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	<title>TK-21 </title>
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	<description>TK-21 suit les nouvelles formes que prend le conflit entre mots et images. TK-21 d&#233;crypte la r&#233;alit&#233;, les ombres, les croyances. Images, appareils, soci&#233;t&#233;, cerveau, ville sont ses cinq vecteurs d'analyse.</description>
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		<title>R&#233;alisme Magique</title>
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		<dc:creator>Denis Schmite</dc:creator>


		<dc:subject>art</dc:subject>
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		<description>&lt;p&gt;Concernant la violence, tout a d&#233;marr&#233; avec &#171; The Destroyed Room &#187;, la chambre d&#233;truite &#224; la mat&#233;rialit&#233; de chair et &#224; la couleur de sang, la premi&#232;re image, dont on a sans doute trop r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle s'inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se pr&#233;sente en fait comme un corps viol&#233;, peut-&#234;tre la femme d'&#201;tant donn&#233;s, ou scandaleusement exhib&#233;, L'origine du monde, mais apr&#232;s le carnage, tout est d&#233;chir&#233; ou bris&#233;, et la petite danseuse d'argile miraculeusement pr&#233;serv&#233;e qui survole la sc&#232;ne, telle l'&#226;me pure de la d&#233;funte qui prend son envol dans les gravures moyen&#226;geuses de la &#171; Bonne Mort &#187; chr&#233;tienne, mais ici apr&#232;s une boucherie abominable, un viol et un &#233;ventrement. L'acte artistique comme mise &#224; distance de l'acte criminel et justificatif &#224; tous les voyeurismes.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/art" rel="tag"&gt;art&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH129/nelson_ramos_2026-04-02_a_16_34-ad17f.jpg?1775383066' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Concernant la violence, tout a d&#233;marr&#233; avec &#171; The Destroyed Room &#187;, la chambre d&#233;truite &#224; la mat&#233;rialit&#233; de chair et &#224; la couleur de sang, la premi&#232;re image, dont on a sans doute trop r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle s'inspirait de La mort de Sardanapale, mais qui se pr&#233;sente en fait comme un corps viol&#233;, peut-&#234;tre la femme d'&#201;tant donn&#233;s, ou scandaleusement exhib&#233;, L'origine du monde, mais apr&#232;s le carnage, tout est d&#233;chir&#233; ou bris&#233;, et la petite danseuse d'argile miraculeusement pr&#233;serv&#233;e qui survole la sc&#232;ne, telle l'&#226;me pure de la d&#233;funte qui prend son envol dans les gravures moyen&#226;geuses de la &#171; Bonne Mort &#187; chr&#233;tienne, mais ici apr&#232;s une boucherie abominable, un viol et un &#233;ventrement. L'acte artistique comme mise &#224; distance de l'acte criminel et justificatif &#224; tous les voyeurismes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeff Wall &#233;prouve de la tendresse pour tout ce qui est abandonn&#233;, rejet&#233; par la soci&#233;t&#233; des Hommes. Il s'agit l&#224; de la part romantique de sa personne, l'attirance pour les ruines. Par exemple, il dit que lorsque &lt;i&gt;&#171; un objet est cass&#233; et jet&#233; &#224; la d&#233;charge&#8230;sa d&#233;faite en tant que partie vive de la vie et de l'&#234;tre est manifeste, et il devient un objet d'aversion cadav&#233;rique et abject. C'est &#224; ce moment qu'il commence &#224; exister vraiment en tant qu'objet &#187;&lt;/i&gt;. Parlant des Hommes et de leurs combats, le po&#232;te palestinien Mahmoud Darwich, un prince celui-l&#224;, &lt;i&gt;&#171; l'ombre de Dieu &#187;&lt;/i&gt; c'est certain, disait &lt;i&gt;&#171; qu'il y a davantage d'humanit&#233; et de po&#233;sie dans la d&#233;faite que dans la victoire &#187;&lt;/i&gt;. Dans la d&#233;faite les objets tout comme les Hommes acqui&#232;rent toute leur grandeur. &#171; Peas and sauce &#187;. Une barquette en aluminium ayant contenu des petits pois en sauce, reposant &#224; m&#234;me l'asphalte, pourrait bien &#234;tre le c&#339;ur, abandonn&#233;, de celui qui en a fait son repas, lui-m&#234;me probablement rejet&#233; par la soci&#233;t&#233; des Hommes, car qui d'autre qu'un exclu est susceptible de manger une barquette de petits pois en sauce en pleine rue ? Jeff Wall &#233;voque une &lt;i&gt;&#171; philosophie de la forme &#187;&lt;/i&gt;, et c'est ainsi que la barquette de petits pois se trouve tout &#224; fait &#224; m&#234;me d'incarner le c&#339;ur de celui qui l'a mang&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rainfilled Suitcase &#187;, une valise en bois recouverte de tissu et emplie de pluie, ainsi que de quelques pauvres affaires inidentifiables car d&#233;tremp&#233;es, abandonn&#233;e au milieu d'un tas de d&#233;tritus, vestige d'un drame inconnu, peut-&#234;tre en rapport avec celui de &#171; The Destroyed Room &#187;, pour le moins viol d'une intimit&#233; d&#233;funte. Esth&#233;tique du d&#233;sastre !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27085 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/graphiquecolle_-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH224/graphiquecolle_-3-3fa4f.jpg?1774784600' width='500' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ivan Le Lorraine Albright, un artiste &#233;tats-unien assez mal connu en Europe, est l'un des tr&#232;s rares repr&#233;sentants du r&#233;alisme magique en peinture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;alisme magique peut se r&#233;sumer &#224; l'interp&#233;n&#233;tration de deux mondes, pas n&#233;cessairement hostiles l'un &#224; l'autre, celui des vivants et celui des morts. Les morts font des va-et-vient permanents entre un monde et l'autre. Son origine est &#224; rechercher, n'en d&#233;plaise aux Europ&#233;ens qui veulent absolument y coller Kafka, dans la litt&#233;rature indig&#233;niste latino-am&#233;ricaine, avec des romanciers comme Manuel Scorza et sa &#171; Guerre silencieuse &#187; ou Gabriel Garcia Marquez avec ses &#171; Cent ans de solitude &#187; mais pas tr&#232;s indig&#232;ne ce dernier, litt&#233;rature toute impr&#233;gn&#233;e qu'elle est de croyances populaires, d'histoires politico-militaires et d'amours tragiques, de luttes paysannes contre les exactions des grands propri&#233;taires fonciers, de &lt;i&gt;&#171; jours et nuits d'amour et de guerre &#187;&lt;/i&gt;, selon la belle formule d'Eduardo Galeano, un autre prince &lt;i&gt;&#171; ombre de Dieu &#187;&lt;/i&gt;. On le trouve &#233;galement dans le cin&#233;ma de certains po&#232;tes chiliens, tels Ra&#250;l Ruiz ou Alejandro Jodorowsky, et en Asie chez le tha&#239;landais Apichatpong Weerasethakul, dans une version bouddhiste, et le Philippin Lav Diaz, d&#233;nonciateur infatigable de la cruaut&#233; des pouvoirs. Donc, le r&#233;alisme magique est un hybride de r&#233;alit&#233;s sociales crues et de surnaturel quelques fois merveilleux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Celui d'Ivan Albright rel&#232;ve de l'art fun&#233;raire, d'une esth&#233;tique de cimeti&#232;re&#8230;ou de morgue anticip&#233;e. La mort habite le vivant, elle entre en fusion avec lui. Elle enfle et fripe tous les corps plong&#233;s dans un bain grouillant de d&#233;tails dignes du baroque et des natures mortes de Hollande, dentelles d&#233;fraichies, coupes et flacons de cristal &#224; moiti&#233; vid&#233;s, fleurs dess&#233;ch&#233;es, lampes &#224; huile &#233;teintes, fruits pourrissants et vieux argents jaunis. &lt;i&gt;Picture of Dorian Gray&lt;/i&gt;, image &#233;pouvantable de Dorian Gray au luxe lourd habit&#233; de cauchemars, visage ravin&#233; et grima&#231;ant, regard plus fou que celui d'un Courbet hallucin&#233; m&#226;tin&#233; d'un Van Gogh avec son gros pansement, mains d&#233;goulinant le sang sur un tapis au motif de grosses fleurs, gants jet&#233;s au pied d'un gu&#233;ridon victorien charg&#233; d'un chat &#233;gyptien aux yeux pliss&#233;s de cruaut&#233;, immense miroir qui se dissout dans les tentures pour cause d'un trop-plein de reflets, chaise aux jambes arqu&#233;es mouchet&#233;e d'argent et &#233;clabouss&#233;e de couleurs, costume &#233;pais dissimulant mal les boursouflures et que traversent d&#233;j&#224; toutes les humeurs de la d&#233;composition, p&#233;nombre peupl&#233;e de cr&#233;atures innommables ou d'objets incertains, projections de l'&#226;me malade de Dorian Gray.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27084 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L280xH566/graphiquecolle_-4-45b12.jpg?1774784600' width='280' height='566' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The Temptation of Saint Anthony&lt;/i&gt;, menace d'engloutissement tentateur pour un Antoine noirci de panique, d&#233;j&#224; emp&#234;ch&#233; par les filets infernaux de deux succubes bleus aux cuisses d'&#233;trangleuses, tandis que chiens et loups hurlent &#224; la mort parmi des fragments de coraux et de corps, que grouillent iguanes aux dents effil&#233;es et salamandres sur un lit de perles dans des &#233;coulements d'or, au sein d'une grotte aquatique b&#226;tie de roches visqueuses, quoique tranchantes, toute bouillonnante de sang, et que ricane un cr&#226;ne coiff&#233; de deux mains ligneuses qui tiennent une grosse boule d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27086 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH425/graphiquecolle_-5-ec74e.jpg?1774784600' width='500' height='425' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peintre &#224; l'extr&#234;me minutie, un miniaturiste de grandes surfaces, des plans gigantesques parfois, certains tableaux lui prennent des ann&#233;es, portraitiste autopsieur, de femmes pr&#233;matur&#233;ment flasques aux jointures enfl&#233;es, pas forc&#233;ment des prostitu&#233;es, mais des th&#233;&#226;treuses et danseuses, ou de jeunes et honn&#234;tes m&#232;res de famille, ou des bourgeoises, ou sa propre &#233;pouse, vieux ou faussement vieux travailleurs aux gueules et mains us&#233;es et aux doigts gonfl&#233;s, p&#234;cheur, fermiers, dont un qui ressemble au pape de Velasquez, concierge, &#233;lectricien, tenancier de bar, palefrenier, ou autres, ou d'autres personnes, dans l'entourage ou au hasard des rencontres d'Albright, pas forc&#233;ment des alcooliques, mais hommes capables encore de cr&#233;er Dieu &#224; leur image, &lt;i&gt;And Man Created God in His Own Image&lt;/i&gt;, pour certains, mais toujours chairs ratatin&#233;es ou sur le point d'&#233;clater&#8230;O&#249; est-il &#233;crit que notre existence doive &#234;tre n&#233;cessairement confortable et que l'Homme moderne soit naturellement jeune et beau, tout &#224; la fois ? Il ne l'est pas !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27087 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L324xH380/graphiquecolle_-6-d8ae0.jpg?1774784600' width='324' height='380' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a tout un tas d'autoportraits, presqu'autant que chez Rembrandt, ou peut-&#234;tre plus encore, montrant un vieillard tr&#232;s pr&#233;coce, jeune dandy aux traits creus&#233;s et aux cheveux d&#233;j&#224; blancs, vingt-sept ou vingt-huit ans mais en paraissant cinquante de plus, fumant, buvant, et prenant ses aises &#224; une table-nature morte, mais &#171; vieillardisant &#187; de plus en plus, c'est normal, &#233;loignement du dandysme et avachissement progressif du visage, avec toujours ce m&#234;me regard de tristesse &#233;tonn&#233;e. &lt;i&gt;&#171; The Body is our Tomb &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27088 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L446xH326/graphiquecolle_-8-17e71.jpg?1774784600' width='446' height='326' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Art fun&#233;raire qui trouve son aboutissement dans une toile surprenante, aussi grande que l'est son titre &#233;nigmatique, &lt;i&gt;That Wich I Should Have Done I Did Not Do (The Door)&lt;/i&gt; &#8212; ce que je devrais avoir fait que je n'ai pas fait (la porte) &#8212;, une miniature g&#233;ante, porte de maison ancienne/couvercle de cercueil au bois peint en noir avec plein d'&#233;raflures, un gros bouquet fan&#233; de lys et de roses nou&#233; dessus et qui s'effrite un peu, des p&#233;tales et des feuilles dess&#233;ch&#233;s sont tomb&#233;s sur le seuil, le tout dans un encadrement tr&#232;s ouvrag&#233;, et puis une main serrant un mouchoir de fines dentelles, avec des perles l&#224; encore, qui para&#238;t se tendre vers le bouton cisel&#233;, comme pour une caresse, alors qu'un soup&#231;on de fum&#233;e, ou un souffle vaporeux, s'exhale de la serrure, le dernier souffle. Ce que je devrais avoir fait&#8230;un regret exprim&#233; &#224; ce spectre, spectre tout autant que porte s&#233;pulcrale, qui semble ouvrir tr&#232;s grand ce qui lui sert d'yeux. D'un point de vue technique, la porte est vue de trois quarts et sa forme est tr&#232;s l&#233;g&#232;rement convexe, comme peut l'&#234;tre le couvercle de certains cercueils anciens, ce qui constitue une sorte de d&#233;fi par rapport &#224; la plan&#233;it&#233; de la toile, une tension v&#233;ritable. Ivan Albright a mis dix ans &#224; la r&#233;aliser avec des pinceaux tr&#232;s fins parfois, un seul poil, et en la polissant, et en la patinant, comme un menuisier d'art, tout en travaillant en parall&#232;le &#224; d'autres peintures, bien s&#251;r, toutes aussi compliqu&#233;es ces peintures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L306xH624/graphiquecolle_-9-a503a.jpg?1774784600' width='306' height='624' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Il lui arriva de conduire des exp&#233;riences &#233;tranges, d'ordre plus ou moins conceptuel et m&#233;taphysique, qui l'amen&#232;rent aux fronti&#232;res de l'abstraction, &#224; partir d'images r&#233;manentes, &lt;i&gt;afterimages&lt;/i&gt;. Trace m&#233;morielle, ou persistance r&#233;tinienne, mais sur le tr&#232;s long terme, ou les deux &#224; la fois, d'assemblages d'objets, ou plut&#244;t de couleurs et d'organisation dans l'espace de ces couleurs les unes par rapport aux autres, qui apr&#232;s restitution sur la toile r&#233;v&#232;le une forme g&#233;n&#233;rale et tr&#232;s ancienne, sortes de natures mortes en hommage &#224; ses parents, &lt;i&gt;From Yesterday's Day&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Image After&lt;/i&gt;. Ivan Albright poss&#232;de sa &lt;i&gt;Destroyed Room&lt;/i&gt;, il l'a cr&#233;&#233;e, tout aussi terrifiante que celle de Jeff Wall mais plus d&#233;sesp&#233;r&#233;e encore, sans pass&#233;, sans pr&#233;sent, sans futur, comme l'&#233;nonce longuement son titre, &lt;i&gt;Poor Room - There Is No Time, No End, No Today, No Yesterday, No Tomorrow, Only the Forever, and Forever and Forever without End (The Window)&lt;/i&gt;, pauvre chambre, il n'y a pas de temps, pas de fin, pas d'aujourd'hui, pas d'hier, pas de demain, seulement le toujours, et du toujours, et du toujours sans fin (la fen&#234;tre), une image qui, dit-on, a tir&#233; des cris d'effroi &#224; Jean Dubuffet lui-m&#234;me quand il l'a vue dans l'atelier d'Albright, Dubuffet pourtant sp&#233;cialiste absolu de la mati&#232;re amalgam&#233;e, homuncules et b&#234;tes &#224; cornes qui se d&#233;battent dans la gl&#232;be primordiale, tout un monde carc&#233;ral au niveau social, cellulaire au niveau biologique, de quoi brouiller les images, les Mires de toutes les t&#233;l&#233;visions. Une fen&#234;tre ouverte dans un mur ma&#231;onn&#233; de vieille pierraille rong&#233;e de lichen et incrust&#233;e de branches