i&gt;&#171; J'ai pass&#233; des semaines avec lui, les plus d&#233;cisives &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit-elle. Mais quand il est absent, l'auteure &#233;crit. C'est la maladie de la mort, maladie de la vie. C'est un but. Une course.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il y a plus, car chez Duras les amants sont coup&#233;s du monde et ils r&#234;vent &#8212; le mot est important &#8212; m&#234;me s'il y a loin chez eux la coupe aux l&#232;vres. Ils r&#234;vent de vivre comme le reste d'une peuplade perdue dans le temps lui-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais bien plus encore. Car dans cet espace, les amants durassiens sont &#233;pris, d&#233;sempar&#233;s et achev&#233;s. Il leur faut &#8212; faudrait &#8212; ainsi sortir de l'histoire et de l'Histoire, afin d'atteindre un &#171; temps pur &#187; qui n'appartiendrait qu'&#224; eux. Un temps sans conscience, un temps des premiers &#234;tres. L'amour devient non seulement le philtre myst&#233;rieux qui unit et s&#233;pare mais le filtre contre la r&#233;ceptivit&#233; organis&#233;e, &#224; l'hospitalit&#233; sociale exogame, s&#233;lective, qui ne cesse de trier et ne peut accepter la passion, par nature obsessionnelle, qui d&#233;range son ordre.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais chez elle, l'amour est aussi la chair qui se manifeste. Ses h&#233;ro&#239;nes tentent de sortir du jeu d'inhibition psychique et de la stupeur sexuelle organis&#233;es. Toutefois, un tel luxe la soci&#233;t&#233; ne peut se l'offrir tant elle aime risquer de faire capoter la passion dans quelque chose de mystique que toute sexualit&#233; entrave. Mais chez Duras, m&#234;me si la cr&#233;atrice ne l'exhibe pas, la chair n'est plus un &#233;cran. Elle est au centre du dispositif romanesque.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-ci permet d'entendre ce qui n'a pas de nom, de s'approcher de soi en s'approchant de l'autre. L'&#233;treinte ouvre le refoul&#233;, &#224; savoir ce qu'on a repouss&#233; dans la solitude qu'aucun ne m&#233;rite. Et donc en cons&#233;quence ses h&#233;ro&#239;nes deviennent des menteuses &#224; force d'&#234;tre sinc&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les mots ne peuvent contenir la fi&#232;vre, ils la biaisent, en font (presque) un usage pervers. Comme si le langage lui-m&#234;me (parce qu'il est social) aime &#8212; ne l'aimant pas &#8212; contredire la passion.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'amour ne sera qu'un temps non partag&#233;, non v&#233;cu ensemble, si ce n'est que par bouff&#233;es d'autant plus immenses qu'elles sont &#224; la base m&#234;me r&#233;duites &#224; leur plus simple expression &#224; l'&#233;chelle du temps humain. Toutefois, en d&#233;pit de l'&#233;chec &#171; programm&#233; &#187;, les amants d&#233;couvrent que leur corps parle, peut parler une langue &#233;trang&#232;re, extraordinairement mutique.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela n'est pas neuf, cela pourrait sembler &#171; fleur bleue &#187;. Mais l'auteure donne &#224; cet &#233;tat une dimension tragique neuve. On n'est pas &#224; V&#233;rone, mais &#224; Venise, Calcutta, Paris. Trouville enfin. Et si, &#224; mesure que la passion semble apprendre les rudiments du langage et de la peau, les mots s'effondrent en phrases spasmes ? D&#232;s lors, rien ne se cr&#233;e, tout se transforme. En culpabilit&#233; ou en omission.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En cons&#233;quence l'&#234;tre ne peut se d&#233;nuder que dans le langage. Il devient le seul recours. Mais si &#8212; et comme l'&#233;crit Pascal Quignard &lt;i&gt;&#171; Entre les jambes de la premi&#232;re femme le premier ermite montra d&#233;j&#224; son visage &#187; &lt;/i&gt; &#8212; &#224; travers son &#339;uvre, Duras nous rend plus perspicaces ?&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sans doute la question du sexe hante l'&#233;criture de Marguerite dans la mesure o&#249; s'y rencontre l'inad&#233;quation fondamentale de la langue aux choses, de la femme et de l'homme. Mais pour n'&#234;tre pas le pauvre jouet du m&#226;le et comme ses h&#233;ro&#239;nes, Duras se veut magique en &#233;crivant l'amour : la raison courte d'haleine, silencieuse d&#233;pose et range son fouet par ses phrases, ses lacunes. Dans ses foudroyantes joie et douleur.