mortes, fen&#234;tre au ch&#226;ssis de bois compl&#232;tement pourri, et dans l'encadrement d&#233;form&#233; de laquelle des gu&#234;pes ont &#233;tabli leurs nids. Les tentures sont rejet&#233;es de c&#244;t&#233; par une grosse main sans corps et quantit&#233; d'objets venus du pass&#233;, d&#233;risoires et luxueux d&#233;tritus, comme mus par une &#233;nergie ou une volont&#233; propre, commencent &#224; se d&#233;verser, en vrac, dans on ne sait quel ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Un enfer de formes &#187;&lt;/i&gt; a rugi Dubuffet. Des cadres de photos ou de petits tableaux ou de miroir, l'in&#233;vitable lampe &#224; huile, une carafe fine, un flacon de parfum pour sac de dame, des r&#233;silles d'argent, une statuette renvers&#233;e, un trousseau de clefs, une th&#233;orie de bibelots cisel&#233;s et de ferraille rong&#233;e par la rouille, des pieds de meubles cannel&#233;s, de vieux cuirs, des papiers froiss&#233;s et des bouts de tissus qui commencent &#224; s'accumuler sur le rebord de la fen&#234;tre tels les p&#233;tales dess&#233;ch&#233;s sur le seuil de &lt;i&gt;The Door&lt;/i&gt;, en fait presque la chambre mortuaire de Pharaon que des pillards surpris n'auraient pas eu le temps de vider compl&#232;tement. Tout ceci a des allures de m&#233;moire encombr&#233;e que l'on s'emploierait &#224; d&#233;charger de ses souvenirs p&#233;nibles ou devenus inutiles, ou d'un inconscient dont il conviendrait de liquider les vieux traumas pathog&#232;nes, telle cette main surgie de l'Histoire, d&#233;j&#224; main de &lt;i&gt;The Door&lt;/i&gt;, la main coup&#233;e de Blaise Cendrars ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27090 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L368xH488/graphiquecolle_-10-066c8.jpg?1774784856' width='368' height='488' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;Show Case Doll&lt;/i&gt;, bo&#238;tes d'exposition de poup&#233;es, une toile inachev&#233;e et une lithographie, t&#233;moignent encore une fois de cette crispation sur la mort qui caract&#233;rise l'&#339;uvre d'Ivan Albright. Une poup&#233;e de porcelaine, richement habill&#233;e &#224; l'ancienne, repose de c&#244;t&#233; dans une bo&#238;te de verre sur des coussins de soie au milieu des dentelles. Elle a les yeux ouverts et les bras lev&#233;s, sans doute dans le but de souligner la v&#233;racit&#233; de son apparence de petite fille mod&#232;le. Un vaporisateur de parfum est pos&#233; aupr&#232;s d'elle. Cette bo&#238;te de verre, article presque ordinaire du voyeurisme chr&#233;tien, renvoie &#233;videmment au cercueil de verre dans lequel on pr&#233;sente le corps non corrompu de certaines saintes. Ainsi, on pourrait supposer, qu'avec ses &lt;i&gt;Show Case Doll&lt;/i&gt;, Ivan Le Lorraine Albright a affich&#233; sa pr&#233;tention de hisser son art fun&#233;raire au rang de l'art sacr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L476xH318/graphiquecolle_-11-997b2.jpg?1774784856' width='476' height='318' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Jeff Wall, Logs, 2002
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On pourrait avancer aussi que l'univers de Jeff Wall, peupl&#233; de spectres, de fragments et de d&#233;tritus, ses ruines, avec ses figures all&#233;goriques et ses r&#233;f&#233;rences artistiques multiples, est en fait tr&#232;s proche de celui d'Ivan Albright habit&#233; de morts en sursis, de rebuts luxueux et de bo&#238;tes s&#233;pulcrales. J'estime que l'art de Jeff Wall s'inscrit tout autant dans la mouvance du r&#233;alisme magique que dans celle du conceptualisme, peut-&#234;tre m&#234;me davantage. Mais, au-del&#224; des bo&#238;tes en &#171; isme &#187;, urnes qui ont recueilli les cendres de la culture et du savoir, finalement quelle est la signification de tout cela ? Hommes d&#233;chir&#233;s par la &#171; Grande Guerre &#187; dont t&#233;moigne Ivan Albright dans quelques carnets de dessins et d'aquarelles qu'il a ramen&#233;s d'Europe o&#249; il servit un temps, mauvais, en tant qu'infirmier militaire, &lt;i&gt;Medical Sketchbook&lt;/i&gt;, tas de choux rejet&#233; de cartons &#233;ventr&#233;s et qui ach&#232;ve de pourrir dans une d&#233;charge, &lt;i&gt;&#171; Bad Goods &#187;&lt;/i&gt;, entrevus par Jeff Wall ? Violence g&#233;n&#233;ralis&#233;e, cruaut&#233; et irrationalit&#233; de l'esp&#232;ce, non-sens tant humain qu'&#233;conomique, trag&#233;die et grotesque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Retour aux &lt;i&gt;suburbs&lt;/i&gt; de Vancouver. &lt;i&gt;&#171; The Pine on the Corner &#187;&lt;/i&gt;, le pin du coin de la rue, un monument dress&#233; &#224; une autre trag&#233;die, &lt;i&gt;&#171; la trag&#233;die &#233;cologique qui met en cause notre &#233;conomie, notre culture urbaine, notre ordre social &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Jeff Wall. Une rue anonyme bord&#233;e de pavillons faits de pas grand-chose, plein de voitures gar&#233;es, quelques arbres par ci par l&#224;, une montagne au sommet enneig&#233;e dans le fond, au premier plan un tr&#232;s grand arbre &#224; un angle de rues, &lt;i&gt;&#171; une sentinelle d&#233;corative &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. Le pin du coin de la rue est une ruine, un fragment de nature abandonn&#233; sur un trottoir et que plus personne ne voit. Pourtant il est l&#224; en toutes saisons et par tous les temps, comme l'est sur les trottoirs d'Occident une partie de tous les d&#233;sh&#233;rit&#233;s du Monde. &lt;i&gt;&#171; L'arbre solitaire est le grand symbole antique de l'individu mortel, dit Jeff Wall, il a beau &#234;tre enracin&#233; dans la nature toute enti&#232;re, c'est dans la solitude qu'il subit sa destin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27099 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/the_pine_on_the_corner_le_pin_au_coin_jeff_wall_1990.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH398/the_pine_on_the_corner_le_pin_au_coin_jeff_wall_1990-dae87.jpg?1775050807' width='500' height='398' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Jeff Wall, the Pine on the Corner
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;A proximit&#233; des villes et de leurs banlieues, ce qu'il reste de for&#234;t sert de refuge &#224; tout un tas de solitudes subissant elles aussi leurs destin&#233;es, pauvres gens qui tentent d'&#233;chapper &#224; l'inquisition de l'&#339;il photographique en se dissimulant derri&#232;re un rideau d'arbres, tandis que leur repas continue de chauffer sur un foyer de &#171; fortune &#187;. Fin d'hiver gris de la p&#233;riph&#233;rie de Vancouver. R&#233;alisme qui a perdu toute magie. &lt;i&gt;&#171; Forest &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nuit d'&#233;t&#233; de Vancouver, mais ce pourrait &#234;tre d'ailleurs et en une autre saison, et m&#234;me dans un au-del&#224; de tourments dantesques. Un empilement de rondins coinc&#233; par des gros cubes de b&#233;ton, comme des cr&#226;nes tondus entraper&#231;us avant que les lugubres portes ne se referment. Extermination arboricole, comme au Costa Rica, en Malaisie continentale, et au Sarawak o&#249; je n'ai entendu qu'un interminable requiem de tron&#231;onneuses. La nature massacr&#233;e et le b&#233;ton comme t&#233;moignage indestructible des horreurs de l'histoire contemporaine. &lt;i&gt;&#171; Logs &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27093 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L436xH330/graphiquecolle_-13-7f075.jpg?1774784856' width='436' height='330' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme celle d'Ivan Albright, l'&#339;uvre de Jeff Wall rev&#234;t la dimension d'une grande m&#233;ditation sur la mort, mort de l'Homme, des soci&#233;t&#233;s qu'il a construites, et de la nature dans son ensemble, mais dans le contexte sp&#233;cifique du capitalisme triomphant, du vampirisme g&#233;n&#233;ralis&#233;. &lt;i&gt;Memento mori.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27094 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH293/graphiquecolle_-14-c7325.jpg?1774784856' width='500' height='293' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette obsession du vampire, celle de Jeff Wall, on la trouve chez un artiste uruguayen peu ou pas connu en Europe, Nelson Ramos, mais Nelson Ramos est aussi un homme que tourmente la trag&#233;die permanente de l'Am&#233;rique latine. Dans ses crises figuratives, le vampire est pratiquement toujours pr&#233;sent, chauve-souris, aux ailes gigantesques amplement d&#233;ploy&#233;es, qui plane, mena&#231;ante, au-dessus des populations humbles de l'Am&#233;rique latine, mort de l'Homme et des soci&#233;t&#233;s, mort colonialiste, imp&#233;riale puis imp&#233;rialiste, qui survole en continu cette terre de douleurs, &lt;i&gt;Latinoamerica&lt;/i&gt;. Dans ses bo&#238;tes-tableaux, il montre les d&#233;sastres de la conqu&#234;te, toute une soldatesque, &#224; cheval ou servant des canons, qui foule des dizaines de squelettes entass&#233;s dans des cryptes cellulaires superpos&#233;es sous l'&#339;il attendri d'un cur&#233;, &lt;i&gt;Tunatioh&lt;/i&gt;, les produits du pillage de l'Am&#233;rique enferm&#233;s derri&#232;re de lourdes portes d'or encadr&#233;es par, ou incrust&#233;es dans, un &lt;i&gt;tzompantli,&lt;/i&gt; et surveill&#233;es par quelques lanciers, &lt;i&gt;Ellos a&#250;n nos miran&lt;/i&gt;, ils nous regardent encore, peuple souterrain de squelettes gard&#233; par un vampire aux ailes d&#233;ploy&#233;es, &lt;i&gt;Colonizaci&#243;n&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27095 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH421/graphiquecolle_-15-e2176.jpg?1774784856' width='500' height='421' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ces espaces sans respiration possible, fragment&#233;s, il demeure plus qu'une trace des compositions &#171; constructivistes &#187; de Joaqu&#237;n Torres Garc&#237;a, le grand Mont&#233;vid&#233;en. Ce que livre Nelson Ramos, dans ses p&#233;riodes de crises figuratives, ce sont des images 3D, fabriqu&#233;es &#224; partir de papiers, de carton et de petits bouts de bois, du tragique de la condition de l'Homme et des soci&#233;t&#233;s latino-am&#233;ricaines, images pas tr&#232;s &#233;loign&#233;es en fait des &lt;i&gt;Arpilleras&lt;/i&gt; chiliennes, patchworks r&#233;alistes en toile de sac et brins de laine, mais chez lui tout &#224; fait all&#233;goriques. Il parle de &lt;i&gt;Vanitas mestizas&lt;/i&gt;, Vanit&#233;s m&#233;tisses, pour d&#233;signer ses petites bo&#238;tes constitu&#233;es d'alv&#233;oles emplies de squelettes et de cr&#226;nes et domin&#233;es par la silhouette englobante du vampire aux ailes dentel&#233;es. &lt;i&gt;Los de arriba y los de abajo&lt;/i&gt;, ceux du dessus et ceux du dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au-dessus, une table avec une nappe en dentelles recouverte de bouteilles et de verres, treize personnages en costumes noirs dont un qui porte un toast &#224; on ne sait qui ou quoi, oligarchie cr&#233;ole ou conseil d'administration d'une firme transnationale, toujours les m&#234;mes avec quelques milliardaires &#233;tats-uniens en sus puisque machin transnational. En dessous, cinq rang&#233;es de dix squelettes poussi&#233;reux et assis dans des alv&#233;oles &#233;troites. Au-dessus la table est &#233;clair&#233;e par une verri&#232;re, &lt;i&gt;una claraboya&lt;/i&gt;, derri&#232;re laquelle se profile l'ombre sinistre et vampirique de la mort latino-am&#233;ricaine. Monde du dessus et monde du dessous. &lt;i&gt;Latinoamerica, Mundo triste&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27097 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH413/graphiquecolle_-16-f562d.jpg?1774784856' width='500' height='413' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nelson Ramos &#233;tait aussi un homme de la lumi&#232;re, donc du c&#244;t&#233; de la vie, et il a construit des petites charpentes de roseau et de carton sur lesquelles il a pos&#233;, coll&#233; ou cousu, des carreaux de papier translucide ou de couleur pour figurer les verri&#232;res, les &lt;i&gt;claraboyas&lt;/i&gt;, qui couvrent les patios des maisons de Dolores et de Montevideo. C'est un peu comme une repr&#233;sentation cubiste du ciel, ciel des &#171; Orientaux &#187; d&#233;coup&#233; comme un g&#226;teau par les verri&#232;res des patios, ou bien encore une r&#233;miniscence des suspensions de cerfs-volants, &lt;i&gt;las pandorgas&lt;/i&gt;, de son enfance.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27096 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH263/graphiquecolle_-17-d94f0.jpg?1774784856' width='500' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lumi&#232;re aussi irradi&#233;e par les peintures blanches fruits d'un m&#233;tissage de couleurs, avec souvent des verticales, d&#233;chirure du papier, trace de gros pinceau ou morceau de bois coll&#233;, impressions re&#231;ues d'un arbre, d'un sentier ou d'un fleuve de son si tendre et si beau pays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27098 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L486xH358/graphiquecolle_-18-bff85.jpg?1774784856' width='486' height='358' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la photographie du cadavre a&#768; l'e&#769;ternite&#769; virtuelle 3/5 </title>
		<link>http://tk-21.com/De-la-photographie-du-cadavre-a%CC%80-2831</link>
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		<dc:date>2026-04-05T09:53:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ir&#232;ne Jonas</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les photographies re&#769;alise&#769;es lors des fune&#769;railles ont longtemps e&#769;te&#769; re&#769;serve&#769;es aux &#171; grands hommes &#187;. Pour le commun des mortels, les fune&#769;railles ont e&#769;te&#769; majoritairement un moment sans photographes et l'on pourrait presque dire l'un des rares moments de la vie familiale ou&#768; un rituel de passage n'est pas photographie&#769;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/mort" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/11-6faff.jpg?1775383067' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les photographies re&#769;alise&#769;es lors des fune&#769;railles ont longtemps e&#769;te&#769; re&#769;serve&#769;es aux &#171; grands hommes &#187;. Pour le commun des mortels, les fune&#769;railles ont e&#769;te&#769; majoritairement un moment sans photographes et l'on pourrait presque dire l'un des rares moments de la vie familiale ou&#768; un rituel de passage n'est pas photographie&#769;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La seule photographie existante lors d'un enterrement a majoritairement e&#769;te&#769; l'image statique du de&#769;funt choisie pour faire partie de la ce&#769;re&#769;monie elle-me&#770;me, pose&#769;e sur le cercueil ou proche du celui-ci. Une fac&#807;on de donner une pre&#769;sence a&#768; celui qui ne peut plus e&#770;tre pre&#769;sent. Ce portrait du de&#769;funt peut aujourd'hui e&#770;tre remplace&#769; par un e&#769;cran qui diffuse en boucle des photographies de la personnes de&#769;ce&#769;de&#769;es, a&#768; plusieurs a&#770;ges et dans diverses situations familiales et amicales. Les images sont le plus souvent se&#769;lectionne&#769;es par les proches qui ont scanne&#769; des photos de famille ou re&#769;alise&#769;es par des amis. Ce dispositif audiovisuel installe&#769; dans des cre&#769;matoriums est utilise&#769; pour personnaliser la ce&#769;re&#769;monie, souvent lors de rituel civil. On peut supposer qu'il a pour objet de pallier le religieux et de combler un manque entre la mise en bie&#768;re et l'inhumation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il n'existe que peu d'images des fune&#769;railles, une exception est faite pour la tombe apre&#768;s la ce&#769;re&#769;monie. Cette photographie de la tombe est souvent destine&#769;e aux personnes qui n'ont pu se rendre a&#768; l'enterrement : &lt;i&gt;&#171; Quand ma tante est morte, je n'ai pas pu aller a&#768; l'enterrement. Mes parents m'ont envoye&#769; les dernie&#768;res photos qu'ils avaient prises et une photo de la tombe, avec toutes les fleurs dessus &#187;&lt;/i&gt; (Aline, 45 ans) ou e&#770;tre une image qui permet aux proches trop a&#770;ge&#769;s pour se rendre sur la tombe d'un proche, de se recueillir : &lt;i&gt;&#171; Je ne peux plus aller sur la tombe de mon mari, je suis trop loin maintenant, alors j'ai demande&#769; a&#768; mon fils de prendre une photo. Quand j'en ai envie, je la regarde &#187;&lt;/i&gt; (Louise, 85 ans).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, depuis quelques anne&#769;es, on voit apparai&#770;tre sur internet des sites de photographes professionnels qui proposent leurs services pour re&#769;aliser un reportage sur les enterrements, les fune&#769;railles et les ce&#769;re&#769;monies. &lt;i&gt;&#171; Pas encore rentre&#769; dans les m&#339;urs en France, de plus en plus de personnes souhaitent avoir un photographe professionnel sur place afin de pre&#769;server le devoir de me&#769;moire ! &#187;&lt;/i&gt;, peut-on lire sur le site de l'un d'entre eux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;https://www.stephaneclementphotograph.com/categories_rubriques/enterremen (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un site en ligne invite les photographes a&#768; clarifier le but de la mission, a&#768; de&#769;finir avec la famille les moments photographiables et a&#768; ne jamais oublier d'e&#770;tre respectueux et non intrusif (discre&#769;tion et absence de flash), sans oublier d'inclure les e&#769;le&#769;ments inanime&#769;s des fune&#769;railles (fleurs, site de la tombe, corbillard, etc.)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;https://fr.minotauromaquia.com/blog/featured-articles/2018-05-06-how-to- (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre nouveaute&#769;, le selfie fune&#769;raire. Pour Florence Quinche, les jeunes endeuille&#769;s, avec les te&#769;le&#769;phones portables et les re&#769;seaux sociaux, ont de&#769;veloppe&#769; de nouvelles pratiques qui diffe&#768;rent totalement de celles des adultes ou des ce&#769;re&#769;monies religieuses classiques, avec notamment celle de prendre des selfies pendant les fune&#769;railles. &lt;i&gt;&#171; L'aspect &#034;quotidien&#034; de Facebook permet de montrer d'autres aspects des fune&#769;railles que ceux pre&#769;sente&#769;s lors d'une ce&#769;re&#769;monie conventionnelle. Les jeunes se photographient lors des pre&#769;paratifs dans leur chambre d'ho&#770;tel, ils montrent leurs habits de deuil, les moments de de&#769;tente ou d'hommages informels apre&#768;s la ce&#769;re&#769;monie, comme ces jeunes lors de l'enterrement de leur cousin, qui boivent du champagne a&#768; sa sante&#769; &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Florence Quinche, &#171; Faire me&#769;moire sur internet. Les re&#769;seaux sociaux et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce phe&#769;nome&#768;ne qui regroupe les photographies dans un blog &lt;i&gt;funeral selfies &lt;/i&gt; s'est d'abord fortement de&#769;veloppe&#769; aux &#201;tats-Unis et au Canada. Il n'est pas sans susciter des de&#769;bats, les uns de&#769;fendant les manie&#768;res que peuvent avoir les jeunes de faire leur deuil, les autres les jugeant irrespectueuses, au point qu'un site d'assurance obse&#768;ques franc&#807;ais pre&#769;cise : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui les entrepreneurs de pompes fune&#768;bres avertissent les familles qui, si elles le de&#769;sirent, demandent alors aux personnes invite&#769;es d'e&#769;viter ce genre de photo ; mais ils ont conscience, devant l'ampleur grandissante de cette pratique, qu'il va falloir promulguer des lois afin de freiner un usage souvent aussi irrespectueux que malsain &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site d'assurances obse&#768;ques.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on ne peut passer sous silence les photographies qui sont parfois glisse&#769;es dans le cercueil, comme pour accompagner le mort. &lt;i&gt;&#171; Quand mon pe&#768;re est mort, j'e&#769;tais petite. Ma me&#768;re m'a demande&#769; si je voulais mettre quelque chose dans le cercueil et j'ai choisi une photo ou&#768; j'e&#769;tais avec lui. Il me tenait dans les bras &#187;&lt;/i&gt; (Aline, 17 ans).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27080 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;179&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/2-42.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/2-42-37560.jpg?1774782772' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Une femme dans une maison de retraite montre la tombe de son mari sur laquelle elle ne peut plus aller se recueillir, Morangis (Essonne), 2016.
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Ir&#232;ne Jonas - Agence r&#233;v&#233;lateur
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.stephaneclementphotograph.com/categories_rubriques/enterremen t-deces-commemoration/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.stephaneclementphotograph.com/categories_rubriques/enterremen t-deces-commemoration/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.minotauromaquia.com/blog/featured-articles/2018-05-06-how-to- photograph-a-funeral-7-steps-with-pictures.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://fr.minotauromaquia.com/blog/featured-articles/2018-05-06-how-to- photograph-a-funeral-7-steps-with-pictures.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Florence Quinche, &#171; Faire me&#769;moire sur internet. Les re&#769;seaux sociaux et sites de comme&#769;morations induisent-ils de nouveaux rapports a&#768; la mort &#187;}, Frontie&#768;res, 29.[[&lt;a href=&#034;https://doi.org/10.7202/1042981ar -&gt; https://doi.org/10.7202/1042981ar-&gt;https://doi.org/10.7202/1042981ar&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://doi.org/10.7202/1042981ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Site d'assurances obse&#768;ques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : photo &#169; Ir&#232;ne Jonas - Agence r&#233;v&#233;lateur, issue de la s&#233;rie &#171; Son dernier souffle &#187;, 2012, sur les derniers moments du p&#232;re de l'artiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prononcez /ka.b&#596;t/</title>
		<link>http://tk-21.com/Prononcez-ka-b%C9%94t</link>
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		<dc:date>2026-04-04T09:11:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Djouad</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>
		<dc:subject>paysage</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans ses peintures r&#233;alis&#233;es &#224; partir de l'observation directe, Roberto Cabot s'attache &#224; des situations ordinaires : fragments de ville, objets domestiques, paysages c&#244;tiers. Ces sc&#232;nes peuvent sembler modestes ou banales, mais c'est pr&#233;cis&#233;ment cette banalit&#233; qui l'int&#233;resse. L'artiste cherche &#224; &#233;chapper &#224; la logique spectaculaire qui domine la culture visuelle contemporaine.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/paysage-28-28-28" rel="tag"&gt;paysage&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH103/07-escalier-metro-1984-dca2a.jpg?1775294494' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ses peintures r&#233;alis&#233;es &#224; partir de l'observation directe, Roberto Cabot s'attache &#224; des situations ordinaires : fragments de ville, objets domestiques, paysages c&#244;tiers. Ces sc&#232;nes peuvent sembler modestes ou banales, mais c'est pr&#233;cis&#233;ment cette banalit&#233; qui l'int&#233;resse. L'artiste cherche &#224; &#233;chapper &#224; la logique spectaculaire qui domine la culture visuelle contemporaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Colonialisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la trajectoire de Roberto Cabot, la question coloniale n'a jamais pris la forme d'un programme ni m&#234;me celle d'un manifeste. Elle semble plut&#244;t appara&#238;tre comme une tension persistante, sourde, qui traverse sa pratique et le contraint &#224; se d&#233;placer toujours vers d'autres formats, d'autres lignes, d'autres horizons techniques. Ainsi n'appara&#238;t jamais un lien visible, aucun monde-expression de l'histoire pass&#233;e et de ses empreintes visibles ; pas d'iconographie critique ou expressive du colonialisme. Au contraire, ce qui se per&#231;oit c'est un artiste qui semble vouloir s'extirper du paysage normalis&#233; par l'empreinte universaliste du colonialisme historique. La trajectoire de Roberto Cabot ressemble &#224; une p&#233;r&#233;grination, un &#171; aller-vers &#187;, un chemin qu'il a emprunt&#233; dans les ann&#233;es 1970, comme pour essayer de se d&#233;tourner des cadres esth&#233;tiques qui en prolongeraient les logiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27037 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;69&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/matin-beaux-arts-1983.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH339/matin-beaux-arts-1983-b2697.jpg?1773769451' width='500' height='339' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cabot entre aux Beaux-Arts de Paris apre&#768;s avoir graphe&#769; l'entre&#769;e.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27030 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;53&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/night.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH414/night-97128.jpg?1773513299' width='500' height='414' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Nature morte a&#768; la cuille&#768;re, huile sur toile, 1995
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'il entre aux Beaux-Arts en 1983, Cabot d&#233;couvre un syst&#232;me artistique (p&#233;dagogie, professionnalisation, march&#233;) structur&#233; par les cat&#233;gories du modernisme, souvent pr&#233;sent&#233;es comme l'universel de l'art. Cette universalit&#233; lui appara&#238;t rapidement comme une construction historique li&#233;e &#224; l'expansion culturelle europ&#233;enne. Derri&#232;re la promesse d'un langage partag&#233; par tous, se profile une normalisation esth&#233;tique qui efface les traditions locales et les cosmologies non occidentales. Le modernisme ne serait pas seulement un moment de l'histoire de l'art mais aussi un dispositif de pouvoir symbolique, capable d'imposer ses cat&#233;gories bien au-del&#224; de l'Europe. Plut&#244;t que de rejeter en bloc cette tradition, Cabot entreprend de faire un pas de c&#244;t&#233; en s'effor&#231;ant de l'appliquer &#224; sa pratique artistique. Il ne s'agit pas pour lui de rompre avec la modernit&#233; mais d'en d&#233;faire certaines &#233;vidences, de d&#233;tourner sa technicit&#233; au profit d'un autre narratif, en quelque sorte c'est l'invention d'un langage depuis un alphabet commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son travail se d&#233;veloppe ainsi dans une position paradoxale faisant du paradoxe une logique exploratoire : utiliser les outils h&#233;rit&#233;s de l'histoire de l'art occidentale tout en en contestant les pr&#233;suppos&#233;s qu'ils engagent en les exposant &#224; eux-m&#234;mes. Comme la production d'un contre-paysage, une ombre, un antimonde plut&#244;t car plus lumineux que l'underground et tout aussi fertile et r&#233;aliste que la figure visible qui en permet la projection : ce que le colonialisme a &#233;cras&#233; de toutes ses forces n'en n'est pas moins vivant. C'est comme une dynamique silencieuse que Roberto Cabot tente de sonoriser, comme un biologiste le ferait en colorant des cellules saisies au microscope ou un astrologue avec la galaxie. Se faire traducteur pour r&#233;v&#233;ler une dimension de la r&#233;alit&#233; que l'&#339;il humain, sans ces distinctions form&#233;es par les nuances et couleurs, ne pourrait voir.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27031 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/orixa-cego-1983.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH661/orixa-cego-1983-6824b.jpg?1773513299' width='500' height='661' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Orixa&#769; aveugle, acrylique sur tissu, 1984
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Progressivement, apparaissent des figures et des signes issus de la culture afro-br&#233;silienne, notamment les orishas, entit&#233;s spirituelles associ&#233;es aux forces de la nature dans les religions afro-atlantiques. Leur pr&#233;sence ne rel&#232;ve ni de l'illustration ethnographique ni d'une strat&#233;gie d&#233;corative. Ces figures sont mobilis&#233;es comme des fragments d'un imaginaire culturel marginalis&#233; par l'histoire coloniale et par les r&#233;cits dominants de l'art moderne. Ils font &#233;galement partie du d&#233;corum de Cabot. Le point de d&#233;part de leur utilisation est l'empreinte g&#233;o-affective qu'ils repr&#233;sentent. Ces &#233;l&#233;ments ne sont pas mobilis&#233;s comme des motifs exotiques mais comme des fragments d'une histoire culturelle refoul&#233;e, comme des signes de r&#233;sistance symbolique face &#224; l'effacement colonial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette critique se d&#233;place progressivement vers une r&#233;flexion plus large sur l'espace de l'art lui-m&#234;me. Cabot observe que certaines pratiques modernistes, notamment celles qui affirment un style ou une signature visuelle, reposent sur une logique d'appropriation de l'espace esth&#233;tique. Ce n'est pas qu'il mette en question les mus&#233;alit&#233;s existantes mais plut&#244;t qu'elles emp&#234;chent d'autres configurations et repr&#233;sentations des &#339;uvres d'art. D&#233;finissant de facto ce qu'est une &#339;uvre. Les formats dominants de pr&#233;sentation de l'art au public prolongent symboliquement les gestes de conqu&#234;te qui ont structur&#233; l'histoire coloniale et subjectiv&#233;s, assujettis parfois tout un ensemble de relations, emp&#234;chant l'artiste de d&#233;cat&#233;goriser les &#233;l&#233;ments au profit de leur mise en dialogue. C'est pourquoi sa pratique se d&#233;tourne peu &#224; peu de l'id&#233;e de style pour privil&#233;gier une conception de l'&#339;uvre comme dispositif. Les installations qu'il d&#233;veloppe plus tard, notamment autour de la s&#233;rie Aleph, dispositif pr&#233;sent&#233; pour la premi&#232;re fois en 2002 &#224; la Biennale de S&#227;o Paulo (Installation M&#233;diamorphose qui deviendra Aleph I) et la derni&#232;re fois en 2015 &#224; la Biennale de Kaunas (Aleph III). Les dispositifs Aleph I, Aleph II et Aleph III, mettent en sc&#232;ne des syst&#232;mes de perception dans lesquels l'image se construit &#224; partir de la pr&#233;sence des spectateurs eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/roberto.cabot-paysage.catalan-1989.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH723/roberto.cabot-paysage.catalan-1989-5c3fc.jpg?1773769451' width='500' height='723' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Paysage catalan, 1989