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus Marguerite Duras divulgue des noces &#233;rotiques pour remettre en jeu le d&#233;sir. L'&#201;poux s'adresse &#224; elle, elle s'adresse &#224; l'amant. Ravie en esprit, ravie physiquement, souffrant le Calvaire, revivant la Passion, mourant &#224; elle le transport amoureux la p&#233;n&#232;tre comme elle fut p&#233;n&#233;tr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors &#233;crire, dit-elle. L'&#233;criture ne se quitte pas. C'est une maladie, une addiction, un alcoolisme. &#201;crire ce qu'on ne sait pas. Ou plus. Ou trop bien. &#201;crire ne sauve rien. &#201;crire sauve &#171; la Petite &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_23174 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/png/11.png' width=&#034;277&#034; height=&#034;445&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Marguerite Duras, &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Amant et autres &#233;crits, &lt;br class='autobr' /&gt;
La Pl&#233;iade, &lt;br class='autobr' /&gt;
Gallimard 2026, 992 p. &#8211; &lt;br class='autobr' /&gt;
64,00 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce qui tue</title>
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		<dc:date>2026-02-02T10:59:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>livre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pour Alain Marc, la langue est une b&#234;te respiratoire. Elle revient &#224; sa racine et elle est sa fianc&#233;e fant&#244;me. L'auteur ram&#232;ne une nouvelle fois &#224; la richesse sonore et non &#224; l'abstraction de la langue.&lt;/p&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ces &#171; Po&#232;mes &#224; dire et &#224; crier &#187; nous vivons dans un autre monde que r&#233;el, constamment immerg&#233;s et en essayant de surmonter notre angoisse d&#232;s que tout part : &#171; D&#233;sir de Vie ou de Mort / Qu'ai-je d&#233;cid&#233; &#224; l'Aurore de ma / VIE &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour Alain Marc, la langue est une b&#234;te respiratoire. Elle revient &#224; sa racine et elle est sa fianc&#233;e fant&#244;me. L'auteur ram&#232;ne une nouvelle fois &#224; la richesse sonore et non &#224; l'abstraction de la langue. Sa pens&#233;e miroite dans une &#233;nergie o&#249; les mots ne sont pas les choses mais la pens&#233;e s'entend par l'incarnation qu'ils lui donnent. Et &#224; travers cette langue et son exp&#233;rience, Alain Marc donne l'id&#233;e que la pens&#233;e est une course de haie au sein d'une richesse phonique, sa danse et son mouvement sourd. Il continue &#224; travailler &#224; l'aveugle, sachant que l'&#233;criture en sait plus que lui au nom d'une r&#233;v&#233;lation, d'une m&#233;tamorphose, d'une transfiguration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La chair de l'homme &#187; (pour reprendre un titre de Novarina) repr&#233;sente le trou o&#249; se d&#233;verse ou plut&#244;t se r&#233;vulse une histoire qui nous bouleverse &#224; coup de r&#233;p&#233;titions, d'ictus &#8212; chaque fragment d'un texte refl&#233;tant son ensemble en perp&#233;tuel mouvement. Tout fonctionne au nom de la variation l&#224; o&#249; la mati&#232;re redevient poussi&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque mot comme chaque image n'est donc que ce qu'en disait d&#233;j&#224; Diderot lorsqu'il &#233;crivait : &lt;i&gt;&#171; dans mon imagination, elle n'est qu'une ombre passag&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Mais cette ombre poss&#232;de la capacit&#233; &#224; devenir un lieu, une impersonnelle et inqui&#233;tante zone du vivant l&#224; o&#249; le sens bascule. L'auteur &#233;vide les espaces sens&#233;s. Il nous d&#233;place de ses lieux d'absence o&#249; tout d&#233;sir de voir le place.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte n'est ni le propre ni le figur&#233;, ni le pur ou le r&#233;alis&#233;, mais une zone o&#249; nous perdons notre capacit&#233; de penser seulement avec lucidit&#233;. L'&#339;uvre nous permet ainsi de nous perdre et de nous retrouver, tant elle souligne le fait que, comme le signalait Giacometti, &lt;i&gt;&#171; j'ai toujours eu l'impression d'&#234;tre un personnage vague, un peu flou, mal situ&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#339;uvre reste ainsi rarissime, o&#249; le corps ne dispara&#238;t pas et o&#249; le monde des apparences est exclu. Il y a soudainement une place pour quelque chose d'autre, qui