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_27029 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/bienale-sp-2002-03.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/bienale-sp-2002-03-3f087.jpg?1773513299' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Me&#769;diamorphose, Biennale de S&#227;o Paulo, 2002
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de l'identit&#233; appara&#238;t alors comme un terrain instable, constamment travers&#233; par des projections de dialogues possibles, s'inscrivant dans une r&#233;surgence d'esth&#233;tiques enfouies dans l'intime de l'artiste et sous les pas coloniaux de l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme je l'ai dit plus haut, Roberto Cabot refuse l'id&#233;e d'une identit&#233; artistique fixe ou d'un style reconnaissable qui constituerait la signature de son travail. Pour lui, l'identit&#233; ne se situe pas dans la r&#233;p&#233;tition d'une forme mais dans la continuit&#233; d'une recherche. Cette position trouve ses racines dans une biographie marqu&#233;e par les circulations culturelles. N&#233; au Br&#233;sil dans une famille dont les origines se partagent entre l'Europe et l'Am&#233;rique du Sud, Cabot grandit dans un environnement o&#249; plusieurs traditions s'entrem&#234;lent en racines disjointes. Les d&#233;placements g&#233;ographiques multiples, faits d'allers-retours entre le Br&#233;sil, l'Europe, les &#201;tats-Unis, contribuent &#224; forger une relation mobile &#224; l'identit&#233;, faite de passages plut&#244;t que d'appartenances stables. Comme si c'&#233;tait le territoire qui s'inscrivait dans le corps et non le corps ancr&#233; dans le monde depuis un territoire. L'un des &#233;l&#233;ments d&#233;terminants de cette exp&#233;rience est son contact pr&#233;coce avec les traditions afro-br&#233;siliennes, se d&#233;placer &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur des espaces lui donne une lecture particuli&#232;re des syst&#232;mes de pouvoir, des processus d'effacement, &#224; partir de ce qui se joue autour de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa grand-m&#232;re dirige un centre religieux situ&#233; dans un quartier populaire de Rio, au c&#339;ur d'une communaut&#233; o&#249; surgit encore en puissance, subsiste une r&#233;alit&#233; presque &#233;th&#233;r&#233;e, de son contraste avec l'effacement qui a d&#233;j&#224; eu lieu partout ailleurs. L'enfant qui fr&#233;quente ce lieu qui persiste comme une luciole dans un paysage recompos&#233;, observe les rituels, les symboles et les objets, se socialise dans cet univers spirituel. Ces exp&#233;riences nourrissent une sensibilit&#233; particuli&#232;re &#224; des formes culturelles qui, bien que centrales dans l'histoire br&#233;silienne, ont longtemps &#233;t&#233; marginalis&#233;es dans les r&#233;cits officiels. Son contexte familial et social s'inscrit ainsi dans une histoire plus large. Cabot rappelle souvent que la soci&#233;t&#233; br&#233;silienne a &#233;t&#233; profond&#233;ment marqu&#233;e par des politiques de blanchiment de la population mises en &#339;uvre &#224; la fin du XIX&#7497; si&#232;cle. &#171; On se souvient peu qu'au Br&#233;sil, on &#233;tait noirs &#187;. L'immigration massive de populations europ&#233;ennes visait alors &#224; transformer la composition raciale du pays et &#224; renforcer l'influence culturelle occidentale. Ce processus a contribu&#233; &#224; invisibiliser certaines &#233;lites culturelles afrodescendantes et &#224; rel&#233;guer de nombreuses populations noires dans les marges sociales.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27041 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;81&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/cabot-alephii-berlin-2008.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH375/cabot-alephii-berlin-2008-0ab33.jpg?1773769451' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Aleph III, 2008, Berlin
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Exposition &#171; Tropiques &#187;, Martin Gropius Bau. &lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, Cabot ne cherche pas &#224; revendiquer une identit&#233; hybride ni &#224; se situer dans une opposition frontale entre traditions culturelles. Il pr&#233;f&#232;re occuper un espace interm&#233;diaire, un lieu de passage o&#249; les r&#233;f&#233;rences se d&#233;placent et se recomposent. Les &#233;l&#233;ments culturels sont la trace d'exp&#233;riences et de m&#233;moires multiples. Cette position explique aussi son rapport ambivalent au monde de l'art international. Tr&#232;s t&#244;t Roberto Cabot entre, presque projet&#233;, dans les circuits institutionnels et commerciaux qui structurent la sc&#232;ne artistique contemporaine internationale. Pourtant, cette reconnaissance ne se traduit pas par une adh&#233;sion aux cat&#233;gories qui dominent ce milieu. M&#234;me si le jeu est ma&#238;tris&#233;e, l'artiste demeure dans une posture critique ou plut&#244;t en l&#233;ger d&#233;calage, cherchant constamment &#224; d&#233;jouer les assignations identitaires ou stylistiques que ces institutions pourraient lui imposer. Une identit&#233; qui n'est pas en exil, qui ne cherche pas &#224; trouver un territoire particulier mais qui dialogue et ainsi circule et s'incarne dans un corps inscrit dans ce qui semble &#234;tre une h&#233;t&#233;rogen&#232;se territoriale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27038 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/r.cabot-schirmonikoog-1993.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH403/r.cabot-schirmonikoog-1993-247c2.jpg?1773769451' width='500' height='403' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Schiermonikoog, Friday, 1995
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paysage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous suivons donc une trajectoire sensible qui puise dans une intellectualisation nouvelle, non-renouvel&#233;e mais g&#233;n&#233;tiquement nouvelle, du paysage. L'artiste affirme lui-m&#234;me travailler cette question depuis plus de quarante ans. M&#234;me lorsque ses &#339;uvres semblent s'en &#233;loigner &#8212; par exemple dans certaines natures mortes r&#233;alis&#233;es d&#232;s les ann&#233;es 1980 &#8212; le paysage demeure pr&#233;sent comme structure sous-jacente. Car chez Cabot, le paysage n'est jamais seulement un motif pictural. Il constitue une mani&#232;re d'interroger la relation entre les individus, l'espace et les formes culturelles qui organisent notre perception standardis&#233;e du monde. Le paysage devient alors un lieu de r&#233;flexion, non plus de contemplation, de m&#233;moire, de souvenirs enfouis. L'&#339;uvre n'est plus une proposition mais un dispositif interactif, dialogique qui fonctionne comme un environnement, d&#233;crit d&#233;j&#224; par les interactionnistes am&#233;ricains des ann&#233;es 1920. C'est le rapport &#224; l'environnement qui se joue, pas seulement ce qu'il produit. Comme une praxis &#233;cologique ? une &#233;cologisation du rapport &#224; l'environnement&#8230; Mais je sors du cadre de la logique s&#233;mantique ici je crois.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27032 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/r_cabot_gardendiversity_s.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH361/r_cabot_gardendiversity_s-793f0.jpg?1773513299' width='500' height='361' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le jardin des diversite&#769;s, huile sur toile, 2022
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans ses peintures r&#233;alis&#233;es &#224; partir de l'observation directe, Roberto Cabot s'attache &#224; des situations ordinaires : fragments de ville, objets domestiques, paysages c&#244;tiers. Ces sc&#232;nes peuvent sembler modestes ou banales, mais c'est pr&#233;cis&#233;ment cette banalit&#233; qui l'int&#233;resse. L'artiste cherche &#224; &#233;chapper &#224; la logique spectaculaire qui domine la culture visuelle contemporaine. Il s'agit de retrouver une forme d'attention au monde, une mani&#232;re de regarder les choses les plus simples comme des configurations sensibles capables de produire du sens, non un sentiment d'harmonie. Ce que trop souvent, on demande &#224; la nature, aux paysages, &#224; leur picturalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paysage, invention historique relativement r&#233;cente dans la tradition europ&#233;enne, impose une mani&#232;re de se placer face au monde pour le contempler. Dans de nombreuses cultures, la relation &#224; l'environnement ne passe pas par cette s&#233;paration entre un sujet observateur et un monde observ&#233;. Syst&#232;me anthropoc&#233;nique d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233; par Descola, Goody et d'autres ma&#238;tres d'une anthropologie europ&#233;enne notamment qui ont particip&#233;, malgr&#233; eux, &#224; la d&#233;construction de l'existence d'une pluralit&#233; de r&#233;alit&#233;s vivantes. Finalement Cabot propose un espace d'exploration sensible, ce qu'il aurait &#233;t&#233; d'un monde o&#249; des r&#233;alit&#233;s se c&#244;toient, sans domination particuli&#232;re de l'une sur une autre. Le paysage occidental repose souvent sur une position ext&#233;rieure, qui s'impose, mais dans d'autres traditions culturelles, l'espace est per&#231;u comme un ensemble de relations vivantes dans lesquelles l'observateur est lui-m&#234;me impliqu&#233; ; l'&#339;uvre se visite, elle ne se contemple pas dans un espace qui se visite. Cette tension traverse l'ensemble de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines &#339;uvres, le paysage appara&#238;t encore comme une structure organis&#233;e, travers&#233;e par des lignes, des architectures ou des syst&#232;mes de communication. Dans d'autres, il se transforme en un espace plus organique o&#249; les formes semblent se recomposer continuellement, voire se &lt;i&gt;d&#233;sorganiciser,&lt;/i&gt; fix&#233;s par l'artiste dans le moment de la rupture et de la reconfiguration. Peut-&#234;tre &#224; l'image de la charni&#232;re dans laquelle notre cosmologie universelle se trouve, face aux paradoxes de l'&#233;cosyst&#232;me dont elle a accouch&#233;, dont les structures reposent sur des jeux guerriers, d&#233;vastateurs, des syst&#232;mes de dominations for&#231;ant &#224; des configurations &#233;crasantes de la nature dont nous sommes les sujets acteurs, devenus consommateurs spectateurs. Cette r&#233;flexion se prolonge &#233;troitement dans les installations technologiques de Cabot. Les dispositifs de cam&#233;ras, de miroirs ou de projections qu'il met en place transforment l'espace de l'exposition en un environnement dynamique, hors-sol, hors-territoires. Le spectateur en s'extirpant du cadre narratif conventionnel de l'exposition, devient lui-m&#234;me &#233;l&#233;ment de paysage. Il devient ce qui doit &#234;tre vu pendant la visite. Le paysage ainsi constitu&#233; cesse alors d'&#234;tre un simple objet de repr&#233;sentation. Il devient une exp&#233;rience, un processus dans lequel l'image, le regard et la pr&#233;sence humaine font lien, fusionnent tout en se reconfigurant sans cesse au gr&#233; des visiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27036 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/l.arrivee-116x81-2023.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH353/l.arrivee-116x81-2023-e0826.jpg?1773769451' width='500' height='353' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;L'arrive&#769;e, huile sur toile, 2022
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;S'extirper du paysage ne signifie pas en sortir. C'est s'extirper du lieu commun de son exploration, le corps embarquant le regard. Dans l'&#339;uvre de Roberto Cabot, le paysage cesse d'&#234;tre un d&#233;cor, un cadre dans lequel le monde se laisserait contempler &#224; distance. Il devient un champ de relations, une structure vivante o&#249; les histoires, les m&#233;moires et les corps circulent. Ce n'est pas l'exploration philosophique mais exp&#233;rientielle, celle de l'intime et de l'universel. Cette co-configuration engage bien plus qu'une question esth&#233;tique. Elle touche &#224; la mani&#232;re dont les formes artistiques h&#233;rit&#233;es de la modernit&#233; ont organis&#233; notre perception du monde et influenc&#233; la production et la praxis en art. En les reprenant pour mieux les d&#233;placer, Cabot ne cherche pas &#224; produire une rupture spectaculaire. Il introduit plut&#244;t une perturbation lente, presque imperceptible, dans les dispositifs qui encadrent notre regard. Le paysage, dans ce contexte, appara&#238;t comme un espace critique. Non pas un lieu d'harmonie retrouv&#233;e mais un terrain o&#249; se r&#233;v&#232;lent les tensions historiques, les effacements mais surtout les survivances, ce qui survient. Ce qui a &#233;t&#233; refoul&#233; par les r&#233;cits dominants de l'art moderne r&#233;appara&#238;t sous forme de traces, de fragments, d'&#233;chos, de r&#233;sonances. C'est ce qui le fait et ce qui peut &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; d&#233;faire qui s'instruit, non pas ce &lt;i&gt;qu'il&lt;/i&gt; est au moment de sa fixation par la main de l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se joue quand soudain, la main dans un mouvement, fixe le jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs r&#233;gimes de perception peuvent alors coexister. Un espace o&#249; le spectateur devenu &lt;i&gt;spectactacteur&lt;/i&gt; est devant, dedans, depuis le paysage. Dans cet entrelacs d'&#233;tant avec l'&#339;uvre, le paysage pour le sujet spectateur et agissant, cesse d'&#234;tre une image du monde. Il devient une exp&#233;rience, celle d'un r&#233;el potentiel, non-fix&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une dynamique silencieuse s'installe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Site : &lt;a href=&#034;https://robertocabot.net/about-the-artist&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://robertocabot.net/about-the-artist&lt;/a&gt; et &lt;a href=&#034;https://lap.ehess.fr/membres/roberto-cabot&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lap.ehess.fr/membres/roberto-cabot&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour toutes les photos : &#169; Roberto Cabot&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Palimpseste</title>
		<link>http://tk-21.com/Palimpseste</link>
		<guid isPermaLink="true">http://tk-21.com/Palimpseste</guid>