est bien plus que la figuration d'une ombre &#171; port&#233;e &#187;. Ici, les rep&#232;res s'effacent pour laisser appara&#238;tre l'humain. Nous ne sommes m&#234;me plus dans le peu de choses mais dans l'air du lieu et dans l'aire d'un jeu qui nous absorbe et nous dig&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces &#171; Po&#232;mes &#224; dire et &#224; crier &#187;, nous vivons dans un autre monde, non r&#233;el, constamment immerg&#233;s en essayant de surmonter notre angoisse d&#232;s que tout part : &lt;i&gt;&#171; D&#233;sir de Vie ou de Mort / Qu'ai-je d&#233;cid&#233; &#224; l'Aurore de ma / VIE &#187;&lt;/i&gt;. L'enfance &#233;tait pour lui une mauvaise donne. Dans ces moment-l&#224;, c'&#233;tait toujours son regard qui &lt;i&gt;&#171; s'arr&#234;tait de Vivre en Premier &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Perdre la m&#233;moire permet de &lt;i&gt;&#171; ne pas / Continuer &#224; Sur Vivre / Mais bien un jour se d&#233;cider / DE VIVRE &#187;&lt;/i&gt;. C'est l&#224; devenir qui on est dans le territoire du seul. L&#224; o&#249; les po&#232;mes de Marc s'amenuisent mais en tout l'inverse d'un &#233;tiolement. A chaque espace d'un instant la r&#232;gle est : &lt;i&gt;&#171; Debout /Rester la / T&#234;te Droite &#187;&lt;/i&gt; et r&#233;parer les Bleus de l'&#226;me pour avoir &lt;i&gt;&#171; le courage de dire JE &#187;&lt;/i&gt;. Car c'est bien la premi&#232;re Victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la salle de jeu &#224; vivre est toujours l&#224;, o&#249; &lt;i&gt;&#171; m&#234;me les choses ont une M&#233;moire &#187;&lt;/i&gt;. L'auteur, ici, est le t&#233;moin aujourd'hui sans objet d'un pass&#233; que l'on n'oublie jamais l&#224; o&#249; la soci&#233;t&#233; exclut les fous. Et ce parce que personne ne supporte et &lt;i&gt;&#171; a peur pour lui-m&#234;me &#187;&lt;/i&gt; de r&#233;aliser qui nous sommes, dans la soci&#233;t&#233; des animaux, m&#234;me quand le jugement s'an&#233;antit. C'est l&#224; alors que l'on se trouve au bord de la mort mais au d&#233;bordement de l'existence.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;div class='spip_document_23086 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://tk-21.com/IMG/jpg/alain_marc_couv.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://tk-21.com/IMG/jpg/alain_marc_couv.jpg' width=&#034;800&#034; height=&#034;615&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Alain Marc, &#171; le Choix de la folie, le Grand cycle de la vie ou l'odyss&#233;e humaine #2 &#187;, Co&#233;ditions Douro et Z4 Editions, 2026, 164 p., 15 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au del&#224; du bruit et du silence</title>
		<link>https://tk-21.com/Au-dela-du-bruit-et-du-silence</link>
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		<dc:date>2026-02-02T09:51:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Paul Gavard-Perret</dc:creator>


		<dc:subject>photographie conceptuelle</dc:subject>
		<dc:subject>photographie contemporaine</dc:subject>
		<dc:subject>exposition</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette exposition est une grande r&#233;trospective qui pr&#233;sente des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Elle retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de son &#339;uvre, de la fin des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/Expositions" rel="directory"&gt;Expositions&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://tk-21.com/photographie-conceptuelle" rel="tag"&gt;photographie conceptuelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/photographie-documentaire-critique" rel="tag"&gt;photographie contemporaine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://tk-21.com/exposition" rel="tag"&gt;exposition&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2796-72998.jpg?1772199436' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de quarante ans, Jeff Wall oscille entre la mise en sc&#232;ne spectaculaire et l'observation documentaire. Famili&#232;res et &#233;tranges, des situations quotidiennes sont &#233;lev&#233;es au rang de sc&#232;nes presque oniriques o&#249; le r&#233;alisateur privil&#233;gie le tableau photographique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais Wall explore aussi des enjeux sociaux et politiques majeurs. Son &#339;uvre est travers&#233;e par des interrogations profondes portant sur des sujets aussi vari&#233;s que la nature de la r&#233;alit&#233;, le genre, la race et la classe sociale..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public est projet&#233; au centre de tels motifs par un sentiment de curiosit&#233;, tant les photographies de Wall happent chaque regardeur. En explorant davantage l'image, celui-ci d&#233;couvre des indices sur les &#233;v&#233;nements pr&#233;c&#233;dant ou suivant la sc&#232;ne, ce qui cr&#233;e du suspense et encourage sa participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Wall, le silence permet &#224; ce m&#233;dium de d&#233;crire sans expliquer, et il ajoute : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est que dans le domaine de l'art que cette n&#233;cessit&#233; peut &#234;tre mise de c&#244;t&#233; et que la photographie existe comme une image &#224; contempler, comme une occasion laiss&#233;e au spectateur de r&#233;pondre de mani&#232;re subjective. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, une photographie fige et r&#233;duit au silence la r&#233;alit&#233; dans laquelle elle a &#233;t&#233; &#171; captur&#233;e &#187;. Contrairement &#224; un photojournaliste, qui saisit des instants fugitifs et des &#233;v&#233;nements r&#233;els, Wall ne part pas &#224; la chasse aux images.&lt;i&gt; &#171; Je ne suis pas un chasseur d'images. &#187;&lt;/i&gt; Il travaille plut&#244;t sur de longues p&#233;riodes. Il utilise les technologies num&#233;riques pour cr&#233;er des tableaux photographiques &#233;labor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses images sont mises en sc&#232;ne et &#233;clair&#233;es selon un processus proche de celui du cin&#233;ma. Le r&#233;sultat est ce que l'on a appel&#233; une photographie &#171; presque &#187; documentaire, o&#249; des sc&#232;nes ordinaires sont m&#233;ticuleusement orchestr&#233;es. &lt;i&gt;&#171; La libert&#233; dont je disposais pour recomposer les sc&#232;nes a introduit de nouveaux &#233;l&#233;ments que j'ai trouv&#233;s plus int&#233;ressants que ce que j'avais r&#233;ellement vu. Cette libert&#233; est l'un des &#233;l&#233;ments fondamentaux que j'essaie de pr&#233;server dans mon travail. &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Wall. Ses &#339;uvres s'appuient souvent sur des r&#233;f&#233;rences &#224; des chefs&#8209;d'&#339;uvre de l'art, de la litt&#233;rature et du cin&#233;ma, en particulier le n&#233;or&#233;alisme italien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande r&#233;trospective qui vient de s'achever au Intesa Sanpaolo Museum-Gallerie d'Italia de Turin pr&#233;sentait des &#339;uvres de toutes les p&#233;riodes du travail de Jeff Wall. Avec vingt-sept &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es, l'exposition retrace le d&#233;veloppement multi&#8209;strates de la production du photographe canadien, des ann&#233;es 1980 jusqu'&#224; ses r&#233;alisations les plus r&#233;centes en 2023, tout en offrant un aper&#231;u des processus complexes mis en &#339;uvre pour les cr&#233;er.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle comprenait une importante s&#233;lection de caissons lumineux de Wall, qui s'inspirent du langage de la publicit&#233;, ainsi que des tirages en noir et blanc et en couleur. Ses images grand format, pr&#233;sent&#233;es &#224; taille humaine, exercent une attraction magn&#233;tique sur les visiteurs. Bien qu'elles puissent sembler r&#233;elles au premier abord, les photographies de Jeff Wall repr&#233;sentent quelque chose tr&#232;s proche de la r&#233;alit&#233;, mais sans &#234;tre simplement son reflet direct.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall, &#171; Photographs &#187;, exposition au Intesa Sanpaolo Museum (Gallerie d'Italia), Turin, octobre 2025-1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier 2026.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N.B. L'exposition &#233;tait organis&#233;e par David Campany qui conna&#238;t Jeff Wall et travaille avec lui depuis pr&#232;s de vingt ans. Critique d'art et directeur de la cr&#233;ation de l'International Center of Photography (ICP) &#224; New York, Campany a publi&#233; plusieurs essais et entretiens avec l'artiste, et a pr&#233;sent&#233; ses photographies &#224; l'ICP New York, &#224; la Whitechapel Gallery &#224; Londres, au Bal &#224; Paris et au FoMu d'Anvers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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