		<dc:date>2026-04-04T09:09:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Georges Dumas</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>Smaris Elaphus</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Je suis un enfant du si&#232;cle, pas celui d'Alfred malheureusement, mais celui de l'ordinateur, et, par cons&#233;quent, je n'ai pas de m&#233;moire, car elle ne sert &#224; rien.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/Smaris-Elaphus" rel="tag"&gt;Smaris Elaphus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH119/le_ravissement-7d6a9.jpg?1775293759' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Je suis un enfant du si&#232;cle, pas celui d'Alfred malheureusement, mais celui de l'ordinateur, et, par cons&#233;quent, je n'ai pas de m&#233;moire, car elle ne sert &#224; rien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_26971 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/georges_dumas_-_pre_monition_-_2025-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH699/georges_dumas_-_pre_monition_-_2025-2-d16ad.jpg?1772793786' width='500' height='699' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;monition, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je dis je comme je pourrais dire tu, elle, nous, vous, ils : l'amn&#233;sie est g&#233;n&#233;ralis&#233;e, elle ne concerne pas que les patients atteints de la maladie d'Alzheimer. Bien s&#251;r on trouve toujours des hypermn&#233;siques, des gens dont l'esprit est configur&#233; comme une arche de No&#233; ou comme un vaste meuble dans lequel ils retrouvent tout ce qu'ils ont appris les yeux ferm&#233;s parce que tout y a &#233;t&#233; soigneusement et rigoureusement rang&#233;, class&#233;. Ce sont les descendants de Cic&#233;ron et d'Hugues de Saint-Victor, les nouvelles b&#234;tes de foire de notre &#233;poque : ils &#233;tonnent, ils amusent, ils ne servent &#224; rien. Pourquoi se souvenir quand la machine le fait tellement mieux que nous ? Pourquoi poss&#233;der et conserver quand tout est en libre-service, &#224; port&#233;e de doigt ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire humaine devient cette chose subjective et indisciplin&#233;e o&#249; tout s'accumule et s'empile sans ordre, jour apr&#232;s jour, au gr&#233; d'une activit&#233; mentale carburant &#224; l'information qui par nature est neutre et indiff&#233;renci&#233;e. Carburant aussi aux &#233;motions, aux affects. Un vrai capharna&#252;m, vaguement organis&#233; pour satisfaire aux besoins de la soci&#233;t&#233; industrielle et aux exigences de la communication. Pour le reste, il faut se d&#233;brouiller, et on se d&#233;brouille de moins en moins bien, &#233;tant mal &#233;quip&#233;, mal adapt&#233; pour survivre dans un monde cybern&#233;tique. C'est s&#251;rement ce que se diront les intelligences artificielles qui nous r&#233;genteront bient&#244;t, se posant la question de la pertinence de garder l'&#234;tre humain &#224; la surface de la plan&#232;te et se demandant si les andro&#239;des r&#234;veront de moutons &#233;lectriques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_26970 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/georges_dumas_-_mon_prince_viendra_-_2025-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH673/georges_dumas_-_mon_prince_viendra_-_2025-2-20298.jpg?1772793786' width='500' height='673' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Mon prince viendra, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En attendant cette &#233;radication totale par la machine, il nous reste donc ce d&#233;potoir &#224; souvenirs constamment bombard&#233; par des bits d'information qui en changent &#224; chaque instant la composition et la structure. La m&#233;moire n'est pas perturb&#233;e par du bruit comme un disque dur serait corrompu par des erreurs informatiques ou des turbulences magn&#233;tiques, la m&#233;moire est devenue bruit, elle en est indissociable. Elle a beau compresser sons, images, mots, odeurs, saveurs et sensations, elle n'a pas la place pour tout garder, et encore moins pour tout garder de mani&#232;re &#233;tanche et distincte. Elle amalgame, elle fusionne, elle confond, elle remplace, elle apparie, elle hybride. L'espace &#233;tant compt&#233;, elle doit gratter la surface enregistrable comme le copiste m&#233;di&#233;val devait gratter le parchemin pour r&#233;&#233;crire par-dessus. Elle est devenue un gigantesque palimpseste o&#249; le neuf &#233;crase le vieux, le r&#233;cent efface l'ancien, l'appris d&#233;loge le v&#233;cu. Elle oublie, elle invente. Elle retranche, elle ajoute. Parfois la surface mal gratt&#233;e voit r&#233;appara&#238;tre des fragments qui se m&#233;langent &#224; ce qui les a recouverts. Deux temporalit&#233;s compl&#232;tement diff&#233;rentes coexistent, deux g&#233;ographies &#233;loign&#233;es se superposent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_26969 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/georges_dumas_-_les_amants_se_pare_s_-_2025-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH672/georges_dumas_-_les_amants_se_pare_s_-_2025-2-5fb99.jpg?1772793786' width='500' height='672' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Les Amants se&#769;pare&#769;s, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce pan de mur jaune dans la &lt;i&gt;Vue de Delft&lt;/i&gt; de Vermeer, l'ai-je vraiment vu ? Je me souviens mieux de ce que Proust en disait dans la &lt;i&gt;Recherche&lt;/i&gt; que du tableau que je crois avoir vu &#224; La Haye. D'ailleurs, est-ce le texte de Proust que je me rappelle, ou est-ce le commentaire d'un professeur de litt&#233;rature qui en parlait dans un cours que je ne saurais plus situer dans ma scolarit&#233; ? Je ne sais plus. Si je veux revoir le tableau, il me suffit de faire une recherche sur Internet et j'en ai mille repr&#233;sentations sous les yeux en une fraction de seconde. Mais l'objet pictural et litt&#233;raire enfoui dans ma m&#233;moire, ce n'est pas ce qui appara&#238;t sur l'&#233;cran de mon smartphone, cela n'a m&#234;me rien &#224; voir. C'est une chose qui n'appartient qu'&#224; moi, que je ne peux pas partager, que je peux &#224; peine d&#233;crire, le fruit d'une idiosyncrasie irr&#233;ductible au monde de la machine, un artefact unique attestant une humanit&#233; qui ne se r&#233;sume pas &#224; un code g&#233;n&#233;tique. Enfin, si ma m&#233;moire est bonne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_26972 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/georges_dumas_-_ramo_della_salvezza_-_2025.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH699/georges_dumas_-_ramo_della_salvezza_-_2025-e5857.jpg?1772793786' width='500' height='699' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ramo della salvezza, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : Le Ravissement, Georges Dumas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smaris Elaphus N&#176;03 : M&#233;moire et bruits&lt;br class='autobr' /&gt;
En librairie sur commande et en ligne&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-10 &#8207; : &#8206; 2372282204&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-13 &#8207; : &#8206; 978-2372282208&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27066 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/IMG/gif/couv-se03-pr-com-3-corr.gif' width=&#034;300&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les repas photogrammiques</title>
		<link>http://tk-21.com/Les-repas-photogrammiques</link>
		<guid isPermaLink="true">http://tk-21.com/Les-repas-photogrammiques</guid>
		<dc:date>2026-03-01T18:34:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bertrand Alberge</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans ces repr&#233;sentations des Repas de Saint-Exup&#233;ry, les 120 convives sont invisibles. Ils sont hors-champ, au-del&#224; du visible, telles les ombres projet&#233;es hors de la caverne de Platon. Seules leurs traces apparaissent sur les &#171; nappes photographiques &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/Photo-plasticienne" rel="tag"&gt;Photo plasticienne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH97/arton2815-ed2d0.jpg?1772390169' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ces repr&#233;sentations des Repas pour l'anniversaire du centre culturel Saint-Exup&#233;ry de Reims, les 120 convives sont invisibles. Ils sont hors-champ, au-del&#224; du visible, telles les ombres projet&#233;es hors de la caverne de Platon. Seules leurs traces apparaissent sur les &#171; nappes photographiques &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Baignant dans la lumi&#232;re rouge, assiettes, plats, verres, couverts, sont directement pos&#233;s sur le papier photographique, qui recouvre l'int&#233;gralit&#233; de la table (deux m&#232;tres par un m&#232;tre). Les invit&#233;s viennent impressionner la surface sensible du papier, enregistrant les formes et les transparences des aliments &#224; l'aide de petits dispositifs lumineux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le regard glisse sur la s&#233;rie, les photogrammes s'animent. Des mains, des couverts apparaissent, disparaissent. Les zones blanches, grises, noires se d&#233;placent. Tout bouge, un &#233;cho du pass&#233; nous effleure. Chaque photogramme devient &#233;l&#233;ment d'un film, ou un instant, &#233;cran de la peau d'un tambour scand&#233; par un chamane qui nous transporte dans les clameurs et les voix de la soir&#233;e. Magie synesth&#233;sique dans l'image, l'&#339;il devient oreille.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23184 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/repas_de_saint_exupery_01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L400xH800/repas_de_saint_exupery_01-9ad2a.jpg?1770799478' width='400' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23186 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/repas_de_saint_exupery_04.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L400xH800/repas_de_saint_exupery_04-cc94c.jpg?1770799478' width='400' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/repas_de_saint_exupery_05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L396xH800/repas_de_saint_exupery_05-7d302.jpg?1770799478' width='396' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/repas_de_saint_exupery_06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L396xH800/repas_de_saint_exupery_06-6e9e3.jpg?1770799478' width='396' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/repas_de_saint_exupery_11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L397xH800/repas_de_saint_exupery_11-7f417.jpg?1770799478' width='397' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23185 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/repas_de_saint_exupery_02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L404xH800/repas_de_saint_exupery_02-ab237.jpg?1770799478' width='404' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les repas photogrammiques de Saint-Exupery, Bertrand Alberge, reproductions par Bertrand Huet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smaris Elaphus N&#176;03 : M&#233;moire et bruits&lt;br class='autobr' /&gt;
En librairie sur commande et en ligne&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-10 &#8207; : &#8206; 2372282204&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-13 &#8207; : &#8206; 978-2372282208&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27068 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/IMG/gif/couv-se03-pr-com-4-tk.gif' width=&#034;300&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ?</title>
		<link>http://tk-21.com/D-ou-vient-ce-bruit-a-l-horizon-2818</link>
		<guid isPermaLink="true">http://tk-21.com/D-ou-vient-ce-bruit-a-l-horizon-2818</guid>
		<dc:date>2026-03-01T18:22:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Marie Baldner</dc:creator>


		<dc:subject>photographie documentaire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En Anatolie, dans la p&#233;riph&#233;rie d'Istanbul ou dans la zone de Tarlaba&#351;&#305;, les images de Francesca Dal Chele bruissent des sourdes convulsions de la modernit&#233; globalis&#233;e, du tumulte des tissus humains et urbains broy&#233;s dans l'&#233;tau sauvage de l'&#233;conomie lib&#233;rale, du fracas des vies ab&#238;m&#233;es.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/photographie-documentaire" rel="tag"&gt;photographie documentaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2818-6af5f.jpg?1772389529' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Anatolie, dans la p&#233;riph&#233;rie d'Istanbul ou dans la zone de Tarlaba&#351;&#305;, les images de Francesca Dal Chele bruissent des sourdes convulsions de la modernit&#233; globalis&#233;e, du tumulte des tissus humains et urbains broy&#233;s dans l'&#233;tau sauvage de l'&#233;conomie lib&#233;rale, du fracas des vies ab&#238;m&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ? Du grondement sourd et indistinct d'une menace invisible ? Du fracas &#224; peine assourdi de la circulation sur le boulevard Tarlaba&#351;&#305; qui, depuis la fin des ann&#233;es 1980, d&#233;chire le tissu urbain stambouliote de Beyo&#287;lu ? De l'effondrement des b&#226;timents en ruines des ann&#233;es 1920 squatt&#233;s depuis l'expropriation ou l'abandon plus ou moins forc&#233; de leurs propri&#233;taires grecs ou arm&#233;niens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Personne ne voulait se le rappeler ou en parler, mais autrefois, Tarlaba&#351;&#305; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ? Des cris et des altercations qui font vibrer, la nuit et le jour, des labyrinthes de palissades de chantier et de gravats ? De la nouvelle effervescence des &#171; Airbnb &#187; dans les zones pr&#233;serv&#233;es ou r&#233;habilit&#233;es ? Des coups de godet des tractopelles ? Du tumulte des chantiers de la gentrification immobili&#232;re &#8211; &#171; Tarlaba&#351;&#305; 360 &#187; devenu &#171; Taksim 360 &#187;, plus vendeur &#8211; qui, depuis plus d'une d&#233;cennie, laissent en l'&#233;tat les carcasses d'immeubles ? De la stridence des descentes de police contre les organisations kurdes ? De la rumeur des petits m&#233;tiers et des trafics pour qui l'heure ne fait pas sens ? De la clameur de ceux qui sont pour et de ceux qui n'ont d'autres issues que d'&#234;tre contre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tarlaba&#351;&#305; est la rumeur de tous les tissus humains et urbains broy&#233;s dans l'&#233;tau sauvage de l'&#233;conomie lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23201 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/immeubles_dans_le_chantier_tarlabasi_360_2015.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/immeubles_dans_le_chantier_tarlabasi_360_2015-3455d.jpg?1771793699' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Belles ruines dans le chantier Tarlaba&#351;&#305; 360
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/silan_2014.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/silan_2014-86244.jpg?1771793699' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#350;ilan, travailleuse du sexe, 2014
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tarlaba&#351;&#305;, une zone &lt;i&gt;&#171; d&#233;finie par la n&#233;gative&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Fran&#231;ois P&#233;rouse, &#171; Tarlaba&#351;&#305;, un gouffre de tol&#233;rances &#187;, in D'o&#249; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, &lt;i&gt;&#171; un territoire-pi&#232;ge &#187;&lt;/i&gt; du transit et du provisoire, sous le projet de r&#233;veiller &lt;i&gt;&#171; la princesse empoisonn&#233;e d'Istanbul&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ahmet Misbah Dermican, maire de Beyo&#287;lu lors de la c&#233;r&#233;monie des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; ; Tarlaba&#351;&#305; est tout cela et bien autre encore, une image, un mythe, &lt;i&gt;&#171; un &#233;tat r&#233;volu de la ville&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;bid.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; &lt;/i&gt; o&#249; le marcheur se heurte en permanence aux grillages, aux barri&#232;res de t&#244;les, aux rues et aux ilots barr&#233;s, qui en transforment le d&#233;dale en une succession de butoirs et de refuges pour les d&#233;laiss&#233;s de la modernit&#233;, les bless&#233;s de la vie, les r&#233;fugi&#233;s de l'int&#233;rieur et ceux de l'ext&#233;rieur install&#233;s dans la pr&#233;carit&#233; ou en transit vers des horizons de paix. Tarlaba&#351;&#305; est un bruissement de langues o&#249; nul n'est &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ? &lt;/i&gt; est le troisi&#232;me &#233;pisode d'une recherche politique et d'un travail critique sur tout ce qui fait la &#171; polis &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Francesca Dal Chele, Du Loukoum au B&#233;ton, Avant-propos de Ahmet Altan, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8211; l'environnement dense, les spatialit&#233;s et les activit&#233;s, les trames sociales et culturelles, la copr&#233;sence, les frottements urbains&#8230; &#8211; et les ravages qu'y provoque la finance globalis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi, dans la r&#233;v&#233;lation des fragilit&#233;s humaines et des ruines urbaines, un travail documentaire sur le pouvoir des images, sur le temps long fait de rencontres, d'attentes et de regards partag&#233;s. Parcourant les rues, dont les noms pourraient faire &#233;cho &#224; la nostalgie d'Orhan Pamuk (rues de l'Arbre &#224; gomme, de l'ancienne Fontaine, du Moulin &#224; huile, du Moulin &#224; chaux&#8230;), Francesca Dal Chele pose son regard sur les affiches vantant l'avenir et glorifiant ses promoteurs &#8211; &#171; Le nouveau Tarlaba&#351;&#305;, c'est l'espoir &#187; &#8211;, sur les fa&#231;ades aveugl&#233;es du b&#226;ti traditionnel et sur celles des nouvelles constructions aux finitions ind&#233;termin&#233;es ; elle s'arr&#234;te sur un restaurant populaire, un atelier de r&#233;paration d'appareils m&#233;nagers, la voiture de luxe d'un ca&#239;d. Elle photographie un pochoir sur l'avenir des jeunes de la rue en image de prison, un tag &#8211; &#171; Tarlaba&#351;&#305; est une impasse &#187;. Elle fixe une mise en garde contre les chiens d'attaque prot&#233;geant les chantiers. Elle se glisse entre les palissades pour observer l'ancienne &#233;cole-couvent arm&#233;nienne promise &#224; la &#171; r&#233;g&#233;n&#233;ration &#187; en h&#244;tel cinq &#233;toiles. Elle p&#233;n&#232;tre les immeubles v&#233;tustes expropri&#233;s, d&#233;grad&#233;s et &#233;ventr&#233;s, que Gap In&#351;aat, l'entreprise responsable du programme, &#171; Tarlaba&#351;&#305; 360 &#187; a rendu inhabitables en les privant d'eau, d'&#233;lectricit&#233;, de vitres, occup&#233;s par des r&#233;fugi&#233;s syriens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout sa d&#233;marche est attention aux personnes qui &lt;i&gt;&#171; n'ont pas d'autres horizons que leurs rues&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ilhan Berk, Pera, YKY, 2013, cit&#233; par Jean-Fran&#231;ois P&#233;rouse dans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; ; elle rencontre l'incr&#233;dulit&#233;, la m&#233;fiance d'abord quand elle photographie par les trous des palissades ; des rendez-vous manqu&#233;s, puis une relation de confiance et de sympathie se tisse, quelquefois se perd, dans la succession des s&#233;jours &#224; Tarlaba&#351;&#305;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23203 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/il_reste_le_nom_de_seref_2014.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/il_reste_le_nom_de_seref_2014-898db.jpg?1771794348' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Il reste le nom de &#350;eref, 2014
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ?&lt;/i&gt; est un livre-objet auto&#233;dit&#233;, pr&#233;sent&#233; dans un coffret de sept &lt;i&gt;leporellos,&lt;/i&gt; accompagn&#233;s d'un d&#233;pliant de l&#233;gendes et d'un livret, dont le design a &#233;t&#233; pens&#233; ensemble par Dominique M&#233;rigard et Francesca Dal Chele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ?&lt;/i&gt; est un documentaire critique et engag&#233; en hommage aux r&#233;sistances des exclus et &#224; l'effacement de l'histoire, &#224; la destruction du patrimoine et des liens sociaux de l'urbanit&#233; sous les coups de l'id&#233;ologie n&#233;olib&#233;rale et des flux financiers ; une photographie patiente, anthropologique, sociologique de la diversit&#233; et des invisibilit&#233;s, du partage des sociabilit&#233;s et des vies cach&#233;es, des vies ordinaires abim&#233;es : &lt;i&gt;&#171; &#192; Tarlaba&#351;&#305; se sont r&#233;fugi&#233;s, avec le temps, des gens que la vie avait m&#226;ch&#233;s puis recrach&#233;s et qui s'effor&#231;aient de rester debout.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ahmed &#220;mit, Beyo&#287;lu'nun en G&#252;zel Abisi (Le meilleur protecteur de Beyo&#287;lu, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y croise en autant de visites et de retours, &#350;eref, Kurde sans emploi et guetteur, qui a am&#233;nag&#233; avec ses potes un fumoir d'&lt;i&gt;esrar &lt;/i&gt; dans un immeuble &#233;visc&#233;r&#233; ; &#350;ilan, devenue prostitu&#233;e apr&#232;s diff&#233;rents emplois qui ne payaient pas suffisamment pour vivre ; &#214;zge, femme transgenre qui vend son corps &#224; d&#233;faut de trouver des petits boulots de survie ; Engin, Kurde sans emploi qui h&#233;berge des r&#233;fugi&#233;s syriens ; Hatice et d'autres glaneurs de recyclables, bouteilles et cageots plastiques, canettes, cartons ; G&#252;l, Kurde al&#233;vie, avec son mari Hidir, qui h&#233;bergent dans leur logement v&#233;tuste leur fille cadette, dont le mari est emprisonn&#233;, et ses enfants ; Yusuf, r&#233;parateur de moteurs de petits appareils &#233;lectrom&#233;nagers ; Fecri, vendeur de rue de moules farcies qui r&#233;nove un petit immeuble pour le transformer en appart-h&#244;tel&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23204 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/fecri_vendant_des_moules_farcies_2015.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/fecri_vendant_des_moules_farcies_2015-0d200.jpg?1771794348' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Fecri et ses moules farcies, 2015
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23205 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/chat_blanc_2023.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/chat_blanc_2023-fb100.jpg?1771794348' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Chat blanc, 2023
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'un s&#233;jour &#224; l'autre, entre 2014 et 2022, Francesca Dal Chele les &#233;coute, leur donne voix en image, alternant le compact et le moyen format selon le degr&#233; de confiance ou de m&#233;fiance ; elle les retrouve, partage un th&#233;, rit avec eux ou les perd d&#233;finitivement de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plans serr&#233;s sur les personnes et les objets, les contextes flout&#233;s en absence d'horizon, les couleurs d&#233;satur&#233;es, assourdies, les photographies de nuit ou, parfois, aux marges envelopp&#233;es d'un halo sombre, r&#233;v&#232;lent le d&#233;labrement et la disparition du quartier de vie, sacrifi&#233; au profit ; ils disent les sentiments contradictoires de ses habitants sur le pr&#233;sent et l'avenir &#8211; &#224; l'image des tags &#171; Espoir &#187; et &#171; Vivre &#187; d'Ali, allong&#233; sur un matelas avec ses chiens dans une impasse cr&#233;&#233;e par les palissades &#8211;. Le &#171; Carnet de Bord &#187; de Francesca Dal Chele retranscrit le ressenti des instants suspendus d'une fragilit&#233; intense des mots et des regards :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 avril 2014, jeudi, &lt;i&gt;&#171; Fascinants beaux immeubles en ruine [&#8230;] Silencieux, poignants, entour&#233;s de hautes palissades en t&#244;le d'aluminium &#187;&lt;/i&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 15 avril 2014, mardi, &lt;i&gt;&#171; &#034;Tu trouves vraiment que c'est int&#233;ressant ?&#034; Une voix jeune, un ton de d&#233;fi derri&#232;re mon &#233;paule gauche. &#187;&lt;/i&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 23 ao&#251;t 2014, samedi &lt;i&gt;&#171; &#034;Prends-la en photo&#034;. C'est l'homme qui me regardait photographier par les trous de boulons qui parle, un peu en plaisantant &#187;&lt;/i&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 28 juin 2015, dimanche, &lt;i&gt;&#171; Je sens qu'il ne faut pas que je tra&#238;ne l&#224; [&#8230;] Cet homme entre deux &#226;ges, agressif, maigre, mal ras&#233;, &#224; qui il manque des dents, a surgi sur la terrasse [&#8230;] Il veut savoir d'o&#249; je viens, ce que je fais, pourquoi les questions. &#187;&lt;/i&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 8 juin 2022, mercredi, &lt;i&gt;&#171; O&#249; se trouvaient mes amis lorsque l'immeuble a succomb&#233; &#224; sa v&#233;tust&#233; ? Un effondrement &#224; l'int&#233;rieur de moi semble faire &#233;cho. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;leporellos &lt;/i&gt; d&#233;pli&#233;s en panoramique cin&#233;matographique nous immergent dans le quartier, ses silences d&#233;fiants, ses ouvertures et ses bruits, ses odeurs de poussi&#232;re et d'activit&#233;s de rue. La suite en continu des photographies r&#233;v&#232;le la marche lente, les sens en &#233;veil aux fa&#231;ades anciennes et aux fa&#231;ades r&#233;nov&#233;es sur le vide du chantier ; elle fixe les enclos de t&#244;les, les trous et les assemblages disjoints qui offrent, sous le regard m&#233;fiant des passants, des perspectives tronqu&#233;es vers les carcasses d'immeubles squatt&#233;s, vers les gravats, vers tout un monde de pr&#233;carit&#233;, d'&#233;conomie informelle &#224; la recherche d'une survie dans les activit&#233;s l&#233;gales et ill&#233;gales, un monde o&#249; l'espoir s'allie d'incertain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti pris formel de la succession en continu des images ouvre chaque &lt;i&gt;leporello&lt;/i&gt; aux temps du lien et de l'&#233;coute, aux temps d'une narration vivante et sensible des h&#233;sitations et des silences. Se construit ainsi le r&#233;cit, &#233;voqu&#233; ou cach&#233;, d'histoires de vie entre migration et marginalit&#233; sociale et &#233;conomique ; se donnent &#224; entendre les quotidiens d'insalubrit&#233; et d'horizons gag&#233;s par une histoire nationale et urbaine model&#233;e &#224; l'inachevable des chantiers, &#224; la lenteur des proc&#233;dures l&#233;gales et ill&#233;gales ; le bannissement in&#233;luctable des pauvres aux confins de l'urbain et de la marginalit&#233; par l'&#233;conomie financiaris&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Les pauvres n'auront plus leur place &#224; Tarlaba&#351;&#305;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le maire de &#199;ukur Mahalle, cit&#233; in leporello 3.&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23206 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/gul_et_son_mari_hidir_2015.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/gul_et_son_mari_hidir_2015-7ce9d.jpg?1771794516' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;G&#252;l et Hidir chez eux, 2015
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Entre les photographies d'une tractopelle, vide de son conducteur, juch&#233; sur un tas d'&#233;boulis, et de fa&#231;ades couvertes d'&#233;chafaudages derri&#232;re une barri&#232;re de t&#244;les, Francesca Dal Chele traduit et cite Ahmet &#220;mit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait une des rues au c&#339;ur d'Istanbul, dans un quartier autrefois parmi les plus coquets. Mais voici quelques d&#233;cennies, des provocateurs ont mont&#233; la t&#234;te &#224; certains, et ces barbares ont mis &#224; sac des commerces et d&#233;valis&#233; des maisons de nos voisins grecs, arm&#233;niens et juifs. Cet &#233;pouvantable naufrage, ce ghetto au centre d'Istanbul, &#233;tait le prix &#224; payer pour la revanche du gouvernement et l'hyst&#233;rie de masse.&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ahmed &#220;mit, idem, cit&#233; in leporello 5.&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La photographie de Francesca Dal Chele est d&#233;nonciation. Elle confronte notre regard et notre pens&#233;e aux d&#233;g&#226;ts provoqu&#233;s par la financiarisation de l'&#233;conomie et des soci&#233;t&#233;s, aux d&#233;combres et aux exclusions de la gentrification. Dans la fragilit&#233; de la rencontre et de l'&#233;change, de l'attente, l'image donne une place et une voix au quotidien de d&#233;nuement et d'espoir des habitantes et des habitants de Tarlaba&#351;&#305;. Portraits et paysages urbains donnent une visibilit&#233; &#224; l'histoire, &#224; la vie, au regard, dans toute leur complexit&#233;, de &#350;eref, Ali, Emre, &#214;zge, &#350;ilan, Engin, Masum, Hatice, G&#252;l, Tevhide, Hidir, Yusuf, Fecri&#8230;, ils excitent notre capacit&#233; &#224; penser et &#224; nous indigner : &#171; Tarlaba&#351;&#305; est une impasse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/07-0627_hidir_chez_lui_2017.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/07-0627_hidir_chez_lui_2017-c8a57.jpg?1771338112' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Hidir un soir, 2017
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/10-6666_chienne_errante_tarlabasi_2014.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH500/10-6666_chienne_errante_tarlabasi_2014-0a001.jpg?1771338112' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Chienne noire, 2014
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Personne ne voulait se le rappeler ou en parler, mais autrefois, Tarlaba&#351;&#305; &#233;tait un quartier grec, arm&#233;nien, juif et syriaque [&#8230;] Les d&#233;molitions furent annonc&#233;es pour des raisons hygi&#233;nistes et modernistes qui parurent justifi&#233;es aux yeux du plus grand nombre. On allait d&#233;gager les truands, les Kurdes, les Gitans, les voleurs qui s'installaient dans ces appartements en d&#233;sh&#233;rence, d&#233;molir les masures d&#233;labr&#233;es qui servaient de repaires pour le trafic de drogue, d'entrep&#244;ts de produits de contrebande, qui abritaient des maisons de passe, des gar&#231;onni&#232;res et qui faisaient le lit de toutes les activit&#233;s ill&#233;gale &#187;&lt;/i&gt;, Orhan Pamuk, &lt;i&gt;Cette chose &#233;trange en moi,&lt;/i&gt; traduction Val&#233;rie Gay-Aksoy, Gallimard, 2017, p. 363-365.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jean-Fran&#231;ois P&#233;rouse, &#171; Tarlaba&#351;&#305;, un gouffre de tol&#233;rances &#187;, in&lt;i&gt; D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ?&lt;/i&gt;, Introduction, 2025. Jean-Fran&#231;ois P&#233;rouse, &#171; &#201;mergence et r&#233;sorption annonc&#233;es d'un territoire de transit international au c&#339;ur d'Istanbul : le cas de Tarlaba&#351;&#305; &#187;, Maghreb - Machrek, Les migrations au Proche-Orient, 199, 1, mars 2009, p. 86.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ahmet Misbah Dermican, maire de Beyo&#287;lu lors de la c&#233;r&#233;monie des International Property Awards &#224; Londres en 2013, cit&#233; par Chlo&#235; Queguiner, &#171; &#8220;Airbnbisation&#8221; d'un lieu refuge pour les populations immigr&#233;es : &#233;tude de cas &#224; Tarlaba&#351;&#305; &#187;, Observatoire Urbain d'Istanbul, Unit&#233;s mixtes des instituts fran&#231;ais de recherche &#224; l'&#233;tranger (UMIFRE), juillet 2024, &lt;a href=&#034;https://www.umifre.fr/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.umifre.fr/&lt;/a&gt;, consult&#233; en d&#233;cembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;bid.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Francesca Dal Chele, &lt;i&gt;Du Loukoum au B&#233;ton,&lt;/i&gt; Avant-propos de Ahmet Altan, Pr&#233;face d'Armelle Canitrot, Editions Trans Photographic Press 2012 ; &lt;i&gt;Le Pass&#233; de l'Avenir,&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://frances-dal-chele.com/le-passe-de-lavenir/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://frances-dal-chele.com/le-passe-de-lavenir/&lt;/a&gt;, consult&#233; en d&#233;cembre 2025.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ilhan Berk, Pera, YKY, 2013, cit&#233; par Jean-Fran&#231;ois P&#233;rouse dans l'introduction, &#171; Tarlaba&#351;&#305;, un gouffre de tol&#233;rances &#187;, de &lt;i&gt;D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ?,&lt;/i&gt; 2025, p. 5&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ahmed &#220;mit, &lt;i&gt;Beyo&#287;lu'nun en G&#252;zel Abisi&lt;/i&gt; (Le meilleur protecteur de Beyo&#287;lu, non traduit en fran&#231;ais), YKY, 2019, cit&#233; in leporello 2.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le maire de &#199;ukur Mahalle, cit&#233; in leporello 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ahmed &#220;mit, idem, cit&#233; in leporello 5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Francesca Dal Chele, &#171; D'o&#249; vient ce bruit &#224; l'horizon ? &#187;, 2025&lt;br class='autobr' /&gt;
textes de Jean-Fran&#231;ois P&#233;rouse, Sophie Bernard et Francesca Dal Chele, carte de Murat Tulek, &lt;br class='autobr' /&gt;
Conception et design graphique : Dominique M&#233;rigard et Francesca Dal Chele&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Art R&#233;g&#233;n&#233;r&#233;</title>
		<link>http://tk-21.com/Art-Regenere</link>
		<guid isPermaLink="true">http://tk-21.com/Art-Regenere</guid>
		<dc:date>2026-03-01T18:19:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rui Prazeres</dc:creator>


		<dc:subject>peinture</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quel est le moteur qui anime la cr&#233;ativit&#233; de Rui Prazeres ? L'artiste estime que &#171; c'est plut&#244;t la cr&#233;ativit&#233; qui anime le moteur &#187;. Il expose sa mani&#232;re de la vivre, tout autant que ses interrogations sur &#171; ce fruit imaginaire qu'il faut cultiver au fil des ann&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://tk-21.com/peinture" rel="tag"&gt;peinture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH147/arton2817-b945f.jpg?1772389530' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='147' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rui Prazeres, quel est le moteur qui anime votre cr&#233;ativit&#233; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cr&#233;ativit&#233; est le fruit de la nuit. L'ombre de nos r&#234;ves et de notre imaginaire inconscient, et qui nous reste au r&#233;veil. Elle me permet de me lever tous les matins jusqu'&#224; la machine &#224; caf&#233;. Cette cr&#233;ativit&#233; est un myst&#232;re, comme un fruit imaginaire qu'il faut cultiver au fil des ann&#233;es. Et votre question serait alors : quel est l'arbre qui donne ce fruit ? On peut lui donner un nom, mais on n'aura pas pour autant son essence. Disons peut &#234;tre que c'est tout l'&#234;tre avec tout ce qu'il draine dans son inconscient qui alimente ma cr&#233;ativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Je travaille souvent par s&#233;ries. Mais le chemin n'est pas lin&#233;aire. Ne pas rester dans une orni&#232;re tranquille o&#249; la technique est acquise, quitte &#224; afficher un paysage pictural &#171; d&#233;sordonn&#233; &#187;, c'est un risque, et l'art implique le risque. Cependant, toutes ces s&#233;ries ont un point commun dans ma conscience et mon inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Art R&#233;g&#233;n&#233;r&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; une lettre pr&#232;s, un D suffit &#224; nous rappeler que &#231;a n'est pas si loin derri&#232;re nous. L'art reste vigilant sur l'avenir, nous &#233;clairant. C'est &#231;a qu'on appelle l'Avant-garde ? C'est l'Art R&#233;g&#233;n&#233;r&#233;. Un D pour d&#233;coudre le tissu de mensonges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est l'Art R&#233;g&#233;n&#233;r&#233; qui vous tend les bras pour sentir la flottaison, sur sa ligne, sentir l'apesanteur, pour peu qu'on lui fasse confiance comme &#224; un ma&#238;tre nageur. Entrevoir ce qu'on a cru voir entre les l&#232;vres du tissu. Faut-il croire en l'enveloppe, voir juste le masque ? Combien de temps faut-il passer devant une peinture pour la voir ? Et le titre est-il avant la peinture ou apr&#232;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;100&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/png/rp_2_02-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH696/rp_2_02-2-211ce.png?1771844308' width='500' height='696' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Se&#769;rie &#171; Art Re&#769;ge&#769;ne&#769;re&#769; &#187;, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;60 x81 cm tissu, verre, pigment et acrylique sur toile
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23214 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;110&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/png/rp-_page_3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH306/rp-_page_3-87d80.png?1772389354' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Se&#769;rie &#171; Art Re&#769;ge&#769;ne&#769;re&#769; &#187;, 2025
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;19 x 24 cm, tissu, verre, pigment et acrylique sur carton toile&#769;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fant&#244;mes&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Peu de chose, visible, tranchant l'air.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'air n'existe pas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La peinture dispara&#238;t ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle passe juste derri&#232;re ce qu'on voit.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est juste un fant&#244;me amical.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23210 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/rp_4_01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH579/rp_4_01-ed078.jpg?1771844038' width='500' height='579' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Se&#769;rie &#171; fanto&#770;mes &#187;, 2024
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;18 x 24 cm pigment, carton et acrylique sur toile
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23211 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/rp_4_02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH595/rp_4_02-6de3d.jpg?1772389354' width='500' height='595' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#171; Fanto&#770;mes &#187;, 2023
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;70x100 cm, pigment, carton, verre et acrylique sur toile
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;	&#171; Des parcelles de l'univers infime, immense, infini, s'ouvrent soudain &#224; nos yeux comme autant d'ab&#238;mes sous nos pieds.&lt;br class='autobr' /&gt; L'&#339;uvre picturale de Rui Prazeres appara&#238;t comme une sorte de puzzle hyperbolique, une cartographie parcellaire de l'univers soudain suspendu dans la vitesse de son expansion infinie.&lt;br class='autobr' /&gt; Sous l'embrouillement de ce que nous appelons hasard, Rui Prazeres semble inventer un langage nouveau, un alphabet de notre nuit. Mais, inventer, n'est-ce pas se souvenir ? N'est-ce pas revivre l'origine du monde, l&#224; o&#249; se d&#233;noue le lisible, l&#224; o&#249; b&#226;illent les filets de nos sauvetages mentaux ?&lt;br class='autobr' /&gt; Rui Prazeres est un explorateur de la mati&#232;re noire premi&#232;re et lumineuse, un aventurier du magma pigment&#233;, un visionnaire de l'alpha et de l'om&#233;ga de la gen&#232;se apocalyptique, un d&#233;crypteur des premiers mots, de l'incipit de la Cr&#233;ation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;Yves Leclair, 2023&lt;/div&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&#233;crivain, essayiste et po&#232;te&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23212 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/rp_5_01.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH701/rp_5_01-d32da.jpg?1771844038' width='500' height='701' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Sans titre, 2023
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;70x100 cm pigment, carton et acrylique sur toile
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;115&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/png/rp_7_02-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH623/rp_7_02-2-89c96.png?1772389355' width='500' height='623' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&#171; me&#769;tacyclisme perpe&#769;tuel en e&#769;tat d'oubli &#187;, 2022
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;78 x 100 cm, pigment, carton et acrylique sur toile
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
`	&#171; Rien n'est laiss&#233; au hasard. Il y a des formes r&#233;currentes, j'ai la r&#233;ponse mais suis incapable de l'exprimer clairement. On dirait parfois des vues du ciel ou au contraire ce serait si proche que l'on pourrait penser &#224; un &#233;l&#233;ment observ&#233; au microscope.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'est-ce qui accroche en moi pour que j'aie envie de regarder &#224; ce point. Je d&#233;c&#232;le chez Rui comme une posture en arri&#232;re-plan de tout qui lui permet naturellement d'exprimer l'invisible ou le sous-jacent ou l'inconscient. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;Fran&#231;ois Moca&#235;r, 2023&lt;/div&gt; &lt;div style=&#034;text-align:right&#034;&gt;&#233;diteur (&#201;ditions Unicit&#233;)&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.ruiprazeres.com" class="spip_out"&gt;https://www.ruiprazeres.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'introduction : &#171; sans titre &#187; 50 x 50 cm pigment, carton et acrylique sur toile, 2023.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De la photographie du cadavre a&#768; l'e&#769;ternite&#769; virtuelle 1/5</title>
		<link>http://tk-21.com/De-la-photographie-du-cadavre-a%CC%80</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ir&#232;ne Jonas</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>mort</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les photographies parlent de la mort a&#768; chaque e&#769;tape : faire-part, portrait post-mortem, fune&#769;railles, cimetie&#768;re... re&#769;seaux sociaux. Depuis la seconde moitie&#769; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, la photographie et la mort ont e&#769;te&#769; intimement lie&#769;es. Photographies des morts -vivants- pour le faire part, la ce&#769;re&#769;monie et la tombe. Photographies des morts -morts- pour les familles et les portraits post-mortem. Certaines de ces pratiques ont disparu au cours du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, d'autres ont e&#769;volue&#769;es et/ou se sont transforme&#769;es au XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, notamment avec l'apparition d'internet, du smartphone et des re&#769;seaux sociaux.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/sociologie" rel="tag"&gt;sociologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/mort" rel="tag"&gt;mort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2804-3be0c.jpg?1772186812' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les photographies parlent de la mort a&#768; chaque e&#769;tape : faire-part, portrait post-mortem, fune&#769;railles, cimetie&#768;re... re&#769;seaux sociaux. Depuis la seconde moitie&#769; du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, la photographie et la mort ont e&#769;te&#769; intimement lie&#769;es. Photographies des morts -vivants- pour le faire part, la ce&#769;re&#769;monie et la tombe. Photographies des morts -morts- pour les familles et les portraits post-mortem. Certaines de ces pratiques ont disparu au cours du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, d'autres ont e&#769;volue&#769;es et/ou se sont transforme&#769;es au XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, notamment avec l'apparition d'internet, du smartphone et des re&#769;seaux sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au milieu du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, a&#768; l'entre&#769;e de la morgue, sont affiche&#769;es les photographies de cadavres. Elles constituent le prolongement de l'exposition publique lorsque le cadavre ne peut plus e&#770;tre montre&#769; et vise a&#768; permettre l'identification du de&#769;funt. Cette pratique, lie&#769;e a&#768; celle de la photographie judiciaire, est effectue&#769;e par le service de la pre&#769;fecture de police. A la me&#770;me e&#769;poque, les photographies post-mortem au sein des familles prolongent et re&#769;ge&#769;ne&#768;rent la tradition du masque fune&#769;raire et du portrait peint sur le lit de mort. Faisant de&#769;sormais partie de l'e&#769;ventail des services offerts par les daguerre&#769;otypistes, elles deviennent accessibles au plus grand nombre et permettent a&#768; chacun de conserver le souvenir des morts a&#768; travers leur image ultime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir a&#768; ce sujet : Emmanuelle He&#769;ran, commissaire ge&#769;ne&#769;rale de l'exposition (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ces portraits, arrange&#769;s et retouche&#769;s, pre&#769;sentent des visages d'une grande se&#769;re&#769;nite&#769;. A la perfection morale du de&#769;funt doit correspondre la beaute&#769; de son &#171; dernier sommeil &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A&#769; partir de 1850, si l'enfant meurt, on porte son deuil comme on le ferait pour un adulte. En raison du taux de mortalite&#769; encore e&#769;leve&#769; chez les enfants, cette pratique devient tout indique&#769;e pour se souvenir d'un enfant cher de&#769;ce&#769;de&#769; trop to&#770;t. Les photos regroupe&#769;es dans l'ouvrage de Joelle Bolloch &lt;i&gt;Post mortem&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joe&#776;lle Bolloch, Post mortem, Photo poche, Actes Sud, 2007.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; te&#769;moignent de cette pratique et de ses e&#769;volutions. Cette pratique de la photographie postmortem, autrefois si pre&#769;sente et familie&#768;re, va progressivement s'effacer jusqu'a&#768; disparai&#770;tre dans la seconde partie du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, mettant les survivants autant dans l'embarras que le mort lui-me&#770;me. A l'aube du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle, la photographie d'enfants tend a&#768; (re&#769;)e&#769;merger dans un contexte totalement diffe&#769;rent : celui tre&#768;s me&#769;dicalise&#769; du deuil pe&#769;rinatal et des pratiques hospitalie&#768;res concernant les f&#339;tus mort-ne&#769;s et nouveau-ne&#769;s de&#769;ce&#769;de&#769;s. On assiste aujourd'hui a&#768; un double phe&#769;nome&#768;ne. Pour une part des associations recrutent des photographes professionnels be&#769;ne&#769;voles qu'elles forment pour intervenir dans le deuil pe&#769;rinatal et pour une autre part, des formations photographiques spe&#769;cifiques sont donne&#769;es dans les maternite&#769;s aux soignants qui le souhaitent. Pour certaines de ces photographies une mise en sce&#768;ne du nouveau- ne&#769; dans les bras d'un parent renoue avec certaines pauses post-mortem du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; sie&#768;cle.
&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23149 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;64&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/4_copie-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH366/4_copie-3-b2d13.jpg?1772186720' width='500' height='366' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Album photographique de 1945
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;archive personnelle
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;&#169; Ir&#232;ne Jonas
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D'autres changements font e&#769;galement leur apparition dans les familles, via l'apparition des smartphones. Lors d'une e&#769;tude que j'ai mene&#769;e en 2010 sur la photographie post-mortem, il apparaissait que si un dernier portrait e&#769;tait re&#769;alise&#769; par un proche, il e&#769;tait souvent fait en cachette des autres membres de la famille et restait secret. Bien que facilite&#769;e par le smartphone pour la prise de vue, la photographie post mortem demeurait une pratique dissimule&#769;e et embarrassante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le regard des autres, e&#769;voque&#769; comme frein a&#768; la prise de vues, est ainsi majoritairement celui des autres membres de la famille : &lt;i&gt;&#171; J'avais besoin d'intimite&#769;, j'ai attendu d'e&#770;tre seule et je ne me serais pas vue le faire en pre&#769;sence de ma famille &#187;&lt;/i&gt;. Pour l'une d'entre elles, dont la s&#339;ur est reste&#769;e plusieurs jours dans le coma avant de de&#769;ce&#769;der a&#768; l'ho&#770;pital, la prise de vue s'est de&#769;cide&#769;e tre&#768;s vite : &lt;i&gt;&#171; J'e&#769;tais avec la meilleure amie de ma s&#339;ur, elle m'a dit : &#034;fais-le, je tiens la porte pour que personne ne rentre&#034;. Alors je me suis de&#769;pe&#770;che&#769;e et j'ai fait des photos d'elle. J'avais envie de le faire mais j'e&#769;tais comme une voleuse qui a peur de se faire prendre et depuis je ne les ai jamais regarde&#769;es. Elles sont la-haut au-dessus de l'armoire &#187;&lt;/i&gt;. Le fait que la personne de&#769;ce&#768;de a&#768; la maison laisse cette marge de liberte&#769; qu'est l'absence d'un regard exte&#769;rieur. Apre&#768;s le de&#769;part des pompiers, cette e&#769;pouse re&#769;alise une premie&#768;re photographie avec son te&#769;le&#769;phone portable puis en re&#769;alisera d'autres a&#768; la morgue. &lt;i&gt;&#171; Avant qu'il ne parte a&#768; la morgue, il e&#769;tait la&#768; sur le lit dans le salon apre&#768;s les non-re&#769;animations, et j'ai fait une photo a&#768; ce moment-la&#768;, une photo rapide avec le portable et apre&#768;s j'ai fait des photos a&#768; la morgue, toujours avec le portable. Je ne voulais pas oublier les derniers instants, je n'avais pas envie qu'ils s'e&#769;chappent. Il y a des tas d'instants qui sont partis, toute la vie, mais la&#768; il y a quelque chose qui doit rester &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir a&#768; ce sujet : Emmanuelle He&#769;ran, commissaire ge&#769;ne&#769;rale de l'exposition Le Dernier portrait qui s'est tenu au muse&#769;e d'Orsay au printemps 2002 et auteur de l'ouvrage Le Dernier portrait, Paris, RMN, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Joe&#776;lle Bolloch, Post mortem, Photo poche, Actes Sud, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Image d'ouverture : photo &#169;Ir&#232;ne Jonas-Agence r&#233;v&#233;lateur, issue de la s&#233;rie &#171; Son dernier souffle &#187;, sur les derniers moments du p&#232;re de l'artiste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quatre portraits</title>
		<link>http://tk-21.com/Quatre-portraits</link>
		<guid isPermaLink="true">http://tk-21.com/Quatre-portraits</guid>
		<dc:date>2026-02-03T09:29:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Dunia Ambatlle</dc:creator>


		<dc:subject>photographie</dc:subject>
		<dc:subject>famille</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Deux poup&#233;es, un grand chauve et puis l'&#233;gar&#233;e. Quatre portraits.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/Images" rel="directory"&gt;Images&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://tk-21.com/photographie" rel="tag"&gt;photographie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/famille" rel="tag"&gt;famille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://tk-21.com/memoire" rel="tag"&gt;m&#233;moire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH116/arton2800-4dbe3.jpg?1772186812' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='116' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux poup&#233;es, un grand chauve et puis l'&#233;gar&#233;e. Quatre portraits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi ?&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_23089 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/ok_photo-2025-05-06-19-45-16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH667/ok_photo-2025-05-06-19-45-16-a7712.jpg?1767555193' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, parce qu'ils ont caress&#233; ma joue et qu'ils ne sont plus l&#224;, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Promenade &#224; Toulouse, &#224; trois, dans une ville dont on ne parle pas la langue mais qui accueille dans une &#171; chambre &#187; (mot prononc&#233; avec un dr&#244;le d'accent), plusieurs camarades, les amput&#233;s de l'&#226;me. Chambre surplombant une boucherie chevaline qui existe encore, sans doute. Pont des Demoiselles, le bien nomm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neuf ans apr&#232;s la s&#233;paration et le d&#233;part, voil&#224; de dr&#244;les de retrouvailles. Lui ne s'y attendait plus, en voulait-il vraiment ? La vie avait continu&#233;, mais c'&#233;tait sans compter sur la t&#233;nacit&#233; des femmes. Les voil&#224; pr&#233;sentes, trop pr&#233;sentes pour le joueur, le &#171; chevalier &#187; chauve qui a accept&#233;, puisqu'il ne pouvait pas tricher &#224; ce jeu-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis la quatri&#232;me, celle dont la beaut&#233; a caus&#233; la faute. Gr&#226;ce, nom prometteur. Belle et seule, elle est partie, fruit au ventre dans un dr&#244;le de p&#233;riple. Pas de chance, mais l'ironie ourlant toujours ses l&#232;vres carmin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images renvoient, bien s&#251;r, &#224; une autre &#233;poque, celle de l'opini&#226;tret&#233;. La couleur retrouv&#233;e les ravive comme les ont raviv&#233;es la col&#232;re et la peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils seront l&#224;, tant que la m&#233;moire fera d'eux des personnages, non pas romanesques, mais toujours visibles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23091 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/ok_photo-2025-05-06-19-36-51_3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH626/ok_photo-2025-05-06-19-36-51_3-ffd76.jpg?1767555193' width='500' height='626' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le bruit est un hal&#232;tement, celui de la fatigue pendant la travers&#233;e nocturne d'une montagne gel&#233;e en qu&#234;te d'un ailleurs plus libre, peut-&#234;tre. Celui des vagues sur le pont d'un bateau qui tangue vers un pays inconnu, toujours plus au sud, o&#249; le r&#234;ve n'est plus de mise. Tumulte des autres, silence int&#233;rieur puisque toute parole s'est av&#233;r&#233;e inutile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'amour demeure la qualit&#233; essentielle de l'image. Les grands d&#233;fauts en sont l'absence et peut-&#234;tre l'incompr&#233;hension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, entre douceur et amertume, la m&#233;moire parle et poursuit son chemin.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_23090 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/ok_photo-2025-05-06-19-36-51.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH688/ok_photo-2025-05-06-19-36-51-9232f.jpg?1772186721' width='500' height='688' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_23092 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://tk-21.com/IMG/jpg/ok_photo-2025-05-06-19-36-51_2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L500xH559/ok_photo-2025-05-06-19-36-51_2-9775b.jpg?1772186721' width='500' height='559' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Smaris Elaphus N&#176;03 : M&#233;moire et bruits&lt;br class='autobr' /&gt;
En librairie sur commande et en ligne&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-10 &#8207; : &#8206; 2372282204&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-13 &#8207; : &#8206; 978-2372282208&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27067 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/IMG/gif/couv-se03-pr-com-3-corr-2.gif' width=&#034;300&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;moires interdites</title>
		<link>http://tk-21.com/Memoires-interdites</link>
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		<dc:date>2026-02-03T09:27:42Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Brazs</dc:creator>


		<dc:subject>Photo plasticienne</dc:subject>
		<dc:subject>livre</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;moire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il arrive qu'on trouve sur un banc public, sur la table d'un restaurant, sur le rebord d'une fen&#234;tre, sur le si&#232;ge arri&#232;re d'un taxi, ou dans tout autre lieu plus insolite, un livre abandonn&#233;.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='http://tk-21.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2801-5b827.jpg?1772186812' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il arrive qu'on trouve sur un banc public, sur la table d'un restaurant, sur le rebord d'une fen&#234;tre, sur le si&#232;ge arri&#232;re d'un taxi, ou dans tout autre lieu plus insolite, un livre abandonn&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut l'ignorer. On peut le prendre en main et parfois d&#233;couvrir sur la page de garde un texte manuscrit, indiquant que l'abandon &#233;tait volontaire et qu'il serait judicieux que le livre ainsi propos&#233; &#224; une nouvelle lecture soit ensuite remis en circulation. Chaque lecteur, chaque lectrice peut librement ajouter un mot, souligner une phrase ou corner une page. Le livre garde ainsi la m&#233;moire de son p&#233;riple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des enfants ont remarqu&#233; qu'il est fr&#233;quent de mettre en terre des &#234;tres chers d&#233;c&#233;d&#233;s et d'en conserver le souvenir par diff&#233;rents stratag&#232;mes. Ils ont &#233;galement constat&#233; que des graines ensevelies, &#224; la bonne profondeur dans un terreau nourricier, peuvent germer et des plantes ensuite grandir pour offrir au soleil de belles efflorescences. Ils se sont r&#233;unis en petits groupes pour organiser des c&#233;r&#233;monies clandestines d'enterrement de leurs jouets pr&#233;f&#233;r&#233;s, dans l'espoir que leurs r&#234;ves puissent un jour devenir r&#233;alit&#233;. L'&#201;tat est rapidement intervenu pour interdire le transport des jouets dans l'espace public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant constat&#233; des all&#233;es et venues suspectes ainsi que des regroupements de plus de six individus dans des lieux de m&#233;moire, l'&#201;tat a promulgu&#233; une loi prohibant toute circulation &#224; plus d'un kilom&#232;tre &#224; partir des domiciles et rappel&#233; le d&#233;cret sur l'occupation de l'espace public interdisant d'&#234;tre ici et ailleurs en m&#234;me temps. En cons&#233;quence, les forces de police charg&#233;es du maintien de l'ordre sont partout et les physiciens pr&#233;tendant que la superposition des &#171; ici &#187; et des &#171; ailleurs &#187; est une r&#233;alit&#233; quantique ont &#233;t&#233; interdits d'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certaines rues, on voit des recluses et des reclus &#233;tendre &#224; leur fen&#234;tre des tissus de couleurs, des robes, des tuniques, des vestes ou des foulards. Ces parures sont devenues inutiles depuis l'interdiction d'acc&#233;der au-dehors qui a rendu superflu le plaisir d'&#234;tre, de rencontrer et de s&#233;duire. Ainsi la ville dansante est devenue un labyrinthe de rues vides habill&#233;es d'oripeaux, eux-m&#234;mes rapidement r&#233;prim&#233;s parce que consid&#233;r&#233;s comme subversifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les acc&#232;s aux plages sont d&#233;sormais interdits parce que la contemplation nostalgique d'un horizon a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;e dangereuse pour la sant&#233; publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Seuls des bruits de r&#233;voltes peuvent habiter un monde sans m&#233;moires. De percutantes sonorit&#233;s, infimes d'abord, parce que personnelles, puis r&#233;unies en irr&#233;sistibles et tumultueuses clameurs collectives, occupent alors bruyamment l'espace public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Smaris Elaphus N&#176;03 : M&#233;moire et bruits&lt;br class='autobr' /&gt;
En librairie sur commande et en ligne&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-10 &#8207; : &#8206; 2372282204&lt;br class='autobr' /&gt;
ISBN-13 &#8207; : &#8206; 978-2372282208&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_27068 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://tk-21.com/IMG/gif/couv-se03-pr-com-4-tk.gif' width=&#034;300&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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